Résumés des présentations et horaire (par ordre chronologique)
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Daniel Kneeshaw
Chercheur régulier
UQAM
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Mot de bienvenue
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 08h20
Retour sur les faits saillants de la dernière année (renouvellement du Centre)
Hervé Jactel
Conférencier invité
INRA
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Conférence d'ouverture
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 08h45
Les forêts tempérées et boréales subissent actuellement une augmentation inédite de leur dépérissement en lien avec les changements globaux. L’augmentation des températures et de la sécheresse favorise les pullulations d’insectes indigènes tandis que la globalisation des échanges commerciaux accélère le rythme des invasions biologiques. Cette recrudescence des aléas biotiques, en interaction avec les stress abiotiques, met en péril l’intégrité et la vitalité des écosystèmes forestiers ainsi que la fourniture des biens et services associés. Une fois déclenchés, les épidémies de ravageurs des forêts sont très difficiles à stopper tandis que l’éradication des espèces invasives est rarement possible. Il convient donc de privilégier les mesures préventives pour maintenir la santé des forêts. Dans ce cadre, à l’aide de méta-analyses et d’expériences dédiées, nous montrons que les peuplements forestiers composés de plusieurs essences sont globalement plus résistants aux attaques d’insectes ravageurs que les monocultures d’arbres. Cette « résistance par association » se révèle efficace aussi bien vis-à-vis des insectes herbivores natifs que exotiques, et pour l’ensemble des guildes trophiques. Plusieurs mécanismes sont en jeux, depuis la dilution des ressources, la réduction de l’apparence des arbres hôtes et la modification de leurs traits fonctionnels jusqu’à l’augmentation des ennemis naturels. Au-delà de l’échelle de parcelle, l’augmentation de l’hétérogénéité des paysages forestiers apparaît aussi prometteuse pour limiter l’impact et la propagation des épidémies d’insectes ravageurs. Plusieurs mécanismes en relation avec l’écologie spatiale de ces organismes peuvent expliquer ce phénomène. Ces résultats doivent cependant être discutés au regard des difficultés pratiques d’application et des questions de gouvernance territoriale qu’ils soulèvent.
Mots-clés : INRA
Guillaume Moreau
Chercheur régulier
Université Laval
- Catherine Chagnon (Université Laval)
- Guillaume Moreau (Université Laval)
- Alexis Achim (Université Laval)
- Alexandre Morin-Bernard (Université Laval)
- Sébastien Dumont (Université Laval)
- Hervé Jactel (INRAE, University of Bordeaux, BIOGECO, Cestas F-33610, France)
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Conférence nouveaux chercheurs CEF
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 09h45
Dans un contexte où les écosystèmes forestiers sont soumis à des perturbations naturelles de plus en plus fréquentes et intense, l'identification de traitements sylvicoles capables d'atténuer ces risques est devenue essentielle. Parmi les interventions possibles, l'éclaircie est souvent avancée comme un outil permettant d'augmenter la résilience et la résistance des peuplements. Toutefois, ses effets peuvent varier selon le type de perturbation, les espèces en présence, l'intensité du traitement et le contexte écologique, ce qui soulève la question de son efficacité réelle à large échelle.
Pour répondre à cette question, nous avons réalisé une méta-analyse regroupant 50 études évaluant l'effet de différents traitements d'éclaircie sur la résilience et la résistance de peuplements forestiers soumis à quatre grandes catégories de perturbations : sécheresse, insectes et pathogènes, tempête de vent et feu. Les analyses ont également intégré plusieurs modérateurs, incluant le type de réponse mesuré (croissance, survie, dommages), l'intensité et le type d'éclaircie, l'âge du peuplement, le temps écoulé depuis le traitement et, dans le cas des ravageurs, le type d'insecte ou de pathogène.
Nos résultats révèlent un effet globalement positif de l'éclaircie sur la résilience et la résistance des forêts. Les effets spécifiques sont particulièrement marqués pour la réduction des impacts liés à la sécheresse et aux ravageurs, et dans certains cas aux feux. En revanche, aucune amélioration significative n'a été détectée pour les dommages liés aux vents forts. De manière notable, l'analyse ne montre aucun effet négatif significatif associé à l.éclaircie pour les indicateurs étudiés.
Bien que l'éclaircie ne constitue pas une solution unique aux défis posés par les changements globaux, nos résultats indiquent qu'elle représente une pratique relativement fiable pour augmenter la résilience et la résistance des forêts tempérées et boréales d'Amérique du Nord et d'Europe, et ce, dans une grande diversité de conditions de station et de caractéristiques de peuplements.
Mots-clés : sylviculture, aménagement, résilience, adaptation, perturbation, risque, coupe partielle
Johanne Pelletier
Chercheur régulier
Université de Montréal
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Conférence nouveaux chercheurs CEF
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 10h05
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Mots-clés : Université de Montréal
Martin Leclerc
Chercheur régulier
UQAC
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Conférence nouveaux chercheurs CEF
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 10h25
Les activités humaines, notamment les changements climatiques et la conversion des terres, entraînent des transformations profondes des écosystèmes, redistribuant les risques et les ressources pour la faune. À mesure que ces changements globaux s’intensifient à l’échelle mondiale, il devient essentiel de comprendre comment ils modifient la qualité des habitats et influencent la survie des espèces. À partir d’un suivi longitudinal de la faune sur plus d’une décennie, je mettrai en évidence les effets d’un épisode de sécheresse extrême et des feux de forêt sur l’habitat, le comportement et la survie de différentes espèces animales.
Mots-clés : UQAC
Geneviève Lajoie
Chercheur régulier
INRS
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Conférence nouveaux chercheurs CEF
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 10h45
Les recherches de notre laboratoire se concentrent sur l’écologie et l’évolution des symbioses végétales, en utilisant les microbes foliaires comme principal système d’étude. Nous souhaitons notamment comprendre comment les traits physiologiques des plantes influencent l’assemblage de leurs microbiotes, et par quels mécanismes ceux-ci peuvent contribuer à moduler la résilience de leurs hôtes face aux stress biotiques et abiotiques. Je présenterai ici quelques projets en cours au laboratoire et axes de recherche futurs en lien avec les thématiques du CEF.
Mots-clés : IRNS
Elias Luengo Pozo
Maîtrise
Université Laval
- Elias Luengo Pozo (Université Laval)
- Olivier Villemaire-Côté (Université Laval)
- Jérôme Cimon-Morin (Université Laval)
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Sylviculture
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 11h00
Certaines pratiques sylvicoles ont simplifié la structure des forêts, menaçant leur résilience et leur biodiversité. Bien que des traitements comme la coupe progressive irrégulière (CPI) visent à maintenir l'hétérogénéité des peuplements, peu d'études ont quantifié leur capacité réelle à émuler les attributs des forêts de référence (FR). Notre objectif était d'évaluer la capacité de la CPI à maintenir une complexité structurelle comparable à une FR, en comparaison avec une coupe avec protection de la régénération (CPR). Nous avons évalué trois unités d'étude dans des peuplements mélangés de la forêt de la seigneurie de Lotbinière (Basses-Terres-du-St-Laurent) : CPI (12 ans post-intervention), CPR (33 ans post-intervention) et FR (sans intervention récente). Chaque arbre (DHP ≥ 9 cm) a été géolocalisé pour calculer des paramètres à l'échelle du peuplement (indice de complexité structurelle [SCI], diversité de Shannon [Hsup], homogénéité de [Gini]) et des indices basés sur l'analyse de voisinage (mélange [M], différenciation diamétrique [T], agrégation [W]). Douze ans après intervention, la CPI présente une complexité structurelle comparable à la FR : SCI (5,75 vs 6,36; p=1,0), M (0,70 vs 0,72; p=1,0), T (0,35 vs 0,38; p=1,0), Hsup (1,40 vs 1,44; p=1,0) et W (0,43 vs 0,43; p=1,0). À l'inverse, la CPR présente une structure significativement simplifiée (p
Mots-clés : Sylviculture, Forêt mixte, Indice de complexité structurelle, Restauration forestière, Analyse de voisinage
Maximilien Vidal
Maîtrise
UQAT
- Maximilien Vidal (UQAT)
- Valentina Buttò (UQAT)
- Nicole Fenton (UQAT)
- Daniel Dumais (MRNF)
- Maxence Martin (UQAT)
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Sylviculture
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 11h20
Les feux de 2023 dans le Nord du Québec affectent des peuplements déjà touchés par les coupes, pour lesquels le risque d'échec de la régénération post-feu demeure incertain. Cette étude analyse l'influence des traitements sylvicoles pré-feu et de leurs combinaisons sur la régénération naturelle du pin gris (Pinus banksiana) et de l'épinette noire (Picea mariana) après feu, dans des peuplements issus de coupes totales selon quatre cas : coupe seule, coupe avec plantation, coupe avec éclaircie précommerciale et combinaison des trois traitements. Ces interventions peuvent modifier la structure des peuplements, l'entrée en reproduction et la charge de combustible, influençant ainsi les conditions du lit de germination post-feu. Nous avons échantillonné 73 placettes réparties sur 15 000 km² autour de Lebel-sur-Quévillon, dans des peuplements coupés 30 à 50 ans avant feu, seuls ou combinés à une plantation et/ou une éclaircie précommerciale. Nous avons mesuré au terrain la densité et la hauteur des semis et les caractéristiques du sol, et des lits de germination tandis que la surface terrière pré-feu et d'autres attributs dendrométriques provenaient de cartes LIDAR. Les premiers résultats montrent une régénération du pin gris (>1500 tiges/ha). La densité de semis augmente avec la surface terrière pré-feu (+5 % pin gris; +9 % épinette noire). Seule la coupe totale suivie de plantation accroît significativement l'abondance du pin gris (×2,8). L'épinette noire dépend davantage de la maturité pré-feu, et 20 % des placettes en sont dépourvues (vs 10 % pour le pin gris). Les résultats concordent avec les cycles de vie : le pin gris est mature vers 30 ans, l'épinette noire vers 50 ans. Des analyses supplémentaires des lits de germination serviront à quantifier l'effet des traitements sylvicoles pré-feu sur les conditions post-feu.
Mots-clés : Régénération, post-feu, traitement sylvicole, lit de germination, conifères, forêt boréale
David Voyer
Postdoctorat
Université Laval
- David Voyer (Université Laval)
- Daphné Rose Courtès (Université Laval)
- Guillaume Moreau (Université Laval)
- Filip Havreljuk (MRNF)
- Alexis Achim (Université Laval)
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Sylviculture
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 11h40
Un nouveau système de classification des tiges sur pied, basé sur la cime des arbres, a récemment été proposé afin d'améliorer l'évaluation de la vigueur des arbres et de simplifier l'identification préalable de ceux à récolter lors d'une coupe partielle en forêt feuillue. Bien qu'il ait montré des résultats prometteurs en contexte de simulation, ce système n'avait encore jamais été testé en contexte industriel. Afin d'obtenir une démonstration empirique de la capacité de ce système à améliorer la vigueur résiduelle des arbres et la production de bois de qualité, un dispositif comprenant 16 unités expérimentales a été mis en place avec quatre répétitions pour chacun des systèmes de sélection considérés: le système actuellement utilisé (MSCR), un système basé sur la protection de l'érable à sucre (MSS), le nouveau système vigueur-qualité proposé (VQ) ainsi que des unités témoins sans intervention. Un large éventail de variables, tant à l'échelle de l'arbre qu'à celle du peuplement, a été mesuré. Les arbres sélectionnés selon ces systèmes ont ensuite été récoltés, puis les billes produites ont été évaluées pour estimer leur qualité. Le système VQ semble améliorer la vigueur résiduelle des peuplements de manière comparable au système MSCR, tout en générant une quantité significativement plus élevée de bois destiné au sciage à l'échelle du peuplement (p = 0.02). En termes de produits du bois potentiels, le système VQ apparaît en mesure de fournir un plus grand volume de planches de haute qualité chez l'érable à sucre, surpassant significativement le système MSCR pour deux catégories de produits. Ainsi, ce nouveau système de sélection des tiges présente un potentiel notable pour concilier la récolte d'arbres de qualité et l'amélioration de la vigueur des peuplements feuillus. Les prochaines étapes viseront à intégrer des outils de télédétection afin d'optimiser davantage la sélection des arbres.
Mots-clés : Martelage, sylviculture, vigueur, qualité des arbres
Joël Masimo Kabuanga
Doctorat
UQAT
Mines et forêts
ADJ-2326
Lundi 11h00
Les activités métallurgiques ont profondément transformé certains paysages forestiers boréaux, entraînant une contamination persistante en éléments traces métalliques (ETM), tels que le cuivre (Cu), le plomb (Pb), le zinc (Zn) et l'arsenic (As), ainsi qu'une dégradation marquée de la végétation. Si les sols et les sédiments ont largement été étudiés pour documenter ces impacts, le rôle de la végétation dans la stabilisation des ETM à la surface des affleurements rocheux demeure peu exploré. Cette étude examine comment les types de recouvrement des affleurements rocheux, notamment la présence de végétation, modulent l'accumulation des ETM autour de la fonderie Horne (Rouyn-Noranda, Québec). À l'aide d'un spectromètre portable à fluorescence X, 77 placettes situées dans un rayon de 10 km de la fonderie et cinq sites de référence (situés à plus 100 km de la fonderie) ont été échantillonnées. Les affleurements rocheux présentaient un gradient allant de surfaces nues ou fortement dégradées à des surfaces végétalisées ou colonisées par des lichens. Des variables environnementales, incluant l'indice de végétation par différence normalisée (NDVI), l'indice topographique d'humidité (TWI), la distance à la fonderie et la géochimie du substrat, ont été intégrées à des analyses multivariées et à des modèles comparatifs. Les résultats montrent que les surfaces nues ou érodées présentent les concentrations les plus élevées en ETM, tandis que les surfaces végétalisées ou lichénisées sont associées à des enrichissements significativement plus faibles. Le NDVI est négativement corrélé aux concentrations d'arsenic et de plomb, suggérant un effet de filtration et de stabilisation exercé par la couverture végétale. Bien que la distance à la fonderie demeure un facteur structurant majeur, le NDVI et le TWI modulent fortement les concentrations en ETM. Ces résultats soulignent l'importance fonctionnelle de la végétation dans les paysages forestiers post-industriels et appuient l'intégration du recouvrement végétal dans les stratégies de suivi et de restauration forestière en contexte contaminé.
Mots-clés : affleurement rocheux, métaux lourds, pollution, facteurs abiotiques, végétation boréale.
Julie Marchal
Maîtrise
UQAT
- Julie Marchal (UQAT)
- Marie Guittonny (UQAT)
- Yves-Dady Botula Manyala (UQAT)
- Simon Taurines (UQAT)
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Mines et forêts
ADJ-2326
Lundi 11h20
En contexte minier boréal, la disponibilité limitée en terre végétale stockée constitue un frein majeur au retour d'espèces forestières boréales. Les substrats de substitution enrichis en amendements organiques représentent une avenue prometteuse pour accélérer le reboisement des sites miniers. Cette étude évalue les effets de différents substrats sur la végétalisation active (plantations) et passive (recolonisation spontanée) d'un site minier du nord-ouest du Québec. Un dispositif expérimental en blocs complets aléatoires a été mis en place, comprenant quatre traitements appliqués sur seize parcelles de 10 m x 10 m : (1) 100 % de terre végétale stockée (TVS), (2) 100 % de mort-terrain minéral (MT), (3) un mélange de 50 % de terre végétale stockée et 50 % de mort-terrain (TVS/MT) et (4) 64 % de mort-terrain amendé avec 36 % de bois raméal fragmenté de saule et 12 t/ha de fumier de poule (MT/BRF/FP). La survie, la croissance (hauteur et diamètre) et la biomasse (aérienne et souterraine) de plantations de pin gris (Pinus banksiana) et de bouleau blanc (Betula papyrifera) ont été suivies après trois années de croissance (2023-2025). Le recouvrement de la végétation spontanée a également été étudié. Les traitements contenant de la terre végétale stockée ont maintenu une survie élevée pour les deux essences plantées. Le traitement MT seul a montré les performances les plus faibles en croissance et en biomasse. L'amendement organique MT/BRF/FP a grandement amélioré la croissance et la biomasse des plantations. Toutefois, une augmentation de la mortalité a été observée en 2025 sur ce traitement. Le taux de recouvrement plus élevé des espèces herbacées spontanées sur MT/BRF/FP suggère une possible compétition avec les plantations, pouvant influencer leur survie. Ces résultats soulignent l'importance d'intégrer les approches active et passive dans les stratégies de revégétalisation des sites miniers afin d'optimiser la restauration d'un couvert forestier boréal.
Mots-clés : Végétalisation, restauration écologique, amendement organique, substitution de sol, site minier
Émile Patry
Maîtrise MGDEF
UQAM
- Émile Patry (UQAM)
- Guillaume Dufresne (UQAM)
- Ansoumane Bangoura (UQO)
- Marie Thérèse Malou (UQAT)
- Nowai Christine Théro (UQAT)
- Pascal Rochon (UQO)
- Frédérik Doyon (UQO)
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Mines et forêts
ADJ-2326
Lundi 11h40
Le projet de mine de graphite La Loutre est au coeur d’une controverse socio-environnementale caractérisée par une faible acceptabilité sociale. Bien que nationalement, la transition vers la carboneutralité demande une utilisation accrue des minerais critiques dont le graphite, localement, les municipalités craignent que le projet diminue l’attractivité touristique, la qualité de vie et la biodiversité. Alternativement, ceux-ci proposent une aire protégée à utilisation durable (APUD) mettant en valeur le potentiel acéricole pour le territoire visé. Pour supporter l’aide à la décision, une plateforme de modélisation de paysage ST-SIM a été utilisée pour simuler l’évolution de l’état de la forêt sous succession et après perturbations (mine, chablis et traitements sylvicoles). Des modèles d’indicateurs écologiques, économiques et sociaux ont été développés pour évaluer les avantages et désavantages entre les scénarios sur un horizon de 32 ans. Une analyse multicritère a comparé ces deux scénarios avec un troisième présentant le « modèle d’affaires courant » (MAC) en considérant la performance de l’ensemble des indicateurs croisée avec les préférences des parties prenantes. Le scénario MAC surclasse le plus les deux autres scénarios de façon générale. Le scénario APUD arrive en deuxième, étant préféré pour les indicateurs de qualité de l’environnement récréatif (ambiance et paysage), de biodiversité et de création d’emplois. Finalement, le scénario de la mine de graphite est le moins favorable, étant surclassé par les deux autres pour plus de la moitié des indicateurs; il obtient néanmoins les meilleurs résultats en redevances au Gouvernement et en revenus d’entreprises. Cette démarche quantifie les choix sociétaux qui sont en jeu et permet d’ouvrir le dialogue sur l’ensemble des valeurs prisées par les parties prenantes en ciblant les compromis au coeur du noeud décisionnel. Elle apporte aussi une réflexion approfondie sur l’applicabilité du concept de développement durable en territoire public impliquant un projet de mine.
Mots-clés : analyse multicritère (PROMÉTHÉE), aire protégée à utilisation durable (APUD), acceptabilité sociale, acériculture, carboneutralité, développement durable, économie, écologie, graphite, indicateurs, modélisation de paysage (ST-SIM), modèle d'affaires courant (MAC) minéraux critiques, parties prenantes, récréotourisme, scénario, simulation, social
Sabrina Cloutier
Doctorat
Université Laval
- Sabrina Cloutier (Université Laval)
- Timothy Work (UQAM)
- Guillaume Grosbois (UQAT)
- Miguel Montoro Girona (UQAT)
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Entomologie forestière
ADJ-2320
Lundi 11h00
Le pin gris présente une large tolérance édaphique. Bien qu'il soit généralement associé à des dépôts grossiers bien drainés, il peut également s'établir sur des substrats argileux, créant ainsi des habitats aux conditions contrastées. Cette étude vise à comparer la diversité et la composition en espèces de communautés d'arthropodes prédateurs (araignées et carabes) entre trois types de peuplements forestiers d'Abitibi-Témiscamingue (Québec), différenciés par leur contexte édaphique : (1) pinèdes grises sur dépôts fluvioglaciaires (eskers), (2) pinèdes grises sur argile, et (3) pessières noires sur argile, ces dernières représentant le peuplement dominant de la région. L'échantillonnage a été réalisé en 2024 à l'aide de six pièges-fosses par site (six sites par habitat), actifs de mai à août. Une analyse de variance multivariée par permutations a révélé des assemblages distincts d'araignées et de carabes selon les habitats. Un modèle hiérarchique de communautés (HMSC) a identifié dix espèces d'araignées dont l'occurrence est favorisée par les eskers comparativement aux deux autres habitats. La diversité'régionale, en pondérant davantage les espèces communes (indice de Hill q = 1), était plus élevée sur esker (25 espèces) que dans les habitats sur argile (17 espèces). Bien qu'aucune espèce ne soit strictement endémique aux eskers, ces formations hébergent des assemblages distincts comprenant des taxons xérophiles peu communs dans le paysage. Les sites sur esker présentaient également une plus forte abondance de Thomisidae. À l'inverse, les Linyphiidae affichaient une diversité ? (q = 1) plus élevée dans les pinèdes sur argile comparativement aux deux autres habitats (28 contre 18 espèces). Des conditions édaphiques plus mésiques et un couvert semi-ouvert de pin gris pourraient favoriser cette diversité régionale. Ces résultats mettent en évidence le rôle des peuplements forestier sur esker comme îlots d'hétérogénéité au sein de la matrice régionale dominée par les pessières et l'importance de leur conservation.
Mots-clés : Pinède grise, contexte édaphique, diversité, arthropodes prédateurs
Morgane Henry
Doctorat
Université McGill
- Morgane Henry (Université McGill)
- Patrick James (University of Toronto)
- Brian Leung (Université McGill)
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Entomologie forestière
ADJ-2320
Lundi 11h20
Periodic and spatially synchronous spruce budworm outbreaks cause extensive damage to economically important tree species over millions of hectares. Predicting how outbreaks develop and spread requires disentangling local population dynamics, including phenomena such as Allee effects, from spatial processes like dispersal. However, this remains particularly challenging during the early stages of an outbreak when local demographic processes may be easily confounded with immigration, potentially obscuring key mechanisms that shape outbreak initiation and spread.
We address this challenge by developing a spatially explicit state-space model in a Bayesian framework that integrates local population dynamics and adult dispersal. This approach separates local demographic processes from spatial immigration, allowing population growth parameters to be estimated independently of dispersal effects. In particular, the model enables the identification of local low-density processes, including the presence and magnitude of Allee effects, while simultaneously quantifying dispersal parameters such as distance travelled and immigration rates. Using simulation analyses, we show that the temporal state-space model can detect the presence of Allee effects with high accuracy and was largely outperforming a more standard, non-state-space model (96% and 47% detection accuracy, respectively). The state-space model also robustly estimated the local population dynamics parameters with low bias (Allee threshold: R2MSE == 0.92, ; process error: R2MSE = = 0.98, ; and growth rate: R2MSE = 0.90, ).
We applied the temporal state-space model to extensive spruce budworm time series collected across Québec between 2001 and 2018. Contrary to expectations, we found no evidence for Allee effects in the empirical data, which could suggest that management thresholds currently used may operate via other processes than Allee effects. While the spatial component still needs to be fully implemented, the state-space model already sheds light on the complex population dynamics underlying spruce budworm outbreaks.
Mots-clés : Insect outbreaks, spruce budworm, spatio-temporal dynamics, forest ecology, statistical modelling
Nicolas Perrault
Doctorat
Université Laval
- Nicolas Perrault (Université Laval)
- Mathieu Bouchard (Université Laval)
- Émilie Champagne (MRNF)
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Entomologie forestière
ADJ-2320
Lundi 11h40
Il est essentiel de comprendre les facteurs écologiques déterminant les assemblages d'espèces de coléoptères associés au bois mort afin d'anticiper les effets du changement climatique sur ces communautés. Des études antérieures ont identifié l'espèce d'arbre hôte et le climat comme d'importants prédicteurs de la composition des communautés de coléoptères, mais le poids de ces deux variables n'a pas encore été comparé dans l'est de l'Amérique du Nord. À l'aide d'une approche par gradient latitudinal, nous avons étudié comment le climat et l'identité de l'arbre hôte influencent la richesse spécifique, l'abondance et la composition des communautés de coléoptères xylophages colonisant les troncs de quatre espèces de conifères au stade initial de décomposition. Nos résultats montrent que l'espèce d'arbre exerce une influence considérablement plus forte sur les assemblages de coléoptères que le climat. Parmi les espèces d'arbres étudiées, les troncs d'épinette noire abritaient les communautés les plus diversifiées et les plus abondantes, alors que les troncs de pruche du Canada abritaient le moins d'espèces. Le pin blanc était colonisé par des coléoptères même au-delà de la limite nord de son aire de répartition naturelle, ce qui suggère qu'une sélection d'hôte plus généraliste pourrait être courante chez les coléoptères xylophages de la forêt boréale. Bien que la diversité d'espèces tende à diminuer avec la latitude, les différences régionales dans la composition des coléoptères démontrent la nécessité de conserver des substrats de bois mort diversifiés dans toutes les régions climatiques pour préserver la biodiversité. De plus, la détection de l'espèce envahissante Xylosandrus germanus dans les sites plus méridionaux soulève des inquiétudes quant à une expansion potentielle vers le nord de ce ravageur. Nos résultats soulignent l'importance de prendre en compte l'identité des espèces d'arbres dans les stratégies de gestion forestière afin de favoriser la diversité des coléoptères dans un contexte de changement climatique.
Mots-clés : Biodiversité, régions climatiques, bois mort, organismes saproxyliques, coléoptères xylophages
Étienne Morissette
Maîtrise
Université Laval
- Étienne Morissette (Université Laval)
- Olivier Villemaire-Côté (Université Laval)
- Christian Messier (UQO)
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Varia
ADJ-2300
Lundi 11h00
Les perturbations font partie intégrante des écosystèmes forestiers, et les forêts québécoises n'y font pas exception. Elles sont sujettes depuis longtemps à un régime de perturbations d'origines et d'intensités variées, que l'apparition des coupes forestières commerciales a toutefois profondément modifié. Cette étude vise à comparer les impacts de ces perturbations anthropiques à ceux des perturbations naturelles sur la composition forestière. Pour ce faire, nous avons utilisé des approches de diversité taxonomique et fonctionnelle afin d'obtenir le portrait le plus complet possible de ces écosystèmes, et de comparer la pertinence des deux approches en milieu boréal. À l'aide des placettes-échantillons permanentes du Québec, nous avons reconstruit l'historique des communautés, des variables environnementales et des perturbations sur environ 50 ans. Ceci nous a permis de caractériser l'état avant et après perturbations. Nous avons aussi sélectionné des traits fonctionnels liés à la résilience des forêts, soit à la résistance ou à la capacité de récupération face aux perturbations. Nous avons utilisé les données de communauté des placettes pour mesurer, au fil du temps, la trajectoire de multiples métriques de diversité taxonomique et fonctionnelle, incluant des indices de diversité alpha et d'équitabilité calculés pour les espèces et pour les traits. Nous avons ainsi tenté de répondre à la question suivante : les coupes forestières diminuent-elles la diversité des forêts davantage que les perturbations naturelles'Nos résultats préliminaires montrent que les trajectoires de diversité taxonomique et fonctionnelle sont similaires, et que les coupes forestières ne font pas diminuer les métriques de diversité, contrairement aux feux et aux chablis. Ces travaux seront en mesure d'éclairer sur la portée et les limites des approches de diversité dans l'évaluation de la résilience en forêt boréale.
Mots-clés : perturbations, coupes, feux, chablis, TBE, diversité, traits
Fionna Lilie
Maîtrise
Université Laval
- Fionna Lilie (Université Laval)
- Steven G. Cumming (Université Laval)
- Thierry Duchesne ()
- Julie Turner (University of Alberta )
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Varia
ADJ-2300
Lundi 11h20
Canada's boreal systems face imminent transformation due to climate change. Such a transformation is anticipated to impact fire regimes by potentially escalating the frequency and severity of wildfires. These changes pose a threat to wildlife populations, as evidenced by projections indicating shifts in forest age-structure and species composition. We aim to improve wildfire risk estimation by explicitly accounting for interannual variability in fire occurrence within landscape fire models. We also assess how alternative statistical representations of fire frequency influence fire projections of habitat availability and extinction risk for ecological indicators such as boreal caribou and other threatened species. We are incorporating variance in annual fire frequency into a landscape fire model, which includes a comparison of negative binomial and Poisson distributions as models of annual fire frequency. We also forecast fire risk to boreal caribou population sizes and extinction probabilities based on known relationships to fire. Anticipated outcomes of the project include a straightforward method for accurately incorporating variance in annual fire frequency in landscape fire models through parameter estimation from empirical data; pointing the way to incorporation of other variance components e.g. of mean fire size; an empirical test of the sensitivity of the caribou population management guidelines now in use to the excess variation in annual area burned and hence in the availability of suitable habitat. We expect to show that widely used forest landscape models have underestimated the risks for ecological indicators such as boreal caribou and other threatened species. This project will improve risk assessment and habitat management in boreal forests under climate change.
Mots-clés : Climate change, landscape fire models, fire frequency, risk estimation, boreal caribou
Philippe Jolin-Morin
Maîtrise
Université Laval
- Philippe Jolin-Morin (Université Laval)
- Sylvain Jutras (Université Laval)
- Anne Bernard (Université Laval)
PDF non disponible
Varia
ADJ-2300
Lundi 11h40
La gestion de l’eau au Québec est complexe en raison de la diversité des utilisateurs du territoire, du chevauchement et de la juxtaposition des compétences, ainsi que du caractère artificiel des limites administratives. Malgré son rôle essentiel tant pour les sociétés humaines que comme habitat pour de nombreuses espèces, l’eau n’est pas à l’abri des perturbations anthropiques. Des activités telles que l’agriculture, l’urbanisation et la foresterie peuvent entraîner d’importants problèmes hydrologiques. En réponse, diverses dispositions légales ont été mises en place afin de protéger cette ressource vitale et les écosystèmes qui en dépendent. Au Québec, la gestion de l’eau relève de plusieurs échelons — municipalités, municipalités régionales de comté (MRC), ainsi que des gouvernements provincial et fédéral. Cette fragmentation juridique engendre une grande diversité de systèmes de gestion des chemins, l’abandon constituant souvent l’approche par défaut en forêt publique. Ces systèmes variés génèrent de nombreux problèmes environnementaux et sociaux, aggravés par l’absence d’incitatifs financiers favorisant l’investissement dans des infrastructures routières plus durables. Cette étude vise à évaluer l’efficacité de différents systèmes de gestion des chemins forestiers pour atténuer les impacts négatifs sur la qualité de l’eau et assurer la conformité aux exigences légales. Combinée avec une évaluation des contraintes propres aux systèmes de gestion, cette information permettra de proposer une gestion plus durable des chemins forestiers. À cette fin, un échantillon aléatoire de chemins forestiers soumis à différents régimes de gestion a été inventorié sur le territoire de la MRC des Laurentides. Leur niveau de dégradation physique et leur conformité réglementaire ont été évalués et seront comparés à l’aide du test exact de Fisher.
Mots-clés : Voirie forestière, hydrologie forestière, sédimentation
David Simard
Maîtrise
UQAC
- David Simard (UQAC)
- Patrick Faubert (UQAC)
- Charles Marty (UQAC)
- Maxime Paré (UQAC)
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Sol forestier
Grand Salon (POL-2244)
Lundi 11h00
Environ 85 % du carbone de la forêt boréale est stocké dans le sol. Les feux de forêt causent des perturbations importantes en forêt boréale, produisant une grande quantité de gaz à effet de serre et provoquant des modifications dans la structure et les cycles biogéochimiques des sols. En 2023, au Canada, environ 17 millions d'hectares ont été brûlés à différentes sévérités. Les occurrences de feux sont plus fréquentes avec les changements climatiques et certains effets de leur sévérité sur le sol sont peu documentés. L'objectif de cette étude est de déterminer les effets de la sévérité des feux sur les stocks de carbone et d'azote du sol de plantations en forêt boréale. Situé au nord de Chibougamau, le dispositif est composé de 33 parcelles affectées par des feux en 2023 à des niveaux de sévérité (CBI) allant de 0 (non brûlée) à 3 (sévère). Du sol organique et minéral a été prélevé (2024-2025) pour mesurer l'effet de la sévérité des feux sur 1) les stocks de carbone et d'azote organique; 2) leur minéralisation et leur sensibilité à la température (Q10); et 3) les proportions de carbone et d'azote associées aux fractions organiques particulaire (MOP), minérale (MOAM) et pyrogénique. La sévérité des feux n'a pas affecté significativement les stocks (en moyenne 2,67 kg C m-2 et 0,114 kg N m-2) malgré une diminution significative de l'épaisseur de l'horizon organique. Cette stabilité suggère une compensation des pertes par l'incorporation de résidus de végétation brûlée. Aucun effet significatif de la sévérité des feux n'a été mesuré sur la minéralisation, le Q10 et le fractionnement de la matière organique, suggérant une protection de celle-ci sous la zone brûlée. Finalement, ces plantations seront étudiées pour suivre l'évolution de la végétation et les effets sur la respiration hétérotrophe du sol à long terme.
Mots-clés : Feu de forêt, sévérité, stock, carbone, azote, sol, forêt boréale.
Md Ahosan Habib Ador
Doctorat
Department of Wood and Forest Sciences, Université Laval, Quebec City, Quebec, Canada; Centre for Forest Research (CEF), Quebec City, Quebec, Canada; Research Chair on the Urban Tree and Its Environment (CRAUM), Université Laval, Quebec City, Quebec, Canada
- Md Ahosan Habib Ador (Department of Wood and Forest Sciences, Université Laval, Quebec City, Quebec, Canada; Centre for Forest Research (CEF), Quebec City, Quebec, Canada; Research Chair on the Urban Tree and Its Environment (CRAUM), Université Laval, Quebec City, Quebec, Canada)
- Clare L. S. Wiseman (School of the Environment, University of Toronto, Toronto, Ontario, Canada)
- Sivajanani Sivarajah (Department of Wood and Forest Sciences, Université Laval, Quebec City, Quebec, Canada; Centre for Forest Research (CEF), Quebec City, Quebec, Canada; Research Chair on the Urban Tree and Its Environment (CRAUM), Université Laval, Quebec City, Quebec, Canada)
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Sol forestier
Grand Salon (POL-2244)
Lundi 11h20
Repurposing urban wastes in technosols offers a sustainable strategy for urban tree management, yet its efficiency in promoting growth remains poorly understood and depends on substrate composition, local climate and site conditions. This study aims to evaluate the effect of constructed soils on physiology, biochemical responses and leaf functional traits of Ulmus accolade and Acer×freemanii in Quebec, Canada. Three technosols were constructed using different proportions (V/V) of bricks and concrete (BC), smoothie (S), biochar (B), standard nursery soil (SS), and excavated soil (ES): (a) T1 (15% BC, 0% S, 5% B, 50% SS, 30% ES), (b) T2 (15% BC, 10% S, 5% B, 40% SS, 30% ES), and (c) T3 (25% BC, 10% S, 5% B, 30% SS, 30% ES).The control pits contained 60% SS and 40% ES. A total of 32 pits (1×1×1.5m) were established with eight replicates per treatment for both species. Results show that constructed soils with higher waste and organic matter (T2 and T3) reduce stomatal conductance (27-76%) and transpiration (16-70%) of both species, suggesting effective stomatal regulation and efficient water use. Maximum chlorophyll fluorescence (F??) is also higher (11-31%), indicating increased photochemical efficiency. In addition, these treatments increase leaf chlorophyll (38-83%) and nitrogen balance index (51-112%) while reducing anthocyanin (6-29%) and flavonoid (8-10%) levels, reflecting enhanced photosynthesis and stress reduction. Furthermore, these treatments boost leaf functional traits such as leaf area (19-45%), leaf dry mass per area (2-4%), and leaf water content (1-5%), as well as leaf nitrogen (28-65%) and sulphur (38-66%) contents, indicating improved nutrition and physiological functioning. Overall, these constructed soils were found to improve health of both tree species. These findings highlight the potential of urban waste-based technosols for sustainable urban forestry; however, long-term research is required to evaluate ecosystem-wide effects and guide urban soil and tree management practices.
Mots-clés : Constructed soils, Plant Health, Pollutants, Technosols, Urban Forest, Urban Wastes
Kouassy Richmond Lokossué
Doctorat
Université Laval
- Kouassy Richmond Lokossué (Université Laval)
- Kan Épiphane Yao Yao (Université de Bordeaux)
- Ebagnerin Jérôme Tondoh (Université Nangui Abrogoua)
- Alain René Atangana (Université Laval)
- Brian Boyle (IBIS-Université Laval)
- Damase Khasa (Université Laval)
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Sol forestier
Grand Salon (POL-2244)
Lundi 11h40
Cette étude évalue la qualité des sols le long d'un gradient de complexité des systèmes de production cacaoyère en Côte d'Ivoire a travers quelques indicateurs biologiques et fonctionnels du sol. Les objectifs étaient d'analyser (i) la diversité et l'abondance des vers de terre et des macroinvertébrés du sol (ii) l'effet de la complexité agroforestière sur certaines fonctions clés du sol et (iii) les relations entre complexité des systèmes, biodiversité édaphique et fonctionnement du sol. L'étude a été conduite dans neuf des quinze sites du projet C4F représentatifs des principaux bassins cacaoyers ivoiriens en comparant trois systèmes d'utilisation du sol : la jachère (JA) pris comme référence, le système plein soleil (PS) et le système agroforestier (SAF). Les résultats montrent que le système de culture n'explique pas à lui seul les variations d'abondance et de biomasse de la macrofaune du sol, celles-ci sont fortement influencées par les conditions locales. Cependant un gradient général apparaît avec des valeurs plus élevées en JA, intermédiaires en SAF et faibles en PS. Du point de vue fonctionnel, le carbone labile du sol (POxC) est significativement plus élevé en jachère et en agroforesterie qu'en plein soleil, tandis que la structure du sol évaluée par le VESS ne varie pas significativement entre les systèmes. L'activité biologique mesurée par les baits-lamina présente une forte variabilité spatiale selon les sites. L'Analyse en Composantes Principales met en évidence une structuration partielle des systèmes, opposant des sols plus biologiquement actifs associés à la jachère et à l'agroforesterie à des sols moins favorables au fonctionnement biologique sous plein soleil. Dans l'ensemble cette étude confirme que l'agroforesterie contribue à améliorer certains aspects de la qualité des sols par rapport au plein soleil.
Mots-clés : Agroforesterie cacaoyère, système plein soleil, qualité des sols, santé des sols, biodiversité du sol, fonction du sol.
Miray Andrianirinarimanana
Doctorat
UQAT
- Miray Andrianirinarimanana (UQAT)
- Nelson Thiffault (RNCan-SCF-CCFB)
- Jean-François Boucher (UQAC)
- Xavier Cavard (UQAT)
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Dynamique forestière en milieu boréal
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 15h00
Les forêts boréales constituent un important réservoir de carbone terrestre et jouent un rôle clé dans la régulation du climat. Toutefois, l'augmentation des perturbations naturelles et des interventions sylvicoles soulève des incertitudes quant à la capacité des forêts aménagées à maintenir leurs stocks de carbone à long terme. Mieux comprendre les effets des traitements sylvicoles sur la dynamique du carbone est donc essentiel pour adapter l'aménagement forestier aux changements climatiques. Cette étude évalue les effets d'une éclaircie commerciale modérée sur les stocks de carbone aérien in situ vingt ans après traitement. Nous avons examiné si l'éclaircie favorise une croissance accrue des arbres résiduels tout en maintenant une mortalité suffisamment faible pour compenser la biomasse retirée lors de la réduction de densité. Des peuplements équiennes d'épinette noire éclaircis et non éclaircis ont été comparés dans le nord-est du Québec (Canada). Les stocks de carbone ont été estimés à partir d'inventaires incluant arbres vivants, végétation de sous-étage et bois mort, tandis que des analyses dendrochronologiques ont permis de reconstituer les dynamiques de croissance et de mortalité post-traitement. Vingt ans après l'intervention, les stocks de carbone des arbres vivants et du sous-étage ne différaient pas entre traitements. Après traitement, l'accroissement en surface terrière des arbres résiduels a augmenté d'environ 77 %. Une légère hausse initiale de la mortalité a été observée dans les peuplements éclaircis, sans différence significative à long terme, principalement associée aux débris ligneux issus des opérations de récolte. Malgré cette accumulation de nécromasse, les stocks totaux de carbone aérien sont demeurés comparables entre traitements grâce à la rétention durable du carbone dans le bois mort et à la croissance accrue des arbres résiduels. Ces résultats indiquent qu'une éclaircie commerciale modérée peut maintenir les stocks de carbone aérien tout en répondant aux objectifs de production forestière.
Mots-clés : stock de carbone aérien, éclaircie commerciale, épinettes noires, croissance, mortalité
Deisy Marcela Angarita Ospina
Maîtrise
UQAR
Dynamique forestière en milieu boréal
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 15h20
Afin d'évaluer la capacité des écosystèmes forestiers à suivre la vélocité des changements climatiques, il est crucial de mieux comprendre le processus de migration naturelle des arbres. Ce projet vise à reconstruire l'histoire de la colonisation et de l'expansion de l'épinette blanche (Picea glauca) à sa limite nordique, sur la côte de la Baie d'Hudson. L'originalité de l'étude réside dans une approche intégrative combinant la génétique des populations et la dendrochronologie. La totalité des individus le long d'un transect de 25 km à partir du village d'Umiujaq (n = 136) ont été géoréférencés et nous avons prélevé du tissu foliaire, des carottes de bois et un échantillon de sol. Grâce au séquençage de nouvelle génération (NGS), nous avons généré une base de données de plus de 6000 SNPs. La structure génétique révèle la présence d'au moins trois sources ancestrales distinctes. Plutôt qu'une population homogène, différents événements de migration à longue distance ont généré au moins trois lignées génétiques avec des valeurs de fixation divergentes. La dendrochronologie indique que les établissements effectifs des individus les plus anciens dans deux de ces lignées remontent au milieu des années 1850. Les analyses de diversité montrent une hétérozygotie observée (HO) variant entre 0,036 et 0,160, avec un déficit d'hétérozygotes marqué dans certains secteurs (FIS jusqu'à 0,259) indiquant une forte consanguinité. Par ailleurs, les lignées de plus grande taille présentent des indices de clonalité élevés. Enfin, l'analyse des sols n'a révélé aucune présence de macrofossiles de charbon ce qui suggère que l'établissement et l'expansion de l'épinette blanche dans ce secteur ne sont pas liés à des feux récents, mais résultent probablement de processus de colonisation graduels influencés par les variations climatiques locales datant de la fin du Petit âge glaciaire.
Mots-clés : Migration forestière - Parentage - Réchauffement climatique - Dendrochronologie
Philip Bell-Doyon
Doctorat
Université Laval
- Philip Bell-Doyon (Université Laval)
- Juan Carlos Villarreal (Université Laval)
- Louis Bélanger (Université Laval)
- Marc Mazerolle (Univeristé Laval)
- Nicole Fenton (UQAT)
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Dynamique forestière en milieu boréal
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 15h40
Les lichens et les bryophytes sont sensibles aux changements environnementaux et ubiquistes dans les habitats terrestres, où ils contribuent au fonctionnement des écosystèmes et aux cycles biogéochimiques. Les écosystèmes forestiers intacts abritent des communautés biotiques distinctes qui sont associées à la diversité des microhabitats et de la structure forestière. Dans la région boréale de l’est du Canada, les épidémies d’insectes et les coupes totales sont des perturbations communes. Tandis que les épidémies d’insectes indigènes peuvent maintenir un certain niveau de continuité écologique, les coupes totales l’interrompent et homogénéisent la structure forestière. Nous avons comparé les communautés de lichens et de bryophytes entre des vieux peuplements forestiers et des peuplements de 50 ans régénérés à la suite de coupes totales et d’épidémies d’insectes. La richesse des hépatiques et des espèces spécialistes du bois mort était plus élevée dans les épidémies d’insectes et dans les vieilles forêts que dans les peuplements issus de coupes totales. Le type de peuplement expliquait 10,3% et 7,0% de la variabilité observée dans la composition des communautés d’hépatiques et de spécialistes du bois mort, respectivement. Les peuplements issus de coupes totales étaient responsables de la plupart de cette variabilité puisque leurs communautés avaient moins d’espèces uniques et manquaient certaines des espèces les plus communes retrouvées dans les vieilles forêts et les épidémies d’insectes. En effet, plusieurs espèces associées au bois mort semblent incapables de recoloniser les peuplements forestiers entre deux intervalles planifiés pour la rotation des coupes totales (~50 à 60 ans dans notre aire d’étude). Il est à noter que le volume de bois mort ne différait pas entre nos types de peuplements et n’expliquait aucune partie de la variabilité observée dans la composition des communautés. Nous suggérons que les forêts se régénérant à la suite d’épidémies d’insectes sont une alternative adéquate pour la conservation de la biodiversité boréale dans les régions où les vieilles forêts sont rares.
Mots-clés : Conservation boréale, Calicioidés, Cryptogames, Dette d'extinction, Gestion forestière, Perturbations naturelles
Andres Caseiro Guilhem
Doctorat
Université Laval
- Andres Caseiro Guilhem (Université Laval)
- Pierre Racine (Université Laval)
- Geneviève Degré-Timmons (Université Laval)
- Ruth Greuel (University of Saskatchewan)
- Jennifer Baltzer (Wilfrid Laurier University)
- Ceres Barros (UBC)
- Steven G. Cumming (Université Laval)
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Dynamique forestière en milieu boréal
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 16h00
Terricolous lichens play an important ecological role in boreal forests, particularly as a key winter forage resource for caribou. Despite their importance, spatially explicit estimates of lichen biomass remain scarce across northern Canada, especially future projections. We present a novel workflow to quantify and forecast spatial and temporal patterns of terricolous lichen biomass across northwestern Canada. Specifically, we assess how biomass varies among stand types and evaluate how forest development and disturbance dynamics influence future lichen availability. We extend the statistical model of Greuel et al. (2021) by projecting lichen biomass to 2100 using coupled forest dynamics and wildfire models driven by climate scenarios. We developed spatial classifiers for forest type, stand age, and drainage, and estimated biomass in non-forested areas using land-cover class means. Model simulations project notable shifts in forest composition by 2100, with increases in well-drained spruce and especially deciduous stands, and declines in jack pine and mixed conifer stands. Because lichen biomass is lower in well-drained spruce and consistently low in deciduous stands, these compositional changes are expected to reduce overall lichen accumulation across the landscape. Spatial projections also identify persistent patches that may function as future refugia for lichen. Projected reductions in lichen biomass may have important consequences for caribou by limiting access to a key winter forage resource. Declining availability, coupled with landscape change, could increase energetic constraints and habitat fragmentation, highlighting the importance of conserving lichen-rich stands under future forest trajectories.
Mots-clés : Terricolous lichens; Lichen biomass; Forest landscape dynamics; Boreal forest; Caribou habitat
Todor Slavchev Minchev
Doctorat
UQAT
- Todor Slavchev Minchev (UQAT)
- Pierre Grondin (MRNF)
- Rock Ouimet (MRNF)
- Yves Bergeron (UQAM)
- Evick Mestre (UQAM)
- Guillaume de Lafontaine (UQAR)
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Dynamique forestière en milieu boréal
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 16h20
Pour répondre aux changements climatiques naturels, les espèces arborescentes dépendent de petites populations à la marge de leur distribution, capables de survivre à un climat hostile et prêtes à coloniser de nouveaux milieux. C'est le cas pour des peuplements d'érable à sucre à la limite de distribution de l'espèce dans la sapinière à bouleau jaune, une région qui fait partie de l'écotone de la forêt boréale-tempérée. Dans l'écotone, l'érable à sucre joue un rôle écologique clé en tant qu'espèce structurante, comme démontré par son importance dans les forêts du sud du Québec. Nous avons étudié des peuplements marginaux isolés sur des sommets de collines, d'abord pour reconstruire la dynamique Holocène de l'espèce, ensuite pour déterminer les facteurs qui contrôlent leur distribution topographique. La dynamique historique de l'espèce a montré que, contrairement aux réponses d'autres espèces tempérées, l'érable à sucre n'a pas augmenté en abondance à sa limite actuelle lors de la période chaude mi-Holocène. Au contraire, l'espèce n'a augmenté son abondance qu'au passage vers la période froide Néoglaciaire subséquente, alors que les espèces boréales étaient en croissance démographique et les tempérées en décroissance. Or, ce découplement entre l'abondance de l'espèce et le macroclimat a des conséquences importantes pour notre compréhension de l'évolution de l'écotone sous l'effet des changements climatiques anthropiques. Notre étude sur la distribution topographique des populations marginales de l'espèce a démontré que, contrairement aux attentes de la littérature, ce sont les effets microclimatiques reliés au drainage d'air froid et les gels tardifs qui en résultent qui sont limitants pour l'érable à sucre, plutôt que les propriétés édaphiques des sommets ou des peuplements adjacents. Ces résultats démontrent également que les facteurs limitant l'augmentation de l'abondance de l'espèce proviennent d'un phénomène qui est peu susceptible de changer sous l'effet des changements climatiques anthropiques.
Mots-clés : Acer saccharum; écotone forêt boréale-tempérée; populations marginales; anthracologie; paléoécologie; microenvironnement; drainage d'air froid; gels tardifs
Rébecca Dubé-Messier
UQO
- Rébecca Dubé-Messier (UQO)
- Émilie Champagne (MRNF)
- Philippe Nolet (UQO)
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Cervidés
ADJ-2326
Lundi 15h00
L'augmentation des populations de cervidés en Amérique du Nord exerce une pression croissante sur la végétation forestière et peut compromettre la régénération naturelle des peuplements. En favorisant la régénération après-coupe, les traitements sylvicoles peuvent créer des milieux propices pour l'alimentation hivernale des grands herbivores. Plus encore, en augmentant la disponibilité en lumière, les coupes partielles peuvent altérer la phytochimie des semis, ainsi que la densité et la composition spécifique de la végétation du sous-bois, facteurs qui peuvent à leur tour moduler le broutement. Dans un contexte où l'érable rouge (Acer rubrum) est appelé à occuper une place grandissante dans les forêts futures, alors que son profil chimique demeure encore peu documenté, cette étude vise à déterminer comment ces différents facteurs varient en fonction de l'intensité d'ouverture du couvert et à évaluer leur importance relative dans la susceptibilité au broutement de cette espèce. J'ai échantillonné des semis d'érable rouge à travers six sites du dispositif SylvAdapt de la région des Appalaches (Québec) dans lesquels 3 modalités de coupe ont été réalisées. À l'aide d'analyses chimiques (protéines totales) et métabolomiques, j'ai comparé le profil chimique des semis entre les différents traitements de coupe. J'ai également inventorié la végétation entourant chaque semis et quantifié sa structure à l'aide du LiDAR mobile terrestre (LMT). Les résultats suggèrent que les traitements auraient le potentiel d'influencer le broutement sur les semis d'érables rouges par leurs effets sur la phytochimie de ces derniers plutôt que par leurs effets sur la composition et la densité des communautés. Ce projet permet d'approfondir la compréhension des effets des coupes partielles sur la vulnérabilité des semis au broutement, aidant ainsi à orienter les pratiques sylvicoles pour favoriser une régénération forestière résiliente face à la pression exercée par les cervidés dans un contexte de changements globaux.
Mots-clés : Herbivorie, Cervidés, Phytochimie, LiDAR mobile terrestre, Communautés végétales, Sylviculture d'adaptation
Camille Desbiens
Maîtrise
Université Laval
- Camille Desbiens (Université Laval)
- Jean-Pierre Tremblay (Université Laval)
- Martin Leclerc (UQAC)
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Cervidés
ADJ-2326
Lundi 15h20
La forte abondance des cerfs de Virginie (Odocoileus virgianus) compromet la régénération forestière dans les parcs-nature périurbains du Grand Montréal en raison du broutement intensif des jeunes plants. Notre projet vise à développer des indicateurs végétaux réactifs pour évaluer la capacité de restauration des écosystèmes après le contrôle des populations de cerfs. Nous cherchons à intégrer ces indicateurs dans un tableau de bord facilitant le suivi écologique et la gestion des populations de cerfs. Notre hypothèse principale stipule que l'abondance des cerfs détermine l'intensité du broutement sur la strate arbustive, essentielle à la régénération forestière. Afin de tester cette hypothèse, nous avons effectué des plantations expérimentales dans quatre parcs-nature du Grand Montréal ayant réalisé des interventions de contrôle létal des cerfs. Nous avons suivi le broutement, la survie et la croissance des plants sur deux à trois ans. Des modèles de Cox ainsi que des modèles linéaires généralisés à effets mixes ont permis d'observer qu'une augmentation de la densité de cerfs intensifie le broutement et la mortalité des plants, tout en ralentissant leur croissance. Ces résultats suggèrent qu'avec un contrôle suffisant des populations de cerfs dans ces parcs, les plants indicateurs montreraient une amélioration de leur survie et croissance, reflétant des conditions propices à la régénération forestière. Notre projet répond à un besoin important des gestionnaires de parcs en fournissant une méthode standardisée pour évaluer la régénération forestière après le contrôle des densités cerfs. Ultimement, ces plants serviront de bioindicateurs et permettront de suivre les réponses écologiques de la régénération forestière pour orienter la gestion du cerf de Virginie. Notre projet favorisera la gestion durable des parcs périurbains, au bénéfice des communautés végétales et de la biodiversité.
Mots-clés : Cerf de Virginie, broutement, régénération forestière, parcs-nature périurbains, bioindicateurs végétaux
Fabien St-Pierre
Doctorat
UQAR
- Fabien St-Pierre (UQAR)
- Chloé Morineau (UQAR)
- Jean-Pierre Tremblay (Université Laval)
- Martin-Hugues St-Laurent (UQAR)
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Cervidés
ADJ-2326
Lundi 15h40
Les changements climatiques entraînent un déplacement des isothermes vers les pôles et des altitudes plus élevées, induisant ainsi une modification de la distribution de plusieurs espèces. Cependant, des études récentes montrent que les déplacements observés de la distribution d'un nombre croissant d'espèces n'ont pas suivi le déplacement des isothermes, allant même parfois en direction contraire. Notre objectif était de déterminer l'influence relative des changements climatiques sur les modifications récentes de la distribution de l'orignal Alces alces americana et du cerf de Virginie Odocoileus virginianus, deux cervidés aux traits contrastés, dans le nord-est de l'Amérique du Nord. Nous avons modélisé la niche climatique réalisée de ces deux cervidés, puis l'avons rétroprojetée dans le passé. Nous avons ensuite calculé le déplacement des centroïdes climatiques ainsi que celui des marges chaudes et froides, puis comparé ces déplacements aux changements observés de leur distribution. La marge froide et le centroïde observés du cerf suivent le déplacement de sa niche climatique, indiquant une influence du climat sur l'expansion vers le nord. Pour l'orignal, le déplacement vers le nord du centre géographique de sa distribution entre 1875 et 2015 était plus du double de celui du centroïde climatique (297 vs 142 km). De plus, la marge chaude actuelle de l'orignal demeure au même endroit qu'en 1875, malgré un retrait moyen de 210 km vers le nord entre 1875 et 1955. Ces résultats indiquent que les changements climatiques ne constituent pas le principal moteur des déplacements de l'orignal, mais qu'ils ont contribué à l'expansion vers le nord du cerf de Virginie. Intégrer des facteurs non climatiques s'avère essentiel pour expliquer les changements récents de répartition et améliorer les prédictions quant aux réponses futures des espèces aux changements globaux.
Mots-clés : Cervidés, Distribution, Niche climatique, Perturbations anthropiques, Traits d'espèce
Varvara Vladimirova
Doctorat
Université Laval
- Varvara Vladimirova (Université Laval)
- Glenn Yannic (Université Savoie Mont Blanc)
- Louis-Paul Rivest (Université Laval)
- Cyril Ramecourt (Université de Montpellier)
- Yann Braud (Université de Montpellier)
- Marion Geffrault (Université de Montpellier)
- Esteban Giovinazzi (Université de Montpellier)
- Elena Barocci (Université de Montpellier)
- Violette Abrysch (Université de Montpellier)
- Matéo Cano (Université de Montpellier)
- Camille Meunier (Université de Montpellier)
- Louis Clerc (Université de Montpellier)
- Josiane Beaudet (UQAR)
- Alice Pellerin (Université de Montréal)
- Judith Lord (UQAM)
- Mireille Martel (UQAT)
- Nadine Blatter (Université McGill)
- Clody Desjardins (Université d'Ottawa)
- Jovette Godbout (Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue)
- Stéphanie Hamel (UQAT)
- Myriam Trudel (UQAT)
- Chelsey-Anne Mackey (UQAT)
- Isabelle L'Heureux (UQAT)
- Geneviève Béland (UQAT)
- Cyril Ramecourt (Université de Montpellier)
- Yann Braud (Université de Montpellier)
- Marion Geffrault (Université de Montpellier)
- Esteban Giovinazzi (Université de Montpellier)
- Elena Barocci (Université de Montpellier)
- Violette Abrysch (Université de Montpellier)
- Matéo Cano (Université de Montpellier)
- Camille Meunier (Université de Montpellier)
- Louis Clerc (Université de Montpellier)
- Josiane Beaudet (UQAR)
- Alice Pellerin (Université de Montréal)
- Judith Lord (UQAM)
- Mireille Martel (UQAT)
- Nadine Blatter (Université McGill)
- Clody Desjardins (Université d'Ottawa)
- Jovette Godbout (Cégep de l'Abitibi-Témiscamingue)
- Stéphanie Hamel (UQAT)
- Myriam Trudel (UQAT)
- Chelsey-Anne Mackey (UQAT)
- Isabelle L'Heureux (UQAT)
- Geneviève Béland (UQAT)
- Daniel Fortin (Université Laval)
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Cervidés
ADJ-2326
Lundi 16h00
Home-ranging is common among animal species, as site fidelity facilitates cognitive map development and promotes efficient habitat use. The adaptive value of site fidelity, however, should decline as environmental conditions change, yet empirical evidence remains limited. We investigated how fire and forest harvesting affect home-range stability in boreal caribou, a species typically exhibiting strong site fidelity. We then identified conditions where fidelity increases mortality risk and when shifting home ranges becomes advantageous. Most deaths were caused by wolves, a predator that benefits from forest disturbance. We monitored 331 GPS-collared caribou across 667,000 km² of boreal forest. Forest harvesting and fire disturbance levels were related to indices of home-range fidelity derived from the spatial proximity of locations across successive years. Survival was then evaluated in relation to habitat conditions following home-range adjustment. Caribou increasingly altered their home ranges as local disturbance intensified. This reduced fidelity increased survival, but only in highly disturbed landscapes. Individuals remaining in high-disturbance areas had lower survival than those that moved into similarly disturbed areas. Conversely, high fidelity in low-disturbance environments was associated with relatively high survival. These results show that site fidelity can become maladaptive under shifting risk regimes, whereas reduced fidelity enables adaptive exploratory movements. Our findings clarify how behavioral responses to disturbance translate into demographic outcomes. From a conservation perspective, protecting habitats currently used by caribou and maintaining connectivity among them is essential, as strong site fidelity can yield positive survival outcomes in low-disturbance landscapes.
Mots-clés : Site fidelity, animal movement, mortality, caribou, structural modeling, habitat disturbances
Martin-Hugues St-Laurent
Chercheur régulier
UQAR
Cervidés
ADJ-2326
Lundi 16h20
Les perturbations cumulatives qui ont altéré et fragmenté les forêts boréales nord-américaines ont entraîné le déclin d'un grand nombre d'espèces, dont les populations boréales du caribou des bois (Rangifer tarandus caribou), une espèce « menacée » au Canada selon la Loi sur les espèces en péril. Le rétablissement du caribou nécessite la protection et la restauration de son habitat essentiel, mais aussi le maintien de corridors de connectivité entre les parcelles d'habitat et les populations. Bien qu'on en connaisse beaucoup sur cette espèce, on manque actuellement de recul quant aux impacts de nos pratiques d'aménagement passées sur la connectivité fonctionnelle à l'échelle de la province. Pour combler cette lacune, nous avons produit une carte de connectivité fonctionnelle spécifiquement centrée sur les besoins en habitat du caribou boréal au Québec. Nous avons utilisé les données télémétriques (2004-2019) recueillies sur 438 animaux pour construire des modèles de sélection des ressources, cartographier les matrices de probabilité relative d'occurrence et de résistance, délimiter les noyaux d'habitat de qualité suffisamment grands pour être connectés, et finalement valider toutes ces étapes. Nous avons mis en évidence des réponses fonctionnelles dans les patrons de sélection d'habitat du caribou en fonction de la longitude et de la distance aux chemins forestiers, et avons souligné comment des décennies d'exploitation forestière ont compromis la connectivité. Nos résultats peuvent soutenir les efforts de rétablissement du caribou, en particulier pour restaurer les corridors de déplacement, favoriser les échanges génétiques entre les populations, et ultimement rendre les populations plus résilientes face aux changements climatiques futurs.
Mots-clés : Caribou forestier, Connectivité, Écologie du paysage, Perturbations
Lisa Abou Rjeily
Doctorat
UQAM
Foresterie urbaine
ADJ-2320
Lundi 15h00
Dans le cadre d'un projet interdisciplinaire mené par l'UQAM, l'UdeM et Polytechnique Montréal, une revue de littérature systématique sur des travaux de recherche portant sur les infrastructures vertes (IV) urbaines au Québec au cours des 10 dernières années a été réalisée, afin de recenser les expertises sur les IV en milieu urbain au Québec et ce, avec une perspective multidisciplinaire et multi-sectorielle (scientifique, praticienne et municipale). Cette communication présente une partie des résultats, en se focalisant sur les besoins à combler en recherche et pour le milieu praticien, en se concentrant sur les thématiques de la santé et de la gouvernance. La sélection des articles a été réalisée selon le protocole PRISMA, qui a permis de retenir 38 articles pour la thématique'santé'et 40 pour la thématique'gouvernance?. Pour ce qui est de la santé, les travaux montrent que les IV urbaines au Québec ont des effets bénéfiques sur la santé physique et mentale des populations, et qu'elles contribuent à réduire les inégalités de santé et à améliorer la résilience de la population face aux changements climatiques. Plusieurs lacunes persistent néanmoins, du point de vue de l'évaluation de l'impact des politiques de verdissement sur la santé, et des connaissances encore limitées sur les potentiels disservices et risques sanitaires associés. Concernant la gouvernance (qui concerne à la fois la planification, l'aménagement et la gestion des IV), plusieurs défis majeurs sont identifiés, tels qu'assurer une participation citoyenne efficace et équitable, ou encore favoriser la coordination d'acteurs aux logiques parfois contradictoires et intervenant à des échelles spatiales et temporelles différentes. Cette synthèse met en lumière les apports des IV urbaines tout en soulignant les défis et lacunes à adresser pour améliorer leur intégration dans la planification urbaine, et maximiser leurs bénéfices pour la santé et le bien-être des citoyens.
Mots-clés : infrastructure verte, milieu urbain, Québec, santé publique, gouvernance
Marianne Lefebvre-Campbell
Université de Montréal
- Marianne Lefebvre-Campbell (Université de Montréal)
- Yan Kestens (Université de Montréal)
- Audrey Smargiassi (Université de Montréal)
- Benoît Thierry ()
- Ying Liu (Université de Montréal)
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Foresterie urbaine
ADJ-2320
Lundi 15h20
La proximité à la végétation en milieu urbain procure des bienfaits pour la santé, particulièrement au niveau du bien-être. Cependant, il reste à comprendre dans quelle mesure et sous quelle forme. Pour évaluer l’influence de différentes formes d’exposition à la végétation urbaine sur le bien-être, l’indicateur 3-30-300, selon lequel chaque personne devrait (1) voir au moins trois arbres depuis son domicile, (2) résider dans un quartier présentant un couvert arboré d’au moins 30 %, et (3) vivre à moins de 300 mètres d’un parc, a été utilisé. Des analyses transversales ont été effectuées pour 1 680 participant-e-s de l’étude INTERACT résidant sur l’île de Montréal (https://teaminteract.ca/). L’indicateur et ses trois composantes ont été estimés avec des données LiDAR et des données sur les parcs de la Communauté Métropolitaine. L’échelle Personal Well-Being Index- Adult (PWI-A), allant de 0 à 10, à été utilisée pour estimer le bien-être. Des régressions linéaires reliant l’indicateur au bien-être, ajustées pour les caractéristiques socio-démographiques, ont été réalisées ainsi que des analyses de sensibilité afin d’évaluer l’influence de la hauteur des arbres, la dimension des quartiers et des parcs1 355 participant-e-s (81 %) étaient exposé-e-s à trois arbres de 10m à moins de 25m, 142 (8 %) à 30% de canopée dans son quartier et 1 178 (70 %) habitaient à moins de 300m d’un parc. Seuls 15 participant-e-s (0,8 %) rencontraient l’ensemble des critères du 3-30-300. Une association modeste a été observée avec la composante «3», (augmentation de 0,19 point; IC95% :0,02: 0,36). La dimension des quartiers et la proximité des arbres à la résidence (25m vs 50m) influençaient les associations. Dans cette étude, la végétation de proximité (arbres) serait associée de manière modeste au bien-être. La très faible proportion de participant-e-s respectant l’ensemble des critères du 3-30-300 souligne les défis d’évaluation de l’indicateur.
Mots-clés : Végétation urbaine, bien-être, 3-30-300, Étude transversale
Tommy Gonthier
Université Laval
- Tommy Gonthier (Université Laval)
- Alison Munson (Université Laval)
- Janani Sivarajah (Université Laval)
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Foresterie urbaine
ADJ-2320
Lundi 15h40
Conception de Technosol en milieu urbain. Par Tommy Gonthier Alison Munson et Sivajanani Sivarajah. Ce projet visait à caractériser divers matériaux disponibles en milieu urbain afin de concevoir des technosols capables d'améliorer la séquestration du carbone et de réduire certaines contraintes propres aux sols urbains, notamment la compaction, le lessivage et la fertilité. Trois technosols ont été élaborés en variant la proportion de matériaux anthropiques (20 %, 30 % et 40 %), disposés en trois horizons, puis comparés au sol témoin utilisé par la Ville de Québec. Ces formulations ont été installées dans 32 fosses à arbres sur le campus de l'Université Laval, plantées d'Acer × freemanii et d'Ulmus'Accolade'. Un suivi sur un an a permis de mesurer l'évolution du carbone à travers les flux de CO₂ et CH₄, le carbone dissous, les stocks de carbone ainsi que d'autres propriétés physico‑chimiques. Le technosol 2 (30 %) a présenté les émissions de CO₂ et de CH₄ les plus élevées, tandis que le technosol 3 (40 %) a montré une réponse intermédiaire tandis que le technosol 1 (20 %) n'a révélé que peu de variations par rapport au témoin. Les résultats indiquent que les technosols plus riches en matière organique généraient davantage de CO₂, de CH₄ et de carbone dissous, alors que les matériaux plus minéraux contribuaient à réduire ces flux. Une transition notable du carbone entre les horizons a également été observée, influençant d'autres propriétés et suggérant que leur disposition pouvait offrir certains avantages fonctionnels. Ces résultats démontrent que la proportion, la disposition et la nature des substrats influençaient fortement la pédogenèse et la dynamique du carbone, permettant d'orienter la conception de technosols afin de mieux répondre aux contraintes spécifiques des milieux urbains à travers le temps. Affiliation : (CEF, CRAUM, FFGG, ULaval)
Mots-clés : Technosol, Urbain, Pédogenèse, Carbone, Sol, Économie circulaire, Services écosystémique
Sarah Tardif
Doctorat
UQAM
- Sarah Tardif (UQAM)
- Rita Sousa-silva (Leiden University)
- Isabelle Laforest-Lapointe (Université de Sherbrooke)
- Alain Paquette (UQAM)
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Foresterie urbaine
ADJ-2320
Lundi 16h00
Les changements climatiques et l’activité humaine influencent la phénologie des arbres, notamment la floraison et la libération du pollen. L’augmentation des températures et des concentrations atmosphériques de CO2 stimule la croissance des arbres, entraînant une plus forte production de pollen et une augmentation de l’allergénicité des grains de pollen. Ces changements représentent un enjeu majeur de santé publique, l’exposition au pollen allergisant contribuant à l’augmentation du risque d’allergies respiratoires, qui concernent aujourd’hui environ 20 à 30 % de la population. Plusieurs études suggèrent que les changements climatiques pourraient intensifier et prolonger les saisons polliniques, augmentant ainsi les périodes à risque pour les personnes allergiques. Dans ce contexte, nous avons analysé 30 ans de données journalières de surveillance pollinique provenant de six villes à travers le Canada. L’objectif principal de cette étude était d’évaluer les variations des abondances annuelles de pollen d’arbres au Canada au cours des trois dernières décennies et de déterminer si les saisons polliniques étaient devenues plus précoces et plus longues. Nos résultats indiquent une légère augmentation des abondances polliniques au cours de cette période. Concernant l’allongement des saisons, les effets varient selon les taxons : la date de début tend à être avancée de quelques jours, tandis que la date de fin reste généralement stable ou légèrement avancée. Nous observons également que la composition de la communauté pollinique évolue dans le temps et diffère d’une ville à l’autre. Nos résultats mettent en évidence des changements dans les abondances relatives de pollen ainsi que dans l’intensité et la longueur des saisons polliniques au cours des dernières décennies. Ces informations sont essentielles pour mieux orienter la prévention des allergies en santé publique incluant la gestion des forêts urbaines dans le contexte des changements climatiques.
Mots-clés : changements climatiques, saisons polliniques, pollen, arbres urbains, phénologie
Paul Emile Tchinda
Doctorat
UQAM
Foresterie urbaine
ADJ-2320
Lundi 16h20
Les infrastructures vertes (IV), définies comme l'ensemble des espaces végétalisés allant de l'arbre aux parcs régionaux, deviennent une stratégie privilégiée en milieu urbain pour les décideurs et les aménageurs, en raison des multiples fonctions écologiques et sociales qui leur sont attribuées. Au Québec, comme à l'international, leur développement s'inscrit dans de nombreux agendas gouvernementaux de verdissement et d'action climatique. Parallèlement, l'essor des travaux scientifiques consacrés aux IV mobilise un nombre croissant de chercheurs issus de disciplines variées, ce qui souligne la nécessité de mieux comprendre les dynamiques disciplinaires ainsi que les structures de collaboration qui façonnent ce champ de recherche. Cette communication propose un portrait de la recherche scientifique sur les IV urbaines au Québec au cours des dix dernières années, afin d'évaluer le potentiel structurant de ce champ ainsi que le degré d'interconnexion entre les chercheurs. L'analyse repose sur une revue de littérature menée par une équipe interdisciplinaire regroupant l'Université de Montréal, Polytechnique Montréal et l'UQAM. Au total, 266 publications produites depuis 2014 ont été recensées, regroupées en neuf grands thèmes et mobilisant 650 auteurs. Le plus vaste réseau de co-publication identifié rassemble 240 auteurs structurés en 18 clusters, chacun comprenant entre 5 et 23 chercheurs. L'analyse révèle également une prédominance du corpus anglophone et une augmentation du nombre de publications depuis 2020, témoignant d'un intérêt de plus en plus important pour ce champ de recherche. Cette recherche suggère que la collaboration interdisciplinaire est encore timide et la recherche se fait en silo. Nous mettons de l'avant qu'il est nécessaire de développer l'interdisciplinarité dans la recherche sur les IV, compte tenu des multiples crises auxquelles les sociétés urbaines font face. Les résultats d'un atelier issu de ce projet nous permettent de suggérer des pistes de future recherche.
Mots-clés : Infrastructures vertes, Interdisciplinarité, Co-production, Réseaux de recherche.
Nejm Eddine Jmii
Doctorat
UQO
Outils de cartographie
ADJ-2300
Lundi 15h00
Les forêts évoluent sous l'influence des changements globaux, climatiques, naturels ou anthropiques. Dans la forêt tempérée québécoise, les perturbations biotiques s'ajoutent à ces pressions et peuvent accélérer les transformations de la structure et de la composition. La maladie corticale du hêtre est un enjeu majeur, car elle augmente la mortalité du hêtre à grandes feuilles et peut modifier l'équilibre des érablières à érable à sucre en changeant la compétition et les trajectoires de succession. Pourtant, sa dynamique reste difficile à représenter dans les modèles de paysage forestier, qui simplifient souvent l'infection en un processus trop direct. Pour mieux représenter cette dynamique, nous avons modifié l'extension Epidemic Disturbance Agent (EDA) de LANDIS II afin d'intégrer des stades d'infection et des probabilités annuelles de transition, sous forme de matrices de transition. Nous avons ajouté la gestion explicite des états sain, infecté et malade, les passages entre états, puis rendu la mortalité dépendante du stade atteint. Nous avons ensuite comparé les sorties de cette version modifiée à celles de l'EDA d'origine pour évaluer l'effet de l'ajout des stades sur les patrons de propagation et de mortalité. Les premières simulations montrent une propagation non uniforme, une hétérogénéité spatiale des patrons d'infection et de mortalité, et une variabilité de la vitesse de propagation. Elles indiquent aussi que l'introduction des stades modifie la distribution spatio temporelle des cohortes mortes par rapport aux approches qui ne distinguent pas les stades. La version modifiée tend à produire une progression plus continue, alors que l'EDA d'origine génère davantage de foyers concentrés, ce qui influence la mortalité selon l'âge des cohortes hôtes. Bien que les patrons de succession demeurent présents, ces résultats suggèrent que la maladie pourrait contribuer à des réorganisations dans certaines érablières, avec des implications pour la stabilité et la résilience des forêts. En intégrant les stades d'infection et les transitions directement dans l'EDA, notre approche constitue un outil novateur pour mieux représenter les perturbations biotiques et soutenir l'évaluation de scénarios de propagation et de gestion en forêt.
Mots-clés : LANDIS-II, EDA, maladie corticale du hêtre, hêtre à grandes feuilles, érable à sucre, stades d'infection, matrice de transition, dynamique spatio-temporelle, forêt tempérée du Québec
Amélie Juckler
Doctorat
Université de Sherbrooke
- Amélie Juckler (Université de Sherbrooke)
- Richard Fournier (Université de Sherbrooke)
- Camille Rouet (Université de Sherbrooke)
- Philippe Lejeune ()
- Félix Chabot (Université de Sherbrooke)
- Johannie Lemelin (Université de Sherbrooke)
- Osvaldo Valeria (UQAT)
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Outils de cartographie
ADJ-2300
Lundi 15h20
La distribution verticale de la végétation joue un rôle déterminant dans l'analyse des écosystèmes forestiers. Elle offre une meilleure compréhension de la biodiversité, du fonctionnement des peuplements et soutient des applications concrètes en aménagement, comme l'évaluation du risque d'incendie. Pourtant, les méthodes classiques de description des strates reposent souvent sur des observations visuelles, sensibles à la variabilité entre opérateurs, ou sur des seuils de hauteur fixes qui ne reflètent pas la diversité des structures de peuplement. Ces limites freinent une intégration rigoureuse de la complexité verticale dans les inventaires et les outils décisionnels. Pour répondre à ces enjeux, nous avons développé ForestLayers, un algorithme qui détecte et quantifie les strates forestières de manière objective et adaptable. L'approche exploite différents indicateurs de densité (Pant Area Density (PAD), biomasse, nuages de points LiDAR), applique une normalisation pour le relief, identifie les strates de façon adaptative et ajuste des fonctions paramétriques de type Weibull. ForestLayers est un package R qui permet de paramétrer et de visualiser la structure verticale à partir de profils 1D ou de données 3D (grilles de voxels). L'outil a été validé sur 96 placettes représentatives de la diversité forestière de l'Est du Canada. Il s'adapte à différents types de peuplements, y compris en présence d'un sous-bois dense. Il peut détecte généralement jusqu'à trois strates et génère des métriques structurales utiles à l'inventaire sylvicole. ForestLayers est compatible avec différents types d'acquisitions LiDAR (terrestre, mobile ou aéroporté) et avec diverses résolutions spatiales. Il s'intègre aisément aux chaînes de traitements existantes. En offrant une méthode reproductible et automatique, ForestLayers améliore la quantification de la complexité verticale. À travers plusieurs études de cas, nous montrons comment cette approche permet de décrire avec précision la structure verticale dans des contextes variés, renforçant les outils au service d'une foresterie durable et fondée sur les données.
Mots-clés : ForestLayers, R package, structure verticale, stratification forestière
David Correia
RNCan-SCF-CFL
- David Correia (RNCan-SCF-CFL)
- Luc Guindon (RNCan-SCF)
- Pauline Perbet (Service Canadien des Forêts, Ressources naturelles Canada)
- Francis Manka (Service Canadien des Forêts, Ressources naturelles Canada)
- Omid Reisi Gahrouei (Service Canadien des Forêts, Ressources naturelles Canada)
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Outils de cartographie
ADJ-2300
Lundi 15h40
L'âge des peuplements forestiers constitue une variable essentielle pour comprendre la dynamique des écosystèmes, évaluer les stocks de carbone et soutenir l'aménagement durable des forêts. Cette étude présente une cartographie pancanadienne de l'âge des peuplements pour l'année 2025, produite à partir de l'intégration de trois sources complémentaires permettant de couvrir un large gradient temporel de perturbations. Les perturbations récentes (1985?2025) associées aux feux et aux coupes forestières ont été dérivées de CanLaD 2 (Canada Landsat Disturbance), tandis que les perturbations plus anciennes (1955?1984) ont été reconstruites à l'aide de Pre-CanLaD. Dans les secteurs sans perturbations détectées, l'âge des peuplements a été estimé à partir de SCANFI (Spatialized Canadian Forest Inventory). Cette approche intégrée permet de générer un produit spatial cohérent combinant télédétection et information d'inventaire forestier. La cartographie obtenue a été validée à l'aide de placettes forestières au sol, démontrant une concordance satisfaisante entre les estimations cartographiques et les observations sur le terrain. Le produit final offre une représentation spatialement explicite de l'âge des forêts canadiennes ainsi que de l'origine dominante des perturbations. Cette base de données ouvre la voie à de nombreuses applications en écologie forestière, notamment l'analyse des trajectoires de succession, l'évaluation de la résilience des forêts face aux perturbations et l'amélioration des estimations du cycle du carbone à grande échelle.
Mots-clés : âge de la forêt, télédétection, pertubations, feu coupe, large échèlle
Omid Reisi Gahrouei
Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Laurentian Forestry Centre
- Omid Reisi Gahrouei (Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Laurentian Forestry Centre)
- Luc Guindon (RNCan-SCF)
- Simon Trudeau (Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Laurentian Forestry Centre)
- David Correia (RNCan-SCF-CFL)
- Pauline Perbet (Natural Resources Canada, Canadian Forest Service, Laurentian Forestry Centre)
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Outils de cartographie
ADJ-2300
Lundi 16h00
Accurate and scalable mapping of forest land cover is critical for monitoring Canadian ecozones and better understanding forest fuels. While very high-resolution (VHR) imagery provides detailed spatial information, developing automated methods that are transferable across vast and diverse forested regions remains a significant challenge. This study applies a robust deep learning (DL) approach for the semantic segmentation of Pléiades VHR imagery, utilizing four spectral bands (Red, Green, Blue, and Near-Infrared). We trained and evaluated two deep learning architectures, specifically DeepLabv3 and ResUNet, on nine classes: coniferous trees, deciduous trees, water, wetlands, lichen, herbaceous cover, shrubs, bare soil/rock, and green canopy. Preliminary results demonstrate the model's effectiveness in classifying the evaluated land cover classes, achieving an overall accuracy of 70% and a mean Intersection over Union (mIoU) of 45%. The approach demonstrates strong performance in open and sparsely forested areas. In these environments, the high spatial resolution facilitates the detection and delineation of understory land cover components that are often unresolved or spectrally mixed in lower-resolution imagery. The resulting VHR forest land cover maps provide valuable inputs for fuel mapping applications and forest monitoring.
Mots-clés : Forest land cover mapping, Very high'resolution (VHR) imagery, Deep learning, Understory vegetation
Luc Guindon
RNCan-SCF
- Luc Guindon (RNCan-SCF)
- David Correia (RNCan-SCF-CFL)
- Francis Manka (RNCan-SCF-CFL)
- Byron Smiley (Service Canadien de Forêts)
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Outils de cartographie
ADJ-2300
Lundi 16h20
SCANFI (Spatialized Canadian National Forest Inventory) représente le premier jeu de données forestier national cohérent à 30 m couvrant l'ensemble du Canada non arctique. SCANFI v1 a été conçu pour fournir des estimations spatialement explicites et méthodologiquement uniformes des principaux attributs forestiers, indépendamment des frontières provinciales et territoriales. Le produit repose sur le réseau de photo-placettes du NFI, interprétées à partir d'images à très haute résolution, combiné à des mosaïques Landsat estivales et hivernales harmonisées temporellement. La modélisation s'appuie sur une approche novatrice d'imputation k plus proches voisins (k-NN) et Random Forest, permettant de cartographier le type de couvert, la hauteur de canopée, la fermeture du couvert, la biomasse aérienne et la composition. SCANFI ne vise pas à remplacer les inventaires provinciaux, mais à offrir une base nationale cohérente pour les analyses à grande échelle. SCANFI version 2 introduit des améliorations méthodologiques majeures. Les séries temporelles Landsat ont été mises à jour vers Collection 2, améliorant la calibration radiométrique et la cohérence géométrique. L'intégration d'images hivernales lissées avec LandTrendr permet une série temporelle bi-saisonnière plus stable. Les normales climatiques ont été révisées afin d'éliminer les artefacts spatiaux. Une densification substantielle de l'échantillonnage NFI améliore la représentativité et la performance des modèles. La prédiction des surfaces d'eau et des zones urbaines ou agricoles a été raffinée pour réduire les confusions. Une nouvelle cartographie nationale de l'âge forestier renforce la stabilité temporelle. Les couches d'essences représentent désormais directement la fermeture du couvert par espèce, simplifiant l'interprétation. SCANFi version 2 couvre maintenant de1985-2025 au 5 ans et fournit plusieurs paramètres forestiers clés, notamment la biomasse aérienne, la structure du couvert et la composition en essences. Les validations externes indiquent des gains de performance globaux, particulièrement pour les essences. Certaines limites persistent dans les classes ouvertes et régions très nordiques, mais SCANFI demeure une ressource unique pour la modélisation écologique, l'analyse des perturbations et la comptabilité carbone à l'échelle du Canada. Les nouvelles données SCANFI Version 2 sont disponibles gratuitement et en accès libre.
Mots-clés : SCANFI, série temporelle, essences, biomasse, perturbation.
Xavier Archambault
Maîtrise
UQAC
- Xavier Archambault (UQAC)
- Evelyne Thiffault (Université Laval)
- Alexis Achim (Université Laval)
- Maude Larochelle (Hydro-Québec)
- Jean-François Boucher (UQAC)
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Carbone forestier #1
Grand Salon (POL-2244)
Lundi 15h00
Contexte Le réseau électrique québécois s'étend sur 34 000 km, dont les emprises couvrent 170 000 ha, majoritairement en forêt. L'inventaire canadien les classe comme « settlements », supposant une libération totale du carbone, une surestimation. Les emprises conservent du carbone dans les sols et une régénération végétale y prend place. Objectifs Cette étude utilise des modèles empiriques pour estimer la dynamique des stocks de carbone dans les emprises après leur création et leur entretien mécanique. Elle intègre la région écologique, le temps depuis le dernier traitement, l'âge de l'emprise et la régénération végétale afin de corriger les surestimations des inventaires nationaux. Méthodes Des chronoséquences ont été établies dans six régions écologiques. Soixante-neuf parcelles, réparties sur 27 sites traités mécaniquement (la méthode la plus courante au Québec), représentent trois stades : récemment traités, intermédiaires et prétraitement. Les stocks de carbone (litière, herbacée, arbustes, arbres, bois mort, sol) sont mesurés selon les protocoles nationaux d'inventaire forestier. Résultats Les données préliminaires montrent une baisse du carbone après le déboisement, suivie d'une récupération. Des sites au sud du Québec suivis sur 3 à 4 ans révèlent des tendances de régénération précoce. La capacité de récupération a été estimée grâce à une chronoscéquence de 13 ans dans le domaine bioclimatique de la pessière à mousse. Les résultats contredisant la classification actuelle des emprises comme « settlements » dans l'inventaire canadien des GES. Implications Ce projet fait partie des rares études à analyser la dynamique du carbone dans des écosystèmes maintenus en stade de régénération constante. Il permettra d'affiner l'empreinte carbone de l'hydroélectricité québécoise (34,5 g CO'e/kWh) et d'améliorer l'inventaire national des GES en intégrant la dynamique réelle des emprises. Il s'inscrit pleinement dans l'axe III du CEF : Fonctionnement, dynamique et services des écosystèmes forestiers, notamment dans les thématiques Régénération forestière et Services écologiques. (Partenaire : Hydro-Québec)
Mots-clés : énergie renouvelable, hydroélectricité, forêt, perturbation linéaire, gestion, végétation, empreinte, carbone, chronoscéquence
Simon Lebel Desrosiers
Doctorat
Université de Montréal
- Simon Lebel Desrosiers (Université de Montréal)
- Nicolas Bélanger (TELUQ)
- Nelson Thiffault (RNCan-SCF-CCFB)
- Evelyne Thiffault (Université Laval)
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Carbone forestier #1
Grand Salon (POL-2244)
Lundi 15h20
L'aménagement forestier représente une stratégie clé pour la séquestration du carbone, l'atténuation des changements climatiques et le renforcement de la capacité d'adaptation des forêts au climat changeant. Un reboisement efficace repose généralement sur des pratiques visant à assurer le succès des plantations, notamment par le maximum de biomasse ligneuse produite. En contexte de sylviculture intensive, la préparation de terrain, le plus souvent réalisée de manière mécanique, est fréquemment utilisée afin d'optimiser les conditions de croissance, comme l'amélioration de la disponibilité des nutriments ou la diminution de la compétition végétale. Les méthodes de préparation peuvent comprendre le débroussaillage manuel, le déchiquetage ou broyage, le scarifiage, le déblaiement, ou la création de monticules. Toutefois, bien que ces méthodes puissent favoriser la séquestration du carbone dans la biomasse ligneuse, elles peuvent également influencer les réserves de carbone du sol, lesquelles sont relativement stables en l'absence de perturbation. Nos travaux visent à comparer l'effet de différents types de préparation de terrain sur les réserves totales de carbone, ainsi que sur sa répartition entre les compartiments de la biomasse aérienne et du sol, en contexte de reboisement. À cette fin, nous avons mené une méta-analyse pour recenser les articles scientifiques pertinents à partir des bases de données Google Scholar et Web of Science. Les études ont été sélectionnées selon des critères prédéfinis liés au format des données et à la méthodologie, ainsi qu'à l'aide des mots-clés « site preparation », « silviculture », « carbon », et « stocks. » Les données ont ensuite été analysées à l'aide de ratios d'effet, calculés comme le rapport entre un traitement donné et un témoin non perturbé. Les résultats permettent d'illustrer l'impact des différentes formes de préparation de terrain sur la séquestration du carbone et de proposer les options de préparation avec le plus grand potentiel d'atténuation des changements climatiques.
Mots-clés : préparation de terrain, aménagement forestier, carbone, biomasse, sol, méta-analyse
Karan Kumar Singh
Maîtrise
UQAC
- Karan Kumar Singh (UQAC)
- Patrick Faubert (UQAC)
- Charles Marty (UQAC)
- Maxime Paré (UQAC)
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Carbone forestier #1
Grand Salon (POL-2244)
Lundi 15h40
Mechanical site preparation (MSP) creates furrows of mineral soil and mounds of organic soil. While MSP enhances forest regeneration, its effects on soil carbon dynamics remain poorly understood. Lichen woodlands (LWs) are ecosystems characterized by low soil productivity and sparse tree cover, resulting from successive natural disturbances like wildfires. Understanding how MSP influences soil carbon content, composition, and stability is crucial for estimating the carbon debt associated with MSP and accurately assessing the net carbon sequestration potential of afforestation in these ecosystems. MSP effects were investigated in two LWs of Saguenay-Lac-Saint-Jean, Québec, Canada, scarified in 2012 and 2020. Soil samples were collected from mounds (M), furrows (F), and undisturbed inter-furrows (IF). We evaluated carbon stocks and stability of soil organic matter (SOM) through fractionation particulate Organic Matter (POM), mineral associated organic matter (MAOM) and soil incubations at 15, 22, and 30°C for temperature sensitivity (Q10). Our results show a decline in C concentration from 30.5% in the undisturbed IF to 24.1% in the M compartment at the site scarified in 2012 but no difference at the 2020 site. Our carbon budget analysis suggests a C loss of 9.1 t C/ha from the organic soil due to MSP at the 2012 site but no effect at the 2020 site. The organic soil was dominated[CM1.1] by POM (85-95%), whereas the mineral soil was dominated by MAOM (60-80%), with no significant difference driven by MSP[CM2.1]. The MAOM fraction exhibited consistently lower C:N ratios (10?20) compared to POM (20?35), confirming its more advanced state of decomposition. In organic horizons, undisturbed IF exhibited significantly higher basal respiration rates compared to M (P = 0.007). Nitrogen (NH4) and phosphorus (PO4) generally showed net immobilization across all temperatures, indicating strong biological demand. These findings suggest that while carbon loss is site-specific, MSP does not significantly alter the Q10 or SOM fractionation.
Mots-clés : Mechanical site preparation (MSP), Lichen woodlands, Afforestation, Soil carbon stocks, Carbon debt.
Sewanou Marc Tovihessi
Doctorat
UQAT
- Sewanou Marc Tovihessi (UQAT)
- Xavier Cavard (UQAT)
- Osvaldo Valeria (UQAT)
- Alain Leduc (UQAM)
- Maxence Martin (UQAT)
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Carbone forestier #1
Grand Salon (POL-2244)
Lundi 16h00
Les feux et les épidémies de la tordeuse de bourgeons de l'épinette (TBE) constituent les principaux moteurs de dynamique des forêts boréales depuis des siècles. L'aménagement écosystémique vise à reproduire autant que possible les attributs légués par ces perturbations. Par ailleurs il importe que la caractérisation de ces attributs forestiers soit ajustée en fonction des perturbations dominantes, lesquelles façonneraient les paysages boréaux de façon distincte. De nombreuse études ont essayé de reconstituer sur la base des données existantes la structure et la composition des forêts boréales pendant le 20ème siècle. Cependant les données étant issues d'observations sur une période limités, les reconstitutions restent largement discutables étant donné que les écosystèmes forestiers sont en constante évolution. La présente étude se distingue par l'utilisation d'un modèle de dynamique forestière basé sur les processus. Elle a pour but de caractériser les paysages boréaux aux regards des régimes de perturbation survenus avant le 21ème tout en intégrant la biologie des espèces et la succession des communautés. Pour ce faire, elle fait appel à Landis-II et principalement à son extension Forest Carbon Succession, simulant l'influence du feu et de la TBE jusqu'à un stade d'équilibre dynamique, afin de caractériser la composition, la structure, la biomasse et production primaire nette de deux principaux types de paysages boréaux. Il ressort que les paysages dominés par le feu maintiennent au cours de leurs successions des peuplements majoritairement jeune et réguliers à dominance de l'épinette noire alors les paysages dominés par la TBE qui maintiennent les peuplements plus vieux et irréguliers à dominance de l'épinette noire et de sapin baumier. Du point de vue production primaire nette est plus importante dans les paysages dominés par le feu alors que la biomasse par unité de surface est plus importante dans les paysages dominés par la TBE. Ces tendances mettraient en évidence l'importance de tenir compte de l'historique des perturbations dans l'évaluation du bilan carbone et dans la planification d'un aménagement forestier écosystémique.
Mots-clés : Forêts boréales, Perturbations naturelles, Bilan carbone, Forest Carbon Succession, Modélisation LANDIS II
Alejandro Vega Escobar
Doctorat
UQAT
- Alejandro Vega Escobar (UQAT)
- François Girard (Université de Montréal)
- Osvaldo Valeria (UQAT)
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Carbone forestier #1
Grand Salon (POL-2244)
Lundi 16h20
Les réseaux de chemins forestiers en forêt boréale représentent un défi de gestion complexe : ils sont à la fois des vecteurs essentiels pour l'accès aux ressources et des passifs environnementaux fragmentant le territoire. La restauration de ces chemins offre un potentiel significatif de séquestration du carbone, mais elle doit être planifiée sans compromettre la logistique future ni ignorer les incertitudes climatiques (ex. risque de perturbation). Cette étude présente un modèle d'optimisation (MILP) conçu pour arbitrer la décision de restaurer ou de maintenir des chemins sur un horizon de 25 ans. L'objectif central est de maximiser le bénéfice carbone tout en respectant des contraintes strictes de cohésion spatiale (connectivité, regroupement) et de faisabilité opérationnelle (budget, capacité). Les résultats révèlent un compromis fondamental entre l'efficacité carbone théorique et la réalité opérationnelle. Le modèle démontre que la maximisation pure du carbone tend à disperser les interventions sur des segments isolés et peu coûteux. À l'inverse, l'intégration des contraintes logistiques et de l'incertitude oblige à regrouper les interventions en « grappes » (clusters) connectées. Bien que légèrement plus coûteuse par tonne de carbone, cette stratégie d'agrégation s'avère indispensable pour garantir la pérennité des investissements. L'incertitude agit ici comme un révélateur : elle confirme que les solutions spatialement structurées sont les seules viables à long terme, transformant la restauration en une simple action écologique en une stratégie d'aménagement du territoire robuste.
Mots-clés : Chemins forestiers, Optimisation MILP, Séquestration carbone, Logistique forestière, Planification stratégique.
Martin Seto
MRNF
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Conférence spéciale
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Lundi 16h45
La foresterie est appelée à évoluer dans un contexte marqué par des changements rapides liés au climat, à l'évolution des régimes de perturbations naturelles et aux attentes croissantes de la société envers les forêts. Ces transformations soulèvent des questions fondamentales quant à la capacité des pratiques d'aménagement actuelles à assurer la résilience des écosystèmes forestiers et la durabilité des ressources à long terme.
Dans ce contexte, la recherche forestière joue un rôle central pour soutenir l'adaptation des pratiques d'aménagement et améliorer notre compréhension du fonctionnement des écosystèmes forestiers. Le Québec dispose d'un réseau d'expertise scientifique reconnu, notamment au sein des universités et du ministère des Ressources naturelles et des Forêts, qui contribue au développement de connaissances essentielles pour relever les défis émergents.
Cette conférence propose une réflexion sur l'évolution de la recherche forestière afin de mieux soutenir la foresterie de l'avenir. Elle abordera notamment l'importance de renforcer les collaborations entre les institutions de recherche et les organisations publiques, de structurer les efforts scientifiques autour des grands enjeux de la foresterie contemporaine et de favoriser le développement d'expérimentations à long terme sur le territoire forestier.
Dans un contexte de changements globaux et d'incertitude accrue, la capacité collective à produire, partager et mobiliser les connaissances scientifiques constituera un levier essentiel pour soutenir une gestion durable, adaptative et innovante des forêts du Québec.
Mots-clés : DRF
Sara Teitelbaum
Chercheur associé
Université de Montréal
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Conférencière invitée
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 08h30
Cette présentation invite à une réflexion sur les valeurs sociales liées à la forêt publique au Canada et la façon dont celles-ci s'articulent dans des zones sous forte pression humaine. Spécifiquement, nous nous intéressons à la zone d'interface entre le milieu rural et le milieu urbain. Quel est le rapport aux forêts dans ces régions et comment a-t-il évolué en fonction des flux migratoires entre l'urbain et le rural et des préférences sociales liées à l'utilisation et à la gestion des forêts'À quoi ressemble la participation dans ces régions et dans quelle mesure contribue-t-elle à atténuer les pressions et/ou à créer un consensus social autour de l'aménagement forestier'La première partie de la présentation explorera les recherches canadiennes sur les valeurs forestières (1980 - 2026) afin de mettre en lumière les approches et les tendances qui se dégagent au fil du temps. La seconde partie s'appuiera sur les résultats préliminaires de nos propres recherches dans les Basses-Laurentides, afin d'explorer les dynamiques de mobilisation autour de la forêt publique dans cette région et comment elles sont négociées par le biais de mécanismes participatifs.
Mots-clés : valeurs sociales
Olivier Villemaire-Côté
Chercheur régulier
Université Laval
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Conférences nouveaux chercheurs CEF
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 09h30
La régénération forestière reste trop souvent un angle mort de la sylviculture et de l’aménagement forestier, même si on utilise de beaux mots comme « procédés de régénération ». On regarde les tiges, les mètres cubes, on favorise la croissance des arbres ayant le plus de potentiel, oubliant trop souvent le futur du peuplement. Or l’étape de la régénération est non seulement la plus sensible du développement des arbres, mais constitue aussi un moment clé où les communautés forestières se dessinent, s’organisent, se désorganisent, se réorganisent. Mon parcours m’a amené à étudier la régénération d’espèces de fin de succession, en déclin, souvent laissées-pour-compte, et surtout'lentes. Le tout m’a amené à me questionner sur cette lenteur, sur son incompatibilité avec la foresterie industrielle, sur le fait qu’on ne parvient pas à donner le temps au temps de faire les choses. Et de l’autre côté'sur l’urgence d’agir face aux changements globaux. C’est avec cet angle que j’aborde les travaux dans mon laboratoire, où nous étudions la régénération des arbres : son rôle dans la sylviculture d’adaptation, sa réponse face au cumul des perturbations, ses interactions avec la végétation cooccurrente, et notre capacité de favoriser sa complexité et sa résilience.
Mots-clés : régénération; sylviculture d'adaptation; espèces de fin de succession; cumul de perturbations
Angela Kross
Chercheur régulier
Université Concordia
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Conférences nouveaux chercheurs CEF
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 09h50
Vegetation regulates carbon, water, and energy cycles and responds dynamically to climate variability and anthropogenic disturbance. Understanding how its structural and compositional characteristics, and ecosystem functioning evolves across space and time is important for predicting ecosystem resilience under accelerating environmental change. My research integrates fundamental and applied remote sensing approaches to characterize key ecosystem properties, including vegetation diversity (e.g., species composition), structural attributes (e.g., leaf area index, canopy cover, biomass), phenology and health (e.g., start of season), and carbon uptake across spatial and temporal scales. At the core of this work is the development and evaluation of models that link spectral reflectance and environmental variables to ecologically meaningful indicators of these key ecosystem properties across spatial and temporal scales. Although my research spans multiple ecosystems, including forests, peatlands, and agricultural systems, this presentation will focus specifically on forest applications.
In forest ecosystems, I apply a multi-resolution, multi-sensor framework to analyze vegetation dynamics from plot to regional scales. This approach integrates field measurements and environmental observations with remote sensing data (e.g., LiDAR, thermal, radar, Sentinel-2, Landsat, MODIS). Spectral reflectance and vegetation indices, texture metrics, and satellite time-series variables are used as predictor variables and related to response variables describing forest structure, composition, diversity, phenology, and carbon dynamics. These relationships are evaluated using spatial statistics, land surface phenology models, regression and machine learning algorithms, as well as semi-empirical approaches such as light use efficiency models.
A central objective of my work is to develop remote sensing models that remain robust and transferable across scales, sensor types, and ecological contexts, strengthening our capacity to monitor and anticipate forest responses to climate change and disturbances, including wildfires. As a new member of CEF, this presentation will provide an overview of my research and highlight selected examples that align with the research axes of the CEF.
Mots-clés : Remote sensing, land surface phenology, biodiversity, gross primary production, forest ecosystem
Brian Leung
Chercheur régulier
Université McGill
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Conférences nouveaux chercheurs CEF
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 10h10
My research focuses on developing mathematical, statistical and computational models, making use of the massive amounts of data now available, to answer broad environmental questions. With respect to forest dynamics, my lab has tackled three broad areas: modelling patterns, drivers of change (focusing on forest insect pests), and economic impacts/policy. Our research includes systems across North, Central and South America, and as such has typically been in collaboration with system-specific experts. I present some highlights from some of our research projects.
Mots-clés : modeling, prediction, forest dynamics, economics, species distributions
Jane Adim Ijeaku
Doctorat
UQO
- Jane Adim Ijeaku (UQO)
- Frédérik Doyon (UQO)
- Dominic Cyr (Environnement et Changement climatique Canada)
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Dynamique forestière en milieu tempéré
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 10h40
Reliable estimates of landscape-level carbon sequestration depend on how forest management plans are implemented within spatially explicit modeling frameworks. In many LANDIS-II applications, however, operational nuances of ecosystem-based management (e.g., STANLOCK) are often omitted due to the difficulty of translating complex, rule-based, stand-level decision processes into landscape-scale simulations. As a result, management is frequently represented using generic harvest prescriptions that may inadequately capture the high structural and compositional heterogeneity of Quebec’s temperate forests, potentially influencing modeled carbon outcomes. This study translated the most-recent provincial forest management plan approved by the Forester in Chief - MRNF Quebec into LANDIS-II v7.0 using the ForCS and Biomass Harvest (forest-type harvest criteria) extensions. We evaluated whether ecosystem-based management improved landscape-scale carbon sequestration in Quebec’s temperate sugar maple - yellow birch domain by explicitly representing ecosystem-appropriate management prescriptions over a 50-year simulation period. Results show that simulation scenarios incorporating forest-type harvest criteria with STANLOCK produced a mean landscape-level biomass of 0.005 Mt, whereas simulations using forest-type harvest criteria without STANLOCK yielded a higher mean biomass of 0.007 Mt. Both modeled estimates respectively under- and overestimate the empirical reference value of 0.006 Mt reported by the Forester in Chief - MRNF Quebec. However, the generic harvest scenario without STANLOCK deviated more substantially from the reported value, indicating that inclusion of operational spatial constraints and improved representation of ecosystem-appropriate management prescriptions yield estimates that are closer to empirically derived management benchmarks. These findings further strengthen confidence in LANDIS-II-based assessments of management-driven carbon sequestration.
Mots-clés : Ecosystem-based management, Forest carbon sequestration, LANDIS-II, Temperate hardwood forests, Forest-type harvest prescriptions, STANLOCK
Magalie Bossé
Maitrise
UQAR
- Magalie Bossé (UQAR)
- Pierre Grondin (MRNF)
- Pierre-Luc Couillard (MRNF)
- Guillaume de Lafontaine (UQAR)
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Dynamique forestière en milieu tempéré
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 11h00
Les relevés paléopolliniques suggèrent que l'érable à sucre aurait migré c. 4000 ans avant le hêtre à grandes feuilles en forêt tempérée. Depuis l'industrialisation, une hausse de l'abondance des espèces à croissance rapide est observée au détriment des espèces à croissance plus lente dans l'est de l'Amérique du Nord. Les coupes totales auraient favorisé la dominance de l'érable à sucre, qui a un bon potentiel de croissance suivant les perturbations sévères. Une tendance opposée a toutefois été récemment rapportée dans plusieurs érablières des domaines bioclimatiques de la zone tempérée nordique. En effet, le hêtre semble désormais plus abondant que l'érable à sucre au sein des strates de régénération au sol et de gaules. Cette étude vise à éclaircir les connaissances sur l'histoire plurimillénaire de l'érable à sucre et du hêtre à grandes feuilles à l'aide de l'analyse macrofossile de charbons de bois du sol. L'objectif vise à évaluer la dynamique holocène de ces deux espèces afin de (i) déterminer laquelle a colonisé le territoire en premier, (ii) évaluer si le hêtre a déjà été historiquement plus abondant que l'érable à sucre puis, (iii) tester un patron d'alternance de dominance entre les deux espèces. Un total de 12 érablières a été échantillonnées provenant de quatre domaines bioclimatiques traversant la forêt tempérée au sud du fleuve St-Laurent. Au total, 1339 fragments de charbon ont été extraits des sols, dont 521 ont été identifiés minimalement au genre. Le spectre anthracologique est dominé par les feuillus dont l'érable à sucre et le hêtre dans des proportions de 15% et 32%. Un total de 130 particules macrofossiles réparties équitablement entre les deux espèces ont été datés au radicocarbone. Les résultats indiquent que le hêtre et l'érable semblent coexister depuis au moins 4300 ans incluant certaines périodes dominées par le hêtre, du moins dans le domaine de l'érablière à caryer, plus au sud.
Mots-clés : Fagus grandifolia, Acer saccharum, paléoécologie, sud du Québec, migration nordique
Zachary Gagnon
UQO
- Zachary Gagnon (UQO)
- Philippe Nolet (UQO)
- Yann Surget-Groba (UQO)
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Dynamique forestière en milieu tempéré
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 11h20
Chez de nombreuses espèces ligneuses, les modes de régénération varient selon les conditions environnementales et le contexte biogéographique, particulièrement aux marges de leur aire de distribution. Dans les érablières du Québec, ces dynamiques se traduisent par une prolifération de gaules de hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia) dans le sous-bois ; toutefois, les mécanismes responsables de cette prolifération demeurent nébuleux. Nous avons voulu vérifier si l'abondance des gaules de hêtre observée dans les peuplements québécois résulte principalement d'une régénération végétative par drageonnement ou plutôt d'un recrutement sexué provenant de la dispersion des faînes. Nous avons comparé la structure clonale et la diversité génétique du hêtre dans des peuplements situés à la limite nordique de son aire de distribution ainsi que dans des peuplements plus méridionaux. Douze peuplements répartis le long d'un gradient latitudinal nord-sud ont été échantillonnés. Vingt-quatre tiges ont été génotypées à l'aide de marqueurs microsatellites afin d'identifier les génotypes, d'établir leur origine (végétative versus sexuée) et de caractériser la structure génétique des peuplements. Contrairement aux attentes, nos résultats indiquent une proportion très faible de clones (moins de 3 %), tant dans les populations nordiques marginales que dans les populations méridionales. Des différences de structure et de diversité génétiques entre peuplements le long du gradient latitudinale suggèrent plutôt des dynamiques contrastées de recrutement. Étant donné que les stratégies sylvicoles visant à limiter la prolifération du hêtre se basent en grande partie sur la perception que les peuplements se reproduisent principalement par drageons, nos résultats suggèrent que ces stratégies devraient être révisées.
Mots-clés : Fagus grandifolia, clonalité, peuplements marginaux, gradient nord-sud, microsatellites, régénération forestière, diversité génétique
Micah Pavlidis
Maîtrise
Université McGill
- Micah Pavlidis (Université McGill)
- Catherine Potvin (Université McGill)
- Frédéric Guichard (Université McGill)
- Christian Messier (UQO)
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Dynamique forestière en milieu tempéré
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 11h40
Les études à long terme dans des forêts primaires offrent des perspectives essentielles sur la succession et la réponse des forêts aux facteurs de stress. Au sud du Québec, ces forêts ont été réduites à des fragments épars de petite superficie, limitant le potentiel d'études. Le Mont Saint-Hilaire abrite le plus grand fragment de forêt primaire tempérée dans la région, mais au cours des trois dernières décennies, la forêt a subi une tempête de verglas exceptionnelle, une présence accrue de parasites et d'agents pathogènes, ainsi qu'une population en expansion de cerfs de Virginie. Une série de placettes forestières permanentes, établies au milieu des années 1990, permet de documenter la réponse de la forêt à ces facteurs de stress. Je quantifie les tendances de la structure de la forêt (surface terrière et densité de tiges), ainsi que les variations des taux de mortalité, de croissance et de recrutement pendant trois décennies, à l'aide de modèles de régression à effets mixtes. Pendant la décennie suivant la tempête de verglas, la dynamique forestière était marquée par un taux élevé de recrutement et de croissance dans le sous-bois, ainsi que par la mortalité des hêtres matures. Cependant, entre 2007 et 2024, la tendance s'est inversée, avec une forte diminution du recrutement et des taux de mortalité élevées dans le sous-bois, deux tendances observées chez la grande majorité des espèces. S'appuyant sur une analyse des schémas de mortalité et sur les résultats d'une expérience d'exclusion des cerfs, mes résultats indiquent que les récentes baisses extrêmes de la densité du sous-bois résultent de plusieurs facteurs de stress concomitants. Dans l'ensemble, mon étude avertit d'un déclin du sous-bois à l'échelle de la forêt et ouvre la voie à de futures recherches dans une des dernières forêts primaires du sud du Québec.
Mots-clés : Forêt primaire, étude à long terme, placettes permanentes, mortalité, cerf de virginie, hêtre, érable à sucre
Morgane Enea
Doctorat
Université de Sherbrooke
- Morgane Enea (Université de Sherbrooke)
- Isabelle Laforest-Lapointe (Université de Sherbrooke)
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Érable à sucre
ADJ-2326
Mardi 10h40
Pour survivre aux changements climatiques, les organismes doivent s'adapter ou migrer. Actuellement, la plupart des espèces tempérées étendent leur aire de répartition vers le nord, mais les modèles prédictifs ignorent souvent l'effet des interactions biotiques. Ce projet cible l'érable à sucre, ce géant emblématique d'importance écologique et économique, dont la migration pourrait être freinée par l'absence de partenaires microbiens clés. Nous avons testé l'hypothèse que le succès des semis dépend étroitement des interactions avec la communauté microbienne du sol, et particulièrement les champignons mycorhiziens à arbuscules. Une expérience en serre avec 8 mois de croissance a été menée sur des semis soumis à des sols provenant de gradients altitudinaux (monts Mégantic et Écho). Pour isoler l'effet des bactéries et champignons, nous avons appliqué des traitements antimicrobiens spécifiques sur des inocula forestiers représentant 7 % du volume du pot. Des échantillons de sols ont été prélevés à différents stades de l'expérience pour l'analyse des communautés microbiennes (séquençages 16S et ITS). Les suivis de croissance ont révélé des interactions significatives entre le traitement et le temps (p
Mots-clés : érable à sucre, microbiome, mycorhizes, écotone tempéré-boréal, croissance
Trishna Bhattarai
Maîtrise
UQAC
Érable à sucre
ADJ-2326
Mardi 11h00
Climate change and the increasing intra-annual variability in seasonal conditions are reshaping the environmental cues that govern sap exudation, making maple syrup production highly unstable. This study compares sap phenology and yield between three years with contrasting spring conditions at the Northern boundary of maple distribution. We installed tipping bucket raingauges on four adult trees, two red maple and two sugar maple, during 2023-2025. Sap exudation began earliest in 2024 (DOY 59) and latest in 2023 (DOY 84). The sugar season ended in early May in all three years. Total sap yield was highest in 2024 (37.5 ± 5 L) and lowest in 2023 (8.9 ± 2 L), reflecting the warmer conditions of spring and the greater proportion of freeze'thaw cycles that occurred during the 2024 sugar season. Production was highly heterogeneous, with 27% of the season accounting for 73% of the total yield and about 70?75% of days producing <0.5 L. Most sap (70?80%) was produced during freeze'thaw cycles. The sap onset coincided with fluctuations in stem temperatures above and below 0°C, snowmelt, and rising soil water content (>0.30 m³ m'³). The ending of the sugar season occurred when the minimum stem temperature exceeded the freezing point. These findings show that short'term climatic variability, particularly freeze'thaw dynamics and stem thermal conditions, governs both the timing and magnitude of sap exudation, underscoring the need for models and tapping strategies that rely on real'time physiological and weather indicators rather than fixed calendar dates.
Mots-clés : Acer saccharum, Sap exudation, Climate change, Stem temperature
Erika Amaya Maldonado
Maîtrise
Université Laval
- Erika Amaya Maldonado (Université Laval)
- Frédérik Doyon (UQO)
- Louis Bélanger (Université Laval)
- Jérôme Cimon-Morin (Université Laval)
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Érable à sucre
ADJ-2326
Mardi 11h20
Au Québec, l'adoption récente du statut d'aire protégée d'utilisation durable (APUD) répond au besoin de concilier la protection de la biodiversité avec une utilisation durable des ressources naturelles, tout en favorisant le développement des communautés locales et autochtones. Dans ce contexte, l'acériculture, une activité économique importante des forêts publiques depuis plusieurs décennies et jugée compatible avec les APUD, demeure encadrée par des lignes directrices de gestion limitées. L'objectif de cette étude est d'identifier les enjeux environnementaux, et socio-économiques associés à l'acériculture en contexte d'APUD. L'étude a été menée dans la forêt de la Seigneurie de Lotbinière, où l'on retrouve 45 baux acéricoles, à l'aide d'une approche combinant des volets qualitatif et quantitatif. Huit entretiens semi-dirigés ont permis d'identifier les enjeux et pratiques jugées critiques. La dimension écologique a été analysée à partir de mesures de terrain comparant des érablières exploitées et non exploitées permettant de confronter les perceptions des acteurs aux données écologiques. Les analyses quantitatives n'ont pas permis de détecter de différence significative entre les peuplements en ce qui a trait à la composition forestière, l'hétérogénéité structurelle, l'abondance des microhabitats et le volume de bois mort debout. Dans les conditions étudiées, les érablières exploitées ne présentent pas de changements mesurables de ces attributs à l'échelle du peuplement. Les entretiens soulignent des enjeux liés à la gestion des espèces compagnes, au martelage, aux milieux humides, à la rétention du bois mort et aux perturbations du sol. Ensemble, les résultats suggèrent que l'acériculture peut être compatible avec les objectifs de conservation en APUD si les pratiques reposent sur des lignes directrices adaptatives et contextualisées, co-élaborées avec les parties prenantes, afin de soutenir l'intégrité écologique et une production durable dans les forêts publiques.
Mots-clés : Aire Protégée d'Utilisation Durable, acériculture, gestion durable, biodiversité, intégrité écologique, espèces compagnes, bois mort, microhabitats, approche mixte
Maxence Soubeyrand
Postdoctorat
UQAT
- Maxence Soubeyrand (UQAT)
- Arvin Beekharry (Université au Québec en Abitibi Témiscamingue)
- Marie-Hélène Brice (Université de Montréal)
- Fabio Gennaretti (Université Polytechnique des Marches)
- Pierre Grondin (MRNF)
- Yves Bergeron (UQAM)
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Érable à sucre
ADJ-2326
Mardi 11h40
Comprendre la migration vers le nord des arbres sous l'effet du changement climatique nécessite d'examiner les facteurs environnementaux qui contrôlent la régénération. Dans cette étude, nous avons étudié comment la lumière, la température, les précipitations et les gelées tardives influencent la germination, la survie, les dommages liés au gel et la croissance de l'érable à sucre le long d'un gradient latitudinal s'étendant au-delà de l'actuelle limite nord de l'espèce. Nous avons mené des expériences de transplantation dans l'ouest du Québec, en suivant la germination des graines d'érable à sucre, les dommages causés par le gel, la mortalité et la croissance des semis pendant trois ans, dans des parcelles contrôlées réparties sur cinq sites avec des conditions de lumière contrôlées, tout en mesurant la température de l'air. Les graines ont germé dans tous les sites, avec des taux similaires le long du gradient latitudinal, mais la croissance a diminué vers le nord. La survie et la croissance ont diminué avec l'augmentation des gelées tardives, qui ont provoqué une mortalité complète des semis sur les deux sites les plus au nord en 2007. La germination et la croissance étaient maximales sous un éclairage intermédiaire (30?%), qui a également atténué les effets négatifs du froid et du gel par rapport à un faible (10%) ou un plein (100%) niveau de lumière. Ces résultats suggèrent que les conditions climatiques moyennes n'entravent pas fortement la régénération de l'érable à sucre au-delà de son aire de répartition actuelle. En revanche, les gelées tardives semblent constituer un facteur limitant majeur, car nous avons observé une forte mortalité des semis et d'importants dommages liés au gel lors des années où ces événements étaient fréquents. Nos résultats montrent que la lumière intermédiaire crée des micro-conditions qui protègent les semis contre les gelées tardives et le froid, démontrant que l'interaction entre la disponibilité en lumière et les événements climatiques extrêmes façonne principalement la dynamique de régénération de l'érable à sucre à et au-delà de sa limite nord.
Mots-clés : érable à sucre, régénération, germination, croissance, épisodes de gel tardif, température, lumière, mortalité
Nicolas Boucher
Doctorat
Université Laval
- Nicolas Boucher (Université Laval)
- Christian Hébert (RNCan-SCF-CFL)
- Richard Berthiaume (SOPFIM)
- Timothy Work (UQAM)
- Éric Bauce (Université Laval)
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Tordeuse des bourgeons de l'épinette
ADJ-2320
Mardi 10h40
Les forêts québécoises subissent actuellement de sévères épidémies de tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE). Pour limiter la mortalité des arbres touchés, l'insecticide biologique Bacillus thuringiensis variété kurstaki (Btk) est appliqué par voie aérienne. Étant toxique pour toute chenille l'ingérant, le Btk réduit les populations de TBE, mais aussi d'autres lépidoptères non visés. Des effets indirects sur les parasitoïdes, acteurs essentiels dans le contrôle naturel des ravageurs, sont parfois rapportés. Cependant, peu de travaux traitent des communautés de parasitoïdes dans leur ensemble. Cette étude vise à évaluer l'effet non visé du Btk en comparant l'abondance, la richesse et la composition de parasitoïdes associés à la TBE et aux lépidoptères non visés en peuplements suivant différents scénarios de traitement. Nous proposons qu'une réduction de la fréquence d'épandage par rapport au régime actuel permette de maintenir une plus grande abondance et richesse de ces parasitoïdes, ainsi qu'une composition en espèces différente de celle en traitements plus intensifs. Des pièges à interception ont été déployés dans 19 unités expérimentales suivant un gradient de fréquence d'épandage au Btk. L'abondance, la richesse et la composition de la famille des Ichneumonidae, la plus importante pour le contrôle des ravageurs, ont été analysées par modèles linéaires, courbes de raréfaction et analyses multivariées par permutation, respectivement. Les résultats indiquent qu'un traitement aux trois ans permet le soutien d'une plus grande abondance et richesse de parasitoïdes. Les communautés en peuplements traités intensivement forment un sous-ensemble de celles en peuplements traités moins fréquemment. Finalement, certaines tendances suggèrent le début d'un rétablissement des parasitoïdes après l'arrêt des épandages. Les méthodes actuelles de traitement devraient être révisées à la lueur de ces résultats. La considération des interactions tritrophiques insecticide - lépidoptères - ennemis naturels est primordiale à l'élaboration de stratégies d'intervention efficaces et favorisant la conservation de la biodiversité.
Mots-clés : Aménagement forestier, Biodiversité, Btk, Tordeuse des bourgeons de l'épinette, Ennemis naturels,
Clément Couloigner
Doctorat
Université Laval
- Clément Couloigner (Université Laval)
- Louis-Paul Rivest (Département de Mathématiques et de Statistiques, Université Laval, Quebec, QC, Canada)
- Martin Barrette (Université Laval)
- Jérôme Cimon-Morin (Université Laval)
- Daniel Fortin (Université Laval)
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Tordeuse des bourgeons de l'épinette
ADJ-2320
Mardi 11h00
L'établissement d'un domaine vital est un comportement fondamental permettant aux animaux d'acquérir des connaissances spatiales susceptibles d'améliorer leur valeur adaptative. Lorsque des perturbations modifient le paysage, les individus doivent arbitrer entre la dégradation de la qualité de leur habitat, la perte de connaissances spatiales, et les coûts et bénéfices d'un déplacement. Bien que le déplacement du domaine vital soit fréquent, les conditions dans lesquelles la fidélité au site demeure adaptative restent mal comprises. Nous avons étudié la fidélité au site chez le caribou forestier, une espèce menacée dont l'habitat est périodiquement affecté par des épidémies de tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE). La TBE défolie les conifères, favorisant la croissance de brout consommé par l'orignal et accroissant ainsi la présence du loup et le risque de prédation pour le caribou. À partir de données GPS de caribous suivis sur la Côte-Nord, nous avons évalué comment la TBE et la disponibilité des ressources alimentaires (brout pour l'orignal et lichens pour le caribou) influencent la fidélité au site et la survie du caribou. Les caribous réduisaient leur fidélité au site lorsque la biomasse de brout augmentait, mais l'augmentaient lorsque leur domaine vital était entouré de zones fortement touchées par la TBE. La fidélité au site influençait la mortalité de manière contextuelle. En l'absence de TBE, une forte fidélité réduisait la mortalité lorsque le brout était peu abondant, mais l'augmentait dans les paysages riches en brout. En présence de la TBE, la réduction de la fidélité ne permettait plus de diminuer la mortalité dans les paysages riches en brout. Nos résultats montrent que les déplacements et la survie du caribou dépendent des perturbations par la TBE et de la disponibilité de nourriture à grande échelle, des processus appelés à gagner en importance si les changements globaux favorisent une expansion nordique de la TBE.
Mots-clés : caribou forestier, tordeuse des bourgeons de l'épinette, perturbations forestières, végétation de sous-bois, fidélité au site, compétition apparente
Caroline Rodrigues da Silva
Maîtrise
UQAC
Tordeuse des bourgeons de l'épinette
ADJ-2320
Mardi 11h20
Defoliation by the spruce budworm (Choristoneura fumiferana) is a major disturbance in boreal forests. Balsam fir (Abies balsamea), its main host, is generally more affected than black spruce (Picea mariana). Outbreaks reduce transpiration and growth, disrupt reserve allocation, and affect forest carbon balance and timber supply. We developed analytical methods to quantify outbreak effects on seasonal transpiration and trunk radial dynamics. We hypothesized that (i) stronger defoliation during transpiration/growth amplifies declines in sap flow and radial variation with carryover effects, and (ii) high vapor pressure deficit (VPD) enhances these responses. Data were collected on eight trees (four per species) in Monts-Valin National Park (QC, Canada) from 2017 to 2025. Point dendrometers measured radial variation to derive a growth index and seasonal contraction/expansion amplitudes, and flow meters measured sap flow density from spring to fall. Physiological indices were analyzed with cumulative annual defoliation and in situ climate data. We identified five phases in radial variation: winter dehydration, freezing state, spring rehydration, transpiration/growth, and end of transpiration/growth. In both species, seasonal radial growth generally declined with increasing cumulative defoliation, while frost damage remained relatively stable. Winter dehydration was an integrative phase: end of season amplitude predicted subsequent winter dehydration in both species, and in balsam fir it was also associated with stronger spring rehydration and reduced subsequent transpiration/growth. Water use increased with VPD in both species, but sensitivity and coupling between water use and growth differed, indicating contrasting hydraulic strategies. Overall, this approach helps quantify vulnerability and resilience under biotic pressure and climate variability.
Mots-clés : spruce budworm defoliation, stem radius variation, sap flow, black spruce, balsam fir
Janie Lavoie
Doctorat
UQAT
- Janie Lavoie (UQAT)
- Nicole Fenton (UQAT)
- Yves Bergeron (UQAM)
- Maxence Martin (UQAT)
- Miguel Montoro Girona (UQAT)
PDF non disponible
Tordeuse des bourgeons de l'épinette
ADJ-2320
Mardi 11h40
Au courant des trois derniers siècles, les peuplements de pins blancs ont subi un déclin majeur en raison des coupes forestières, du changement du régime de feu et l'introduction de maladies exotiques. Les coupes partielles ont été proposées comme aménagement écosystémique dans ces peuplements afin de maintenir des attributs associés aux vieilles forêts en s'inspirant des perturbations naturelles, comme les épidémies de la tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE). La réponse des communautés végétales est un excellent indicateur du maintien de ces attributs et il est primordial de comprendre l'effet à long terme des coupes sur la biodiversité afin de valider l'efficacité des aménagements. L'objectif de cette étude est d'évaluer la réponse des communautés végétales, jouant ici le rôle de bioindicateurs, après différentes perturbations. Cette étude a été conduite dans 24 peuplements de pin blanc localisés dans la limite nordique de la forêt tempérée, au Témiscamingue, dont six peuplements étaient défoliés par la TBE, six ont été récemment coupés partiellement (2 à 3 années avant l'échantillonnage), six ont été coupés partiellement il y a 20 ans et six n'ont pas été perturbés. Nos résultats démontrent que les sites de coupes partielles récentes ont une biodiversité plus élevée et ont plus d'espèces qui leur sont spécifiquement associées lorsque comparés aux autres types de perturbations. Au contraire, les vieilles coupes partielles ont des communautés végétales similaires aux sites défoliés et non perturbés. Ainsi, les résultats obtenus démontrent l'habilité sur le long terme des coupes partielles à recréer des communautés végétales similaires à celles des forêts naturelles, perturbées ou non par la TBE, et ainsi permettent de maintenir des attributs liés aux vieilles forêts.
Mots-clés : Bryophytes, plantes vasculaires, aménagement écosystémique, Tordeuse des bourgeons de l'épinette
Audrey Bédard
Maîtrise
UQAM
Hydrologie et sécheresse
ADJ-2300
Mardi 10h40
L’intensification des sécheresses associées aux changements climatiques constitue un facteur majeur de dépérissement forestier. Les sécheresses affectent le fonctionnement hydraulique des arbres : des potentiels hydriques très négatifs causent des bulles d’air dans le xylème, entraînant l’embolie des conduits, l’obstruction du transport de la sève et la mortalité des arbres. Évaluer la sensibilité à l’embolie est essentiel pour estimer le risque de dépérissement et orienter l’aménagement forestier vers l’utilisation d’espèces moins sensibles. Les méthodes d’évaluation sont coûteuses et complexes, nécessitant des alternatives simplifiées. L’objectif est d’évaluer si la perte du contenu relatif en eau (RWL) des tiges, facilement mesurable, peut fiablement estimer la sensibilité à l’embolie de conifères du Québec (Picea glauca, Picea mariana, Pinus strobus, Pinus banksiana) en établissant les relations entre le taux d’embolie des tiges et le potentiel hydrique, la RWL et le potentiel hydrique, et le taux d’embolie et la RWL. 162 semis de deux ans ont desséché en laboratoire pendant des durées variables afin d’obtenir une large gamme de potentiels hydriques. Pour chaque semis, le potentiel hydrique de la tige est mesuré par chambre à pression, le taux d’embolie par comparaison entre la conductivité hydraulique de la tige, avant et après le retrait de l’embolie, à l’aide d’un débitmètre et la RWL à partir des masses fraiches, saturées et sèches. Les Pinus sont plus sensibles à l’embolie et à la RWL que les Picea. Les valeurs de potentiel hydrique associées à 50% d’embolie (P50) varient de -2.81 MPa pour P. strobus à -3.86 MPa pour P. glauca. Comme attendu chez les conifères de par l’anatomie homogène du bois, la RWL est similairement corrélée au taux d’embolie entre les espèces, 50 % d’embolie correspondant à 15–30 % de RWL. La mesure du RWL offre une estimation rapide et efficace du P50 pour diverses espèces ou populations de conifères.
Mots-clés : Conifères, contenu en eau, stress hydrique, traits fonctionnels, vulnérabilité à la cavitation
François-Xavier Codaire
Maîtrise
Université Laval
- François-Xavier Codaire (Université Laval)
- Sylvain Jutras (Université Laval)
- Marc-André Bourgault (Université Laval)
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Hydrologie et sécheresse
ADJ-2300
Mardi 11h00
Au Québec, le statut de réserve écologique encadré par la Loi sur la conservation du patrimoine naturel a pour objectif de protéger à perpétuité des écosystèmes dans leur état naturel, incluant les processus qui en assurent la dynamique (article 50 - LCPN). Ce cadre législatif ne restreint toutefois pas l’utilisation du territoire en périphérie des réserves. La réserve écologique de la Tourbière-de-Shannon (RETS) présente une matrice de milieux humides composée principalement d’une tourbière ombrotrophe aux marges minérotrophes. Celle-ci se retrouve confinée entre plusieurs routes locales ainsi qu’une carrière d’exploitation. Des puits de résidences privées et l’utilisation passée du territoire contribuent à influencer le niveau de la nappe phréatique du complexe humide encore à ce jour, ce qui fait de la RETS un exemple pertinent de tourbière aux marges anthropisées. Afin d’évaluer l’impact et l’ampleur des modifications causées par les différentes perturbations, une caractérisation hydrologique de la RETS a été réalisée. Des transects de puits équipés de sondes de niveau hydrostatiques ont été installés près de 5 sources de perturbations différentes, en marge et à l’intérieur de la réserve. Un total de 51 puits ont été installés. Le niveau de la nappe phréatique a été suivi en continu sur chacun de ces sites de juin 2024 à novembre 2025. Des variations de nappe phréatique importantes témoignant d’une diminution de la connectivité hydrologique horizontale ont pu être mesurées à proximité des sources de perturbations étudiés. Ces diminutions du niveau de la nappe phréatique varient autant dans l'amplitude que dans la portée entre les différents sites étudiées. Les analyses permettront d’identifier les dynamiques hydrologiques d’une tourbière perturbée à l’aide d’indicateurs hydrologiques définis, facilitant ainsi la mise en place de mesures d’atténuation ou de restauration appropriées pour ces écosystèmes sensibles.
Mots-clés : Hydrologie, tourbière, réserve écologique, perturbation anthropique
Renée Hudon
Maîtrise
Université Laval
Hydrologie et sécheresse
ADJ-2300
Mardi 11h20
L’utilisation des modèles numériques de terrain (MNT) issus des données LiDAR a grandement amélioré l’exactitude de la cartographie des cours d’eau de tête. Toutefois, le seuil appliqué à cette modélisation pour préciser les aires de drainage minimales — soit la superficie de bassin versant minimale, nécessaire à la génération d’un écoulement permanent est unique pour l’ensemble du Québec. Ainsi, les régimes d’écoulement sont caractérisés et modélisés de manière homogène sur l’ensemble du territoire, alors que le constat terrain montre plutôt une variabilité à travers celui-ci. Une instrumentation des cours d’eau de tête a donc été réalisée par l’installation de capteurs à mesure d’intermittence. Ces capteurs ont permis de mieux caractériser et comprendre les régimes d’écoulement sous différentes conditions hydrologiques dans le but d’ajuster les seuils et ainsi l’exactitude de la modélisation. Ils offrent une grande plage d’informations grâce à un suivi continu des conditions des cours d’eau, bonifiant les informations d’une seule visite sur le terrain. Un total de 112 capteurs a été installé. Les analyses ont notamment permis de constater une pérennité de l’écoulement à la Forêt Montmorency, et ce même à la tête des cours d’eau et dans des périodes de grandes sécheresses, remettant en question le terme de régime intermittent dans ce secteur. À l’inverse, à Murdochville, certains cours d’eau présentent une alternance de segments permanents et intermittents, liée à des processus d’infiltration et de résurgence. L’importance des cours d’eau de tête est incontestable, dans la préservation de leur intégrité, mais également celle de l’ensemble des réseaux hydrologiques. Ainsi, dans un contexte d’aménagement durable du territoire, une bonne compréhension des processus liés aux cours d’eau de tête pourra mener à une meilleure représentation et protection de ceux-ci dans un futur où les conditions climatiques seront de plus en plus variables.
Mots-clés : hydrologie, cours d'eau de tête, régime d'écoulement, écoulement de surface, capteurs
Martin Simoneau
Maîtrise
UQAT
- Martin Simoneau (UQAT)
- David Rivest (UQO)
- Audrey Maheu (UQO)
- Annie DesRochers (UQAT)
- Philippe Nolet (UQO)
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Hydrologie et sécheresse
ADJ-2300
Mardi 11h40
La nutrition minérale de l'érable à sucre est connue pour être influencée par les sécheresses, mais l'effet du stade de développement demeure peu documenté, alors qu'il conditionne les dynamiques de succession futures. Le rôle des réserves internes reste également mal caractérisé dans cette relation. Cette étude vise à déterminer les effets différés d'une réduction de l'apport hydrique estival et du stade de développement sur la nutrition minérale de l'érable à sucre.
L'étude a été menée sur trois érablières de la forêt Kenauk (Outaouais), où des parcelles de 20 × 20 m ont été soumises à une exclusion des précipitations estivales pendant 4 ans, comparées à des parcelles témoins. L'échantillonnage a débuté un an après la cessation des traitements, permettant d'analyser les effets différés. L'étude porte sur 36 individus (arbres matures et gaules) dont les concentrations en N, P, K, Ca, Mg et Mn ont été mesurées dans les feuilles et les jeunes branches. L'utilisation de rapports isometric log-ratios (ILR), de modèles mixtes linéaires et d'analyses de piste a permis d'isoler les équilibres nutritionnels et leurs mécanismes de transmission.
Un an après le traitement, les érables soumis à l'exclusion présentaient une priorisation relative du K au détriment de N et P dans les feuilles. Les réserves ligneuses ne répondaient pas au traitement mais étaient structurées par le stade de développement. La path analysis a révélé que le mécanisme de transmission du stress diffère selon le stade : chez les gaules, l'effet du traitement transitait par les réserves ligneuses vers les feuilles, alors que chez les arbres matures l'effet était direct et indépendant des réserves. Les gaules apparaissent ainsi plus vulnérables aux perturbations hydriques, leur nutrition foliaire étant davantage exposée aux variations des réserves internes que celle des arbres matures.
Mots-clés : Acer saccharum, régimes hydriques, stade de développement, nutrition minérale, réserves minérales
Julie-Pascale Labrecque-Foy
Doctorat
UQAT
- Julie-Pascale Labrecque-Foy (UQAT)
- Marc-André Lemay (UQAT)
- Étienne Boucher (UQAM)
- Dominique Arseneault (UQAR)
- Annie DesRochers (UQAT)
- Fabio Gennaretti (Université Polytechnique des Marches)
- Miguel Montoro Girona (UQAT)
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Régime des incendies forestiers
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 10h45
La colonisation du Témiscamingue par les Européens a entrainé des changements majeurs dans la dynamique forestière. Notamment, dans la seconde moitié du XIXe siècle, on observe une augmentation de la fréquence des feux dans les pinèdes de pins blancs et rouges généralement attribuée à l'activité humaine. Or, cette augmentation des feux pourrait également être liée aux changements climatiques survenus lors de la fin du petit âge glaciaire, à cette même époque. Puisque ce changement dans le régime des feux est soupçonné d'avoir contribué au déclin des pinèdes dans la région, comprendre les facteurs qui en sont à l'origine est essentiel pour leur préservation et leur restauration. L'objectif de cette étude était donc d'évaluer l'effet de l'activité humaine et du climat sur le régime des feux de l'époque préindustrielle à la seconde moitié du XXe siècle dans les pinèdes du Témiscamingue. Pour ce faire, nous avons i) reconstitué le régime des feux à l'aide des cicatrices présentes sur du bois de drave subfossile, ii) reconstitué un indice de sécheresse (indice standardisé de précipitation-évapotranspiration, SPEI) de 1800 à 2020 à l'aide des largeurs de cernes et des isotopes de carbone et d'oxygène du bois de drave, et iii) modélisé la probabilité d'occurrence des feux à l'aide de modèles bayésiens qui intègrent à la fois l'effet du SPEI et des trois périodes de la colonisation (i.e. avant, pendant, et après la colonisation). Nos résultats suggèrent que l'augmentation de la fréquence des feux à partir de 1840 serait davantage liée à l'activité humaine qu'au climat. Notre reconstitution climatique de haute précision met en évidence un climat plus sec à partir de la seconde moitié du XIXe siècle. Toutefois, bien qu'on observe un lien entre les feux et les sécheresses lors de la période précoloniale, ce lien n'est pas supporté par nos résultats à partir de 1840. Cette étude favorise la compréhension des facteurs ayant conduit au déclin des pinèdes du Témiscamingue et fournit des bases essentielles pour orienter leur restauration et conservation dans le futur.
Mots-clés : Colonisation européenne, Dendroclimatologie, Régime des feux, Isotopes stables, Paléoécologie, Pinèdes (pins blanc et rouge), Sècheresse.
Cassandra Rioux-Couture
Maîtrise
UQAR
- Cassandra Rioux-Couture (UQAR)
- Pierre Grondin (MRNF)
- Guillaume de Lafontaine (UQAR)
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Régime des incendies forestiers
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 11h05
L'étude des changements historiques de la dynamique et de la composition des écotones est essentielle pour affiner les prédictions concernant la modification zonale des biomes face aux changements globaux d'origine anthropique. Or, la petite taille et l'isolement géographique des peuplements formant la matrice hétérogène des écotones forestiers nécessitent des analyses rétrospectives à l'échelle locale. Cette étude combine l'analyse macrofossile des charbons du sol et l'inventaire de la végétation arborée contemporaine afin d'évaluer la trajectoire des forêts de l'arrière-pays de la région de Rimouski, situé dans l'écotone de la forêt mixte (EFM), aux échelles locale et régionale. L'historique plurimillénaire de la végétation régionale et des feux a été reconstruit sur la base de datations 14C des charbons des horizons minéral et organique. L'identification taxonomique des charbons et l'inventaire des individus arborescents morts et vivants ont permis d'établir l'origine et la trajectoire future de l'enfeuillement par le peuplier faux-tremble (Populus tremuloides) au sein de quatre peuplements matures regénérés d'un même feu. Nos résultats indiquent que certaines espèces thermophiles, comme le pin blanc (Pinus strobus), se sont établies dans la région lors de l'Optimum climatique (vers 5500 AA). Le début du refroidissement Néoglaciaire (4000-1500 AA) est caractérisé par le déclin de l'abondance des conifères boréaux ainsi qu'un maintien d'assemblages forestiers thermophiles. Ce n'est que vers la fin du Néoglaciaire (1500 AA) que l'on observe une boréalisation du paysage coïncidant avec un changement dans le régime de feu régional et l'arrivée du thuya occidental (Thuja occidentalis). Pour sa part, l'établissement massif du peuplier faux-tremble à l'échelle locale est un phénomène récent ayant été déclenché par les feux d'abattis lors de la colonisation. Toutefois, le remplacement de cette espèce par le sapin baumier (Abies balsamea) indique que cet enfeuillement devrait être transitoire en l'absence de perturbations.
Mots-clés : Holocène, dynamique historique, feu, macrofossile, écotone de la forêt mixte
Naveen Verabhadraswamy
Doctorat
UQAT
- Naveen Verabhadraswamy (UQAT)
- Kelly Bona (Environment and Climate Change Canada, Pollutant, Inventory and Reporting Division)
- Dominic Cyr (Environnement et Changement climatique Canada)
- Gary Zhang (Canadian Forest Service, Natural Resources Canada, Victoria, Canada)
- Osvaldo Valeria (UQAT)
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Régime des incendies forestiers
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 11h25
Paludification, the progressive accumulation of peat over mineral forest soils, drives long-term transitions from productive upland black spruce stands to peatland-dominated systems with reduced tree growth and altered carbon allocation. Although peatlands store a disproportionate share of global soil carbon, most forest carbon models emphasize tree biomass and underrepresent peat contributions and dynamics, limiting the evaluation of disturbance and management effects in paludified landscapes. We extended the Generic Carbon Budget Model (GCBM) by integrating dynamic MOSS-C and CaMP modules to explicitly simulate organic layer growth, water-table feedbacks, and disturbance-driven productivity transitions alongside tree development. This integration enables coupled representation of paludification and tree carbon dynamics within a forest carbon modelling framework used for management analysis and greenhouse gas accounting. Stand-level simulations were conducted across gradients of organic layer thickness and fire severity representative of the Clay Belt region of eastern Canada. Results show that progressive paludification shifts ecosystems from biomass-dominated to peat-dominated carbon regimes, increasing carbon residence time and reducing growth responsiveness. High-severity fire partially reduces peat thickness and temporarily enhances productivity, whereas low-severity fire reinforces peat persistence and prolongs suppressed tree growth. Forest management accelerates merchantable volume recovery in moderately paludified stands; however, in strongly paludified conditions, tree carbon gains do not offset long-term peat carbon dynamics under repeated disturbance. These findings demonstrate that carbon mitigation outcomes depend strongly on ecosystem state and disturbance severity. Explicit representation of paludification improves projections of boreal carbon balance and strengthens decision support for adaptive forest management under climate change and intensifying fire regimes.
Mots-clés : Paludification; boreal carbon dynamics; GCBM-MOSS-C-CaMP; fire severity; forest management
Marion Blache
Postdoctorat
UQAT
- Marion Blache (UQAT)
- Dorian Gaboriau (UQAT)
- Sébastien Joannin (Université de Montpellier)
- Martin-Philippe Girardin (RNCan-SCF-CFL)
- Adam Ali (Université de Montpellier)
- Yves Bergeron (UQAM)
- Hugo Asselin (UQAT)
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Régime des incendies forestiers
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 11h45
Les feux de forêt jouent un rôle clé dans l’écologie du pin blanc (Pinus strobus L.). Les feux de couronne, de forte sévérité, créent des ouvertures favorables à la colonisation par le pin blanc, tandis que les feux de surface, de faible sévérité, facilitent sa persistance à long terme en exposant un lit de semence adapté et en réduisant la compétition. Par ailleurs, le pin blanc est une espèce tempérée, nécessitant des températures estivales moyennes supérieures à 16 °C. L’objectif de cette étude était d’identifier et de préciser les rôles respectifs des régimes de feu et du climat dans la répartition et l’abondance du pin blanc au cours de l’Holocène, dans la partie nord de son aire de répartition. Des sédiments lacustres ont été prélevés dans deux parcs nationaux (Parc national de La Mauricie et du Parc national d’Opémican) du sud du Québec (Canada), afin d’analyser les assemblages de chironomes (indicateur de la température estivale), les macro-charbons (indicateurs des feux) ainsi que les assemblages polliniques (indicateurs des communautés végétales). Au cours de l’Holocène, l’abondance du pin blanc a augmenté en réponse à l’augmentation de la température estivale moyenne. Celle-ci constitue un facteur déterminant de la présence du pin blanc dans les forêts tempérées nordiques. Toutefois, l’abondance des pins est également contrôlée par les paramètres du régime de feux, notamment la fréquence des feux. L’avenir du pin blanc est incertain, car les conditions de températures élevées et d’activité de feu intense projetées pour le futur n’ont pas d’équivalent au cours de l’Holocène.
Mots-clés : Pinus strobus L., régime de feux,? température estivale, chironomes, macro-charbons
Pierrick Arnault
Doctorat
UQO
- Pierrick Arnault (UQO)
- Christoforos Pappas (University of Patras)
- Nia Sigrun Perron (UQO)
- Tristan Monette (UQO)
- Gabriel Bastien-Beaudet (UQO)
- Philippe Nolet (UQO)
- Audrey Maheu (UQO)
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Changements climatiques
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 13h30
Les scénarios climatiques futurs prévoient une intensification et un allongement des épisodes de sécheresse dans les forêts tempérées québécoises. Cette étude vise à comparer les stratégies d'utilisation de l'eau en réponse à un déficit hydrique du hêtre à grandes feuilles (Fagus grandifolia) et de l'érable à sucre (Acer saccharum) en considérant deux stades ontogéniques (gaule et arbre chez l'érable). Des dispositifs d'exclusion des précipitations (75 % d'exclusion des précipitations) ont été installés sur 5 parcelles de 400 m², de début juin à mi-septembre en 2023 et 2024. Les stratégies d'utilisation de l'eau ont été caractérisées à partir de deux approches, une basée sur l'évaluation de la perte de conductance de la canopée (Gc) et l'autre sur la réponse du potentiel hydrique foliaire à un déficit hydrique dans le sol. À partir de mesures de flux de sève, les Gc ont été estimées chez 6 gaules de hêtre, 5 gaules d'érable et 14 érables matures. En parallèle, les potentiels hydriques foliaires ont été mesurés avant l'aube et à mi-journée à quatre reprises au cours des saisons 2024 et 2025. L'humidité du sol a été mesurée en continu et exprimé en termes de réserve en eau relative (REW), indice variant de 0 (sec) à 1 (humide) décrivant l'eau disponible pour la plante. Selon l'approche par conductance, les érables ne présentent pas de réduction de Gc face à un déficit hydrique dans le sol, tandis que les hêtres ont atteint le seuil de 50 % de perte de Gc lorsque le REW du sol avoisine 0,3. L'approche basée sur les potentiels hydriques révèle une régulation de l'ouverture des stomates plus forte chez les érables, indépendamment du stade ontogénique, comparativement au hêtre. Les deux méthodes présentent des résultats divergents, illustrant ainsi la complexité méthodologique de la caractérisation des stratégies mises en place par les érables et le hêtre en réponse à un déficit hydrique.
Mots-clés : Conductance de la canopée, Déficit hydrique du sol, Hêtre à grandes feuilles, Érable à sucre, Stade ontogénique, Stratégies d'utilisation de l'eau.
Marie-Anne Michaud-Valcourt
Maîtrise
Université Laval
- Marie-Anne Michaud-Valcourt (Université Laval)
- Alexandre Morin-Bernard (Université Laval)
- Guillaume Moreau (Université Laval)
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Changements climatiques
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 13h50
Sous le régime des changements globaux, l’étude des dynamiques des perturbations partielles s’avère pertinente pour adapter les pratiques de gestion. Ces dynamiques sont régulièrement étudiées grâce à la dendrochronologie. Afin de les caractériser sur un plus vaste territoire, des études récentes ont démontré la pertinence d’une approche multidisciplinaire combinant dendrochronologie et télédétection.L’effet des perturbations partielles étant plus subtil sur la canopée, l’application de cette approche s’est principalement concentrée sur des peuplements purs et équiens d’épinette noire situés sur un territoire limité. L’objectif est de développer un outil de détection des perturbations partielles pour l’entièreté de la forêt boréale québécoise et que celui-ci soit applicable aux peuplements purs de sapin baumier et d’épinette noire ainsi qu’aux peuplements mixtes de ces deux espèces. Des séries de croissance issues des inventaires écoforestiers du Québec seront mises en relation avec l’imagerie satellitaire et avec des données climatiques historiques. À partir de ces variables, des modèles de prédiction, tant conventionnels que fondés sur l’apprentissage machine, seront élaborés afin d’estimer les variations de croissance.Il est attendu que les modèles développés pour l’épinette noire diffèrent de ceux du sapin baumier, en raison de leurs différences écophysiologiques et de leurs réponses différées aux perturbations. Les sapins baumiers sont plus sensibles à la défoliation par les insectes ravageurs, tandis que les épinettes noires réagissent davantage aux stress climatiques. L’application aux peuplements mixtes étant donc limitée, l’approche se reposera sur l’utilisation successive des modèles propre à chaque espèce. Il est aussi anticipé que la prédiction des stress climatiques soit moins performante, leurs impacts sur la canopée étant plus faibles.Ce projet améliorera la compréhension de l’impact des perturbations partielles sur la croissance de la forêt boréale et permettra d’identifier les peuplements les plus vulnérables au Québec afin d’orienter les décisions sylvicoles pour maintenir la santé des écosystèmes.
Mots-clés : Dendrochronologie, télédétection, perturbations partielles, stress climatique, Tordeuses des bourgeons de l'épinette
Joao Paulo Czarnecki de Liz
Doctorat
Université Laval
- Joao Paulo Czarnecki de Liz (Université Laval)
- David Voyer (Université Laval)
- Nelson Thiffault (RNCan-SCF-CCFB)
- Nicholas Coops (Université de la Colombie-Britannique)
- Alexis Achim (Université Laval)
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Changements climatiques
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 14h10
Climate change necessitates proactive adaptive forest management strategies. These strategies must consider not only how individual species will be affected but also how each species contributes to community-level dynamics that, in turn, influence its ability to persist. Traditional Species Distribution Models are useful for identifying species'environment relationships, yet they often overlook the community context, limiting their applicability for designing resilient future forests. Here, we address this gap by developing a community-centric framework using a Joint Species Distribution Model based on Hierarchical Modeling of Species Communities with Bayesian inference. Using data from 5,752 permanent ground plots of the fourth provincial forest inventory (below 52nd parallel), we modeled the distributions of 13 dominant tree species in Quebec, Canada. We introduce the Community Suitability Index, which aggregates species occurrence probabilities to project the viability of entire forest assemblages under future climate scenarios. Our model showed high predictive accuracy (mean AUC = 0.93). Variance partitioning confirmed that climate, particularly temperature, is the primary driver (38% of explained variance), while other soil, climate, and topographic variables accounted for an additional 32%. Significant residual cooccurrence patterns (30%) highlighted the influence of biotic interactions and unmeasured local factors. Under SSP3-7.0, projections indicated northward expansion of temperate hardwoods communities (e.g balsam fir - yellow birch) and contraction of boreal conifers (black spruce-moss). This community-level approach provides a robust, ecologically grounded tool for assessing climate vulnerability and informing adaptive strategies. The framework, operationalized in the Tree Community-Assisted Migration Simulator, enables managers to move beyond single-species predictions and design more resilient future forests.
Mots-clés : Assisted migration, climate smart forestry, habitat suitability, biotic interactions, Monte Carlo Markov Chains
Lukas Van Riel
Doctorat
Université de Montréal
- Lukas Van Riel (Université de Montréal)
- François Girard (Université de Montréal)
- Mathieu Bouchard (Université Laval)
- Marie-Hélène Brice (Université de Montréal)
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Changements climatiques
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 14h30
While it is clear that climate change will severely impact Quebec's forests, historical drivers of forest dynamics, such as harvest, fire, and insect outbreaks, will continue to interact and exert their influence. As a result, it is unclear exactly how successional trajectories will respond to the projected climatic changes over the coming decades. We present an analysis of historical forest succession over the last 50 years across the province of Quebec, using a large photo-interpreted dataset and a survival modelling framework to quantify the influence of climate, soil conditions and disturbance regimes on forest state transitions. We examine whether successional trajectories following different disturbance types diverge across a latitudinal temperature gradient and varying edaphic conditions. We also project how these dynamics may shift under future climate scenarios. This work identifies specific species and species groups at risk and quantifies how disturbance-climate interactions may either accelerate or buffer the reorganisation of Quebec's forests under climate change.
Mots-clés : forest succession, perturbations, climate change
Biyun Yu
Postdoctorat
UQAC
- Biyun Yu (UQAC)
- Jiang Shaowei (College of Forestry and Landscape Architecture, Xinjiang Agricultural University, Urumqi, 830052, China)
- Su Hongxin (Key Laboratory of Environment Change and Resources Use in Beibu Gulf, Ministry of Education, Nanning Normal University, Nanning, 530001, China)
- Tang Jinli (Key Laboratory of Environment Change and Resources Use in Beibu Gulf, Ministry of Education, Nanning Normal University, Nanning, 530001, China)
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Changements climatiques
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 14h50
Future sustainable forest management depends on understanding how forest trees are responding to accelerating climate change, especially in subtropical regions where climate variability is intensifying but has not been fully studied. In this study, we investigated the climate-growth relationships of Pinus kwangtungensis in a subtropical forest of China using dendrochronological methods and generalized additive models (GAMs). Meteorological analysis (1961–2022) showed significant warming, increased potential evapotranspiration (PET), and more frequent dry and wet extremes in the study region, especially wet events in June–September, indicating intensified hydroclimatic variability. Growth-climate relationships exhibited temporal shifts. During 1961–1990, the radial growth of P. kwangtungensis was enhanced by early summer (May-June) and early autumn (September) temperatures and dry-season moisture but suppressed by winter-spring temperatures, relative air humidity (RH), and PET. After 1990, moisture in the wet season became a dominant negative constraint on tree-ring growth, while the influences of the dry season on radial growth weakened. GAMs further revealed a nonlinear and threshold response. Before 1990, the maximum temperatures in the prior-year June (>24.47°C) and the 6-month SPEI from the preceding-year February (>0.46) could promote the radial growth, while the current-year RH in February would inhibit the radial growth when surpassing 84.09%. After 1990, the effect of the 3-month SPEI in September of the previous year had a consistently negative influence on radial growth. Besides, extreme PET conditions during May–June were strongly negatively correlated with tree-ring width, and excessively high PET during this period could increase the probability of narrow‑ring formation. Our study illustrated that the shift in climatic drivers from dry season to wet season, combined with nonlinear thresholds, highlights the species’ vulnerability to altered precipitation regimes under warming. These findings provide critical insights for predicting the dynamics of P. kwangtungensis in subtropical forests under increasing climate variability.
Mots-clés : extreme weather events, generalized additive models (GAMs), nonlinear relationship, Pinus kwangtungensis, subtropical forest, tree-ring width
Kim Couture
Maîtrise
UQAM
- Kim Couture (UQAM)
- Daniel Kneeshaw (UQAM)
- Maikel Rosabal (UQAM)
- François Fabianek (Chiroptère Québec)
- Pierre-Olivier Montiglio (UQAM)
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Petite faune
ADJ-2326
Mardi 13h30
Le développement anthropique accroît l’exposition environnementale à divers contaminants dans les milieux forestiers, agricoles et urbains. Les chauves-souris, longévives, en haut de la chaîne trophique et occupant ces habitats, peuvent être affectées par cette augmentation. Toutefois, leur exposition demeure peu documentée malgré un déclin global de leur population. Ce projet vise à caractériser l’exposition de grandes chauves-souris brunes (Eptesicus fuscus) (EPFU) et petites chauves-souris brunes (Myotis lucifugus) (MYLU) aux pesticides et aux éléments traces métalliques (ETM) dans les milieux forestiers, agricoles, et urbains, et à explorer les relations avec des indices de santé. Pour ce faire, des échantillons de fourrure et de la peau de l’uropatagium ont été analysés. Un indice de masse corporelle standardisé « Scaled Mass Index » (SMI), ainsi que l’abondance d’ectoparasites ont servi d’indicateurs de santé. Les résultats préliminaires effectués avec des analyses de composantes principales et des modèles linéaires généralisés démontrent que les profils en ETM diffèrent significativement entre écosystème et espèces (p<0.05). Les chauves-souris forestières présentent des concentrations en V et Mn, deux fois plus élevées qu’en milieu agricole, suggérant une infiltration de contaminants anthropiques vers les milieux forestiers adjacents. En milieu agricole, les MYLU présentent des concentrations accrues en Zn, As, et les EPFU en Pb, des éléments liés aux fertilisants, pesticides ou activités routières. En milieu urbain, les EPFU présentent des concentrations en As, Cu, Pr, cohérents avec des activités urbaines, comme le trafic routier, les rejets industriels ou technologiques. Les MYLU, une espèce à statut, montrent des concentrations plus élevées (jusqu’à six fois supérieures pour certains éléments) en Mg, Sr, As, Y, Pr, Nd, que les EPFU (sans statut). Malgré des différences d'exposition significatives, nous avons trouvé peu d’effets des ETM sur la santé approximés par le SMI et les ectoparasites.
Mots-clés : chauves-souris, écotoxicologie, contaminants inorganiques, contaminants organiques, pesticides, grande chauve-souris brune, petite-chauve-souris brune, éléments traces métalliques
Cécile Malige
Maîtrise
UQAT
Petite faune
ADJ-2326
Mardi 13h50
L'exploitation forestière transforme le paysage boréal, en entraînant une fragmentation du territoire, des pertes nettes d'habitats et des modifications sur les communautés fauniques. Le campagnol à dos roux (Myodes gapperi), abondant en forêt boréale, constitue un excellent système d'étude et un bioindicateur des milieux forestiers. Cependant, nos connaissances sur sa capacité d'adaptation aux perturbations forestières en forêt boréale restent limitées. Ce projet vise à améliorer nos connaissances sur l'hétérogénéité individuelle chez Myodes gapperi en analysant leur phénotype dans des zones perturbées naturellement et anthropiquement en Abitibi-Témiscamingue. Des campagnols ont été capturés sur 6 sites composé de trois types d'habitats (forêt mature, régénération après coupe et régénération après chablis). Le phénotype a été quantifié à l'aide de mesures comportementales (docilité, activité, audace, exploration) et physio-morphologiques (masse, longueur totale, longueur de la queue, des dents et des pattes, couleur du pelage, charge parasitaire externe). Nous avons observé une taille corporelle et une longueur de pattes arrière plus faibles chez les individus vivant en régénération après coupe par rapport à ceux des forêts matures, ce qui pourrait refléter un effet de la diminution des ressources. Ce projet contribuera à approfondir les connaissances sur la capacité d'adaptation de la microfaune, ainsi que sur les causes de la variation intraspécifique dans des populations soumises à des habitats changeants, permettant ainsi d'améliorer les stratégies de conservation et de gestion forestière.
Mots-clés : adaptation, plasticité, changement phénotypique, foresterie, chablis, forêt boréale, micromammifère/rongeur/campagnol
Sophie Provencher
Maîtrise
Université Laval
- Sophie Provencher (Université Laval)
- Vance Trudeau (Université d'Ottawa)
- Marc Mazerolle (Université Laval)
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Petite faune
ADJ-2326
Mardi 14h10
La perte et la fragmentation d’habitats affectent plusieurs espèces en accentuant l’isolement de populations locales et en augmentant leurs risques d’extinction. Parmi les vertébrés, les populations d’amphibiens diminuent mondialement à un rythme élevé. La rainette faux-grillon (Pseudacris maculata/triseriata) suit la même tendance, puisqu’elle occupe maintenant moins de 10% de son aire de répartition historique au Québec. Une mesure permettant d’atténuer le déclin d’espèces est la réintroduction, mais son succès est limité par différents facteurs écologiques comme la qualité de l’habitat et la présence de compétiteurs. Ce projet vise à évaluer l’effet de la présence de compétiteurs interspécifiques sur le développement larvaire de la rainette faux-grillon. Nous avons évalué le développement de têtards de cette espèce jusqu’à la métamorphose dans des mésocosmes de différents types. Les têtards ont été soumis à des traitements de réduction d’hydropériode et de compétition avec des têtards de grenouille des bois (Lithobates sylvaticus). Les têtards exposés à des compétiteurs avaient une masse à la métamorphose plus faible que ceux sans compétition, quel que soit le traitement de réduction d’hydropériode. La durée de la période larvaire était également plus longue chez les individus soumis à la compétition que ceux sans compétition. Le taux de survie jusqu’à la métamorphose était le plus élevé en absence de compétition dans les mésocosmes qui avaient subi une réduction d’hydropériode. La présence de têtards de grenouille des bois réduit le taux de survie et la masse des rainettes faux-grillon, en plus de prolonger leur période larvaire. Ceci diminue leur capacité à survivre à l’âge adulte et à se reproduire. Les résultats indiquent que la présence de grenouilles des bois dans un site le rend moins favorable à la réintroduction de la rainette faux-grillon. Ce projet permet d’améliorer les méthodes de réintroduction qui soutiennent les populations de rainette faux-grillon en déclin.
Mots-clés : mésocosme, Pseudacris maculata/ triseriata, Lithobates sylvaticus, réintroduction, compétition, développement larvaire
Laurie Boulerice
Univeristé Laval
- Laurie Boulerice (Univeristé Laval)
- Junior A. Tremblay (Environnement et Changement climatique Canada)
- Jeremy Kirchman (The New York State Museum)
- Ben Winger (University of Michigan)
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Petite faune
ADJ-2326
Mardi 14h30
Les cycles glaciaires du Pléistocène ont profondément influencé la répartition et la diversité génétique de nombreuses espèces. C'est le cas des pics boréaux du genre Picoides, qui comprend P. tridactylus en Eurasie, et P. arcticus et P. dorsalis, qui cohabitent dans la forêt boréale nord-américaine. Les objectifs de cette étude sont d'identifier les sous-espèces à partir de données génétiques, d'évaluer le flux et la différenciation génétique entre les populations, et enfin, de déterminer l'étendue de l'introgression génétique de P. arcticus vers P. dorsalis et de P. tridactylus vers P. dorsalis. Les données génétiques ont été séquencées à l'aide d'un séquençage du génome entier à faible couverture. Les données ont été analysées à l'aide de 3 méthodes complémentaires : (1) une PCA afin d'identifier les patrons généraux de différenciation, (2) une analyse de groupement par maximum-likelihood afin d'identifier les sous-populations de chaque espèce et de déterminer l'étendue de l'introgression génétique, et (3) le calcul de la métrique Fst afin de quantifier la différenciation génétique entre populations. Deux sous-espèces ont été identifiées pour P. dorsalis, contrairement aux trois sous-espèces décrites sur la base de la morphologie. Quant à P. arcticus, une seule sous-espèce morphologique est décrite, mais nos résultats suggèrent la présence d'une sous-espèce génétique à l'ouest des Rocheuses. Nos données n'ont pas permis de détecter d'introgression génétique entre P. arcticus et P. dorsalis. P. dorsalis et P. tridactylus sont pour leur part, suffisamment différenciés pour être considérés comme deux espèces monophylétiques. Nos analyses contribuent à l'identification des sous-espèces sous une base génétique, soulignant que les sous-espèces morphologiques peuvent ne pas représenter des lignées génétiques. De plus, nos résultats contribuent à clarifier la phylogénie de P. dorsalis et P. tridactylus, répondant ainsi au débat en cours au sein de l'American Ornithological Society sur leur phylogénie.
Mots-clés : Flux génétique, Pics boréaux, Génétique, Phylogénie
Philippe Cadieux
Postdoctorat
UQAM
- Philippe Cadieux (UQAM)
- Alain Leduc (UQAM)
- Dan Mastrocola (Hydro-Québec)
- Stéphane Lapointe (Hydro-Québec)
- Oscar Arroyo Fernandez (Hydro-Québec)
- Pierre Drapeau (UQAM)
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Petite faune
ADJ-2326
Mardi 14h50
Comme ils le font sur des arbres vivants et morts en forêt, les pics creusent des cavités pour nicher et s'alimenter sur les poteaux de bois des réseaux de distribution d'électricité et de services de télécommunication. Il en résulte des dommages qui peuvent compromettre la résistance mécanique des poteaux, la fiabilité des services publics et des coûts annuels élevés de gestion des infrastructures. À partir du programme décennal d'inspection des poteaux de distribution d'Hydro-Québec, nous avons analysé >10 000 poteaux de bois pour caractériser la nature des dommages et l'identité des espèces de pics en cause dans trois régions d'études situées en Montérégie, en Abitibi et dans le Bas-Saint-Laurent. Les poteaux remplacés en raison de dommages causés par les pics atteignent la fin de leur vie utile plus rapidement que ceux remplacés en raison de dommages causés par des insectes ou par leur vétusté. Les poteaux de grand diamètre sont les plus touchés. Bien que les excavations créées par les espèces de pics de petite taille soient fréquentes, les dommages les plus sévères sont principalement associés au Grand Pic (Dryocopus pileatus) et au Pic flamboyant (Colaptes auratus). Le Grand Pic sélectionne des poteaux de grande taille, et ce, surtout dans les milieux où le couvert forestier est important. Il utilise des poteaux relativement jeunes pour sa reproduction (âge moyen : 22 ans) et des poteaux plus âgés pour l'alimentation. Le succès reproducteur dans les poteaux est élevé (9 nids sur 10), et une forte fidélité au site a été observée sur plusieurs années. Nos résultats montrent que les dommages faits par les pics aux poteaux des infrastructures de services publics résultent d'interactions fines entre les caractéristiques des poteaux, le contexte paysager et les comportements spécifiques des pics. Ces connaissances permettront d'optimiser la gestion du réseau de distribution d'électricité d'Hydro-Québec.
Mots-clés : Grand Pic, Infrastructures électriques, Sélection d'habitat, Paysage forestier
Mael Bacon
Université Laval
- Mael Bacon (Université Laval)
- Francis Lessard (Université Laval)
- Pierre-Yves Tremblay (Université Laval)
- Alexis Achim (Université Laval)
- Alexandre Morin-Bernard (Université Laval)
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Télédétection
ADJ-2320
Mardi 13h30
La cartographie écoforestière est un outil central pour la gestion durable des forêts, mais elle repose encore largement sur des méthodes de photo-interprétation subjectives, coûteuses en temps et en ressources humaines. Dans un contexte de pénurie de main-d'oeuvre spécialisée, le développement de méthodes automatisées basées sur la télédétection représente une alternative prometteuse. Cette étude vise à évaluer la performance de cartographies écoforestières générées à l'aide d'un algorithme de segmentation d'image appliqué à des données de télédétection. Nous avons produit une dizaine de cartographies différentes pour deux unités d'aménagement forestier contrastées de l'Ontario, la Romeo Malette Forest (forêt boréale) et l'Ottawa Valley Forest (forêt tempérée mixte), à partir de différentes combinaisons de variables dérivées du LiDAR et de l'imagerie satellitaire. Les paramètres de segmentation ont été ajustés afin de délimiter les peuplements de manière comparables à la cartographie écoforestière gouvernementale ontarienne en termes de superficie, de périmètre et de forme. Nous avons ensuite évalué de manière indépendante les différentes cartographies à l'aide de données LiDAR acquises par drone sur des superficies représentatives de la variabilité forestière globale de nos unités d'aménagement. Pour ce faire, nous avons adapté une approche d'analyse de dissimilarité par fenêtre mobile scindée afin de détecter des frontières écologiques au sein de nos données LiDAR indépendantes. Nous avons évalué la performance de chaque modèle pour un même territoire forestier et avons comparé le résultat de chaque modèle à celui de la cartographie écoforestière gouvernementale à l'aide de la même technique. Cette recherche propose un cadre quantitatif d'évaluation des cartographies forestières et souligne le potentiel d'automatisation pour en faciliter la production. Nos résultats montrent que la cartographie basée sur la télédétection atteint des performances comparables à celle issue de la photo-interprétation et qu'il s'agit d'une approche rapide, flexible et reproductible, adaptée aux besoins en constante évolution des aménagistes.
Mots-clés : Télédétection, Cartographie forestière, Aménagement forestier, LiDAR, Imagerie satellitaire
Jennifer Donnini
Doctorat
Université Concordia
Télédétection
ADJ-2320
Mardi 13h50
Studies in Quebec have reported contrasting trends in conifer composition, with some documenting long-term declines while others suggest increases. This study examines changes in conifer basal area percentage (CBAP) from 1985 to 2021 using 1,796 permanent forest inventory plots across deciduous, mixed, and boreal forest zones and evaluates Landsat based Cubist regression models from two time periods (1992/1993 ? 2016/2017) to monitor these shifts. Field data showed a consistent increase in CBAP over time, with nearly 50% of all plots showing increases, especially in mixed forests where balsam fir (Abies balsamea) accounted for much of the observed change. This trend may reflect successional processes in stands recovering from the last major spruce budworm outbreak (1972?1986) and forest tent caterpillar outbreaks in the province. Cubist models predicting CBAP and trained on Landsat-8 imagery from 2016/2017 had the best performance overall, with an average R² of 0.679, correlation of 0.82, and lowest average error (14.1%). To improve comparability across sensors and years, we selected a combined model (M24) trained on data from both time periods to generate spatial predictions. The model achieved an R² of 0.633 and used only four untransformed spectral bands within a single rule. Overall, our findings demonstrate that satellite-based models can reliably detect broad trends in forest composition, and integrating CBAP into remote sensing workflows provides a scalable, interpretable approach for long-term ecological monitoring and forest management.
Mots-clés : Quebec, Forest, Conifer, Change
Vanessa Poirier
Doctorat
UQAM
- Vanessa Poirier (UQAM)
- Daniel Kneeshaw (UQAM)
- Pierre-Alexis Herrault (UQAM)
- Romain Wenger (Université de Strasbourg)
- Bastien Lecigne (UQAM)
- Zoé Charbonneau (UQAM)
- Alain Paquette (UQAM)
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Télédétection
ADJ-2320
Mardi 14h10
Les gestionnaires municipaux sont responsables de maintenir une forêt urbaine diversifiée et fonctionnelle. Cependant, les planificateurs doivent s'appuyer sur des inventaires d'arbres qui ne sont souvent pas à jour, en raison des méthodes traditionnelles qui sont coûteuse et chronophage. Le balayage laser terrestre mobile (MLS) est une méthode adaptée au contexte urbain qui pourra augmenter la rapidité d'acquisition et l'échelle des inventaires. Nous avons classé 14 genres d'arbres communs dans les villes au sud du Québec en utilisant des données LiDAR MLS et des images street view. Nous avons émis l'hypothèse que la structure des arbres (capturée par le LiDAR), ainsi que leur couleur et leur texture (capturées par les images street view), fourniraient une information complémentaire permettant d'améliorer la classification. Nous avons (1) transformé les scans LiDAR 3D en images 2D afin de réduire les coûts de calcul, (2) associé chaque arbre à ses images street view, et (3) appliqué une technique multiview sur les deux sources de données, où toutes les photos d'un même arbre ont été surperposés lors de l'entraînement du modèle. Deux modèles de réseau neurones résiduels (RNN'Residual Neural Network) ont été entraînés uniquement avec les images LiDAR ou street view, et un troisième a intégré les deux sources via une approche de fusion tardive (late fusion). La combinaison des données a amélioré la classification pour la plupart des genres. Les trois genres de conifères (Picea, Pinus et Thuja) figuraient parmi les mieux classés (scores F1 > 0,8). Les genres dominée par une seule espèce, comme Celtis, Syringa, et Tilia étaient bien classés, tandis que les genres plus diversifiés tels qu'Acer et Ulmus représentaient une source de confusion. Globalement, ces résultats représentent des progrès vers des inventaires d'arbres urbains plus rapides et plus complets grâce à l'utilisation de technologies émergentes, terrestres et faciles à mettre en'uvre.
Mots-clés : arbres urbains, classification, inventaire, télédétection, LiDAR, MLS, deep learning, image panoramique
Camille Rouet
Postdoctorat
Université de Sherbrooke
- Camille Rouet (Université de Sherbrooke)
- Charlie Sorribas (Université Laval)
- Olivier Martin-Ducup (INRAE)
- Maxime Soma (INRAE)
- François Pimont (INRAE)
- Xavier Morin (CNRS)
- Richard Fournier (Université de Sherbrooke)
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Télédétection
ADJ-2320
Mardi 14h30
De nombreuses études attestent des avantages des forêts mixtes par rapport aux peuplements monospécifiques en termes de résistance aux perturbations, de captation de carbone et de biodiversité. Cependant, les mécanismes régissant les relations entre diversité et fonctionnement en forêt restent encore mal compris. L'indice foliaire (ou LAI pour Leaf Area Index) semble contribuer à la productivité supérieure des mélanges. Cependant, les estimations classiques du LAI sont limitées à l'estimation de la transmittance en un ou plusieurs points, associée à des valeurs par défaut du coefficient d'extinction de la lumière. L'utilisation de la technologie lidar permet de dépasser cette limite en capturant une représentation tridimensionnelle de la canopée. Dans cette étude, nous avons caractérisé à l'aide du lidar terrestre et de données d'inventaire la structure aérienne de 36 placettes forestières mixtes et monospécifiques, composées de hêtres communs et de sapins blancs (Fagus sylvatica et Abies alba). Les placettes ayant été sélectionnées à structure et milieu comparables, nos mesures ont été utilisées pour estimer l'effet net du mélange. Par rapport aux peuplements monospécifiques, les peuplements mixtes présentent une productivité supérieure de 26 %. Contrairement à notre hypothèse, les valeurs de LAI estimées en peuplements mixtes sont inférieures de 23 %. Leur coefficient d'extinction lumineuse est cependant supérieur de 18 % en moyenne, ce qui indique à une interception plus efficace à LAI constant. Malgré les différences de LAI, l'absorbance du couvert est similaire entre peuplements mixtes et monospécifiques. Nos résultats montrent donc que la plus haute productivité des peuplements mixtes peut être associée à un plus faible indice foliaire, ce qui suggère que la compétition pour la lumière serait réduite en mélange. En permettant une estimation spatialisée de la densité végétale, la technologie lidar est un outil prometteur pour décrire les interactions entre essences forestières.
Mots-clés : forêt mixte, Alpes, hêtre commun, sapin blanc, lidar terrestre, relation diversité-fonctionnement, indice foliaire
Florence Leduc
Doctorat
Université Laval
- Florence Leduc (Université Laval)
- Nicholas Coops (Université of Brithish Columbia)
- Alexandre Morin-Bernard (Université Laval)
- Guillaume Moreau (Université Laval)
- Alexis Achim (Université Laval)
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Télédétection
ADJ-2320
Mardi 14h50
Il est essentiel de comprendre la croissance des forêts et sa réponse au climat pour faire le suivi de la dynamique du carbone et pour guider l’aménagement forestier dans un contexte de changement climatique. La télédétection et la dendrochronologie sont deux méthodes qui offrent des perspectives complémentaires sur la croissance des forêts, l’une mesurant l’activité photosynthétique du feuillage avec les indices de végétation, l’autre l’accumulation de carbone dans le bois avec les largeurs de cernes. L’intégration de la télédétection et de la dendrochronologie améliore la compréhension des processus de croissance en reliant l’activité photosynthétique (activité source) à l’allocation du carbone à la croissance (activité puits). Leurs échelles et résolutions spatiales complémentaires améliorent également le suivi de la croissance en permettant d’effectuer des mesures précises à grande échelle. Nous souhaitons évaluer le potentiel combiné de la télédétection et de la dendrochronologie dans la surveillance de la croissance forestière en passant en revue 78 études multidisciplinaires qui intègrent ces deux disciplines. Nous présentons une sélection d’études pertinentes et certains résultats clés sont mis en évidence. Nous résumons les études, en examinant leurs approches méthodologiques, et décrivons ensuite les défis et les opportunités de développement dans ce domaine multidisciplinaire. Notre étude révèle un intérêt croissant pour la combinaison de la télédétection et de la dendrochronologie, avec diverses applications, que nous avons regroupées en trois domaines de recherche principaux : (1) l’évaluation des relations interannuelles entre la largeur des cernes, les indices de végétation et le climat ; (2) l’évaluation des tendances de croissance; et (3) l’évaluation des réponses aux perturbations et aux événements climatiques extrêmes. De nombreuses études rapportent des relations interannuelles positives fortes entre la largeur des cernes et les indices de végétation, mais les recherches sur les tendances de croissance montrent des résultats plus variables.
Mots-clés : Dendrochronologie, Télédétection, Croissance, Cernes annuels, Indices de végétation
Dipesh Karki
Doctorat
UQAC
- Dipesh Karki (UQAC)
- Roberto Silvestro (UQAC)
- Annie Deslauriers (UQAC)
- Matthias Mslati (UQAC)
- Catherine Périé (MRNF)
- Yan Boucher (UQAC)
- Sergio Rossi (UQAC)
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Traits fonctionnels
ADJ-2300
Mardi 13h30
Successful regeneration depends on the reproductive process of the species and their adaptation to the local environmental and disturbance regimes. The wide latitudinal gradient of black spruce (Picea mariana (Mill.) B.S.P.) distribution provides a natural framework to assess the production and the traits of seed respond to local conditions. This study investigates the variability in reproductive traits among five black spruce populations originating from a latitudinal gradient (from 48° to 53°) in the boreal forest of Quebec, Canada. We tested differences in cone and seed traits, germination performance, and biochemical composition. Southern sites produce bigger seeds (length 14% and width 16% higher) and 50% more seeds per cone (45 vs 30) than northern sites. Seed mass decreased at the higher latitudes. A higher nutrient content, especially sucrose (5.8 vs. 2.6 mg·g-1 dw; ~2-fold) and phytic acid (0.93 vs. 8.74 mg·g-1 dw; ~9-fold), was also found in the southern sites. Southern populations showed a higher germination rate (0.13 seeds/day) than northern ones (0.09 seeds/day). Northern sites showed a higher temperature required to open cones than southern sites (≥55.1 vs. 48.9°C). Seeds from northern sites had higher starch content, while southern sites accumulated more phytic acid, a phosphorus-rich reserve. This contrast indicates a clear trade-off in how seeds allocate their energy storage along the latitudinal gradient, with northern sites investing more in starch than in phytic acid due to limited phosphorus uptake, in turn, affecting germination efficiency. Our findings highlight how local conditions affect reproductive traits in black spruce, suggesting how this species could respond to environmental changes and guiding seed-source selection for assisted migration and adaptive forest management in boreal forests.
Mots-clés : Seed mass, seed nutrient, germination, black spruce, boreal forest
Aymen Lamloum
Maîtrise
UQAT
Traits fonctionnels
ADJ-2300
Mardi 13h50
Les milieux humides (MH) assurent des fonctions écologiques essentielles, notamment la régulation hydrologique et le maintien de la biodiversité. Ces fonctions dépendent à la fois du type de MH (p. ex. marais, étang, marécage, tourbière) et de leur structure paysagère, décrite par des attributs géospatiaux (taille, forme, connectivité). Or, l'intégration conjointe des types de MH et de ces attributs demeure peu documentée, ce qui limite l'interprétation fonctionnelle et la priorisation des MH pour la conservation. Ce projet vise à analyser et regrouper, via une approche multi-échelles en écologie du paysage, les types de MH et leurs attributs géospatiaux à l'échelle de la parcelle et du bassin versant afin de construire une typologie fonctionnelle. Quatre unités de paysage (Davy, Chochocouane, Saint-Maurice et Barrière), parmi onze unités régionales en forêt boréale, ont été sélectionnées pour représenter la diversité des attributs géospatiaux de la zone d'étude. Une classification hiérarchique ascendante (distance euclidienne, Ward.D2) a d'abord été appliquée séparément à chaque unité, révélant une variabilité du nombre de groupes fonctionnels (4, 5 ou 6 selon l'unité). Les variables de taille, connectivité, forme et agrégation ont ensuite alimenté un modèle Random Forest entraîné sur les groupes par unité, permettant de généraliser la typologie à l'échelle régionale et d'identifier huit groupes fonctionnels distincts. La robustesse de cette typologie a été évaluée par une analyse discriminante linéaire (précision : 93,9 %). La cartographie régionale met en évidence une forte hétérogénéité spatiale, dominée par des MH connectés et compacts de taille moyenne à grande, mais incluant aussi des groupes de très petite taille ou très isolés, potentiellement plus vulnérables. Cette typologie fournit ainsi un outil opérationnel pour cibler des groupes écologiquement sensibles et soutenir la conservation.
Mots-clés : Mots clés : milieux humides, typologie fonctionnelle, écologie du paysage, FRAGSTATS, attributs géospatiaux, forêt boréale
Ravosoa Tianarinoro Ramaroson
Maîtrise
Université Laval
- Ravosoa Tianarinoro Ramaroson (Université Laval)
- Ian Major (Ressources naturelles Canada, Centre de foresterie des Laurentides (CFL))
- Ilga Porth (Université Laval)
- Janani Sivarajah (Université Laval)
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Traits fonctionnels
ADJ-2300
Mardi 14h10
Les arbres urbains subissent fréquemment des dommages racinaires liés aux travaux de construction et aux aménagements urbains, qui peuvent affecter leur stabilité et leur état de santé. Cependant, les conséquences des coupes racinaires sur le fonctionnement physiologique des arbres sont encore mal connues. Notre étude avait pour objectif d'évaluer les réponses physiologiques des arbres urbains, quatre ans après des coupes racinaires de sévérité croissante. L'étude a été menée sur deux espèces couramment plantées en milieu urbain, Tilia cordata Mill. et Acer platanoides L., dans six parcs municipaux de la ville de Québec. Les arbres ont été soumis à des traitements de tranchées imbriquées, dont la sévérité variait selon la distance au tronc, le nombre de tranchées et leur disposition. Un nombre comparable d'arbres à racines intactes a servi de témoins. La conductance stomatique, la photosynthèse nette à la lumière saturante et le potentiel hydrique pré-aube ont été mesurés sur les feuilles à l'aide d'un système de photosynthèse portable et d'une chambre de pression de type Scholander. Quatre ans après les coupes racinaires, aucun stress hydrique n'a été observé, même dans les traitements les plus sévères. Un effet global du traitement a été détecté sur la photosynthèse, mais aucune diminution significative n'a été observée en fonction de la sévérité des coupes. Les variations des réponses physiologiques étaient en grande partie expliquées par l'effet de l'espèce. Ces résultats suggèrent l'existence de mécanisme de compensation racinaire et d'une capacité de résilience des espèces étudiées en contexte de parc urbain, même lorsque les tranchées étaient réalisées à des distances plus proches que celles recommandées. Toutefois, ces résultats pourraient évoluer à plus long terme et être différent pour des espèces moins tolérantes ou dans des conditions urbaines plus contraignantes, comme celles des arbres de rue.
Mots-clés : foresterie urbaine, arbres urbains, dommages racinaires, photosynthèse, construction, infrastructures vertes
Claudio Mura
Postdoctorat
UQAT
- Claudio Mura (UQAT)
- Raphaël Grellety (UQAT)
- Patricia Raymond (MRNF)
- Timothy Work (UQAM)
- Junior A. Tremblay (Environnement et Changement climatique Canada)
- Maxence Martin (UQAT)
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Traits fonctionnels
ADJ-2300
Mardi 14h30
La superficie et la connectivité des vieilles forêts boréales ont diminué au cours des dernières décennies en raison de l'aménagement forestier équienne basé sur la coupe totale. Il est nécessaire d'évaluer des alternatives à la coupe totale permettant de maintenir des habitats forestiers associés aux vieux stades de succession. L'objectif de cette étude était d'évaluer l'efficacité de différents traitements sylvicoles pour maintenir ou favoriser la composition des dendromicrohabitats et leurs traits fonctionnels par rapport aux stades de vieille forêt. Quatre traitements sylvicoles ont été appliqués en 2000 dans des peuplements mixtes primaires (dernier feu en 1910) de l'ouest du Québec: coupe totale, coupe partielle à 40% régulière, coupe partielle à 40% par trouées de 400 m2 et témoin non coupé. Un peuplement de vieille forêt a été utilisé comme référence de fin de succession. En 2024, l'espèce, la vigueur, le DHP et la présence de dendromicrohabitats ont été relevés sur tous les arbres commerciaux (DHP > 9 cm). La coupe totale présentait une richesse et une diversité plus faible en dendromicrohabitats. La vieille forêt arborait une richesse et une diversité élevées, ainsi que des dendromicrohabitats à développement lent associés aux espèces de vertébrés. La coupe partielle, la coupe par trouées et le témoin non coupé étaient similaires entre eux et formaient un groupe intermédiaire, avec une bonne richesse et diversité en dendromicrohabitats. Nos résultats indiquent que les coupes partielles peuvent maintenir dans le paysage une composition de dendromicrohabitats comparable à celle du témoin non coupé, mais qu'elles n'accélèrent pas la succession du peuplement. De plus, les différences entre le témoin (110 ans) et la vieille forêt (>264 ans) soulignent la nécessité de mieux identifier et protéger les zones à forte valeur de biodiversité dans les forêts en fin de succession.
Mots-clés : Sylviculture, Aménagement forestier, Vieille forêt, Coupe progressive, Biodiversité
Adriel Michel Sierra Pinilla
Postdoctorat
Université Laval
- Adriel Michel Sierra Pinilla (Université Laval)
- Geneviève Lajoie (INRS)
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Traits fonctionnels
ADJ-2300
Mardi 14h50
Les interactions plante-microorganismes sont centrales pour l'adaptation des espèces et l'allocation des ressources. Les traits fonctionnels des plantes sont reconnus pour structurer le compromis entre stratégies d'acquisition rapide des ressources et stratégies conservatrices. Toutefois, dans quelle mesure ces stratégies déterminent la composition et la fonction des communautés microbiennes associées aux plantes, et si ces relations sont cohérentes entre biomes, demeure peu compris. Nous avons étudié l'écologie fonctionnelle des microbiomes de plantes ligneuses dans deux biomes forestiers contrastés : une forêt tropicale au Panama et des forêts tempérées du nord-est de l'Amérique du Nord. En comparant les métagénomes shotgun du microbiome de la phyllosphère de dix-sept espèces d'arbres tropicaux et de vingt-quatre espèces tempérées, nous avons évalué dans quelle mesure le biome forestier et les stratégies d'utilisation des ressources des hôtes le long du spectre économique foliaire (Leaf Economics Spectrum) expliquent l'assemblage fonctionnel des bactéries à la surface des feuilles. Nos résultats montrent que les arbres tropicaux hébergent une diversité fonctionnelle microbienne significativement plus élevée que les arbres tempérés. Dans les biomes tropicaux, les fonctions microbiennes sont enrichies en voies métaboliques et régulatrices centrales, notamment la glycolyse, la voie des pentoses phosphates et la dégradation des acides gras. À l'inverse, les microbiomes tempérés se caractérisent par des voies spécialisées de conservation de l'énergie, telles que la phosphorylation oxydative et le métabolisme du soufre. En résumé, les fonctions microbiennes de la phyllosphère puissent être considérées comme des traits fonctionnelles clés des plantes, permettant de relier les compromis associés aux traits d'acquisition et conservation.
Mots-clés : Communautés microbiennes, métagénomes shotgun, Phyllosphère, Traits fonctionnels, Redondance fonctionnelle, Plantes ligneuses,
Antoine Harel
Doctorat
Université Laval
- Antoine Harel (Université Laval)
- Evelyne Thiffault (Université Laval)
- David Paré (RNCan-SCF-CFL)
- Guillaume Moreau (Université Laval)
- Alexis Achim (Université Laval)
- Florence Leduc (Université Laval)
- Maude Larochelle (Hydro-Québec)
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Carbone forestier #2
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 13h30
À l'échelle mondiale, les activités humaines ont considérablement fragmenté les paysages forestiers, ce qui fait que plus de 20 % des forêts restantes sont situées à moins de 100 mètres d'une lisière. Les forêts adjacentes aux perturbations subissent des effets de bordure qui peuvent affecter le stockage du carbone aérien en modifiant la structure forestière. Notre objectif principal était d'évaluer les stocks de carbone aérien et leurs facteurs déterminants à la lisière des forêts sur un large gradient bioclimatique de sites dans les forêts tempérées et boréales de l'est du Canada, en utilisant les emprises des lignes électriques comme étude de cas. Nous avons quantifié les stocks de carbone contenus dans les arbres vivants et morts et mesuré la croissance des arbres dans les forêts adjacentes aux emprises des lignes électriques. Par rapport aux forêts de référence (à plus de 50 m de l'emprise), les stocks de carbone aérien à la lisière des forêts (à moins de 20 m) étaient jusqu'à 60 à 75 % plus élevés dans les forêts boréales d'épinettes, 30 % plus élevés dans les forêts tempérées, mais seulement 2 % plus élevés dans les forêts boréales de sapins. Les stocks de carbone plus élevés étaient liés à une densité accrue du peuplement, et donc à une surface terrière plus importante, plutôt qu'à un diamètre plus grand des arbres. Les effets de lisière sur les caractéristiques des arbres (diamètre, hauteur totale, longueur et surface de la couronne, et accroissement de la surface terrière) ne présentaient pas de tendance claire et dépendaient des caractéristiques de la forêt. Aucun effet de lisière n'a été observé dans un peuplement où une emprise avait été récemment établie (moins de trois ans), ce qui suggère que l'ampleur de l'effet de lisière varie dans le temps. Cette étude permettra d'améliorer l'évaluation de l'empreinte carbone des paysages forestiers fragmentés.
Mots-clés : Stock de carbone ; biomasse aérienne ; effet de bordure ; emprise ; croissance radiale ;
Raida Benseghir
Professionnelle
Université TÉLUQ
- Raida Benseghir (Université TÉLUQ)
- Rolando Trejo-Pérez (TELUQ)
- Karima Lafore (UQAM)
- Michel Leboeuf (Fiducie de conservation des écosystèmes de Lanaudière)
- Nicolas Bélanger (TELUQ)
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Carbone forestier #2
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 13h50
Concilier la séquestration du carbone et la conservation de la biodiversité demeure un défi majeur pour la gestion durable des forêts, les relations entre le carbone et la biodiversité variant selon les taxons et les contextes écologiques. Nous avons examiné comment la composition botanique, la structure forestière, les réservoirs de carbone et l’utilisation des terres sont associés à la richesse en espèces d’insectes, d’oiseaux et de chauves-souris dans des forêts tempérées matures et anciennes du sud du Québec. Des modèles statistiques de type comptage (Poisson) ont été utilisés pour analyser la richesse spécifique des insectes et des oiseaux, tandis que les données sur les chauves-souris ont été interprétées de manière descriptive en raison d’une richesse faible et d’une forte zéro-inflation entre les sites. La composition botanique et la structure forestière ont émergé comme les prédicteurs les plus cohérents de la richesse spécifique, bien que leur importance relative varie selon les groupes taxonomiques. La richesse en insectes était fortement associée à la structure de la végétation et à la répartition du carbone entre les compartiments du sol et de la biomasse aérienne, alors que la richesse aviaire augmentait avec la couverture herbacée et la présence de zones humides dans le paysage. Dans l’ensemble, les réservoirs de carbone agissent comme des indicateurs complémentaires, dont les effets sont spécifiques aux compartiments et aux taxons, plutôt que comme des prédicteurs universels de la biodiversité. Ces résultats soulignent l’importance d’approches de gestion intégrant la complexité structurelle des peuplements, la diversité des strates végétales et la conservation des habitats humides afin de concilier les objectifs de conservation de la biodiversité et de séquestration du carbone dans les forêts tempérées.
Mots-clés : Séquestration du carbone, structure forestière, biodiversité, forêts matures, utilisation des terres, insectes, oiseaux, chauves-souris
Rowena Japitana Ligalig
Doctorat
UQAM
- Rowena Japitana Ligalig (UQAM)
- Abderrahmane Ameray (UQAT)
- Dominic Cyr (Environnement et Changement climatique Canada)
- Élise Filotas (TELUQ)
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Carbone forestier #2
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 14h10
In managed mixedwood forests in Québec, carbon dynamics are shaped by a variety of factors, including the combined influence of natural disturbances and harvesting practices. Recurrent spruce budworm (SBW) outbreaks are a defining disturbance in these systems, interacting with wind, wildfire, and harvesting to modify forest structure, composition, and carbon storage. The objective of this study was to quantify how SBW and interacting disturbances alter long-term forest carbon trajectories under management conditions reflecting recent harvest practices in Québec. We applied the forest landscape model LANDIS-II to management unit 042-51 (Mauricie, Québec) using the Forest Carbon Succession (ForCS) and Biological Disturbance Agent (BDA) extensions. The SBW disturbance module was calibrated and evaluated using repeatedly measured forest inventory plots to ensure realistic representation of variable-severity mortality and post-disturbance biomass recovery. Following calibration, 75-year projections were conducted under interacting disturbance scenarios including SBW, wind, wildfire, and harvesting. Harvesting was implemented as area-based prescriptions combining clear-cut and partial harvest treatments in proportions derived from current annual allowable cut and management practices. Results indicate that the magnitude of SBW effects on cumulative carbon storage varies depending on management context. Over a 75-year horizon, SBW increases NBP on average when compared with other disturbance scenarios. This is most likely due to its selective nature, it often spares established cohorts of non-host species, allowing the net primary productivity of affected stands to quickly offset the increased heterotrophic respiration caused by the rise in dead organic matter. Interacting disturbances also reduced the abundance of mature SBW host species, influencing future outbreak dynamics and long-term carbon trajectories. Results represent forest ecosystem carbon dynamics only, as harvested wood product pools and substitution effects were not explicitly incorporated. These findings highlight the importance of explicitly considering disturbance interactions when evaluating carbon outcomes under Québec's current forest management practices.
Mots-clés : spruce budworm, forest carbon dynamics, LANDIS-II
Dominic Cyr
Chercheur associé
Environnement et Changement climatique Canada
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Carbone forestier #2
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 14h30
Dans le Rapport d’inventaire national (RIN) des GES publié en 2025, le Canada déclarait un total de 694 Mt d’émissions en équivalent CO2 (éq. CO2) pour l’année 2023, une légère diminution par rapport à l’année précédente. On se souviendra pourtant de 2023 comme de l’année où des feux d’une ampleur sans précédent ont fait rage. Selon des estimations indépendantes, ces incendies ont généré des émissions directes de plus de 2 Gt éq. CO2, un chiffre comparable aux émissions déclarées par l’Inde, le pays le plus peuplé de la planète et le troisième émetteur mondial. Comment expliquer cette apparente contradiction'De plus, comment peut-on estimer l’impact des décisions en matière d’aménagement du territoire forestier dans un contexte où les variations extrêmes d’émissions engendrées par les perturbations naturelles masquent, par exemple, l’effet réel des interventions humaines'La forêt est-elle donc l’alliée ou l’ennemie du climat'Les deux narratifs cohabitent. Pourtant, la contribution du secteur de l’Affectation des terres, changement d’affectation des terres et foresterie (ATCATF) est maintenant prise en compte pour évaluer les progrès des pays vers l’atteinte des cibles de l’Accord de Paris. Au moyen d’exemples tirés directement du RIN, cette présentation visera à éclaircir les concepts et les approches méthodologiques permettant de répondre à ces interrogations. Nous explorerons notamment comment une distinction plus fine entre les flux naturels et anthropiques permet de mieux définir le rôle de la forêt dans nos stratégies climatiques.
Mots-clés : Carbone forestier, Inventaire National, Forêt aménagée, GES, perturbations naturelles
Laurence Paradis
MELCCFP
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Carbone forestier #2
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 14h50
L'inventaire québécois des émissions de gaz à effet de serre (GES) présente en annexe depuis son édition 1990-2022, les résultats pour le secteur de l'affectation des terres, du changement d'affectation des terres et de la foresterie (ATCATF). Cet inventaire couvre les flux de GES d'origine humaine entre les terres gérées et l'atmosphère (émissions et absorptions). Il comprend six sous-secteurs : les terres forestières, les terres cultivées, les prairies, les terres humides, les établissements et les produits ligneux récoltés. Les deux sous-secteurs les plus significatifs, soit les terres forestières et les produits ligneux récoltés, représentent les émissions liées à la forêt aménagée québécoise.
Ainsi, la forêt aménagée du Québec est-elle un puits ou une source d'émissions de GES'
Une source.
Ces émissions fluctuent de manière significative depuis 1990, et constituent généralement une source nette. Elles s'élèvent à plus de 11 Mt éq. CO2 en 2023, en excluant les terres brûlées.
Et ces terres qui subissent des feux, sont-elles une grande source d'émissions de GES?
Le portrait n'est pas aussi évident qu'on pourrait le croire.
Cette présentation abordera les particularités de l'ATCATF par rapport aux autres secteurs de l'inventaire, certaines questions méthodologiques qui lui sont spécifiques ainsi que les principales raisons expliquant le portrait des émissions.
Mots-clés : Inventaire GES / carbone forestier / perturbations naturelles / forêts aménagées
Rémi Genevois
Maîtrise
Université Laval
- Rémi Genevois (Université Laval)
- Louis Bélanger (Université Laval)
- Jérôme Cimon-Morin (Université Laval)
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Conservation
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 15h30
Introduit au Québec en 2021 dans la Loi sur la conservation du patrimoine naturel, le statut d’Aire protégée d’utilisation durable (APUD) vise à protéger des écosystèmes et les valeurs culturelles associées tout en maintenant certaines activités non industrielles gérées de façon exemplaire. Ainsi, les activités récréatives en APUD devront préserver un haut niveau de naturalité, tout en étant bénéfiques pour les communautés locales et autochtones. Toutefois aucun cadre n’existe actuellement pour les activités récréatives dans les APUD, puisque ce statut demeure en développement. L’objectif principal du projet est de développer des lignes directrices pour encadrer l’accès à la nature dans les APUD.
Un total de 18 entretiens semi-dirigés réalisés avec 22 spécialistes de la conservation au Québec a permis de recueillir leur point de vue sur la façon dont l’accès à la nature devrait être balisé dans les APUD. L’analyse thématique inductive de ces entretiens a fait ressortir six thématiques principales, déclinées en 26 lignes directrices. Celles-ci définissent les activités récréatives appropriées et pertinentes dans une APUD et établissent un ensemble de principes de gestion exemplaire pour répondre autant aux enjeux de conservation des milieux naturels, que d’harmonisation des usages et de consentement des communautés autochtones. En complément, l’application de ces lignes directrices a été éprouvée dans une étude de cas menée dans la Forêt de la Seigneurie de Lotbinière lors d’un exercice d’élaboration d’un Plan d’accès à la nature pour ce territoire visé par un projet de création d’APUD.
Ce projet participe à la réflexion sur l’utilisation durable et exemplaire des ressources naturelles dans les APUD et répond au besoin plus général d’améliorer l’accès à la nature tout en respectant les écosystèmes québécois. À terme, il influencera la création d’un cadre réglementaire pour les activités récréatives dans les APUD.
Mots-clés : aires protégées, conservation de la nature, activités récréatives, écotourisme, utilisation durable
Gabriel Huard
UQO
Conservation
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 15h50
À l’échelle de l’Outaouais, l’initiative Kidjimininan, lancée par la communauté Kitigan Zibi Anishinabeg, vise à identifier les territoires candidats afin d’atteindre la cible de protection de 30% du territoire d’ici 2030 fixée dans le Cadre mondial de la biodiversité de Kunming-Montréal (CMBKM). Le présent projet de recherche s’insère dans cette démarche et vise à mieux comprendre les incidences liées à la poursuite d’objectifs de conservation variés lors du processus de priorisation à l’échelle régionale. Six scénarios de priorisation ont été comparés : i) la protection des espèces à statut ; ii) la maximisation du nombre d’espèces protégées; iii) la protection des habitats d’intérêt; iv) la protection des réservoirs de carbone ; v) la préservation des éléments essentiels à la la qualité de l’eau ; et vi) un scénario multi-objectifs visant à équilibrer l’atteinte des objectifs précédents. L’analyse de la congruence spatiale entre les zones prioritaires associées à chacun des scénarios a permis de déterminer l’incidence de l’objectif focal sur la spatialité du réseau d’aires protégées. En outre, l’évaluation de la performance de chacun des scénarios, établie en fonction des gains de conservation obtenus pour l’objectif focal et des co-bénéfices générés indirectement, a révélé des synergies et des compromis entre les objectifs. Finalement, le potentiel d’intégration de trois propriétés de système ciblées par le CMBKM, soit 1) la représentativité des composantes biogéographiques, 2) la connectivité écologique et 3) la résilience climatique, a été estimé pour chacun des scénarios. Les résultats suggèrent des compromis, qui varient selon l’objectif poursuivi. En mettant en lumière les interactions entre les différents objectifs de conservation ainsi que les dynamiques spatiales qui leur sont propres, la méthodologie proposée facilite l’arbitrage des compromis et contribue, plus largement, à alimenter la réflexion sur la nécessité d’adopter une approche multi-objectif. En outre, cette méthode permet de concevoir différentes configurations de réseaux d’aires protégées susceptibles de maximiser l’atteinte des objectifs de conservation en Outaouais.
Mots-clés : Priorisation spatiale, 30x30, Conservation, Aires protégées, Objectifs de conservation, Allocation optimale des ressources de conservation
Sylvain Delagrange
Chercheur régulier
UQO
Conservation
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 16h10
Comment se porte la biodiversité végétale au sein des forêts Québécoise'Dans cette étude à grande échelle, 177 forêts feuillues, mixtes et résineuses ont été visitées de l'Abitibi à la Gaspésie et de l'Outaouais à la Beauce dans le but d'obtenir une compréhension de l'évolution de la biodiversité suite à l'aménagement forestier. Dans chaque secteur visité, la diversité végétale a été inventoriée au sein de forêts témoins et aménagées par coupes totales ou partielles (de 2 à 80 ans après coupe) pour reconstruire l'arbre phylogénétique local. L'indice de Faith, prenant en compte l'ensemble des composantes de la biodiversité, a ensuite été calculé pour évaluer les changements dans la diversité végétale. Nos résultats montrent que la biodiversité est modifiée durablement et structurellement en réponse à l'aménagement forestier. Dans l'ensemble, c'est 17% de la biodiversité qui est perdue suite à l'aménagement (22% pour les coupes totales et 12% pour les coupes partielles), mais ces pertes ne sont pas aléatoires dans l'arbre phylogénétique et certains gains aussi sont à notés. Par exemple, les plantes plus rares (e.g. ginseng, gingembre, ail des bois, fougères) ou plus anciennes (e.g. petit prêcheur, bryophytes) sont fortement affectées par la coupe alors que des espèces plus communes et plus récentes (peupliers, framboisiers, hêtres) sont fortement stimulées sur le long terme. On observe également des simplifications au sein de certains ordres où de nombreuses espèces sont affectées par la coupe (orchidées, petit thé des bois) mais dont l'ordre demeure représenté par quelques espèces non affectées par la coupe (épipactis helleborine, bleuets). Les impacts concrets de ces changements sur les fonctions et services des écosystèmes forestiers restent encore à déterminer. Cependant, nos résultats soutiennent l'importance des efforts de protection du territoire pour maintenir la biodiversité végétale dans son ensemble.
Mots-clés : biodiversité végétale, foret, aménagement, coupe totale, coupe partielle, arbre phylogénétique
- Mohamed Abdoulaye Diallo (UQO)
- Chloé L’Ecuyer-Sauvageau (UQO)
- Faby Anne Gagné-Mimeault (UQO)
- Jérôme Dupras (UQO)
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Conservation
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 16h30
La création du Parc national du Moyen Bafing (PNMB), dans la région de Labé en Guinée, a été officialisée en 2021. Sa création a eu des implications sur l'utilisation du territoire par les communautés locales en raison de la volonté de protéger l'habitat du Chimpanzé. Dans le cadre du projet Femmes Pro-Forêts, réalisé dans le PNMB, nous avons identifié et estimé la valeur économique des services écosystémiques fournis par le PNMB aux communautés résidentes du parc à travers les perspectives de celles-ci et, plus particulièrement celles des femmes et jeunes femmes. Nous avons eu recours à des entretiens semi-dirigés (9 femmes et 14 hommes) et à la cartographie participative (300 participant.e.s dans le cadre de 30 ateliers) pour mettre de l'avant l'occupation du territoire et les activités des individus dans 15 villages représentatifs des réalités du PNMB. Ainsi, nous avons identifié un ensemble de vingt-six services écosystémiques en lien avec l'usage des ressources naturelles du parc par les communautés. Parmi les services qui ont fait l'objet d'évaluation, les services d'approvisionnement liés à la production maraichère, à l'approvisionnement en eau, ainsi que les produits forestiers non ligneux (PFNL), plus particulièrement le karité, sont d'une importance majeure pour les communautés locales, en particulier pour les femmes et jeunes femmes du parc. Ceci suggère que les activités visant à soutenir la population doivent favoriser l'amélioration et le maintien de ces services écosystémiques, de façon à favoriser le bien-être et l'adaptation aux changements climatiques.
Mots-clés : Cartographie participative, Changements climatiques, communautés locales, Genre, Services écosystémiques, Valeurs
Marie-Eve Roy
Postdoctorat
UQO
Conservation
Amphithéâtre Hydro-Québec (ADJ-2530)
Mardi 16h50
La conservation des forêts peut avoir des bienfaits écologiques, notamment en termes de séquestration de carbone (C). La présente étude terrain a été réalisée afin de connaître l'impact des aménagements forestiers sur les stocks de C. Le projet couvre 14 régions du Québec de l'Abitibi jusqu'en Gaspésie et s'étant sur 177 sites, tant en forêts tempérées que boréales, couvrant différents types de drainage naturel. Une méthodologie standard a été appliquée dans tous les sites qui sont pairés entre un site aménagé et un site non-aménagé. Dans ces paires de site, les stocks de C ont été mesurés dans tous les compartiments, soit au-dessus du sol, au sol et en-dessous du sol. En moyenne, l'aménagement réduit de 30% les stocks de C; les forêts non-aménagées stockent significativement plus de C que les forêts aménagées, soit une moyenne de 30,63 kg/m2 versus 21,66 kg/m2. Cependant, en comparant chaque paire entre elles, on observe une variabilité très importante allant d'aucune perte à plus de 80% de pertes selon le type de coupe et de sol. En effet, l'effet de l'aménagement est nettement plus important après coupe totale que coupe partielle. Après coupe totale, les stocks de C se reconstruisent lentement puisque même 50 à 70 ans après coupe, les effets sont encore bien visibles. Les stocks de C dans les forêts non-aménagées sont significativement plus élevés dans tous les compartiments, soit au-dessus du sol, au sol et en-dessous du sol. Des variables comme la densité forestière et le pourcentage d'eau dans le sol sont corrélées positivement avec les stocks de C dans le sol, tandis que la compaction et le pourcentage de sable y sont corrélés négativement. En conclusion, des pistes de solutions pour éviter des pertes de stock de C en forêt sont présentées.
Mots-clés : Stock de carbone, aménagement, forêt
Philippe Blier
Maîtrise
UQAR
- Philippe Blier (UQAR)
- Lisa Nondier (UQAR)
- Mikelli McKenna-L'Abbé (UQAR)
- Nora Heamphy (University of Vermont)
- Stephen Keller (University of Vermont)
- Luc Sirois (UQAR)
- Guillaume de Lafontaine (UQAR)
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Génétique
ADJ-2326
Mardi 15h30
L'épinette rouge (Picea rubens Sarg.) est une espèce endémique appalachienne dont la répartition au Québec est principalement restreinte à la vallée du Saint-Laurent. Cependant, cette espèce est régulièrement inventoriée hors de son aire de répartition connue dans la province. Par exemple, la présence de cette espèce est attestée dans les données d'inventaires écoforestiers réalisés depuis plusieurs décennies dans la péninsule gaspésienne. À l'été 2024, des individus présentant des critères généralement associés à l'épinette rouge, comme une pubescence répartie le long de lignes de décurrence sur les rameaux ainsi que des aiguilles étalées radialement, ont effectivement été observés en Gaspésie. Nous avons récolté 27 de ces individus à des fins de génotypage par séquençage auquel nous avons ajouté 30 spécimens d'épinettes noires (P. mariana (Mill.) BSP) et 29 épinettes blanches (P. glauca (Moench) Voss) de la Gaspésie en plus de 8 épinettes rouges provenant du c'ur de son aire de répartition. Nos analyses génomiques suggèrent que l'épinette rouge est absente de la péninsule gaspésienne. Les 27 épinettes présentant des caractères a priori attribuables à l'épinette rouge se regroupent plutôt avec les 29 épinettes blanches échantillonnées, tandis qu'aucun mélange génétique avec l'épinette rouge n'a été détecté dans le génome des 30 épinettes noires échantillonnées en Gaspésie. Ainsi, le critère de pubescence raméale ne permet pas de différencier l'épinette rouge de l'épinette blanche de façon certaine. L'identification in situ des trois espèces d'épinettes indigènes du Québec présente donc des difficultés qui requièrent une attention particulière lors des travaux de terrain.
Mots-clés : Épinettes, génomique, critères morphologiques, aire de répartition, pubescence raméale
Nataliia Kryvda
Maîtrise
UQAT
- Nataliia Kryvda (UQAT)
- Ilga Porth (Université Laval)
- Mebarek Lamara (UQAT)
- Annie DesRochers (UQAT)
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Génétique
ADJ-2326
Mardi 15h50
Le peuplier faux-tremble (Populus tremuloides), qui se reproduit principalement par drageons, présente une diversité clonale étonnamment élevée à travers son aire de répartition nord-américaine. Ce schéma génétique ne s'explique pas entièrement par le flux génétique ou les mutations somatiques connues, suggérant l'existence de mécanismes supplémentaires favorisant la différenciation clonale. Nous avons étudié si les greffes racinaires naturelles'connexions entre racines'fonctionnent comme une banque génétique souterraine, maintenant la diversité clonale par la régénération de drageons, même sans reproduction sexuée. Cette approche permet d'examiner comment le système racinaire contribue à la conservation et à la transmission de la variation génétique entre générations. Dans trois peuplements naturels au Québec, nous avons combiné dendrochronologie, excavation des racines et analyses génétiques (49 000 SNPs, 421 individus) pour identifier les racines vivantes et les greffes, y compris celles impliquant des souches mortes, ainsi que les génotypes des arbres et des drageons régénérés après une perturbation initiée par coupe. 70 % des arbres étaient reliés par des greffes ou des racines parentales, incluant des greffes reliant des arbres vivants aux racines de souches mortes. Analyse phylogénétique a identifié 32 clones distincts : 17 présents avant perturbation dans la canopée, 15 uniquement dans les drageons régénérés après. Trois clones, absents de la canopée avant perturbation, ont été retrouvés dans des drageons issus de racines de souches mortes greffées sur des arbres vivants voisins de génotypes différents. Nombre de clones a presque doublé après régénération, sans reproduction sexuée, soulignant le rôle des greffes dans la propagation de « nouveaux » clones. Résultats montrent que les greffes racinaires favorisent la persistance clonale à long terme en préservant la diversité génétique souterraine, soutenant le concept d'une « banque mémoire génétique » et renforçant la résilience des peuplements forestiers, avec des implications importantes pour la gestion durable et la conservation des populations clonales.
Mots-clés : anastomose racinaire, diversité clonale, séquençage génétique, régénération végétative, système racinaire, peuplier, greffes racinaires
Gabriela Rincón Pinilla
Maîtrise
UQAR
- Gabriela Rincón Pinilla (UQAR)
- Luc Sirois (UQAR)
- Étienne Léveillé-Bourret (UdeM)
- Guillaume de Lafontaine (UQAR)
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Génétique
ADJ-2326
Mardi 16h10
Malgré le rôle fondamental de l'hybridation dans l'évolution des plantes, touchant plus de 25 % des espèces végétales, l'identification des hybrides a rencontré divers écueils dans le passé. Aujourd'hui, les analyses génomiques permettent d'examiner en profondeur le rôle de l'hybridation non seulement dans des groupes très diversifiés, mais aussi dans des systèmes d'hybridation complexes tels que les syngaméons. Les saules (Salix spp.) constituent un groupe très diversifié dont l'évolution est étroitement liée à l'hybridation. Par exemple, le saule à petits fruits (Salix brachycarpa Nutt.) est présumé s'hybrider avec dix espèces de saules, une hypothèse qui repose sur des caractéristiques morphologiques, mais qui n'a jamais été validée par des données génomiques, à l'exception de son hybridation locale avec l'endémique Salix chlorolepis. Ce projet vise à (i) élucider les patrons de diversité génétique et la structure génétique chez Salix brachycarpa, (ii) évaluer son potentiel d'hybridation locale avec neuf autres espèces étroitement apparentées et (iii) tester la présence de réseaux d'hybridation indiquant l'existence d'un syngaméon centré sur Salix brachycarpa. À cette fin, 365 spécimens (frais ou herbier) de S. brachycarpa et d'autres espèces locales avec lesquelles il est présumé s'hybrider ont été échantillonnés. Les accessions proviennent de 31 sites d'échantillonnage répartis sur toute l'aire de répartition transcontinentale de S. brachycarpa. Ces échantillons ont été génotypés par NGS-DArTseq?, ce qui a généré 111 049 SNPs, dont 7 014 ont été retenus comme informatifs après filtrage. Des analyses multivariées (PCoA et DAPC) ont révélé que certaines espèces forment des clusters génétiques bien définis, tandis que S. brachycarpa se répartit en plusieurs groupes partiellement mélangés avec d'autres espèces. En complément, des analyses de structure (sNMF/fastSTRUCTURE) ont confirmé l'identité hybride de certains individus suspectés morphologiquement et mis en évidence des signaux d'admixture plus larges, suggérant non seulement des événements d'hybridation, mais possiblement l'existence d'un syngaméon.
Mots-clés : Hybridation, saule, syngaméon, génomique des populations
Dany Croteau
Postdoctorat
Université Laval
- Dany Croteau (Université Laval)
- Mamadou Ndiaye (MRNF)
- Christian Larouche (Université Laval)
- Julie Godbout (MRNF)
- Ilga Porth (Université Laval)
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Génétique
ADJ-2326
Mardi 16h30
Un défi majeur des programmes d'amélioration génétique forestière consiste à identifier des génotypes capables de concilier un fort potentiel de croissance avec des traits adaptatifs favorisant la résilience face à des événements climatiques extrêmes de plus en plus fréquents. L'intégration de ce volet résilience aux programmes d'amélioration est ralenti par notre capacité limitée à cerner et quantifier les traits procurant une plus-value adaptative face à différents stress abiotiques. Rapides et non-destructives, les approches spectroscopiques représentent une avenue prometteuse pour le phénotypage à grande échelle. Néanmoins, l'implémentation de cette stratégie repose sur une compréhension approfondie de signaux spectraux complexes, susceptibles de varier selon le type de stress et l'essence visée. Jusqu'ici, peu d'études comparatives en conditions contrôlées permettent de baliser la trajectoire des réponses spectrales au stress hydrique chez les conifères boréaux. Ici, des jeunes plants de quatre essences appartenant à deux genres reconnus pour leur stratégie hydrique contrastée ont été soumis à une sécheresse simulée en serre. Les épinettes blanches et noires ont consommé l'eau du sol plus rapidement que les pins gris et blancs, et ont présenté une mortalité plus précoce. Ce gradient de sensibilité à la sécheresse a été confirmé par la séquence d'effondrement du rendement photochimique maximal mesuré par fluorescence variable. En parallèle, la réflectance spectrale a été plus sensible pour détecter des réponses d'indices liés au statut hydrique chez toutes les espèces. Une divergence qualitative de réflectance a aussi été observée, caractérisée par un changement hâtif de l'index de « photochimie » (PRI) observable seulement chez les pins. Cette divergence suggère que le PRI est potentiellement moins influencé par les conditions environnementales chez les épinettes, ce qui pourrait en faire une signature optique plus robuste pour le suivi de la phénologie du bourgeon par télédétection aéroportée, un trait adaptatif d'intérêt pour l'amélioration génétique.
Mots-clés : Confières, amélioration génétique, réflectance, fluorescence variable, sécheresse
La maladie hollandaise de l'orme, causée par Ophiostoma ulmi et Ophiostoma novo-ulmi, a profondément transformé les paysages forestiers et urbains d'Amérique du Nord et d'Europe. Si le triangle classique des maladies (hôte, pathogène et environnement) demeure un cadre conceptuel central, les outils génomiques permettent aujourd'hui d'en relier les trois sommets et d'en revisiter les interactions à l'échelle du génome et du paysage. En combinant génomique des populations, modélisation et analyses d'association, nous montrons que les différentes espèces et sous-espèces du complexe pathogène occupent des niches climatiques distinctes, révélant une différenciation écologique marquée. Au sein du génome, l'environnement laisse une empreinte mesurable : environ 1 % est associé aux variables climatiques et une proportion équivalente aux caractéristiques édaphiques. Ces fractions, loin d'être marginales, témoignent d'une adaptation fine aux conditions locales. Fait marquant, le sol, notamment la concentration en azote, apparaît aussi déterminant que le climat dans la structuration adaptative des populations. Parallèlement, des analyses d'association génomique identifient plusieurs gènes liés à la virulence, dont certains déjà connus dans d'autres systèmes pathogènes, ouvrant la voie à des validations fonctionnelles. Intégrées à des scénarios de changements climatiques, nos données prédisent que le Québec et l'Ontario demeureront hautement propices à la maladie, alors que d'autres régions nord-américaines pourraient devenir moins favorables, fournissant un cadre pour adapter surveillance et gestion. Enfin, cette démarche s'étend au sommet « hôte » du triangle : l'identification d'ormes naturellement résistants et l'évaluation de l'héritabilité de ces traits visent à soutenir des programmes de restauration et d'amélioration variétale. En reliant variation génétique, environnement et dynamiques paysagères, nous proposons une approche intégrée où la génomique agit comme trait d'union entre les composantes du triangle des maladies pour concevoir des stratégies adaptées aux défis actuels et futurs.
Mots-clés : pathologie forestière, génomique, maladie hollandaise de l'orme
Marie-Eve Charlebois
Maîtrise
UQO
- Marie-Eve Charlebois (UQO)
- Pascal Rochon (ISFORT)
- Angélique Dupuch (UQO)
- Philippe Nolet (UQO)
PDF non disponible
Outils pour la faune
ADJ-2320
Mardi 15h30
La structure tridimensionnelle de l'habitat forestier, en particulier celle du couvert arbustif, influence directement la façon dont les animaux perçoivent leur environnement, modulant la dissimulation, la détection des menaces et, par conséquent, le risque de prédation. En modifiant la densité, la composition et l'organisation spatiale de la végétation, les pratiques sylvicoles transforment ces conditions de visibilité et peuvent ainsi influencer la perception du risque et l'utilisation de l'habitat par la faune. Ce compromis entre visibilité et protection constitue un mécanisme central en écologie comportementale, reliant structure de l'habitat, perception du risque et utilisation de l'espace. Pourtant, les méthodes couramment utilisées pour caractériser la strate arbustive reposent sur des mesures ponctuelles et partielles de l'obstruction visuelle, insuffisantes pour décrire l'hétérogénéité structurale des peuplements et la visibilité à des échelles pertinentes pour les animaux. Les technologies LiDAR offrent aujourd'hui la possibilité de quantifier finement la structure forestière en trois dimensions et d'estimer objectivement l'information visuelle accessible depuis l'intérieur de l'habitat. Le LiDAR terrestre (TLS) a favorisé l'émergence d'approches basées sur le champ de vision, où la visibilité découle de l'organisation spatiale des éléments obstruants. Toutefois, ces méthodes restent limitées à des points d'observation fixes et ne représentent pas la variabilité continue des paysages forestiers. Notre objectif vise à adapter les approches basées sur les champs de vision aux données issues du LiDAR mobile (MLS) afin de quantifier la visibilité latérale de manière continue et à des échelles comportementales pertinentes. Nous (i) proposons une nouvelle méthode compatible avec le MLS pour estimer la visibilité selon de multiples perspectives, (ii) comparons ses performances aux approches traditionnelles et (iii) évaluons les différences de visibilité entre plantations et forêts naturelles. Nos résultats montrent que les méthodes classiques comportent des biais méthodologiques importants et décrivent incomplètement la perception visuelle des animaux en milieu forestier.
Mots-clés : Champ de vision, Complexité structurale, LiDAR mobile terrestre, Visibilité animale, Risque de prédation
Marcel Lefebvre
Maîtrise
Université Laval
- Marcel Lefebvre (Université Laval)
- Marc Mazerolle (Université Laval)
- André Desrochers (Université Laval)
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Outils pour la faune
ADJ-2320
Mardi 15h50
Les initiatives de science participative ont transformé le suivi de la faune en élargissant considérablement la portée spatiale et temporelle des données disponibles. Toutefois, ces jeux de données soulèvent des défis méthodologiques liés à l'hétérogénéité des observateurs, à la variabilité des conditions d'observation et aux biais spatiaux, particulièrement en forêt boréale. Le pistage dans la neige est une méthode de suivi éprouvée mais les conditions d'observation sont rarement intégrées explicitement aux analyses. Notre étude vise à déterminer comment la probabilité de détection et l'occupation varient selon l'échelle spatiale, comment ces paramètres diffèrent entre les espèces suivies, et dans quelle mesure les conditions d'observation influencent les inférences écologiques. Nous analysons plus de vingt ans de données de pistage hivernal recueillies à la Forêt Montmorency (Québec, Canada). Sept espèces ou groupes d'espèces ont été modélisés à l'aide de modèles d'occupation tenant compte de la détection imparfaite. Les analyses ont été réalisées à quatre résolutions spatiales : 100 m, 250 m, 500 m et 1 km. Les modèles intègrent des covariables d'habitat (âge des peuplements) et de détection (jours sans neige, expérience cumulée des observateurs), ainsi qu'un effet aléatoire de l'année du suivi pour quantifier la variabilité interannuelle. Nous avons comparé différents modèles reflétant nos hypothèses à partir de l'AICc. Les résultats montrent un effet d'échelle marqué : la proportion de détections et l'occupation estimée augmentent avec la taille des unités spatiales, mais l'ampleur et la direction des effets varient selon les espèces. L'influence relative des variables d'habitat et des conditions d'observation change également avec l'échelle. Ces résultats confirment l'importance d'intégrer explicitement la détection et la dépendance à l'échelle afin d'améliorer la robustesse des inférences issues du pistage communautaire et de soutenir des décisions éclairées en aménagement forestier.
Mots-clés : modèles d'occupation, pistage animal, détectabilité, Forêt Montmorency, écologie animale, écologie spatiale, sélection de modèles
Maxime Perron
Maîtrise
UQAT
- Maxime Perron (UQAT)
- Gabriel Pigeon (UQAT)
- Guillaume Grosbois (UQAT)
- Miguel Montoro Girona (UQAT)
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Outils pour la faune
ADJ-2320
Mardi 16h10
Les eskers, formations fluvioglaciaires caractéristiques des régions nordiques, créent des environnements forestiers et lacustres distincts de ceux associés aux dépôts fins de la ceinture d'argile. En Abitibi-Témiscamingue, les lacs sur esker structurent les communautés floristiques, aviaires et de macro-invertébrés. Cependant, la réponse des mammifères reste peu connue, malgré l'importance des forêts riveraines pour plusieurs espèces. Cette étude compare l'occupation et l'assemblage des communautés de mammifères entre les forêts riveraines sur esker et ceux sur la ceinture d'argile. Vingt lacs sur esker et vingt lacs sur la ceinture d'argile ont été échantillonnés par caméra-trappe. L'occupation de 21 espèces a été modélisée à l'aide de modèles d'occupation multi-espèces avec facteurs latents. Nous avons évalué l'influence du type de lac, de la structure forestière à multiples échelles et des coupes forestières récentes sur l'occupation, la richesse et la composition des communautés. Les patrons d'occupation sont principalement expliqués par la structure forestière, dont la fermeture de la canopée, la hauteur des arbres, la surface terrière et la proportion de conifères, en particulier dans un rayon de 200m autour des lacs. La surface terrière exerce un effet négatif significatif sur l'occupation de plusieurs espèces, dont la souris sylvestre, l'orignal, le lièvre, les mustélidés et l'ours noir. Nous avons aussi observé une plus faible richesse en forêt sur esker, avec en moyenne une à trois espèces de moins que sur la ceinture d'argile. Ces communauté sont cependant significativement distinctes. Des espèces telles que l'écureuil roux, le tamia rayé, les campagnols et la martre d'Amérique y sont plus fortement associées. Ces résultats suggèrent que la structure et la composition forestière caractéristiques des eskers façonnent des communautés de mammifères distinctes, et soulignent l'importance d'intégrer ces particularités aux pratiques d'aménagement forestier et faunique.
Mots-clés : caméra-trappe, modèle d'occupation multi-espèces, paysage fluvioglaciaire, mammifère boréal, assemblage des communautés
Lucas Voirin
Doctorat
Université Laval
- Lucas Voirin (Université Laval)
- André Desrochers (Université Laval)
- Marc Mazerolle (Université Laval)
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Outils pour la faune
ADJ-2320
Mardi 16h30
Pour évaluer l'état écologique des écosystèmes subissant des perturbations, il est nécessaire de cibler les espèces sensibles. Dans ce contexte, le suivi de la faune est pertinent mais également complexe, en particulier à des échelles spatiales et temporelles fines. Notre objectif était de proposer une méthode utilisant la localisation acoustique pour obtenir des informations sur le comportement de la faune à fine résolution spatiale. Nous proposons une nouvelle approche statistique permettant d'obtenir une localisation acoustique précise à partir de réseaux d'enregistreurs, en tenant compte de deux sources d'incertitude : la position des enregistreurs et l'estimation des différences de temps d'arrivée du signal sonore entre les enregistreurs. À l'aide de simulations informatiques ainsi que de tests effectués sur le terrain, nous avons évalué la performance de notre méthode. Nous montrons qu'il est possible d'obtenir une localisation de sons en forêt avec une erreur inférieure à 5 m dans 98 % des cas. Nous montrons comment mettre en'uvre cette méthode et illustrons ses applications potentielles en écologie et en conservation.
Mots-clés : faune, bioacoustique, modélisation bayésienne, GPS, incertitudes
Honoré Yao Doh
Doctorat
Université Laval
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Outils pour la faune
ADJ-2320
Mardi 16h50
Les limites des méthodes conventionnelles de suivi de la biodiversité ont suscité une demande pour des méthodes alternatives comme l’ADN environnemental (ADNe).Selon plusieurs études, l’ADNe améliore la probabilité de détection des espèces rares, menacées, peu abondante, difficiles à observer et facilite la détection précoce d’espèces exotiques envahissantes. En contexte forestier par exemple, l’ADNe permet d’identifier précocement des ravageurs tels que l’agrile du frêne, le dendroctone du pin ponderosa responsables de mort d’arbres et de pertes écologiques.Également, l’ADNe permet une caractérisation intégrée des communautés biologiques et des interactions trophiques, contribuant ainsi à une gestion écosystémique des forêts mieux adaptée aux changements globaux.Malgré ces avantages, l’intégration opérationnelle de l’ADNe dans les institutions demeure inégale. La majorité des travaux consacrés à l’ADNe privilégie une approche expérimentale ou technique. Les déterminants organisationnels de l’adoption de l’ADNe restent peu documentés.
A l’aide d’un modèle de régression logistique multivariée reposant sur une enquête basée sur le cadre « technologie–organisation–environnement » adressée aux organisations au Québec et en Colombie Britannique, le travail a identifié les facteurs perceptuels qui influencent la probabilité d’adoption de l’ADNe dans les organisations.
Les résultats montrent que l’adoption de l’ADNe est principalement déterminée par des facteurs technologiques et organisationnels. Sur le plan technologique, la compatibilité perçue de l’ADNe avec les infrastructures technologiques et méthodes d’analyse en place dans l’organisation favorise fortement l’adoption (OR = 8,76). A l’inverse, la conformité normative perçue constitue un facteur inhibiteur, le désaccord avec le non-respect des normes étant associé à une diminution de l’adoption (OR = 0,23). Sur le plan organisationnel, la réduction des contraintes liées aux intervenants intermédiaires pour l’échantillonnage de l’ADNe (OR = 7,42) et l’analyse des données d’ADNe (OR = 11,0), ainsi que l’accessibilité des compétences spécialisées (OR = 3,67), augmentent significativement la probabilité d’adoption.
Mots-clés : Écosystèmes forestiers, ravageurs, suivi, faune, ADNe, probabilité, facteurs, adoption, organisation, cadre technologie-organisation-environnement, régression logistique multivariée
Léa Hellegouarch
Doctorat
UQAC
- Léa Hellegouarch (UQAC)
- Yan Boucher (UQAC)
- Alexandre Morin-Bernard (Université Laval)
- Patrick Faubert (UQAC)
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Agroforesterie
ADJ-2300
Mardi 15h30
La restauration de la forêt boréale au Québec affectées par des feux successifs, nommées landes forestières, repose principalement sur l’établissement de plantations d’épinette noire (PIG) et de pin gris (EPN). Toutefois, la croissance et la productivité de ces plantations demeurent encore peu documentées.
Cette étude vise à caractériser un réseau de plantations établies entre 1995 et 2020 en landes forestières et à estimer leur indice de qualité de station (IQS), indicateur du potentiel productif. L’IQS servira à modéliser la croissance et à développer des courbes et tables de rendement pour ces plantations.
Un réseau de placettes d’EPN et de PIG couvrant plusieurs classes d’âge, de 5 à plus de 25 ans, a été utilisé. Des mesures dendrométriques (diamètre, hauteur) ont été effectuées, puis agrégées à l’hectare afin de calculer différentes variables de peuplement (volume, surface terrière). Ces variables ont ensuite été utilisées pour tester et évaluer différents modèles de prédiction qui permettrons de produire les courbes et tables de rendement.
Les résultats préliminaires révèlent une tendance nette : la croissance des plantations en landes forestières est inférieure à celle observée dans la pessière à mousse adjacente. L’écart est particulièrement marqué pour l’EPN. L’IQS moyen atteint 5,9 m (1,9–8,6) pour l’EPN et 10,4 m (7,2–15,1) pour le PIG, contre respectivement 9,2 m (4,4–13,1) et 11,8 m (5,8–19,0) chez Auger et DeBlois (2021). Le transfert de leurs équations génère des biais importants (63,5 % en hauteur dominante, −7,7 % en densité, −73,2 % en volume), confirmant l’inadéquation de ces modèles à nos conditions nordiques et la nécessité de développer nos propres équations qui s’inspirons de celle développée par Prégent et al., 2010,2016.
Ces résultats fourniront des éléments d’aide à l’aménagement forestier et à la prise de décision, notamment pour la planification des interventions et l’estimation de la production ligneuse après feu. Ils permettront également d’évaluer la pertinence de la plantation comme stratégie de restauration dans les landes forestières.
Mots-clés : Épinette noire, Pin gris, Plantation, Lande forestière, Forêt Boréale
Morel Kotomale
Doctorat
UQO
- Morel Kotomale (UQO)
- Audrey Maheu (UQO)
- Marc-Olivier Martin-Guay (UQO)
- David Rivest (UQO)
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Agroforesterie
ADJ-2300
Mardi 15h50
Les systèmes agroforestiers, notamment les haies brise-vent, peuvent renforcer la résilience climatique des agroécosystèmes en modifiant le microclimat. Leurs effets sur les cultures soumises à un stress hydrique demeurent toutefois peu documentés. Cette étude visait à évaluer les effets d'une haie brise-vent de 20 ans, composée d'un mélange de Fraxinus sp., Picea glauca et Quercus macrocarpa, sur les conditions microclimatiques ainsi que sur les traits aériens et racinaires du soya soumis à une limitation en eau. Nous avons testé l'hypothèse selon laquelle la haie modifie le microclimat local et le bilan hydrique du sol, atténuant ainsi les effets négatifs du stress hydrique sur les traits morpho-physiologiques et le rendement du soya. Les variables ont été mesurées dans deux traitements d'exclusion de la pluie (avec ou sans), répartis le long de six transects perpendiculaires à la haie, à cinq distances de celle-ci : 1H, 5H, 10H, 15H et 20H, où H correspond à la hauteur de la haie et 20H est considéré comme un témoin hors de l'influence de celle-ci. Des effets significatifs de la distance à la haie et du traitement d'exclusion de la pluie ont été détectés sur le rendement et le nombre de nodules par m2. Une légère augmentation du rendement et de la nodulation du soya a été observée entre 5 et 15H, possiblement en raison d'une amélioration des conditions microclimatiques induite par la haie. À l'inverse, une diminution du rendement à 1H a aussi été mesurée, probablement attribuable à une compétition avec la haie pour la lumière et l'eau. Le traitement d'exclusion de pluie a significativement réduit le rendement et le nombre de nodules par m2, à toutes les distances de la haie. Contrairement à notre prédiction, aucune interaction significative entre la distance et le traitement d'exclusion de la pluie et n'a été observée.
Mots-clés : Agroforesterie, stress hydrique, agroécosystème, résilience climatique
Antoine Magnoux
Doctorat
UQO
- Antoine Magnoux (UQO)
- Nicolas Bélanger (TELUQ)
- Marc-Olivier Martin-Guay (UQO)
- Pierre-Luc Chagnon (Agriculture et Agroalimentaire Canada)
- David Rivest (UQO)
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Agroforesterie
ADJ-2300
Mardi 16h10
L'intensification des pratiques agricoles au cours des dernières décennies a contribué à l'appauvrissement des sols en carbone (C) organique. Les systèmes agroforestiers, en particulier les haies brise-vent, constituent une stratégie prometteuse pour favoriser la séquestration du C organique du sol (COS) et du C dans la biomasse des arbres. Toutefois, les taux de séquestration du COS associés aux haies brise-vent présentent une forte variabilité, possiblement attribuable à une délimitation imprécise de leur zone d'influence. L'objectif de cette étude était d'évaluer la variation des stocks de COS et des traits des racines fines des arbres en fonction de la profondeur du sol et de la distance par rapport aux haies. Dans le sud du Québec, le sol a été échantillonné le long de transects à trois haies brise-vent âgées de 28 à 34 ans, à dix distances : 0, 1, 2, 3, 4, 6, 8, 10, 15 et 50 m (considéré comme un témoin). Deux types d'échantillons ont été prélevés : (1) des carottes de 60 cm de profondeur, pour mesurer les stocks de COS et (2) des carottes de 20 cm de profondeur pour la caractérisation des traits des racines fines (< 2 mm). Afin d'évaluer la stabilité du COS, les échantillons ont été fractionnés en matière organique particulaire (MOP) et en matière organique associée aux minéraux (MOAM). Les stocks de COS et la densité de racines fines variaient significativement en fonction de la distance aux haies. Ils étaient généralement plus élevés sous les haies et diminuait progressivement avec l'éloignement de celles-ci. Comparativement aux témoins, les gains en COS (0-55 cm) dans la zone d'influence des haies (0-15 m) variaient de 7,2 à 16,2 Mg C ha-1. Nos résultats indiquent que ces gains en COS sont proportionnellement plus stables en profondeur (au-delà de 20 cm) que dans les horizons de surface.
Mots-clés : carbone organique du sol, matière organique particulaire, matière organique associée aux minéraux, séquestration de carbone, agroforesterie, racines fines
Aurélie Chalumeau
Professionnel
UQAM
- Aurélie Chalumeau (UQAM)
- Julie Godbout (MRNF)
- Marc-Antoine Lambert (MRNF)
- Guillaume Otis Prudhomme (MRNF)
- Catherine Périé (MRNF)
- Clémentine Pernot (MRNF)
- Daniel Kneeshaw (UQAM)
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Agroforesterie
ADJ-2300
Mardi 16h30
Les essences résineuses actuellement plantées au Québec pour répondre aux besoins en bois d'oeuvre pourraient progressivement sortir de leur équilibre climatique à mesure que les températures augmentent et que les régimes de précipitations se transforment, particulièrement dans les régions méridionales. Ce décalage croissant entre leurs exigences écologiques et les conditions futures pose une question centrale pour l'aménagement : quelles essences pourront remplacer celles utilisées aujourd'hui afin de maintenir l'approvisionnement en bois d'oeuvre et la productivité des plantations'Cette conférence présente un cadre structuré des étapes à franchir avant d'envisager le déploiement d'essences exotiques dans une approche de migration assistée. La première étape consiste à identifier des essences candidates à partir d'analyses de compatibilité écologique et bioclimatique, notamment au moyen d'analogues climatiques. La deuxième étape porte sur l'inventaire du matériel génétique disponible, sur l'évaluation de la capacité de production de ces nouveaux plants, incluant la qualité, la conservation de leurs graines et leur germination, et sur leur potentiel de production de bois d'oeuvre. La troisième étape concerne l'analyse des risques et des contraintes liés à l'introduction de nouvelles essences : potentiel d'envahissement, interactions écologiques, exigences réglementaires et faisabilité opérationnelle. À l'issue de ces trois étapes, combinées à l'expertise de spécialistes, sept essences exotiques candidates ont été retenues pour le Québec méridional dont deux -robinier faux-acacia et sapin de Douglas- seront présentées. Enfin, les conditions nécessaires à une mise en oeuvre graduelle et encadrée seront précisées -essais en plantation, suivi à long terme et intégration aux programmes d'amélioration génétique- en vue d'un déploiement éventuel dans des plantations destinées à la production de bois d'oeuvre. À l'interface entre modélisation climatique, écologie forestière, génétique appliquée et sylviculture, cette contribution vise à outiller les aménagistes et les gestionnaires en proposant une démarche rigoureuse pour éclairer l'introduction éventuelle d'essences exotiques dans les plantations de demain.
Mots-clés : migration assistée, essences exotiques, amélioration génétique, production de bois d'oeuvre, règlementation, certification
Rolando Trejo-Pérez
Postdoctorat
TELUQ
Agroforesterie
ADJ-2300
Mardi 16h50
Les systèmes agroforestiers atténuent le changement climatique en alliant production agricole et réduction des émissions de GES. Cette étude évalue l'effet du temps, de la distance aux haies (Picea spp.) et du type de culture (maïs, soya) sur les émissions de CO?, CH'et N'O en milieu agricole du Québec méridional. Trois sites de la Rive-Sud de Montréal ont été étudiés. Sur chaque site, 12 points d'échantillonnage ont été répartis sur trois transects distancés de 250 m, à quatre distances de la haie : 0 m (sous la haie, sans culture), 6 et 12 m (écotone, dans le champ en culture) et 50 m (témoin agricole). Les échantillonnages ont été réalisés de mai à octobre 2025, à neuf dates, avec quatre mesures par point sur 12 minutes à l'aide de chambres fermées/ventilées, suivies d'analyses par chromatographie en phase gazeuse afin de calculer les flux de GES. Les flux des GES présentent une variabilité temporelle, avec un pic d'émissions de CO'et de N'O et un puits de CH'à la fin de juin. L'effet de la distance aux haies, malgré le fait que c'est significatif, est limité et ne montre pas de gradient continu, avec des émissions maximales pour le N'O à 6 m, le CO'à 0 m et le CH'à 6 et 50 m. À 0 m, la présence des arbres est associée à des émissions plus faibles de N'O, à un puits marqué de CH?, mais à des émissions plus élevées de CO?. Enfin, les systèmes à base de soya présentent un potentiel d'atténuation des GES plus favorable que ceux à base de maïs, notamment pour le N'O et le CO?, tout en maintenant une fonction de puits de CH?. En conclusion, les haies brise-vent présentent un potentiel intéressant de réduction des émissions de GES en milieu agricole, en particulier dans les champs cultivés en soya, bien que les effets spatiaux associés aux haies soient localisés à leur proximité. Le type de culture et la dynamique temporelle apparaissent comme les facteurs dominants du bilan des flux de GES des sols.
Mots-clés : Changement climatique, gaz à effet de serre, agroforesterie, sol agricole, protoxyde d'azote, dioxyde de carbone, méthane, épinettes
Gabriel Davidson-Roy
Maîtrise
UQAM
Incendies forestiers
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 15h30
Les changements climatiques ont entraîné une augmentation de l'activité des feux de forêt dans la zone boréale. En 2023, le Québec a connu une saison de feux record, avec 4,5 millions d'hectares brûlés, entraînant des échecs de régénération à grande échelle. Bien que la plantation manuelle demeure la principale méthode de reboisement, celle-ci est coûteuse et fortement dépendante de la disponibilité en main-d??uvre. Ainsi, l'ensemencement aérien par drone représente une alternative prometteuse à faible coût. Toutefois, peu d'études ont caractérisé son efficacité. L'objectif de cette étude est donc d'évaluer l'efficacité de l'ensemencement aérien par drone de pin gris dans un paysage forestier affecté par des perturbations successives en forêt boréale québécoise. Nous avons établi 55 placettes dans un secteur de la Réserve faunique Assinica ayant subi deux feux successifs (2005 et 2023) afin d'évaluer la dispersion des capsules de semences et les taux de germination à la fin de la première saison de croissance. Ces placettes ont été réparties selon cinq types écologiques (RE12, RE21, RE22, RE25, RS22) représentant des gradients de conditions édaphiques et de compétition arbustive. Selon le type écologique, la distribution des capsules variait entre 15 905 ± 5 225 (moyenne ± écart-type) et 25 000 ± 12 075 capsules par hectare. Le taux de germination était faible, variant de 1% ± 1,07 dans les sites mal drainés dominés par la sphaigne à 2,5% ± 2,36 dans les sites bien drainés présentant une mince couche organique. La densité de capsules et les taux de germination observés étaient insuffisants pour atteindre les seuils de régénération conformes aux normes forestières. Ces résultats contribueront à orienter les stratégies de reboisement dans les forêts boréales affectées par des échecs de régénération.
Mots-clés : Sylviculture, Restauration, Régénération, Reboisement, Remise en production, Drone, Feux de forêts, Échec de régénération, Pin gris, Résilience, Productivité
Félix Gagnon
Maîtrise
Université Laval
- Félix Gagnon (Université Laval)
- Mathieu Bouchard (Université Laval)
- Jonathan Boucher (Université Laval)
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Incendies forestiers
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 15h50
La gestion des combustibles autour des communautés et des infrastructures localisées en milieu forestier peut permettre de réduire les risques face aux feux de forêt. L'identification des zones à risque de feux de forêt repose toutefois sur des outils cartographiques qui s'appuient sur la Méthode canadienne de prévision du comportement des incendies de forêt (MCPCI). Bien que cette approche soit efficace à des fins opérationnelles, son système de classification discret des combustibles limite la représentation de la variabilité de la structure forestière, notamment au cours de la succession post-perturbation. Cette contrainte réduit la pertinence des outils actuels pour l'aménagement forestier en contexte d'atténuation des feux de forêt. Cette étude explore l'utilisation de modèles prédictifs de la sévérité du feu, mesurée à l'aide du differenced normalized burn ratio (dNBR), qui intègrent des variables écoforestières, biophysiques et paysagères. La modélisation repose sur une approche d'apprentissage automatique de type gradient boosting, capable de représenter des relations non linéaires complexes et des interactions entre variables. Les résultats indiquent une forte importance relative de variables telles que le drainage et l'altitude, absentes de la MCPCI. De plus, la taille des feux échantillonnés influence significativement la performance des modèles et l'importance des prédicteurs. Les modèles calibrés à partir de feux de plus petite superficie reproduisent mieux la distribution de la sévérité du feu. Ces résultats montrent que les modèles prédictifs de sévérité du feu représentent un outil flexible et prometteur pour l'aménagement forestier dans une perspective d'atténuation des risques de feux de forêt.
Mots-clés : Feux de forêt, LiDAR, Gradient boosting
Annie-Claude Malenfant
Maîtrise
UQAT
- Annie-Claude Malenfant (UQAT)
- Marc-André Lemay (UQAT)
- Fabio Gennaretti (Université Polytechnique des Marches)
- Jérôme Laganière (RNCan-SCF-CFL)
- Xavier Cavard (UQAT)
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Incendies forestiers
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 16h10
En contexte de changements climatiques, le rôle de la forêt boréale comme puits de carbone revêt une importance cruciale. Toutefois, ces conditions climatiques favorisent l’intensification des événements extrêmes, comme la saison exceptionnelle de feux de forêt de l’été 2023 au Québec (Canada). Dans cette étude, nous utilisons le polygone d’incendie près de Lebel-sur-Quévillon (Québec, Canada) afin de quantifier les impacts des feux de forêt sur le carbone organique du sol (COS). Nous cherchons également à évaluer comment la variabilité spatiale liée à la sévérité des feux, au sein d’une même région incendiée, influence la dynamique du COS. Un total de 40 placettes, allant de non brûlées à sévèrement brûlées ont été établies pour la collecte de couches de matière organique et minérale. Une reconstruction du stock de COS montre qu’environ 30 à 65 Mg de COS/ha peuvent être perdu après le passage d’un feu de sévérité élevé. Les sites intacts, eux, se trouvaient principalement sur des sols mal drainés et soulignent qu’un mauvais drainage peut empêcher une combustion sévère et expliquer la variabilité spatiale des feux. Ces résultats permettront d’améliorer les estimations du bilan carbone et les pratiques d’aménagement forestier dans un contexte d’activité croissante des feux de forêt.
Mots-clés : carbone, feux de forêt, coupes de récupération, respiration du sol, stock de carbone, forêt boréale
Théophile Kabasele Walelu
Doctorat
Université de Montréal
- Théophile Kabasele Walelu (Université de Montréal)
- Pierre Grondin (MRNF)
- Yves Bergeron (UQAM)
- François Girard (Université de Montréal)
- Marie-Hélène Brice (Université de Montréal)
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Incendies forestiers
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 16h30
Les changements climatiques favorisent la migration nordique des espèces tempérées vers la forêt boréale, l'érable rouge (Acer rubrum) étant particulièrement apte à progresser au Québec. À sa limite septentrionale dans la sapinière à bouleau à papier, il forme des populations marginales petites, dispersées et isolées, dont la dynamique est modulée par les perturbations naturelles (feux, épidémies de tordeuse) et anthropiques (coupes). Comprendre leur rôle sur l'établissement et la croissance de ces peuplements est crucial pour évaluer le potentiel d'expansion de l'espèce face au réchauffement. Cette étude analyse l'impact des perturbations historiques sur l'érable rouge et ses associés; bouleau à papier (Betula papyrifera) et sapin baumier (Abies balsamea) ; le long d'un gradient de 550 km (Abitibi-Mauricie). Huit populations marginales ont fourni des données dendrochronologiques, croisées avec des cartes écoforestières pour reconstituer feux, coupes et épidémies, et quantifier leur effet sur l'établissement et la croissance radiale à haute résolution spatio-temporelle. Les résultats montrent que les populations marginales d'érable rouge se sont établies principalement au cours de deux vagues, entre 1860-1890 puis 1900-1920, sans correspondance directe avec les perturbations majeures identifiées. L'établissement apparaît plutôt comme un processus continu, ponctué d'épisodes d'intensification typiques d'une essence pionnière, se produisant en dehors des grandes phases de perturbation. Les analyses de croissance indiquent en outre que l'érable rouge maintient une croissance soutenue malgré sa proximité de la limite nord de son aire. Ces observations nuancent le rôle des perturbations majeures comme moteur principal de la dynamique et de l'expansion nordique de l'espèce, et suggèrent que l'érable rouge agit comme une essence opportuniste exploitant surtout les microperturbations locales, telles que les chablis et les trouées de canopée, ce qui renforce son potentiel compétitif en zone marginale.
Mots-clés : erable rouge, population marginale, perturbation, feux, coupe, épidémie de tordeuse de bourgeon de l'épinette
Lydia Ouellet
Maîtrise
UQAC
- Lydia Ouellet (UQAC)
- Charles Marty (UQAC)
- Victor Danneyrolles (UQAC)
- Patrick Faubert (UQAC)
PDF non disponible
Incendies forestiers
Grand Salon (POL-2244)
Mardi 16h50
La succession rapide des perturbations forestières accroît le risque d'échec de la régénération naturelle, rendant ainsi la plantation d'arbres une solution inévitable pour assurer le maintien des écosystèmes forestiers. Toutefois, les feux de 2023, ont touchés près de 80000 hectares de plantations au Québec, soulignant l'importance de comprendre l'impact des feux de forêt sur la régénération des plantations en forêt boréale. Notre projet vise donc à analyser deux aspects essentiels : l'effet de la sévérité des feux sur la régénération naturelle de jeunes plantations de pin gris et d'épinette noire établies en 2001 et en 2010 sur des landes à lichens scarifiées, ainsi que sur la composition de la communauté végétale du sous-étage. Les résultats montrent que les plantations de pin gris, une espèce atteignant rapidement la maturité sexuelle, présentent une régénération après feu d'en moyenne 29048 semis/ha contre 4333 semis/ha d'épinette noire dans les plantations 2001 et 11565 semis/ha contre 9782 dans les plantations de 2010. Le type de substrat occasionné par le scarifiage joue un rôle clé dans la survie des semences des deux espèces. Le sol minéral exposé (sillon) constitue en effet un substrat très efficace regroupant près de 90% du nombre total de semis. L'augmentation de la sévérité favorise également l'établissement des semis de pin gris dans les autres compartiments issus du scarifiage et favorise sa régénération naturelle, particulièrement dans les plantations de 2001. Nos résultats démontrent qu'après seulement 13 ans, la régénération naturelle du pin gris atteint des niveaux très satisfaisants (>8000 semis/ha). L'augmentation de la sévérité entraîne également une modification de la structure des communautés végétales, les niveaux de sévérité faibles à modérée favorisant la richesse spécifique du sous-étage par rapport aux témoins. Ces retombées permettront de renforcer la compréhension des réponses de deux espèces dominantes des forêts boréales aux incendies.
Mots-clés : Feux de forêt, plantations, régénération naturelle, scarifiage, landes à lichen, forêt boréale
Résumés des affiches (par ordre du numéro d'affiche)
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Tohi Adenot
Doctorat
Université Laval
- Tohi Adenot (Université Laval)
- Anouk Simard (MRNF)
- Marc Mazerolle (Université Laval)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 13h00
Les changements climatiques modifient le fonctionnement des écosystèmes et affectent la biodiversité. Pour la conserver, il est nécessaire de mieux comprendre comment elle réagit face aux changements environnementaux en effectuant des suivis à large échelle. Dans ce contexte, les suivis acoustiques passifs permettant de récolter une quantité importante de données pour un large spectre d'espèces, se révèlent être un outil particulièrement adapté pour documenter les changements de l'état de la biodiversité. Pour mon doctorat, j'utilise les données acoustiques issues du Réseau de suivi de la biodiversité du Québec, mis en place en 2016 et représentant aujourd'hui 333 sites suivis à travers la province, principalement en milieux forestiers et humides. Dans mon projet, je cherche à analyser comment l'activité des espèces varie en fonction des changements environnementaux. Grâce aux détections d'espèces issues de suivi acoustique passif, j'utiliserai des modèles de distribution d'espèces pour examiner la dynamique spatio-temporelle des communautés et mieux comprendre leur sensibilité aux perturbations environnementales. En plus de cette approche ciblée sur l'identification des espèces, j'utilise l'écoacoustique en considérant l'ensemble du paysage sonore, incluant les vocalisations animales mais aussi les sons d'origine anthropique ou géophonique (vent, pluie). En quantifiant la diversité acoustique des paysages sonores à l'aide d'indices, je vise à relier la signature des types de paysages observés au Québec aux caractéristiques propres des sites. Cette approche facilitera la détection d'anomalies dans les paysages sonores possiblement attribuables à des changements de l'état des écosystèmes. Une autre utilisation des indices acoustiques, courante mais de plus en plus remise en cause, est l'estimation de la richesse spécifique. Pour mieux comprendre les limites et le potentiel des indices acoustiques en tant qu'outil de suivi de la biodiversité, je prévois de synthétiser des paysages sonores contrôlés afin d'évaluer l'effet de paramètres extérieurs à la diversité d'espèces sur la valeur des indices.
Mots-clés : Biodiversité ; Changements climatiques ; Paysages sonores
Marie Aubrée
Baccalauréat
UQAR
- Marie Aubrée (UQAR)
- Boris Dufour (Centre d'expérimentation et de développement en forêt boréale)
- Modeste Meliho (Centre d'enseignement et de recherche en foresterie de Sainte-Foy)
- Julie Barrette (MRNF)
- Robert Schneider (UQAR)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 13h20
L'épinette noire (Picea mariana (Mill.) BSP) et le sapin baumier (Abies balsamea (L.) Mill.) sont deux des plus importantes espèces de la forêt québécoise. L’estimation de leur biomasse sert notamment à estimer la production de bois, la séquestration du carbone et l'évolution des peuplements forestiers. La biomasse est généralement évaluée en assumant que le forme du tronc de l’arbre et la densité du bois sont constants. En réalité, ces variables fluctuent en fonction de plusieurs facteurs et de façon hétérogène à l’intérieur d’un même individu. L'objectif de cette étude est de modéliser la prise de biomasse en prenant compte de la variation intra-arbre de la densité et de la croissance diamétrale le long du tronc. Pour ce faire, quatre modèles sont comparés selon la variation intra-arbre considérée. De ces modèles, le premier est celui habituellement utilisé où la densité et le défilement ne changent pas. Deux autres ne considèrent que la variation d’un des deux des facteurs alors que le dernier prend en compte les fluctuations de la densité et d’accroissement diamétral à chaque mètre le long du tronc. Cette comparaison permettra de déterminer l’effet de la variation à l'échelle de l’individu sur les calculs à des échelles plus large et aussi de raffiner les prévisions de prises de biomasses lors de la modélisation de l'évolution des forêts dans un contexte de changement climatique. Cette précision permettra de réduire les biais dans l’estimation de la biomasse afin de prendre des décisions éclairées.
Mots-clés : Picea mariana, Abies balsamea, calculs de biomasse, variation intra-arbre
Victor Aubry
Maîtrise
Université Laval
- Victor Aubry (Université Laval)
- Mathieu Bouchard (Université Laval)
- Sylvain Jutras (Université Laval)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 13h40
Au Québec, une proportion significative des 486 000 km de chemins forestiers répertoriés sur le territoire ne sont pas activement entretenus. La présence d’un vaste réseau mal entretenu peut engendrer divers impacts environnementaux, tels qu’une augmentation de la sédimentation dans le milieu aquatique, la fragmentation des habitats fauniques et la prolifération de certaines espèces végétales envahissantes. L’objectif principal de ce projet est de créer une planification forestière qui intègre l’évolution du réseau de chemins forestiers à l’échelle d’une unité d’aménagement sur un horizon de 15 ans. L’hypothèse principale est qu’une planification forestière prenant en compte le réseau de chemins permettra de diminuer les ressources à y investir (construction, entretien, désactivation, etc.), par rapport à un scénario de base ne tenant pas compte du réseau. Pour ce faire, l’utilisation des chemins pour le transport du bois sera déterminée à l’aide d’un modèle d’optimisation qui cherchera à minimiser la longueur des chemins utilisés tout en conservant le volume de bois à récolter sur 15 ans dans une unité d’aménagement de la Gaspésie. Des contraintes environnementales et d’accès au territoire propres au secteur seront également ajoutées afin d’augmenter le réalisme du modèle. Ce projet vise à enrichir les connaissances sur la gestion durable des infrastructures forestières, en proposant une approche innovante et applicable au contexte forestier québécois.
Mots-clés : Aménagement forestier, planification tactique, chemins forestiers, chemins à faible utilisation, gestion du réseau de chemins, fermeture de chemins
Hugo Bauden-Poreye
Maîtrise
UQO
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 14h00
Confrontés aux pressions cumulées de l'urbanisation et des changements climatiques, les Espaces Verts Urbains (EVU) jouent un rôle essentiel dans le maintien de la biodiversité et la fourniture de services écosystémiques. C'est ainsi que mes recherches visent principalement à évaluer l'influence de trois caractéristiques des EVU (leur complexité verticale, leur pression anthropique et leur connectivité) sur la biodiversité végétale qu'ils hébergent, en accordant une attention particulière à la composante phylogénétique de la biodiversité. Pour y répondre, j'ai mis au point une méthodologie de recherche débutant par l'identification et la sélection d'un sous-échantillonnage de 160 sites classifiés en 4 complexités verticales définies par l'association des strates herbacées, arbustives et arborées. Dans lesquels un inventaire floristique de chaque strate a été réalisé dans le but de construire une base de données. Ce recensement me permettra d'observer la biodiversité à travers un arbre phylogénétique regroupant les espèces végétales inventoriées et d'associer un indice de biodiversité pour chaque complexité en fonction des divergences phylogénétiques. Dans un second temps, l'Indice de Végétation par Différence Normalisée (NDVI) ainsi que des buffers seront utilisés afin d'établir un indice de pression anthropique reflétant le degré de perturbation urbaine de l'environnement des sites échantillonnés. En troisième temps, une analyse de la connectivité structurale à l'aide de l'indice Proximity (PROX) de Fragstats déterminera la position relative des sites dans le réseau. Cet indice fonctionne à partir de deux principaux paramètres : l'aire de la tâche, correspondant à la surface totale des sites, et un rayon de recherche, que j'associe aux principaux modes de dispersion de mes espèces végétales. En finalité, mon étude se focalisera sur l'observation des effets entre ma variable réponse (indice phylogénétique) et mes variables explicatives (complexité verticale, indice pression anthropique et indice de connectivité structurelle) Etudiant : Hugo Bauden Poreye Direction: Sylvain Delagrange
Mots-clés : Écologie Urbaine, Biodiversité végétales, Complexité verticale, Pression anthropique, Connectivité paysagère, Gestion Urbaine
Valentin Beaufils
Maîtrise
Université Laval
- Valentin Beaufils (Université Laval)
- Guillaume Moreau (Université Laval)
- Loïc D'Orangeville (UQAM)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 14h20
Les changements climatiques modifient rapidement les conditions environnementales auxquelles les forêts boréales sont adaptées, entraînant une désynchronisation phénologique pouvant compromettre la croissance, la survie et la distribution future des espèces. Le débourrement, événement clé du cycle annuel des arbres, dépend principalement de la température et de la photopériode, mais leur influence varie selon les espèces et les provenances. Dans ce contexte, mieux comprendre la capacité d'adaptation phénologique des conifères boréaux est essentiel pour évaluer les risques de maladaptation et orienter les stratégies de migration assistée. Ce projet vise à calibrer des modèles phénologiques afin de comparer l'influence respective de la température et de la photopériode sur le débourrement foliaire de provenances de quatre espèces de conifères (épinette noire, épinette blanche, épinette rouge et sapin baumier) issues du projet TransX. Les modèles serviront ensuite à prédire les risques de désynchronisation phénologique sous différents scénarios climatiques futurs. La méthodologie repose sur le suivi du débourrement de 504 semis à la Forêt Montmorency, avec des observations effectuées deux fois par semaine durant les étés 2024, 2025 et 2026. Sept stades de débourrement, allant du bourgeon fermé à la nouvelle pousse exposée, sont utilisés pour caractériser précisément la dynamique phénologique. Ces données seront combinées à des mesures de croissance et d'aoûtement afin de construire des modèles phénologiques robustes. Les résultats préliminaires suggèrent une variabilité importante entre espèces et provenances dans la sensibilité aux facteurs climatiques, soulignant la complexité des réponses phénologiques aux changements globaux. Cette recherche contribuera à améliorer les outils de prédiction de la performance future des populations forestières et à mieux encadrer les décisions liées à la migration assistée, dans le but de maintenir la résilience et la productivité des forêts boréales.
Mots-clés : Changement climatique; Phénologie; Migration assistée; Acclimatation; Forêt boréal; Conifère; Plantation
Loline Bignard
Maîtrise
UQAT
- Loline Bignard (UQAT)
- Gabriel Pigeon (UQAT)
- Valentina Buttò (UQAT)
- Stéphane Tremblay (MRNF)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 14h40
Les forêts boréales au nord du Québec sont soumises à de nombreuses perturbations naturelles, dont la plus importante est le feu. En contexte d'aménagement forestier le feu entraîne des pertes de gains, aggravées par les insectes xylophages qui se nourrissent des arbres moribonds ou morts. Les longicornes, et plus précisément leurs larves font baisser la valeur marchande du bois en creusant des galeries dans l'écorce. L'objectif de notre projet est de modéliser l'impact des longicornes, sur la valeur du bois à la suite d'un feu, et l'effet de l'historique d'aménagement sur celui-ci. Nous quantifirons les dommages causés à l'échelle de l'arbre puis d'un peuplement forestier et du paysage. Ces modèles permettront de prédire la sévérité d'attaque dans le domaine bioclimatique de la pessière à mousses. Pour ce faire, 83 peuplements avec différents historiques d'aménagements (coupe totale, éclaircie pré-commerciale, coupe progressive régulière, coupe progressive irrégulière) et ayant été brûlé de légèrement à intensément en 2023 ont été inventoriés. Nous y avons dénombré les trous de sorties et d'entrées des longicornes sur 3 arbres études et caractérisé le peuplement. Nous nous attendons à ce que les attaques de longicornes soient fortes sur des individus de résineux, de gros diamètre et présentant des intensités de brûlures moyenne. Les sévérité d'attaques des peuplements varieront aussi selon le type de traitement sylvicole et leur proximité avec des forêts vertes non brûlées. Ce projet permettra d'obtenir et compléter les connaissances concernant les patrons d'attaque des longicornes. De plus, il fournira un outil précieux dans les domaines de la conservation et de l'aménagement forestier puisque nos prédictions pourront servir à privilégier des zones à récolter à la suite d'un feu. Enfin, notre étude permettra de savoir si certains aménagements permettraient de réduire les risques de perte en cas de feu.
Mots-clés : insectes xylophages, feu, récupération du bois, aménagement forestier, cartographie
Julien Bilodeau-Colbert
Doctorat
UQAM
- Julien Bilodeau-Colbert (UQAM)
- Maxence Martin (UQAT)
- Junior A. Tremblay (Environnement et Changement climatique Canada)
- Philippe Cadieux (UQAM)
- Pierre Drapeau (UQAM)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 15h00
En 2022, le Grand Pic a été ajouté à l'annexe 1 du règlement sur les oiseaux migrateurs du Gouvernement du Canada, qui inclut des espèces dont les nids sont réutilisés au cours des années suivant leur création. Les arbres portant des cavités de Grand Pic sont donc maintenant protégés durant une période de 36 mois lors de leur découverte, qu'elles soient occupées ou non. Les Grands Pics excavent annuellement leur nid dans le tronc des arbres laissant les anciennes cavités disponibles pour la nidification d'une multitude d'espèces animales n'ayant pas les capacités physiques leur permettant d'excaver leur propre cavité. Cet effet direct sur la biodiversité lui vaut d'ailleurs le statut d'espèce clé de voute. J'ai utilisé les données des arbres de nidification du Grand Pic répertoriées depuis 2004 dans le secteur de la forêt d'enseignement et de recherche du Lac Duparquet (FERLD), pour développer, à l'aide de données LIDAR, un modèle matriciel à fine échelle de résolution spatiale, qui permet d'identifier les secteurs les plus susceptibles d'abriter des arbres à cavités de cette espèce. Les données LIDAR permettent de détecter les gros peupliers faux-trembles présentant un minimum de signes de détérioration qui abritent les cavités de Grand Pic de la FERLD. À maturité, ces arbres dépassent les 25 mètres de hauteur et forment un houppier dense et arrondi, des attributs structurels qui se sont révélés des facteurs déterminants dans le processus de modélisation. Ce modèle permet de cibler plus finement au sein des peuplements forestiers les secteurs les plus susceptibles d'offrir des arbres à cavité pour le Grand Pic. Ce faisant, il représente un outil utile pour les aménagistes forestiers pour mieux répondre aux exigences nouvelles de la réglementation des oiseaux migrateurs sur la conservation des arbres de nidification du Grand Pic et de la biodiversité qui y est associée.
Mots-clés : Grand Pic, LiDAR, peupliers faux-trembles, cavité, BRT, modèle de qualité d'habitat
Gabriel Bolduc
Doctorat
Université Laval
- Gabriel Bolduc (Université Laval)
- Alexandre Morin-Bernard (Université Laval)
- Yan Boucher (UQAC)
- Guillaume Moreau (Université Laval)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 15h20
Les forêts tempérées du nord-est de l'Amérique du Nord sont majoritairement aménagées par coupes partielles, une approche visant à maintenir un couvert forestier permanent tout en favorisant le retour des caractéristiques propres aux vieilles forêts, essentielles à la biodiversité. Malgré plusieurs décennies de mise en'uvre, les connaissances demeurent limitées quant à la dynamique de croissance et à l'évolution de l'état de ces forêts à grande échelle, rendant difficile l'évaluation de l'efficacité des pratiques actuelles. Ce projet propose d'intégrer les données d'inventaires forestiers terrestres, l'imagerie satellitaire et les levés LiDAR aéroportés provinciaux pour documenter la croissance, la structure et la composition des peuplements après intervention. Cette approche permettra de vérifier si les coupes partielles assurent le maintien d'une structure complexe et le retour des attributs associés aux vieilles forêts. Les résultats attendus contribueront à renforcer les bases d'un aménagement forestier durable et à orienter l'évolution des pratiques sylvicoles en forêts feuillues.
Mots-clés : coupes partielles, forêts feuillues tempérées, télédétection, croissance, structure
Mattéo Bourchanin
Doctorat
UQAT
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 15h40
La croissance secondaire des arbres est un mécanisme central pour la séquestration de carbone mais également comme levier d'acclimatation aux contraintes environnementales. Les variations de croissance secondaire sont principalement étudiées via des approches dendrochronologiques, fournissant des signaux de croissance intégrés sur le long-terme. Cependant ces analyses pluriannuelles ont tendance à amortir les variations intra-annuelles ainsi que les effets individuels. Ces connaissances acquises dans un contexte climatique passé sont partiellement transposables à la lumière de changement climatique inédit. Une compréhension fondamentale des mécanismes régulant la croissance secondaire des arbres, reposant sur des dynamiques intra-annuelles, nous permettrait d'extrapoler nos connaissances aux nouvelles situations de changement climatique. La forêt boréale est intéressante pour étudier les variations de croissances, la saisonnalité marquée exacerbe les variations phénologiques. De plus on y trouve une large gamme de stratégies d'allocation des ressources allant d'acquisitives à conservative. Ces stratégies impactent le rythme de croissance secondaire et sa réaction aux variations environnementales, suggérant ainsi une variation des réponses endogenèses. En mesurant les variations des mécanismes internes de régulation de la croissance, nous pourrions mieux comprendre comment certaines stratégies d'allocation du carbone sont déployées et affectées par les changements climatiques. Chez les plantes l'expression des traits qui caractérisent les différentes stratégies pourraient être régulées via différentes voies de signalisation en particulier des hormones et composés hydrocarbures non structuraux (NSCs), qui varient eux aussi de façon saisonnière. Nous nous intéresserons donc à leurs rôles de modulation de la croissance secondaire d'essences boréales en fonction des conditions climatiques. Et comment leurs utilisations varient selon les stratégies d'allocation de ressources des arbres. Pour ce faire nous étudierons des gradients climatiques sur lesquels nous ferons un suivit temporel de quatre essences représentant différentes stratégies d'allocations. En définitive ce projet amènera une compréhension dynamique des relations entre le climat et la croissance secondaire.
Mots-clés : Forêt Boréale, Croissance secondaire, phytohormones, stratégies d'allocation des ressouces, sucres non structuraux, changement climatique
Jonathan Cazabonne
Doctorat
UQAT
- Jonathan Cazabonne (UQAT)
- Mélanie Roy (Université Paul Sabatier Toulouse III, IRL IFAECI Instituto Franco-Argentino para el Estudio del Clima y sus Impactos)
- Maxence Martin (UQAT)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 16h00
Les vieilles forêts boréales font face à d'importants enjeux de conservation, notamment en raison de l'application à grande échelle des coupes totales. Ces forêts sont reconnues comme des réservoirs uniques de biodiversité fongique, mais nous manquons de connaissances sur la manière dont la diversité des communautés fongiques du sol varie selon le type de vieilles forêts. Pour ce faire, nous avons tiré parti d'une chronoséquence post-feu de 264 ans située à la station d'enseignement et de recherche du lac Duparquet, située dans le nord-ouest du Québec, afin de tester les effets du temps écoulé depuis le dernier feu, du type de végétation et de variables physicochimiques sur les patrons de diversité alpha et bêta, ainsi que sur l'hétérogénéité spatiale des communautés fongiques du sol caractérisées par ADNe. Le dispositif expérimental comprenait 11 sites d'un hectare couvrant huit dates de feu (de 1944 à 1760) et trois types de végétation (forêts dominées par des feuillus, mixtes et dominées par des conifères), avec 16 points d'échantillonnage géoréférencés dans chaque site. Nos résultats préliminaires montrent que la diversité alpha est principalement influencée par les variables physicochimiques du sol, le temps depuis le dernier feu exerçant toutefois un effet marqué sur l'équitabilité des communautés. Les communautés fongiques du sol sont structurées spatialement davantage par la variation des conditions environnementales que par la distance géographique. Ces résultats suggèrent que l'hétérogénéité environnementale locale'du moins en ce qui concerne les propriétés physicochimiques du sol'constitue probablement l'un des facteurs les plus déterminants pour expliquer les patrons locaux de diversité des communautés. Notre travail met en évidence les limites inhérentes aux approches par chronoséquence et souligne également les lacunes persistantes dans nos connaissances de la diversité fongique des sols des vieilles forêts boréales.
Mots-clés : biodiversité du sol, fonge, metabarcoding, mycologie, succession forestière
Thierry Couturier
Maîtrise
Université Laval
- Thierry Couturier (Université Laval)
- Jérôme Lemaître (MELCCFP)
- Junior A. Tremblay (Environnement et Changement climatique Canada)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 16h20
Actuellement, la perte et la fragmentation des habitats constituent des facteurs majeurs dans le déclin des espèces fauniques. Étant une espèce présentant une aire de nidification fortement restreinte au nord-est de l’Amérique du Nord, dont > 70 % se trouve dans la province du Québec, l’acquisition de connaissances sur les habitats utilisés par la grive de Bicknell (Catharus bicknelli) pourrait contribuer au rétablissement de cette espèce menacée. Le déploiement d’enregistreurs automatisés, combiné à la caractérisation des parcelles de végétation sur les sites de déploiement, nous permettra d’évaluer la variabilité spatio-temporelle de la sélection d’habitat par la grive de Bicknell. Ces données serviront également à valider sur le terrain les paramètres issus du modèle à haute résolution développé par notre équipe de recherche (Tremblay et al., 2025). Depuis l’été 2023, > 700 sites de déploiement ont été répartis dans huit régions administratives du Québec, en ciblant des habitats dont la qualité varie de moyenne à excellente pour l’espèce. Nous émettons l’hypothèse que la sélection d’habitats par la grive de Bicknell sera principalement expliquée par des caractéristiques de structure forestière, notamment la présence de peuplements jeunes et denses (> 10 000 tiges/ha et > 2 m de hauteur) ainsi qu’une proportion élevée de sapin baumier (Abies balsamea). Nous anticipons également que les interactions entre la latitude, l’altitude et les caractéristiques de structure forestière contribueront à expliquer la variabilité spatiale de la sélection d’habitats. Enfin, nous prévoyons que la pratique d’éclaircies précommerciales entraînera l’évitement de la grive de Bicknell sur une période de 10 ans dans les sites traités. En couvrant un territoire plus vaste que les études précédentes réalisées au Québec, notre étude pourrait potentiellement améliorer les mesures de protection de l’espèce en tenant compte de la variabilité régionale de la sélection d’habitats.
Mots-clés : Catharus bicknelli, protection d'habitat, modèle à haute résolution, Québec, espèce menacée
Marie-Eve Cyr
Maîtrise
Université Laval
- Marie-Eve Cyr (Université Laval)
- Jérôme Cimon-Morin (Université Laval)
- Martin-Hugues St-Laurent (UQAR)
- Yan Boulanger (RNCan-SCF-CFL)
- Pierre-Alexandre Labranche (Université Laval)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 16h40
La forêt boréale canadienne génère une vaste gamme de services écologiques (SE) tout en supportant la majeure partie de la biodiversité nationale. Si le caribou des bois est une espèce ombrelle reconnue pour la biodiversité, sa capacité à garantir la pérennité des SE par la seule protection de son habitat demeure incertaine. L'objectif était d'évaluer la congruence et la complémentarité spatiale entre le caribou et la provision des SE dans le cadre de la planification de la conservation afin de favoriser l'élaboration de stratégies de conservation permettant d'assurer la conservation simultanée de la biodiversité et de la provision des SE. Huit SE ont été cartographiés dans l'est de la zone boréale du Québec, et leurs corrélations spatiales avec un modèle de probabilité d'occurrence du caribou ont été quantifiées. Nous avons ensuite employé une optimisation spatiale heuristique afin d'évaluer la complémentarité caribou'SE, tout en visant la désignation de 30 à 50 % de l'aire d'étude en tant qu'aires protégées. À l'échelle de l'aire d'étude, la provision de cinq des huit SE affichait des corrélations négatives avec la présence du caribou. À l'inverse, la récréation (r=0,12), l'approvisionnement en matière ligneuse (r=0,18) et les sites à haute valeur culturelle pour les Premières Nations (r=0,39) présentaient une corrélation positive avec l'espèce. Les scénarios de priorisation spatiale indiquent qu'il sera difficile d'assurer une représentation adéquate et simultanée des SE et du caribou au sein d'un réseau d'aires protégées, à moins d'une intégration explicite et conjointe de ces objectifs dans la planification de la conservation. Nos résultats indiquent que les SE ne constitueront vraisemblablement pas des arguments de poids pour la conservation des habitats supportant également le caribou, étant donné la faiblesse générale de leurs associations spatiales. Néanmoins, nos travaux offrent des avenues pour l'élaboration de stratégies de conservation plus adaptées, incluant de nouveaux outils tels que les aires protégées d'initiative autochtone.
Mots-clés : Contributions de la nature aux populations, services écosystémiques, planification systématique de la conservation, apport utile, marxan, priorisation spatiale
Julie-Anne Daumas
Centre de recherche et d'innovation sur les végétaux, Département des sols et de génie agroalimentaire, Université Laval
- Julie-Anne Daumas (Centre de recherche et d'innovation sur les végétaux, Département des sols et de génie agroalimentaire, Université Laval)
- Steeve Pepin (Centre de recherche et d'innovation sur les végétaux, Département des sols et de génie agroalimentaire, Université Laval)
- Catherine Périé (MRNF)
- Gilbert Éthier (Centre de recherche et d'innovation sur les végétaux, Département des sols et de génie agroalimentaire, Université Laval)
PDF non disponible
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 17h00
Les changements climatiques augmentent la fréquence et l'intensité des sécheresses, compromettant la régénération des forêts québécoises. Les jeunes plants forestiers sont particulièrement vulnérables aux déficits hydriques du sol et à l'augmentation du déficit de pression de vapeur atmosphérique, ce qui pourrait affecter leur croissance et leur survie. Cette étude a évalué les réponses de plants (2+0) de quatre conifères (Picea glauca, Picea mariana, Pinus strobus, Pinus banksiana) utilisés en reboisement, cultivés sous deux climats contrôlés. Le scénario climatique historique reproduisait les conditions observées à Maniwaki en 2012, année caractérisée par une importante sécheresse et une mortalité notable d'arbres en Outaouais. Le scénario futur simulait un réchauffement d'environ 4 °C à 5 °C par rapport à 2012, en accord avec le scénario SSP3-7.0, accompagné d'une concentration atmosphérique en CO2 d'environ 785 ppm. Dans chaque climat, le régime d'irrigation correspondait aux précipitations enregistrées à Maniwaki en 2012. Deux types de sol aux propriétés physiques et hydrauliques contrastées ont également été testés. La croissance relative totale, racinaire et aérienne ainsi que la mortalité des plants ont été analysées à intervalles réguliers au cours de l'expérience. Le climat futur a réduit la croissance totale relative chez P. mariana, P. strobus et P. banksiana comparativement au climat historique, tandis que P. glauca présentait plutôt une croissance légèrement plus élevée sous climat futur. Par ailleurs, P. banksiana montrait une croissance relative plus faible, ainsi que la mortalité la plus précoce et la plus sévère dans les deux climats, atteignant environ 40% de mortalité au terme de l'expérience. En climat futur, le sol à plus faible proportion en sable tendait à favoriser la croissance racinaire chez toutes les espèces, avec un effet particulièrement marqué chez P. strobus, qui présentait la croissance racinaire relative la plus élevée, avec une croissance maximale 4.6 fois supérieure à sa biomasse initiale. Ainsi, l'intégration des conditions édaphiques dans les stratégies de reboisement apparaît essentielle pour anticiper la performance des espèces face à l'intensification des sécheresses dans un climat futur.
Mots-clés : Changements climatiques, conifères, propriétés du sol, croissance racinaire
Roméo Denis
Maîtrise
UQAT
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 17h20
Les dendromicrohabitats (DMH), structures portées par les arbres servant de substrats ou d'abris à de nombreux organismes, constituent des indicateurs structurels indirect de la biodiversité. Les vielles forêts boréales, caractérisées par une forte hétérogénéité structurelle et influencées par des perturbations naturelles forment une mosaïque d'habitats forestiers. En raison de cette complexité structurelle, ces forêts sont susceptibles de présenter une richesse plus élevée en formes de DMH. Toutefois, les facteurs de formations des DMH demeurent encore peu documentées en forêt boréales nord-américaine comparativement aux forêts européennes. L'objectif de notre étude est de déterminer quels attributs des arbres et du peuplement (espèce, diamètre à hauteur de poitrine (DHP), vigueur, compétition, âge du peuplement) permettent de prédire la richesse des 7 différentes formes de DMH. Nous posons comme hypothèse que la richesse des DMH varie selon le stade de succession du peuplement et l'espèce de l'arbre ainsi que la relation entre le DHP et les DMH diffèrent entre feuillues et conifères. Afin de vérifier nos hypothèses, nous réalisons notre étude dans la forêt d'enseignement et de recherche du lac Duparquet (FERLD), au nord-ouest du Québec, un territoire boréale mixte où la dynamique forestière est principalement régi par des perturbations naturelles. Les DMH ont été échantillonné sur sept placettes permanentes d'un hectare, chacune associée à un feu majeur survenue entre 1760 et 1944 formants ainsi un gradient de succession forestière. Les analyses devraient permettre d'identifier quels attributs des arbres et du peuplement sont les plus associés à la richesse en DMH et d'évaluer la capacité de ces variables à prédire leur richesse en contexte boréale. Les résultats devraient pouvoir améliorer la compréhension de la dynamique structurale des forêts boréales, de plus la capacité de prédire les DMH pourrait contribuer orienter la conservation d'éléments structuraux dans les stratégies de gestion et de maintien de la biodiversité.
Mots-clés : Dendromicrohabitats (DMH), Forêt boréale mixte, Modélisation prédictive, Attributs d'arbres, Diamètre à hauteur de poitrine (DHP), Espèce, vigueur, compétition, âge du peuplement
Vincent Desjardins
Maîtrise
UQO
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 17h40
Les forêts anciennes sont des peuplements peu perturbés, riches en vieux arbres de fort diamètre et en bois mort. Les pratiques d’aménagement réduisent la proportion de ces éléments clés pour l’habitat de la faune cavicole, i.e. les espèces qui dépendent des cavités pour nicher, élever leurs jeunes et trouver refuge. Des mesures de conservation sont mises en place lors des activités liées à la récolte de la matière ligneuse au Québec afin de protéger certains arbres ayant une grande valeur pour ces espèces. Cependant, on ignore si les seuils de rétention sont suffisants pour maintenir les communautés fauniques dans les zones aménagées. Le présent projet vise à mesurer l’effet de l’aménagement par coupe partielle sur les communautés cavicoles et la disponibilité des cavités en forêt feuillue et mixte tempérée du Québec. Les facteurs qui influencent la disponibilité des cavités en forêt ainsi que la structure des réseaux de la faune utilisatrice de cavité seront comparées entre forêts anciennes et aménagées par coupe partielle grâce à l’installation de caméras de chasse, à l’inspection de cavités utilisées par la faune et à des inventaires forestiers. Cette étude permettra d’améliorer la compréhension des dynamiques cavicoles en forêt tempérée. De plus, les résultats pourront être utilisés pour baliser les critères de rétention des arbres essentiels à la faune lors des interventions forestières.
Mots-clés : Faune cavicole, microhabitat dendrologique, forêt ancienne, forêt aménagée, réseau d'utilisateurs de cavité, biodiversité
Dieu Merci Domboli Lofemba
Doctorat
Université Laval
- Dieu Merci Domboli Lofemba (Université Laval)
- Olivier Villemaire-Côté (Université Laval)
- Jean-François Bissonnette (Université Laval)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 18h00
Les forêts sont de plus en plus exposées aux changements climatiques, aux perturbations naturelles et aux pressions socio-économiques, mettant à l'épreuve leur résilience. Dans ce contexte, ma recherche doctorale analyse comment des stratégies d'adaptation, notamment la diversité fonctionnelle et, plus précisément, l'approche des réseaux fonctionnels complexes, peuvent être intégrées au régime de gouvernance forestière au Québec. Toutefois, l'intégration de ces approches demeure encore limitée dans la pratique et soulève d'importants enjeux institutionnels, opérationnels et sociaux. Cette recherche examine plus particulièrement comment les approches fondées sur la diversité fonctionnelle et les réseaux fonctionnels complexes sont comprises, appropriées ou, au contraire, freinées par le régime de gouvernance forestière québécois. L'objectif est de documenter les conditions institutionnelles, les dynamiques décisionnelles et les perceptions des acteurs qui influencent l'adoption de ces stratégies innovantes. La méthodologie repose sur une approche qualitative structurée, combinant (i) environ 20 entretiens semi-dirigés menés auprès de chercheurs du secteur forestier québécois, (ii) deux groupes de discussion réunissant des praticiens impliqués dans la planification ou la mise en oeuvre des pratiques sylvicoles, et (iii) une analyse documentaire des cadres réglementaires, politiques et stratégiques en vigueur. Cette démarche permet de croiser les niveaux stratégique, régional et opérationnel, et d'identifier les convergences, tensions et verrous institutionnels qui structurent l'action publique forestière. Les résultats attendus visent à mettre en lumière les freins et les leviers à l'intégration de la diversité fonctionnelle, en particulier les réseaux fonctionnels complexes, comme stratégie d'adaptation, ainsi que les conditions nécessaires à une gouvernance forestière plus flexible, apprenante et résiliente. En contribuant au dialogue entre la science écologique et la gouvernance forestière, cette recherche entend proposer des pistes concrètes pour contribuer à accompagner la transformation des pratiques forestières dans un contexte de changements globaux.
Mots-clés : Gouvernance forestière adaptative, diversité fonctionnelle, réseaux fonctionnels complexes, résilience, changements globaux
Eléa Feuillet
Maîtrise
UQAT
- Eléa Feuillet (UQAT)
- Osvaldo Valeria (UQAT)
- Patricia Raymond (MRNF)
- Philippe Nolet (UQO)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 18h20
L'aménagement écosystémique, bien qu'il vise à reproduire la structure naturelle des peuplements, peut modifier à court et moyen terme la biodiversité forestière, notamment l'habitat de la salamandre cendrée (Pléthodon cinereus), espèce très abondante et sensible aux changements environnementaux dans les forêts québécoises. Cette étude cherche à déterminer si la fréquence d'observation de la salamandre est principalement influencée par des composantes directes de la structure forestière (ex. débris ligneux) ou par des effets indirects liés aux variations microclimatiques induites par l'ouverture du couvert, ou par l'interaction des deux. Plusieurs études ont examiné les effets de changement de la structure forestières sur la salamandre cendrée à court et moyen terme. Toutefois les effets de ces changements sur plus d'une décennie après l'intervention sylvicole et le comportement de l'espèce comme indicateur demeurent incertaines. Dans cette étude, nous avons caractérisée la structure forestière de 16 unités d'échantillonnage (UE) d?1/4 hectare à l'aide du LiDAR mobile terrestre. Les UE ont subi différents traitements, allant de peuplements témoins sans intervention sylvicole à des coupes progressives irrégulières prélevant 30, 40 et 50%, de la surface terrière. Au total, 208 planchettes à salamandres sont suivies depuis 2014, dont 56 ont été instrumentées pour calculer des indices d'oscillation de température et d'humidité microclimatique. Nous nous attendons à ce que les traitements de 40 % et 50 % de prélèvement présentent une variabilité microclimatique plus élevée que les témoins et les traitements à 30 %, ce qui devrait se traduire par une diminution de la fréquence d'observation de la salamandre, bien que ces effets puissent être atténués par la régénération de la strate arbustive en expansion. Ce projet permettra d'améliorer la compréhension des mécanismes reliant structure forestière, microclimat et comportement de l'espèce, et de préciser les conditions sous lesquelles la salamandre cendrée reflète les variations locales de l'habitat forestier.
Mots-clés : Pléthodon cinereus, LiDAR, structure forestière, microclimat
Jovanie Fodom
Doctorat
UQAM
- Jovanie Fodom (UQAM)
- Kaysandra Waldron (RNCan-SCF-CFL)
- Martina Sánchez-Pinillos (UQAM)
- Alain Leduc (UQAM)
- Amandine Hermann (UQAM)
- Daniel Kneeshaw (UQAM)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 18h40
Une mortalité accrue, mais inexpliquée de l'épinette noire (Picea mariana) est observée depuis quelques années dans les pessières de la Côte-Nord au Québec. Précédemment considérée comme moins vulnérable aux infestations de la tordeuse des bourgeons de l'épinette, l'épinette subit désormais un dépérissement et une mortalité sans précédent. Les causes sous-jacentes demeurent mal comprises dans le paysage. Cette étude analyse comment la mortalité locale des peuplements est exacerbée par des attributs topographiques (humidité topographique, positionnement topographique, et orientation) et par les caractéristiques forestières (composition spécifique, âge, coupes forestières, vulnérabilité du paysage et patron de défoliation) à l'échelle du paysage. Nous combinons des données de terrain inventoriées dans 78 parcelles circulaires de 400m² avec des variables caractérisées dans un rayon de 1km afin d'évaluer les effets aux échelles du peuplement et du paysage. Un modèle d'équations structurelles est utilisé pour évaluer les relations directes et indirectes entre les attributs du paysage et la mortalité du peuplement. Nous nous attendons à ce que, outre les effets directs de la défoliation, les variables du paysage influencent indirectement la mortalité des peuplements d'épinette. Nos posons l'hypothèse que les peuplements situés dans un paysage ayant cumulé des défoliations élevées sur plusieurs années présenteront les taux de mortalité les plus forts. Ceux établis dans des paysages dominés par des résineux ou mixtes à dominance résineuse subiront plus de mortalité que les peuplements situés dans des paysages non vulnérables ou dominés par des feuillus. Les peuplements localisés dans des paysages ayant des positions topographiques planes présenteront une défoliation cumulative et une mortalité plus élevée que ceux en crêtes, confirmant ainsi l'influence potentielle de la topographie du paysage sur la mortalité des peuplements. Cette étude permettra d'identifier, de prédire les peuplements et positions topographiques présentant un risque élevé de mortalité et de soutenir l'aménagement forestier en présence de tordeuse.
Mots-clés : Dynamique forestière, perturbations naturelles, Picea mariana, Choristoneura fumiferana, Modélisation par équations structurelles
Stephanie Fregeau
Maîtrise
UQO
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 19h00
Dans un contexte de changements globaux favorisant l’expansion nordique de l’érable rouge (Acer rubrum), les érablières rouges mixtes occupent désormais une place importante dans la forêt tempérée du sud du Québec. Le dispositif SylvAdapt, implanté en Chaudière-Appalaches et au Centre-du-Québec, vise à tester des approches sylvicoles capables d’accroître la résistance et la résilience des peuplements face au climat futur. Chaque site comprend quatre parcelles de 2 500 m² : un témoin et trois coupes partielles d’intensité variable (6, 12 ou 20 m²/ha résiduel), suivies depuis 2018 selon un dispositif BACI (Before-After-Control-Impact). Cette étude évalue, à l’échelle de la parcelle et du microsite, la réponse en composition et en diversité des communautés végétales du sous-bois cinq ans après traitement. Quatorze sites (sept par région) ont été inventoriés afin de documenter la végétation et le microenvironnement. Les données ont été recueillies dans 16 microplacettes de 4 m² réparties systématiquement dans chaque parcelle. La lumière reçue (PAR) a été estimée pour chaque microplacette par modélisation du passage de la lumière à travers une canopée reconstruite à partir de données LiDAR (15 pts/m²). L’hypothèse principale est qu’une coupe partielle d’intensité intermédiaire (12 m²/ha résiduel) favorise une plus grande diversité et hétérogénéité d’habitats tout en limitant la compétition pour la régénération. Toutefois, des résultats préliminaires indiquent que le maintien de la diversité après coupe serait principalement attribuable au legs de la végétation pré-perturbation. Ces travaux pourront contribuer au développement d’outils sylvicoles en contexte de changements climatiques.
Mots-clés : Végétation du sous-bois, Communautés, Succession végétale, Hétérogénéité spatiale, Modélisation de la lumière, Végétation concurrente à la régénération forestière, Dispositif BACI
Dorian Gaboriau
Postdoctorat
UQAT
- Dorian Gaboriau (UQAT)
- Jonathan Lesven (UQAT)
- Andy Hennebelle (Université de Montréal)
- Martin-Philippe Girardin (RNCan-SCF-CFL)
- Hugo Asselin (UQAT)
- Yves Bergeron (UQAM)
- Adam Ali (Université de Montpellier)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 19h20
Wildfire activity is intensifying across boreal regions under ongoing climate warming, with consequences on carbon cycling, ecosystem resilience and air quality. The exceptional fire season of 2023 in eastern Canada provides a critical opportunity to assess how extreme wildfire events are recorded in lake sediment archives, used for reconstructing long-term fire regimes. Here, we quantify charcoal particle deposition in seven boreal lakes in western Quebec using sediment traps monitored between 2011 and 2025. We measured the relationships between annual charcoal fluxes into lakes, fire activity, and regional fire-season aerosol concentrations. Fires from the 2013 and 2023 fire seasons resulted in exceptionally high charcoal deposition across the study lakes, far exceeding all other years of monitoring. These marked peaks coincided with extensive regional burning and sharply elevated atmospheric aerosol levels, particularly in spring. Composite charcoal records closely reflected regional fire activity, whereas individual lakes exhibited more pronounced interannual variability, highlighting both the regional patterns and local specific characteristics of charcoal signals. By combining contemporary monitoring of charcoal particle deposition with fire and atmospheric data, we show how extreme wildfire seasons are recorded in lake sediments. Our results improve the interpretation of paleofire records and provide a reference framework for assessing Holocene fire variability under increasingly intense boreal fire activity under climate change.
Mots-clés : Monitoring, Boreal forest, Charcoal particle, Aerosol concentrations, Sediment trap, Paleofire calibration
Gina Libai Granados Miràngels
Stagiaire
Universitat de Barcelona (UB)/UQAC
- Gina Libai Granados Miràngels (Universitat de Barcelona (UB)/UQAC)
- Debora Coelho da Silva (UQAC)
- Adler Salomon (UQAC)
- Trishna Bhattarai (UQAC)
- Mérilie Gagnon (Centre Acer)
- Luc Lagacé (Centre Acer)
- Roberto Silvestro (UQAC)
- Santi Sabaté Jorba (Universitat de Barcelona)
- Daniel Nadal Sala (Universitat de Barcelona)
- Sergio Rossi (UQAC)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 19h40
Le réchauffement climatique devrait avancer le début de la saison des sucres et pourrait, selon les conditions climatiques et locales, avoir un impact négatif sur la production en modifiant la durée de la saison. Des recherches sur le rendement de la sève à des échelles temporelles fines et en lien avec les conditions météorologiques sont essentielles pour permettre à l’industrie acéricole de s’adapter aux défis environnementaux. Cette étude vise à vérifier les connaissances empiriques sur la dynamique de la coulée de la sève d’érable à haute résolution temporelle et en fonction des facteurs climatiques. Le projet repose sur l’analyse d’un jeu de données couvrant la période de 2024 à 2025, obtenu de trois érablières au Québec: Laterrière, Saint-Norbert-d’Arthabaska et Nantes. Sur chaque site, 4-6 érables ont été entaillés et raccordés à un pluviomètre afin d’enregistrer la coulée par gravité à l’échelle horaire. Les données de température, de pression atmosphérique, d’épaisseur du couvert neigeux et de disponibilité en eau du sol ont été recueillies de Google Earth Engine. Le volume de la sève est comparé entre les années et les sites, ainsi qu’en fonction des facteurs environnementaux étudiés. La proportion de la production est également analysée afin d’évaluer la contribution des journées les plus productives au rendement saisonnier total. Bien que la coulée de la sève dépende de plusieurs conditions environnementales, les journées de forte production sur l’ensemble des sites sont fortement liées à la température maximale diurne. Ces résultats renforceront la capacité de l’industrie acéricole à comprendre et à anticiper la coulée de la sève, soutenant ainsi des décisions de gestion plus éclairées et adaptées aux conditions changeantes. Les producteurs acéricoles bénéficieront aussi de connaissances plus précises concernant les périodes optimales d’entaillage afin d’assurer une production durable de sirop d’érable face au changement climatique.
Mots-clés : industrie acéricole, saison des sucres, calendrier d'entaillage, réchauffement climatique, facteurs environnementaux
Victor Gross
UQAT - UM
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 20h00
Dans un contexte de changement climatique marqué par l'augmentation des vagues de chaleur et une plus grande variabilité des précipitations, les forêts boréales sont de plus en plus exposées à des épisodes de sécheresse. Certaines espèces pourraient toutefois mieux s'y adapter que d'autres. Ce projet compare la réponse de l'épinette noire (Picea mariana) et du bouleau blanc (Betula papyrifera) à la sécheresse en étudiant leur gestion du carbone, essentielle à la survie et à la croissance. Ces deux espèces, aux stratégies physiologiques différentes, seront étudiées dans un dispositif expérimental de simulation de sécheresse en forêt. L'objectif est de comprendre comment les arbres mobilisent leurs réserves de carbone dans les tiges sous forme de sucres solubles et d'amidon afin de maintenir leur fonctionnement sous stress hydrique. L'étude se déroulera dans le dispositif WaterDisp à la Forêt d'enseignement et de recherche du lac Duparquet (FERLD), où un système d'exclusion de la pluie simulera une sécheresse estivale. Des échantillons seront prélevés avant, pendant et après la sécheresse pour comparer les réponses des deux espèces.Les résultats contribueront à mieux orienter les pratiques de gestion forestière face à l'évolution du climat.
Mots-clés : Forêts, sécheresse, adaptabilité, gestion
Estelle Heymans
Maîtrise
Université Laval
- Estelle Heymans (Université Laval)
- Olivier Villemaire-Côté (Université Laval)
- Jean-Pierre Tremblay (Université Laval)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 20h20
L'aménagement forestier vise de plus en plus à complexifier et à diversifier la composition et la structure des forêts. On vise par exemple l'émulation des dynamiques de perturbations naturelles partielles en sapinière mélangée par l'utilisation des coupes progressives irrégulières (CPI). Toutefois, les populations d'herbivores, comme l'orignal (Alces alces), engendrent un broutement sélectif qui pourrait interférer avec les effets désirés de ces coupes, résultant par exemple en une homogénéisation du paysage. L'objectif de mon projet est donc de déterminer l'impact du broutement par l'orignal sur la communauté végétale en contexte de CPI. Étant donné l'importance des premiers stades de succession végétale, il sera possible d'inférer quant à la trajectoire compositionnelle du peuplement. J'émets l'hypothèse que la trajectoire compositionnelle sera modulée par l'intensité et la sélectivité du broutement par l'orignal ainsi que par l'intensité de la coupe partielle via l'ouverture de la canopée. Je prédis qu'une augmentation de la densité d'orignal associée à l'ouverture de la canopée diminuera la sélectivité du broutement, ce qui mènera à une homogénéisation du peuplement. Durant l'été 2026, j'échantillonnerai un minimum de 21 peuplements 10 ans après CPI dans la région du Bas-Saint-Laurent selon des gradients de densité d'orignal intra-peuplement. Je caractériserai la communauté végétale à l'aide de la méthode d'interception par point le long de transects, et mesurai l'ouverture de la canopée. J'analyserai les données compositionnelles à l'aide d'analyses multivariées afin de contraster les communautés en fonction des covariables environnementales identifiées. Je m'attends à ce qu'une augmentation du broutement par l'orignal et de l'ouverture de la canopée homogénéisent la trajectoire compositionnelle. J'espère ainsi identifier les conditions environnementales modulant l'effet de l'orignal sur le succès des CPI.
Mots-clés : Aménagement forestier d'adaptation; coupe partielle (CPI); broutement par l'orignal (Alces alces); régénération; homogénéisation du paysage.;
Mathis Simon Jean-Sepet
Doctorat
UQAT
- Mathis Simon Jean-Sepet (UQAT)
- Adam Ali (Université de Montpellier)
- Jonathan Lesven (UQAT)
- Dorian M. Gaboriau (UQAT)
- Martin-Philippe Girardin (RNCan-SCF-CFL)
- Yves Bergeron (UQAM)
- Hugo Asselin (UQAT)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 20h40
L'épinette noire (Picea mariana [Mill.] B.S.P.) et le pin gris (Pinus banksiana Lamb.) sont deux conifères boréaux adaptés aux feux sévères suivant des cycles courts. Pourtant, ces conifères forment de grands peuplements dans la forêt mixte de l'ouest du Québec, à l'écotone entre les forêts boréales et tempérées, où les feux sont historiquement moins sévères que plus au nord. Alors que l'augmentation de la fréquence et de la taille/sévérité des feux en réponse au changement climatique pourrait favoriser le maintien des conifères boréaux dans la forêt mixte, l'accroissement des températures pourrait favoriser la hausse en proportion des feuillus tempérés, diminuant l'inflammabilité de la végétation. Pour une gestion durable de ces conifères dans la forêt mixte, il est nécessaire de déterminer lequel de ces deux scénarii aura précession. À l'aide de séquences sédimentaires prélevées dans six lacs en Abitibi-Témiscamingue, nous reconstituerons et comparerons les interactions feu-végétation à long terme au sein de peuplements actuels d'épinette noire et de pin gris, et de peuplements feuillus/mixtes. Les grains de pollen, les macrorestes et les particules de charbons fourniront une reconstitution précise des dynamiques ayant permis l'établissement et la persistance des conifères boréaux dans la forêt mixte. Nous supposons que les populations actuelles d'épinette noire et de pin gris sont l'héritage d'une répartition méridionale plus étendue au Néoglaciaire, favorisée par de grands feux sévères. Finalement, pour anticiper la répartition future des conifères boréaux dans la forêt mixte, nous utiliserons un modèle dynamique de végétation (LANDIS-II), calibré à l'aide de données paléoécologiques et modernes. Nous supposons que l'augmentation de la fréquence et de la taille/sévérité des feux en réponse au changement climatique permettra aux conifères boréaux de se maintenir, malgré l'augmentation de la proportion de feuillus tempérés.
Mots-clés : Régime de feux, Changement climatique, Conifères boréaux, Paléoécologie, Modélisation
Karima Lafore
Maîtrise
UQAM
- Karima Lafore (UQAM)
- Daniel Kneeshaw (UQAM)
- Tanya Handa (UQAM)
- Steven Kembel (UQAM)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 21h00
Le déclin mondial de la biodiversité, amplifié par les activités humaines, menace les fonctions essentielles des écosystèmes dont dépendent les populations. Dans ce contexte, la restauration écologique est cruciale pour maintenir et rétablir les milieux naturels. Le sol, élément clé des écosystèmes terrestres, abrite des communautés fongiques et de mésofaune (0,2 à 4 mm) qui jouent un rôle central dans le cycle des nutriments. La modification de cette biodiversité peut fortement impacter les communautés végétales et les cycles biogéochimiques de la forêt. Malgré leur importance, les pratiques de restauration manquent de directives claires pour rétablir efficacement ces communautés du sol. Mon projet de maîtrise vise à combler ce manque en évaluant comment différents legs biologiques du sol'bois mort, terre forestière et litière- et un amendement aux mycorhize influencent la structure et l'abondance des communautés fongiques et de collemboles. L'étude se déroule sur trois sites de compensation écologique à Pike River (Québec), établis sur d'anciens champs agricoles. Quinze quadrats de traitement de legs de 400 m² ont été installés en 2021. Des carottes de sol et des bûchettes ont été prélevés en 2025 pour chaque traitement afin d'en extraire les arthropodes, qui ont été dénombrés et identifiés. De l'ADN environnemental a également été collecté et séquencé pour caractériser les communautés d'arthropodes et de champignons. Grâce à ces données, une comparaison de biodiversité et d'abondance entre les traitements a été effectuée. L'hypothèse est qu'une diversité de legs biologiques augmentera l'abondance et la diversité des communautés en modifiant les ressources, les habitats et les populations sources. Certains legs, comme le bois mort et la terre forestière, seront plus efficaces que les amendements commerciaux. Les résultats fourniront des recommandations pratiques pour les restaurations futures et amélioreront les connaissances fondamentales sur les interactions entre les communautés du sol, leurs ressources et leurs habitats.
Mots-clés : restauration écologique, legs biologique, mésofaune, collemboles, mycorhizes, bois mort, litière, amendement, interactions, habitats, ressources, populations sources
Jeremy Latulippe
Maîtrise
Université Laval
- Jeremy Latulippe (Université Laval)
- Louis Bernier (Université Laval)
- Ilga Porth (Université Laval)
- Philippe Tanguay (RNCan-SCF-CFL)
- Janani Sivarajah (Université Laval)
- Pauline Hessenauer (Université Laval)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 21h20
L'orme d'Amérique (Ulmus americana) a longtemps occupé une place prédominante dans les forêts urbaines d'Amérique du Nord à cause de sa grande valeur ornementale, sa résistance aux stress abiotiques et les nombreux services écosystémiques qu'il offre. Toutefois, les populations de cet arbre emblématique se font décimer par la maladie hollandaise de l'orme (MHO) depuis les années 1940, menaçant l'orme et ses bénéfices. Bien que des traitements préventifs à base de fongicides aient été mis au point, ils demeurent coûteux, leur efficacité est variable et ils nécessitent un suivi soutenu des arbres. De plus, même si quelques cultivars et hybrides résistants ont été commercialisés, ils proviennent d'autres espèces, comme U. pumila et U. japonica, ou de populations d'U. americana non adaptées aux conditions environnementales de nombreuses municipalités. Ainsi, pour lutter contre la MHO de manière durable tout en conservant la diversité génétique et les adaptations locales, le développement d'ormes résistants de populations locales devrait être privilégié à la lutte chimique. Pour poser les bases au développement de tels ormes à Québec, une étude de génomique des populations de la région de Québec est en cours pour recenser le matériel génique disponible. De plus, une comparaison des génotypes de ces ormes locaux et de cultivars commerciaux résistants, ainsi qu'une étude d'association pangénome seront effectuées pour identifier des loci pouvant influencer la résistance à la MHO et l'adaptation aux conditions environnementales urbaines. À cette fin, 114 ormes ont été échantillonnés sur le territoire de la ville de Québec lors de l'été 2025 et puis séquencés. Cet échantillonnage sera complété lors de l'été 2026 avec des ormes provenant de l'Ontario, des Maritimes et des régions autour de Québec afin d'affiner l'étude d'association pangénome.
Mots-clés : Pathologie forestière, conservation, génomique des populations
Emmanuel Bafalata Lokpaka
Université Laval
- Emmanuel Bafalata Lokpaka (Université Laval)
- Jean-Francois Guay (MAPAQ)
- Jérôme Cimon-Morin (Université Laval)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 21h40
Les écosystèmes urbains procurent à la société divers bénéfices, notamment par la fourniture de services écologiques, tout en abritant une biodiversité importante. Les outils actuels pour planifier la conservation sont performants pour atteindre les cibles et objectifs écologiques. Cependant, ils sont moins pour intégrer les impacts sociaux et économiques, surtout dans un contexte de multiacteurs. Les décideurs sont ainsi appelés à arbitrer entre plusieurs scénarios de conservation en considérant des impacts multidimensionnels (écologiques, sociaux et économiques) afin d’identifier les solutions de conservation les plus acceptables pour l’ensemble des parties prenantes. Un outil efficace permettant de répondre à cette préoccupation est nécessaire.
Notre objectif était de développer, intégrer et tester une approche multicritère d’aide à la décision capable de minimiser les impacts directs de la conservation sur tous les groupes d’acteurs concernés. L’étude est réalisée sur le territoire de la ville de Lévis et repose sur quatre étapes méthodologiques : l’identification des principaux acteurs du territoire; la définition des critères et indicateurs cartographiables représentant les impacts que peuvent ressentir les acteurs; la création de 17 réseaux de conservation des milieux humides de superficie environ équivalente; et le développement et test de la méthode d’aide à la décision via Visual PROMETHEE pour l’analyse comparative des scénarios.
Le projet aboutira au développement d’un outil d’aide à la décision multicritère capable d’intégrer de manière convergente, les préférences souvent polarisées des parties prenantes afin de faire les choix de conservation qui ont le moins d’impacts sociaux et économiques sur les différents groupes d’acteurs. Il conduira à la production de cartes de priorisation spatiale identifiant les secteurs à fort potentiel écologique et conflictogène destinées à appuyer la planification et l’orientation des interventions de la Ville de Lévis, ainsi qu’à l’élaboration d’un cadre décisionnel opérationnel, reproductible et transférable à d’autres contextes municipaux.
Mots-clés : Conservation, aide à la décision multicritère, milieux humides, acteurs, conflits, réseau de conservation.
Samuel Malo
Doctorat
Université de Sherbrooke
- Samuel Malo (Université de Sherbrooke)
- Maxence Martin (UQAT)
- Romain Darnajoux (Université de Toulouse)
- Jean-Philippe Bellenger (Université de Sherbrooke)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 22h00
Dans la forêt boréale de l'est du Québec, le climat maritime et la longue période de retour du feu renforcent l'importance des perturbations secondaires, en particulier les chablis. Toutefois, la prédiction de ces évènements à l'échelle provinciale demeure complexe, car les interactions entre les peuplements, le sol et le climat varient d'est en ouest au Québec. Dans ce contexte, cette étude vise à évaluer l'influence des caractéristiques des peuplements, des conditions édaphiques et des facteurs climatiques sur l'occurrence des chablis le long d'un gradient longitudinal dans la forêt boréale québécoise. En combinant les données des inventaires écoforestiers, incluant l'occurrence des chablis et l'état des peuplements pré-perturbation, avec une approche d'appariement (matching) et de validation par simulations répétées (bootstrapping), nous quantifierons l'effet spécifique de chaque variable sur la probabilité de chablis. Les résultats de cette étude mettront en évidence les facteurs qui influencent le plus l'occurrence des chablis dans la forêt boréale du Québec. En intégrant des variables clés telles que la structure forestière, les caractéristiques du sol ainsi que des variables climatiques comme les précipitations annuelles moyennes et la vitesse moyenne annuelle du vent, cette analyse permettra d'identifier les zones potentiellement plus vulnérables aux perturbations éoliennes. À terme, les résultats fourniront aux aménagistes forestiers un outil d'aide à la décision supplémentaire pour sélectionner des scénarios sylvicoles et de gestion adaptée au risque de chablis et renforcer la résilience régionale à long terme. Ils contribueront ainsi à protéger les communautés, les infrastructures et les économies forestières en améliorant la capacité à anticiper le risque de chablis.
Mots-clés : Vulnérabilité au chablis, Régime de perturbation, Inférence modélisée, Modélisation de la vulnérabilité des forêts
Emy Maltais
Maîtrise
Université Laval
- Emy Maltais (Université Laval)
- Martin Barrette (MRNF)
- Daniel Fortin (Université Laval)
PDF non disponible
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 22h20
La sélection d'habitat est un processus écologique clé par lequel les animaux répondent à la variabilité environnementale, leur permettant de moduler les effets des perturbations naturelles et anthropiques sur leur fitness. Le caribou boréal (Rangifer tarandus caribou), une espèce menacée, est particulièrement affecté par les perturbations de la forêt boréale. Alors que les impacts des feux et de l'exploitation forestière sont bien documentés, ceux de la tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE, Choristoneura fumiferana) demeurent mal compris. Une étude hivernale a suggéré que les épidémies de TBE pourraient accroître la prédation du caribou par le loup (Canis lupus) en améliorant l'habitat de l'orignal (Alces alces), une proie alternative. Toutefois, l'influence annuelle de la TBE sur ce système n'a pas été évaluée. Dans cette étude, nous avons analysé des données de télémétrie GPS afin de caractériser la sélection d'habitat du caribou dans des paysages présentant différents niveaux d'intensité d'épidémie de TBE. Les caribous ont systématiquement évité les zones fortement affectées par la TBE tout au long de l'année, l'évitement étant particulièrement marqué durant la mise bas et l'automne. Cet évitement était également plus prononcé aux latitudes plus élevées, indiquant une variation spatiale dans la réponse aux épidémies de TBE. Ces résultats suggèrent que les épidémies de TBE structurent la distribution du caribou en modifiant sa sélection d'habitat, avec une intensité de réponse présentant une variation spatiale anisotrope et des patrons temporels cycliques. Les analyses en cours évalueront les effets de la TBE sur la sélection d'habitat de l'orignal et du loup, et intégreront ces informations dans des modèles prédictifs de distribution du caribou. Comprendre comment la TBE influence l'utilisation de l'habitat et la dynamique prédateur-proie fournit des éléments clés pour la conservation des populations de caribous boréaux en déclin dans un contexte d'épidémies de TBE de plus en plus fréquentes.
Mots-clés : Caribou forestier, TBE, perturbation forestière
Léna Mazuryk
Maîtrise
Université Laval
- Léna Mazuryk (Université Laval)
- Benjamin Kissinger (fRI Research)
- Timothy Jardine (University of Saksatchewan)
- Alexis Achim (Université Laval)
PDF non disponible
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 22h40
Dans les rivières boréales de l'Alberta, les populations de truites indigènes déclinent sous l'effet cumulé de perturbations naturelles et anthropiques. Pour soutenir la gestion et la conservation de ces milieux, ce projet vise à déterminer des seuils de perturbations forestières, incluant feux de forêt, coupes forestières et sentiers de véhicules tout-terrain, au delà desquels la qualité de l'habitat des truites se dégrade. Pour cela, notre méthode intègre des indicateurs biotiques, hydrologiques et forestiers sur 24 sites couvrant un gradient de perturbation. Les communautés de macroinvertébrés benthiques sont décrites à partir de mesures d'abondance, de diversité et d'analyses isotopiques (C/N), afin de caractériser leur composition et leurs ressources trophiques. En parallèle, des métriques LiDAR acquises à l'échelle du site (drone) et du bassin versant (avion) décrivent la structure forestière et l'intensité des perturbations. Les analyses en cours évaluent la capacité de ces variables à distinguer les niveaux de perturbation et à identifier des seuils utiles pour la conservation. Les analyses hydrologiques préliminaires indiquent une température de l'eau plus élevée aux sites brûlés (+2,6°C) et aux sites coupés puis brûlés (+3,8°C) qu'aux sites sans perturbation récente, tandis que les effets de la coupe seule et des sentiers sont négligeables. Sur le plan biotique, une augmentation du niveau de perturbation pourrait se traduire par des communautés benthiques plus abondantes mais moins diversifiées, en raison de la perte de taxons sensibles. Une perturbation accrue pourrait aussi accroître la dépendance aux ressources allochtones, liée à l'altération des bandes riveraines, avec des variations entre groupes fonctionnels. Les données finales, disponibles au printemps 2026, permettront de comprendre comment les gradients de perturbation influencent la composition des communautés benthiques et leurs sources d'énergie, afin d'évaluer la qualité des habitats utilisés par les truites. Ce travail contribuera à l'élaboration de protocoles directement applicables à l'aménagement forestier en contexte boréal.
Mots-clés : Rivières boréales, Effets cumulatifs, Airborne Laser Scanning, Macroinvertebrés benthiques, Flux énergétiques
Jérémie Michaud-Simard
Maîtrise
Université Laval
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 23h00
Au Québec, la cartographie des milieux humides en territoire public repose principalement sur les données d'inventaires forestiers et sur la photo-interprétation. Sur le territoire de la péninsule gaspésienne, des lacunes importantes subsistent quant à la fiabilité de la localisation cartographique des milieux humides. Grâce aux données LiDAR, il est désormais possible d'obtenir des modèles numériques de terrain (MNT) à très haute résolution, ce qui permet une modélisation hydrologique plus fine et plus précise du territoire. Le laboratoire d'hydrologie forestière de l'Université Laval travaille sur la création d'un outil cartographique permettant la modélisation des milieux humides au Québec. Dans cet outil, les milieux humides non riverains se distinguent par le fait qu'ils ne sont pas directement reliés à un cours d'eau permanent. La détection de ses milieux humides se fait à l'aide du Topographic Wetness Index (TWI), un outil topographique modélisant l'accumulation de l'eau sur le territoire. Pour la calibration du modèle, un total de 134 transects de végétation ont été réalisés sur le territoire de la Gaspésie durant l'été 2025, et d'autres sont prévus en 2026 afin d'obtenir des données terrain précises sur le positionnement des limites des milieux humides non riverains. Un nombre de 884 points d'observation ont été collectés afin d'évaluer la performance et la validité du modèle. Une modification du seuil de l'indice topographique, ainsi que d'autres optimisations vont permettre une représentation plus réaliste des schémas d'écoulement hydrologiques. L'ajout d'un filtre au MNT, l'intégration du Downslope Index au TWI ainsi que la prise en compte des dépôts de surface constituent des pistes potentielles d'amélioration de la performance du modèle. Dans une perspective d'aménagement durable du territoire, une meilleure détection des milieux humides en territoire public permettra d'améliorer la conservation de ces écosystèmes essentiels.
Mots-clés : Milieux humides, modélisation, hydrologie, Gaspésie
Tristan Monette
Maîtrise
UQO
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 23h20
The impact of climate change on forests in eastern Canada is manifested by increased average temperatures, resulting in greater atmospheric water demand, along with more frequent and severe droughts. Studying the mechanisms underlying stand responses to moisture stress enables us to predict the subsequent effects on forest ecosystems more accurately. Certain root traits are key to understanding how trees respond to soil water deficits. The aim of this study was to assess the effects of precipitation exclusion on the community-averaged depth distribution of fine roots, their mass density, and the rate at which they are colonised by fungal endophytes in sugar maple-dominated stands. Our study was conducted at two sites (45°45′N, 74°56′W), each consisting of a 20 x 20 metre control and treatment plot. The latter had 75 % of precipitation excluded over the growing season from 2021 to 2024. Two subplots were randomly selected from which to take mineral soil cores in 2024 and 2025. Each core was divided into three samples at depths of 0-10 cm, 10-20 cm, and 20-30 cm. Fine root mass density was significantly higher in stands subjected to precipitation exclusion. This difference was evident in the upper soil horizons (0-10 cm), where root density was 78% higher than in the control plots. Root density in the upper soil was also 73% higher than at lower depths. Endomycorrhizal colonisation rates at 0-10 cm followed a similar pattern, showing a fivefold increase under exclusion (22.8%) compared to control levels (4.3%). In the post-treatment year, root density and colonisation rates returned to control levels, indicating no legacy effect. This suggests that sugar maple stands adopt a temporary drought-response strategy, prioritising surface over deep-soil foraging and fungal symbiosis to maintain resource uptake.
Mots-clés : Sugar maple (Acer saccharum Marsh.), community functional parameters, soil water deficit, response, precipitation exclusion, fine root mass density, fungal endophyte, endomycorrhizae, climate change.
Véronique Mongrain
Université Laval
- Véronique Mongrain (Université Laval)
- Evelyne Thiffault (Université Laval)
- Jean-François Boucher (UQAC)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 23h40
Projet de : Véronique Mongrain, étudiante au doctorat en Sciences Forestières de l'Université Laval Problématiques : Le reboisement des bords de routes et des bretelles autoroutières du Québec pourrait accroître la quantité de carbone séquestrée dans le sol et la végétation et ainsi contribuer à atténuer les changements climatiques. Toutefois, les milieux routiers sont des milieux perturbés qui présentent des conditions environnementales et physicochimiques particulières qui peuvent être hostiles à l'établissement et à la croissance des arbres. Encore aujourd'hui, il subsiste des incertitudes en ce qui concerne les pratiques sylvicoles qui influent sur la croissance des plantations et les stocks de carbone contenus dans les milieux routiers. Méthodologie : Environ 16 000 arbres répartis dans 14 sites routiers du sud du Québec ont été plantés en 2021. Pour chaque site témoin/traité, il sera question de (1) prélever et analyser des échantillons de biomasse et de sol (2) quantifier le carbone séquestré dans les différents réservoirs selon divers scénarios de reboisement et d'aménagement. (3) Comparer les résultats aux données initiales et estimer les stocks futurs à l'aide du logiciel CBM-CFS3. Résultats escomptés. Ce nouveau projet de recherche permettra : (1) de connaître le taux de survie et de croissance de chacune des 6 espèces utilisées pour le reboisement en milieu routier; (2) de connaître l'espèce qui présente le plus grand potentiel d'établissement en fonction de différentes conditions édaphiques et techniques d'aménagement; (3) de connaître l'impact de différentes techniques de préparation du sol sur la dynamique du carbone dans le sol et de déterminer quelles espèces arborescentes et techniques d'aménagement permettent de séquestrer le plus de carbone dans les milieux routiers. Retombées: Les connaissances acquises dans le cadre de ce projet pourront être converties en conseils pratiques auprès des gestionnaires du territoire qui pourront s'appuyer sur des données réelles pour faire des choix éclairés sur les essences à planter et les stratégies d'aménagement à utiliser pour maximiser la quantité de carbone séquestré dans les milieux routiers.
Mots-clés : reboisement, séquestration, carbone, route
Mathéo Mosnier
Doctorat
UQAT
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 00h00
Au Canada, l'aménagement forestier entraîne le rajeunissement et la simplification structurale des peuplements, ainsi que la perte et la fragmentation des vieilles forêts, pourtant indispensables à de nombreuses espèces. Pour améliorer la durabilité de l'aménagement forestier, il est important de pouvoir évaluer efficacement la biodiversité et l'impact des pratiques forestières. Pour cela, les dendromicrohabitats (cavités, polypores, blessures, lichens...) constituent un outil multi-taxonomique pertinent en tant qu'indicateur indirect de biodiversité, mais peu étudié et peu utilisé dans les forêts boréales et en Amérique du Nord. De plus, nos connaissances sur la biodiversité forestière sont partielles et biaisées. Certains taxons restent privilégiés au détriment d'autres moins populaires ou plus difficiles à identifier. Aussi, les connaissances actuelles sur les dendromicrohabitats et les taxons associés reposent majoritairement sur des inventaires effectués depuis le sol. Pourtant, explorer les strates hautes, paraît essentiel pour renforcer nos connaissances sur la relation biodiversité'dendromicrohabitats. Ainsi, ce projet de doctorat décrira l'organisation des dendromicrohabitats et la diversité taxonomique et fonctionnelle des bryophytes, des lichens et des champignons dans les vieilles forêts boréales mixtes de l'Ouest du Québec'de la base à la cime des arbres. Nous analyserons ce que la répartition verticale révèle sur les relations écologiques et les conditions de vie des groupes taxonomiques ciblés et des dendromicrohabitats dans deux peuplements d'âge différent (103 et 266 ans) et sur deux essences d'arbre (Thuja occidentalis et Populus tremuloides). La distribution verticale sera établie grâce à deux méthodes d'exploration de la canopée pour l'identification de la biodiversité arboricole : la grimpe d'arbres comme technique d'accès pour l'échantillonnage direct et l'ADN environnemental de l'eau de ruissellement des troncs comme méthode novatrice d'échantillonnage indirect. L'approche multi-scalaire, multi-taxonomique et fonctionnelle de ce travail apportera une nouvelle perspective sur le rôle indicateur de biodiversité des dendromicrohabitats et améliorera les pratiques de conservation et d'aménagement.
Mots-clés : Canopée, multi-taxonomique, trait fonctionnel, ADN environnemental, grimpe d'arbres, distribution verticale
Madeleine Agnès Flore Nabeina Bassoung
Doctorat
Université de Sherbrooke
- Madeleine Agnès Flore Nabeina Bassoung (Université de Sherbrooke)
- Mickaël Germain (Université de Sherbrooke)
- Osvaldo Valeria (UQAT)
- Maxence Martin (UQAT)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 00h20
Au Québec, la gestion durable des forêts nécessite une cartographie précise des propriétés physico-chimiques des sols. Les méthodes conventionnelles offrent une résolution spatiale et temporelle limitée. L'intégration de la télédétection et de l'apprentissage machine permet désormais de cartographier les sols à haute résolution. Des travaux récents au Québec ont permis le développement d'outils cartographiques à 100 m de résolution pour caractériser les sols forestiers. Cette étude s'inscrit dans cette avancée, en évaluant différents modèles d'apprentissage machine (XGBoost, Random Forest, réseaux de neurones) pour prédire la texture des sols forestiers. L'objectif est d'améliorer la résolution spatiale récente en identifiant les forces et limites de chaque modèle afin d'intégrer une approche de fusion. L'analyse porte sur trois paysages forestiers de superficie 36 000 km² chacun: l'Abitibi, la Montérégie et le Lac Saint-Jean. Ces territoires ont été sélectionnés en raison de la distribution non uniforme des données pédologiques disponibles au Québec et de l'incertitude spatiale qui y est associée. Cette approche permet d'évaluer la robustesse des modèles face à différentes conditions environnementales. Les modèles utilisent des données multisources (Sentinel-2, Landsat, Radarsat1, variables topographiques dérivées du LiDAR, données climatiques). Les performances varient selon les modèles, les fractions texturales et les paysages. Par exemple, pour l'argile en surface (0-15 cm), Random Forest atteint des R² de 0.52 en Abitibi, 0.23 en Montérégie et 0.17 au Lac Saint-Jean, tandis que XGBoost obtient 0.50, 0.30 et 0.26 respectivement. Le passage de Random Forest à XGBoost améliore les prédictions de 30% en Montérégie et de 53% au Lac Saint-Jean, tandis qu'en Abitibi, Random Forest maintient une légère supériorité de 4%. Les réseaux de neurones montrent des performances presque intermédiaires avec des R² de 0.08, 0.2 et -0.17. Ces résultats mettent en évidence une très grande variabilité, selon les modèles utilisés, ce qui peut générer des résultats conflictuels. Cette recherche améliore les outils opérationnels de cartographie de la texture des sols forestiers en identifiant les modèles performants selon les contextes pédoclimatiques, contribuant ainsi à une gestion forestière durable.
Mots-clés : Cartographie numérique des sols, Apprentissage machine, Texture du sol, Télédétection, Sols forestiers, Fusion de modèles
Maxim Nicolle
Maîtrise
UQAR
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 00h40
Les populations marginales situées à la limite froide de l'aire répartition des espèces devraient répondre en premier au réchauffement climatique. Les peuplements les plus nordiques du Québec de bouleau à papier (Betula'papyrifera) se trouvent dans les parcs nationaux Kuururjuaq et Ulittaniujalik au Nunavik. La présence de ces peuplements marginaux est énigmatique, car l'espèce est typiquement compagne dans l'écotone de la forêt mixte au sud du Québec où elle s'établit à la suite d'une perturbation. Pourtant, aucune perturbation majeure n'aurait eu lieu dans ces parcs lors du dernier millénaire. L'origine historique et la dynamique éco-évolutive des peuplements marginaux du Nunavik pourraient alors différer de celles des bétulaies méridionales. Par exemple, l'isolement géographique des populations du Nunavik pourrait signifier un faible flux de gènes avec les populations au sud. En combinaison avec une forte pression de sélection, cet isolement géographique peut mener à des adaptations locales. Ainsi, les objectifs sont (1) de déterminer l'origine et l'âge minimal d'établissement de ces populations, (2) d'évaluer leur trajectoire démographique actuelle et (3) d'inférer leur dynamique évolutive en comparant leurs patrons de diversité génétique avec ceux de peuplements méridionaux. Dans chaque peuplement du Nunavik, des échantillons de sol minéral seront récoltés et traités par analyse macrofossile des charbons du sol afin de reconstituer l'historique des feux et la composition forestière à l'échelle du peuplement. Des mesures dendrométriques et dendrochronologiques (DHP, hauteur, carotte, régénération) seront aussi prélevés dans chacun de ces peuplements pour évaluer la trajectoire démographique. Des tissus foliaires seront récoltés dans les peuplements du Nunavik ainsi qu'une trentaine de sites à travers le Québec. L'ADN sera extrait et génotypé afin de renseigner sur l'historique démographique, les adaptations locales des populations du Nunavik et les patrons de diversité génétique du bouleau à papier, qui n'ont jamais été étudiés au Québec.
Mots-clés : Écologie végétale, Écosystèmes nordiques, Populations marginales, Structure et diversité génétiques, Adaptations locales, Bouleau à papier
Jonathan Pierre
Doctorat
Université Laval
- Jonathan Pierre (Université Laval)
- Jérôme Cimon-Morin (Université Laval)
- Jérôme Dupras (UQO)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 01h00
La mise en application du concept de la multifonctionnalité en milieu forestier québécois constitue un défi requérant une planification spatiale intégrée qui prend en compte la dimension socio-écologique des forêts. Afin que celles-ci puissent remplir simultanément leurs fonctions et fournir une multitude de services écologiques à la population, leur gestion implique de concilier les multiples usages du territoire existants et d'intégrer une diversité de perspectives. Ce projet vise à proposer une approche d'allocation des vocations du territoire fondée sur les valeurs des services écologiques afin de maximiser les bénéfices rendus par les écosystèmes forestiers à la société. Un ensemble de services écologiques a été cartographié sur le territoire de la communauté atikamekw de Manawan, au Québec. Cette caractérisation spatialise les ressources matérielles ainsi que les bénéfices immatériels liés aux expériences socioculturelles. Elle quantifie également les fonctions de régulation et de soutien essentielles au bien-être humain et à celui des écosystèmes forestiers. La cartographie des services tient compte à la fois de l'apport biophysique et de la demande humaine locale dans la quantification de leur provision écologique. La cartographie des services écologiques a servi d'intrant au logiciel Marxan with Zones pour générer des scénarios visant à optimiser la multifonctionnalité du territoire à l'étude. Plusieurs configurations de zones ont été comparées, allant d'options en privilégiant la conservation ou le développement économique à des alternatives visant l'équilibre entre ces orientations. Les résultats de cette analyse visent à démontrer que l'optimisation de l'allocation des terres permet de minimiser les compromis entre la conservation, la foresterie intensive et les zones à usage mixte, et d'augmenter la valeur totale des services écologiques générés par les écosystèmes forestiers. L'approche est ici présentée comme un cadre exploratoire, dont les retombées pourraient soutenir l'aménagement intégré des forêts, en facilitant la conciliation d'une pluralité de valeurs socio-écologiques dans les processus de planification territoriale.
Mots-clés : Services écologiques, multifonctionnalité, priorisation spatiale, aménagement intégré
Maryssa Plante-Corbin
Maîtrise
UQAC
- Maryssa Plante-Corbin (UQAC)
- Jacques Ibarzabal (UQAC)
- Sabrina Plante (MELCCFP)
- Martin Leclerc (UQAC)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 01h20
Les activités anthropiques sont observées dans presque tous les biomes de la planète. Plusieurs études se sont intéressées à l'effet de ces activités sur le comportement et la survie des espèces animales, mais il est difficile de différencier l'effet des structures anthropiques (p. ex. une route) de celui de leur fréquentation par les humains. Les événements d'anthropause, c'est-à-dire des périodes de réduction importante des activités anthropiques, pourraient cependant nous permettre de mieux discerner l'effet des structures anthropiques de celui de leur utilisation par les humains. Au Québec, deux événements d'anthropauses ont eu lieu récemment en forêt boréale, soit en 2020 lors de la pandémie de COVID-19 et en 2023 lors d'importants feux de forêt. Ces deux périodes d'anthropause pourront aider à mieux comprendre leurs effets sur le comportement du caribou forestier, une espèce sensible aux perturbations anthropiques. Plus précisément, je vise à déterminer comment ces périodes influencent 1) la taille des domaines vitaux du caribou et 2) la sélection de l'habitat, particulièrement l'évitement des routes forestières. Je prédis qu'en période d'anthropause, la taille des domaines vitaux augmentera et l'évitement des routes sera moins prononcé. J'étudierai également si la mortalité des caribous diffère durant ces périodes. Les données télémétriques de 888 caribous forestiers au Québec, collectées entre 2017 et 2025 par le MELCCFP, seront utilisées. L'année 2020 et l'été 2023 représenteront les périodes d'anthropause et seront comparées aux autres années du suivi. La taille des domaines vitaux sera calculée avec un estimateur de densité de kernel et l'évitement des routes sera évalué à l'aide de fonctions de sélection des ressources. Les résultats obtenus permettront de dissocier l'effet des structures anthropiques de celui de leur fréquentation par les humains. De plus, ils contribueront à une meilleure compréhension de l'effet de la présence humaine sur le comportement du caribou forestier et pourront ultimement soutenir les pratiques de gestion et de conservation du caribou forestier en forêt boréale aménagée.
Mots-clés : Activités anthropiques, Anthropause, Caribou forestier, Conservation, Domaine vital, Québec, Rangifer tarandus, Routes, Sélection d'habitat, Taux de mortalité
Rindra Fanomezana Ranaivomanana
Doctorat
UQAM
- Rindra Fanomezana Ranaivomanana (UQAM)
- Daniel Kneeshaw (UQAM)
- Mathieu Bouchard (Université Laval)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 01h40
Les épidémies de tordeuse des bourgeons de l’épinette (Choristoneura fumiferana, Clem., TBE) sont l'une des perturbations les plus importantes dans l'est du Canada. Au Québec, les interventions contre la TBE comprennent la pulvérisation aérienne de l'insecticide biologique Btk (Bacillus thuringiensis var. kurstaki), ainsi que des stratégies de récolte. Cette étude vise à optimiser les résultats de l'aménagement forestier en comparant différentes stratégies de lutte contre la TBE. L'analyse est réalisée avec Woodstock Optimization, un logiciel de planification forestière de Remsoft, en simulant l'évolution d'une unité d'aménagement forestier (UAF) dans la région de la Mauricie sur 20 ans. Les stratégies évaluées comprennent plusieurs scénarios de pulvérisation de Btk durant une épidémie (ex. tous les 1 à 3 ans après une défoliation modérée ou sévère) et différentes approches de récolte (ex. récolte préventive, coupe de récupération) tout en considérant les caractéristiques écologiques (ex. composition, âge) et les contraintes opérationnelles (ex. accessibilité). Les objectifs d'optimisation sont définis pour évaluer les stratégies permettant le maintien ou l'optimisation de l'approvisionnement en bois, la limite des pertes de volume de bois ou d'habitat dues aux perturbations, et la prise en compte de la faisabilité et du coût de chaque stratégie. Les résultats attendus incluent une variabilité spatio-temporelle des stratégies de lutte au sein de l'UAF, liée aux différences de caractéristiques forestières, d'accessibilité et de sévérité des épidémies. Cette approche permettrait de structurer la comparaison des stratégies de lutte et d'identifier les conditions dans lesquelles certaines stratégies sont privilégiées, afin d'appuyer leur intégration dans la planification de l'aménagement forestier à moyen terme.
Mots-clés : tordeuse des bourgeons de l'épinette, aménagement forestier, optimisation, perturbations
Nasolo Tokiniaina Randriambeloson
Doctorat
UQAT
- Nasolo Tokiniaina Randriambeloson (UQAT)
- Vincent Poirier (UQAT)
- Annie DesRochers (UQAT)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 02h00
La revégétalisation des sites miniers abandonnés à l'aide d'espèces ligneuses boréales représente une option intéressante pour la restauration des écosystèmes dégradés. Toutefois, l'utilisation de ces espèces demeure limitée par un manque de connaissances sur leur écologie racinaire et par la crainte que leurs systèmes racinaires puissent compromettre l'intégrité des systèmes de recouvrement artificiels (technosols). Nous avons testé l'effet de la diversité spécifique ligneuse, de la densité de plantation et du type de sol sur les stratégies racinaires de trois espèces boréales (Picea mariana (Mill) B.S.P., Pinus banksiana Lamb. et Alnus viridis subsp. crispa) typiquement rencontrées dans les milieux boréaux perturbés et aux stades précoces de succession. Une expérimentation en serre de six mois a été menée en mésocosmes selon un dispositif expérimental modifié de Nelder, combinant des plantations monospécifiques et plurispécifiques, quatre niveaux de densité de plantation et deux substrats contrastés (pauvre et fertile). La longueur spécifique des racines (SRL) et la biomasse racinaire ont été mesurées et analysées à l'aide de modèles linéaires. Les résultats montrent que la SRL était significativement plus élevée en association plurispécifique, indépendamment de l'espèce, suggérant une stratégie d'exploration accrue du sol en présence de voisins hétérospécifiques. En revanche, l'effet de l'association interspécifique sur la biomasse racinaire était dépendant de l'espèce; La biomasse a diminué chez Picea mariana alors que les deux autres espèces avaient des biomasses similaires. La densité de plantation a influencé différemment les traits racinaires, révélant un découplage entre exploration (SRL élevée à forte densité) et investissement en biomasse (plus élevé à faible densité). Enfin, les réponses au type de sol ont varié selon l'espèce, témoignant de stratégies fonctionnelles contrastées en conditions édaphiques contraignantes. Ces résultats contribuent à mieux comprendre les stratégies racinaires des espèces ligneuses boréales et fournissent des éléments clés pour orienter leur intégration sécuritaire dans les projets de restauration de sites miniers.
Mots-clés : traits racinaires, diversité spécifique ligneuse, densité de plantation, technosols, restauration des sites miniers
Lilisbeth Rodríguez-Castro
Université de Sherbrooke
- Lilisbeth Rodríguez-Castro (Université de Sherbrooke)
- Adriel Michel Sierra Pinilla (Université Laval)
- Juan Carlos Villarreal (Université Laval)
- Kristin Saltonstall (Smithsonian Tropical Research Institute)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 02h20
Phyllosphere microbial communities play an important role in plant growth and productivity, in particular for epiphytic species that grow isolated from soil nutrients. In this study, we characterized the phyllosphere microbiota of Zamia pseudoparasitica, the only know epiphytic cycad; in order to understand how spatial and seasonal factors determine microbial assembly within tropical forest canopies. We sampled 30 individuals across three forest sites in Panama during both the rainy and dry seasons and characterized their bacterial communities using DNA metabarcoding to describe the total bacterial community through the 16S rRNA gene, as well as the diazotrophic community using the nifH gene. The phyllosphere microbiota was dominated by taxa including members of the Rhizobiales, Frankiales, Pseudonocardiales, and Acetobacteriales, while the diazotrophic community was principally composed by Cyanobacteria. Alpha diversity revealed persistent patterns across sites and seasons, and no community differences were detected within sites between the rainy and dry seasons. Although pairwise comparisons identified some significant differences in community composition between sites and seasons, these differences explained only a small proportion of the overall variation. Beta diversity partitioning showed that microbial communities were more phylogenetically clustered than expected, indicating strong environmental or host filtering as major drivers of community structure. These finding suggest that Z. pseudoparasitica hosts a relatively stable and selectively assembled phyllosphere microbiota. Our study highlights the influence of host selection and habitat stability in shaping microbial assemblages in epiphytic plants, contributing to a wider understanding of ecological dynamics of microbial communities in tropical canopy ecosystems.
Mots-clés : phyllosphere, epiphyte, zamiaceae, cycads, diazotrophs, nifH, canopy, tropical forest
Juan Pablo Rodriguez-Garavito
Doctorat
Université Laval
- Juan Pablo Rodriguez-Garavito (Université Laval)
- Bemmy Granados (California State University Northridge)
- Fernando Carrera (Centro Agronómico Tropical de Investigación y Enseñanza (CATIE) / Red Latinoamericana de Bosques Modelo)
- Leonardo Durán (Universidad Mayor de Chile)
- Max Yamauchi Levy (EcoAgriculture Partners / 1000 Landscapes for 1 Billion People)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 02h40
Cette recherche analyse les facteurs humains, institutionnels et territoriaux qui permettent la durabilité des Alliances de Paysage au sein de la Red Latinoamericana de Bosques Modelo (RLABM), un réseau collaboratif actif depuis plus de vingt ans en Amérique latine. À travers une approche constructiviste'critique et une méthodologie de Recherche Communautaire Participative (CER), l'étude se fonde sur 20 entretiens semi'structurés, un travail de terrain, une immersion dans l'équipe de gestion régionale et une analyse qualitative systématique. Les résultats montrent que la pérennité d'une plateforme de gouvernance participative dépasse largement les cadres formels : elle repose essentiellement sur des dynamiques humaines fortes. Les facteurs les plus déterminants identifiés sont : la confiance, la légitimité, la communication, l'identité territoriale, ainsi qu'un leadership adapté au contexte social et culturel. Ces éléments, difficiles à construire et encore plus à maintenir, constituent le socle des processus de prise de décision collective. L'étude révèle que les Bosques Modelo fonctionnent comme des espaces neutres favorisant le dialogue, la résolution précoce des conflits et l'émergence d'intérêts communs entre des acteurs aux visions parfois opposées. Leur résilience dépend d'une identité locale robuste, d'une participation inclusive et de capacités d'adaptation développées à travers le capital humain accumulé dans chaque territoire. Le leadership légitime, fondé sur l'écoute, la transparence et la confiance, apparaît comme un pilier permettant de traverser les instabilités politiques, les changements institutionnels et les crises financières. Enfin, la recherche souligne la nécessité d'un soutien continu aux compétences locales'notamment en communication, facilitation et gestion collaborative'ainsi qu'un financement flexible favorisant des processus de long terme plutôt que des résultats rapides. Les conclusions offrent des pistes concrètes pour renforcer les plateformes de gouvernance territoriale et contribuer à une Gestion Intégrée du Paysage plus équitable et durable en Amérique Latine.
Mots-clés : Alliances de Paysage, Gouvernance, Analyse Qualitative, Dynamiques Humaines, Forêts Modèles
Joel Rumson
Maîtrise
Université Laval
- Joel Rumson (Université Laval)
- Olivier Villemaire-Côté (Université Laval)
- Nelson Thiffault (RNCan-SCF-CCFB)
PDF non disponible
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 03h00
La régénération forestière est essentielle au maintien de la productivité et de la résilience de l'écosystème boréal canadien. Une gestion efficace de la végétation favorise la réussite de la régénération, mais l'optimisation des traitements demeure complexe. Notre processus décisionnel doit ainsi être amélioré pour mieux soutenir l'aménagement forestier et l'adaptation face aux changements climatiques, aux politiques et à aux perceptions sociales. Notre objectif est de quantifier l'influence des traitements de gestion de la végétation sur la réussite de la régénération en forêt boréale en fonction de leur classification écologique. Nous identifierons les classes écologiques les plus déterminantes et comparerons l'efficacité des traitements dans le but d'orienter une réduction stratégique des herbicides. Cette méta-analyse synthétisera des études boréales à l'aide de modèles méta-analytiques multiniveaux. Les ratios logarithmiques de réponse quantifieront les résultats de régénération dans des plans d'étude imbriqués. Des méta-régressions à effets mixtes, des régressions segmentées et des modèles additifs généralisés évalueront les interactions et les seuils écologiques influençant l'efficacité des traitements. Nous prédisons que les classifications écologiques de l'étage dominant et du sous-bois moduleront l'efficacité des traitements. Plus précisément, la méta-analyse devrait permettre de distinguer les classifications écologiques où des alternatives aux herbicides assurent une réussite de régénération comparable, celles où des approches intégrées sont nécessaires et celles où les traitements chimiques demeurent les plus efficaces. Ces résultats offriront un cadre pour harmoniser les traitements aux classifications écologiques et soutenir des décisions fondées sur des données probantes dans la forêt boréale. En identifiant où les alternatives aux herbicides sont efficaces, ils pourraient soutenir les droits autochtones, réduire les conflits sociaux et favoriser une gestion forestière maintenant la biodiversité et la productivité dans les forêts boréales de l'est du Canada.
Mots-clés : Méta-analyse, Régénération forestière, Forêt boréale canadienne, Réduction des herbicides, Gestion de la végétation
Naik S Balaji
Doctorat
Université Laval
- Naik S Balaji (Université Laval)
- Khasa Damase (Université Laval)
- Lamhamedi Mohammed (Université Laval)
- Gumière Thiago (Université Laval)
- Evelyne Thiffault (Université Laval)
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Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 03h20
Mine waste piles in boreal regions can remain sparsely vegetated for decades, limiting carbon storage, biodiversity recovery, and water protection. This study evaluates an operationally scalable, microbe-assisted revegetation approach on iron mining waste piles operated by Tata Steel Minerals Canada Ltd. near Schefferville (Québec and Newfoundland & Labrador, Canada). Two field sites (Good Wood, QC; Timmins 7, NL) test whether targeted microbial symbionts and planting design accelerate establishment of native woody cover compared with standard herbaceous reclamation. The field trial uses a replicated split'split plot design. Whole plots compare seedlings produced with versus without microbial inoculum; subplots test two planting densities (100×100 cm and 150×150 cm); and sub-subplots include (i) native woody planting treatments, (ii) a business-as-usual treatment following industry standards (herbaceous mixture), and (iii) a negative control (no intervention). Woody species were selected for functional complementarity and regional relevance: green alder (Alnus viridis ssp. crispa), glandular birch (Betula glandulosa), and black spruce (Picea mariana). Alder seedlings were inoculated with Frankia sp. ACN10a and Hebeloma crustuliniforme, while birch received a consortium of ectomycorrhizal and endophytic fungi (Meliniomyces bicolor, Phialocephala fortinii, Cadophora finlandica). Black spruce seedlings were planted without inoculation. Windbreak plantings were added to reduce exposure and improve microsite stability. Herbaceous cover was established by hydroseeding with an oat nurse crop and a native dry-soil mix. Monitoring beginning June 2026 will quantify survival, height/diameter growth, foliar nutrients, photosynthesis and gas exchange, symbiosis development (nodule formation and mycorrhizal colonization), and potential metal uptake. Results will be synthesized into practical recommendations on when inoculation and planting density provide measurable gains under boreal mine-waste constraints, improving recovery trajectories toward self-sustaining woody cover on severely disturbed northern substrates.
Mots-clés : boreal restoration, mine reclamation, mycorrhiza, Frankia, native species, hydroseeding.
Laura Sanin Colorado
Maîtrise
UQAC
- Laura Sanin Colorado (UQAC)
- Debora Coelho da Silva (Sao Paulo State University)
- Roberto Silvestro (UQAC)
- Sergio Rossi (UQAC)
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Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 03h40
Maple exhibits a wide individual variability in sap yield. Understanding the endogenous and environmental drivers behind this variability is important for tree selection and management of the sugarbushes. Our project aims to assess the drivers of sap yield by combining morphological measurements and xylem anatomical analyses in maple. Eighty maples from a sugarbush in Laterrière, QC, Canada, will be tapped using a traditional bucket collection system to record individual sap production. Sap volume and sugar concentration (°Brix) will be measured daily throughout the entire sugar season. Tree characteristics, including diameter, height, and crown shape and dimensions will be measured to describe differences in tree size and structure. Microenvironmental conditions and neighboring trees will also be measured. Wood cores will be collected and processed in the lab to analyze xylem anatomy, including parenchyma structure, vessel diameter and density, and fiber length. Sap yield and sap quality will be compared among trees and related to morphological, anatomical, and stand variables to identify the traits most strongly associated with sap yield and quality. Our results will explain why some trees perform better in sap production. The findings will provide insights for tree selection and sustainable management strategies, supporting more efficient and informed decision-making for the maple industry.
Mots-clés : maple industry, sugar season, xylem anatomy, stand management, sap production.
Louis-Lou Tardif-Samson
Maîtrise
Université Laval
- Louis-Lou Tardif-Samson (Université Laval)
- Alexandre Morin-Bernard (Université Laval)
- Evelyne Thiffault (Université Laval)
- Maude Larochelle (Hydro-Québec)
- Yann Chavaillaz (Hydro-Québec)
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Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 04h00
Les emprises de lignes électriques constituent des perturbations anthropiques majeures influençant la dynamique du carbone forestier. Le réseau de transport d'Hydro-Québec s'étend sur plus de 35 000 km et traverse les domaines bioclimatiques de la province, maintenant une végétation arbustive basse pour des raisons de sécurité. La mise à l'échelle des études terrain pour évaluer l'empreinte carbone globale de ces réseaux demeure un défi méthodologique majeur, limitant leur intégration dans les bilans carbone provinciaux. Ce projet vise à développer des estimations spatialement explicites des stocks de carbone dans les emprises, lisières et forêts adjacentes en combinant LiDAR aéroporté, inventaires terrain et imagerie satellitaire. Les objectifs sont de quantifier les gradients de biomasse entre zones, développer des modèles prédictifs LiDAR'carbone calibrés le long d'un gradient bioclimatique provincial, et cartographier l'empreinte carbone à l'échelle du réseau. L'étude repose sur 17 sites couvrant cinq domaines bioclimatiques. Des placettes de 400 m² positionnées perpendiculairement aux lignes de transport permettent de mesurer la biomasse selon trois zones : emprise, lisière (30 m) et forêt témoin (60 m). Ces données sont couplées à des acquisitions LiDAR de faible intensité (~10 pts/m²) couvrant 2 770 km de corridors. Des métriques structurales seront et reliées à la biomasse via des modèles statistiques. L'approche par zones permettra ensuite de cartographier la biomasse à résolution fine (10-20 m) sur l'ensemble du réseau. Cette recherche produira des cartes continues permettant de quantifier l'empreinte carbone totale et d'identifier les secteurs selon les caractéristiques bioclimatiques. Elle fournira une méthodologie reproductible reliant métriques LiDAR et stocks de carbone dans les écosystèmes forestiers traversés par des infrastructures linéaires. Les résultats amélioreront la compréhension des perturbations linéaires sur la dynamique du carbone forestier et informeront le développement futur de ces infrastructures, contribuant aux bilans carbone d'Hydro-Québec et aux stratégies de gestion durable.
Mots-clés : Biomasse aérienne forestière, Infrastructures linéaires, LiDAR aéroporté, Empreinte carbone, Écosystèmes forestiers québécois
Noémie Tremblay
Maîtrise
UQO
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Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 04h20
Une compréhension approfondie du degré de fragmentation du territoire et de la connectivité entre ses réservoirs naturels est cruciale pour maintenir la biodiversité. En périphérie du parc de la Gatineau, 12 corridors écologiques ont été identifiés dans des études précédentes. Toutefois, l'identification de ces corridors reste incertaine et préliminaire, nécessitant de ce fait une validation empirique de leur utilisation par la grande faune. Ce projet vise donc à évaluer l'utilisation de ces 12 corridors par la grande faune, en sélectionnant l'ours noir (Ursus americanus) et le cerf de Virginie (Odocoileus virginianus) comme espèces cibles représentant les grands mammifères de la région. Pour ce faire, ce projet va initialement estimer l'utilisation des 12 corridors par ces deux espèces via 60 pièges photographiques installés dans les corridors et le parc. Leur utilisation par les deux espèces sera mesurée à l'aide du taux de détection des individus (nb. d'individus/jrs). L'hypothèse de travail est que si les corridors sont de bonne qualité, ils seront utilisés de manière équivalente au Parc, et auront donc un taux de détections identique (ou supérieur) au taux de détection à l'intérieur du parc. De plus, des données de collisions routières avec la faune seront également utilisées afin de valider l'emplacement spatial des corridors. Cette étude va répondre à un besoin crucial de gestion des corridors fauniques dans une région où les conflits entre la faune et les humains sont fréquents. Ce projet est donc pertinent non seulement pour la conservation des espèces étudiées et la gestion des espaces naturels et des parcs, mais également pour la gestion des infrastructures humaines dans la région.
Mots-clés : Connectivité, corridor, fragmentation, biodiversité, conservation
Tanjena Khatun Tuli
Doctorat
UQAM
- Tanjena Khatun Tuli (UQAM)
- Eric Searle (UQAM)
- Valentina Buttò (UQAT)
- Morgane Urli (UQAM)
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Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 04h40
Droughts impose intense water stress on trees, influencing their survival and growth. Long-term tree survival and growth require balance among functions, e.g., safety, efficiency, and mechanical support, trade-offs among which involve complex interactions with structural adaptations. For example, under water stress, trees need to adjust anatomically to ensure protection (i.e., safety) against embolism while maintaining water transport (i.e., efficiency). However, little is known about these trade-offs and their modifications by community diversity and water availability. Community hydraulic trait diversity can enhance forest drought resilience by increasing the likelihood that drought-resistant strategies are present (insurance hypothesis). When competition is the dominant stress, diversity could benefit tree communities by increasing niche complementarity. In this study, we will investigate how community diversity and changing water availability shape hydraulic and anatomical traits both before and after a sudden shift in water availability. The experimental tree communities were established at the IDENT experiment in Sault Ste. Marie, Ontario, in monoculture and mixture of different species, including Acer saccharum, Betula papyrifera, Larix laricina, Pinus strobus, and Picea glauca, and has experienced high (230% of ambient) and low (70% of ambient) water treatments since 2014. Irrigation was stopped in 2024 before the growing season, and communities previously grown in high-water were converted into low-water to simulate drought. Two microcores will be collected from at least ten trees per species and treatment combinations during October 2026. Tree rings will be analyzed to measure ring width and xylem anatomical traits like conduit dimensions and frequency. Both diversity and shift in water availability are expected to influence tree growth, with trees previously experiencing high water availability exhibiting traits prioritizing hydraulic efficiency, and those in low water availability exhibiting traits prioritizing hydraulic safety. Understanding trees'structural adaptation to changing water availability is essential for predicting their adaptability to future environmental changes.
Mots-clés : Diversity, Water availability, Drought, Tree growth, Anatomical traits, Hydraulic traits,
Alberto Jean Baptiste
Doctorat
UQAT
- Alberto Jean Baptiste (UQAT)
- Kaysandra Waldron (RNCan-SCF-CFL)
- Xavier Cavard (UQAT)
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Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 05h00
La forêt boréale occupe une place prépondérante dans le bilan carbone (C) mondial. Ses sols, riches en matières organiques, contiennent 43 % du C du sol mondial, mais ces stocks sont affectés par des perturbations naturelles et anthropiques. La tordeuse des bourgeons de l'épinette (TBE) est l'insecte ravageur le plus prévalent des forêts boréales de l'est de l'Amérique du Nord, s'attaquant notamment au sapin baumier et à l'épinette noire. Les réductions de croissance des arbres sur plusieurs années diminuent le stock du C dans la végétation et le transfert de C vers les réservoirs de matière organique morte, après le pic initial dû à la mortalité des tiges. Au Québec, les coupes de récupération sont des pratiques courantes effectuées pour réduire les pertes économiques liées aux perturbations naturelles, mais ses effets sur la dynamique du C forestier, en comparaison avec la dynamique naturelle post-épidémique sont méconnus. Ainsi, l'objectif général de cette étude est d'évaluer les effets de la TBE et des coupes de récupération sur la dynamique du carbone organique du sol et le microbiote des sols. L'étude est réalisée sur la Côte-Nord, au Québec. Des parcelles ont été sélectionnées parmi des sapinières traitées à l'aide de l'insecticide biologique Bacillus thuringiensis var kurstaki par la Société de protection des forêts contre les insectes et maladies, ainsi que parmi des pessières présentant naturellement différents degrés de mortalité et des peuplements coupés après les premières défoliations. Les sols ont été analysés pour déterminer la concentration en C et en éléments nutritifs, tandis que les arbres morts ont été dénombrés et mesurés afin d'estimer le C dans la nécromasse. Ces résultats devraient améliorer nos connaissances sur les effets de la TBE et des coupes de récupération sur la dynamique du C dans la matière morte en forêt boréale.
Mots-clés : dynamique du carbone organique, coupe de récupération, bois mort, biomasse microbienne, TBE.
Aliane Becherrani
Dépt. de Biologie, Université de Sherbrooke; Centre SÈVE, Faculté des Sciences, Université de Sherbrooke; Centre d?étude de la forêt (CEF)
- Aliane Becherrani (Dépt. de Biologie, Université de Sherbrooke; Centre SÈVE, Faculté des Sciences, Université de Sherbrooke; Centre d?étude de la forêt (CEF))
- Julie Beaudin (Université de Sherbrooke)
- Jean-Philippe Bellenger (Université de Sherbrooke)
- Françoise Cardou (Université de Sherbrooke)
- Pierre-Luc Chagnon (IRBV - Université de Montréal)
- Isabelle Laforest-Lapointe (Université de Sherbrooke)
- Sébastien Roy (Université de Sherbrooke)
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Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 05h20
Dans le Nord-du-Québec, sur le territoire d'Eeyou Istchee, Baie-James, le site Whabouchi opéré par Nemaska Lithium possède un gisement important de lithium de haute pureté. Cette minière désire implémenter une restauration écologique progressive de la halde de co-disposition qui sera composée de stériles d'amphibolite et de granulat de spodumène. Nous avons étudié cinq espèces végétales indigènes à ce territoire (le bouleau blanc, le peuplier baumier, le pin gris, le thé du Labrador et le myrique baumier) pour évaluer leur potentiel pour la revégétalisation de la future halde, sans avoir recours à des amendements organiques. Des semis d'une pépinière commerciale ont été employés pour évaluer l'effet d'une pré-acclimatation à l'environnement de la mine Whabouchi sur leur capacité d'adaptation aux stress abiotiques et favoriser leur performance végétale sur ces substrats perméables et très pauvres en nutriments. De manière à pré-acclimater les semis, nous les avons plantés sur le site en juin 2021, dans le sol naturel (composé de till glaciaire), sur lequel différents traitements de surface ont été appliqués : la tourbe, des mousses et/ou du matériel concassé représentatif de la composition minérale de la future halde. En juin 2022, les semis ont été transplantés vers une halde expérimentale pour étudier leur taux de survie et leur croissance. Nous avons évalué la présence d'une covariance entre la composition microbienne de la rhizosphère des plantes, la performance végétale et les traitements de pré-acclimatation des semis. Ces nouvelles connaissances seront utiles à plusieurs niveaux dans le cadre de la restauration écologique. D'abord, nous constatons qu'il est possible d'améliorer la diversité des espèces végétales indigènes employées en restauration minière et qu'il est possible d'améliorer la performance de celles-ci, même dans un environnement aussi stressant, à l'aide de méthodes de manipulation / acclimatation adéquates à chacune.
Mots-clés : Restauration écologique, communautés microbiennes, revégétalisation, performance végétale
Andréanne Lagarde
TELUQ
- Andréanne Lagarde (TELUQ)
- Nicolas Bélanger (TELUQ)
- Marc-André Carle (TELUQ)
- Nelson Thiffault (RNCan-SCF-CCFB)
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Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 05h40
La hausse des émissions de CH4 constitue un levier des scénarios climatiques pessimistes. Le CH4 est émis par les sites d’enfouissement via la décomposition anaérobie de la matière organique, dont les biosolides papetiers. Certaines stratégies de gestion de ces biosolides offrent un potentiel de réduction des émissions de CH4. Ce projet vise à quantifier les bénéfices climatiques de la valorisation des biosolides papetiers comme fertilisant dans des plantations de peuplier hybride, comparativement à l’enfouissement. Une première composante du projet a porté sur la quantification des émissions de CH4 d’un site d’enfouissement d’une usine de pâtes et papiers. Un échantillonnage a été mené en 2024 et 2025 à l’aide de deux approches complémentaires, l’une visant les flux de fond, et l’autre la détection des épisodes d’oxydation (puits) et de flux pulsés de forte amplitude. Ces mesures ont alimenté une modélisation stochastique comptant l’amplitude et la fréquence des flux, suivie d’une annualisation de type Monte-Carlo. En parallèle, le bilan carbone de la chaîne opérationnelle de l’épandage de biosolides en plantation est en cours, en considérant différents scénarios (distances de transport, machineries, fréquences d’épandage, préparations terrain). Il compte les émissions des opérations (consommation de carburants, logistique) et le carbone stocké dans la biomasse et le sol. Les émissions annuelles médianes de CH4 du site d’enfouissement (2,97 t CO2-éq ha-1 an-1), liées à des événements rares de grande amplitude, constituent une composante clé du bilan. Ces estimations permettent de représenter le coût climatique évité par le détournement des biosolides vers les plantations. L’objectif ultime est de déterminer, pour chaque scénario, le délai pour que la plantation capte une quantité de CO2 équivalente à l’ensemble des émissions générées par l’enfouissement et par l’épandage des biosolides, permettant d’identifier le moment à partir duquel la carboneutralité est atteinte et de comparer la performance climatique des différentes options de gestion.
Mots-clés : séquestration, carbone, valorisation, biosolides papetiers, plantation, bilan carbone, site d'enfouissement, méthane, GES
Ariadna Rodriguez Chamorro
Maîtrise professionnelle
Université Laval
- Ariadna Rodriguez Chamorro (Université Laval)
- Dennis Alejandro Escolástico Ortiz (Université Laval)
- Marie Josée Morency (RNCan-SCF-CFL)
- Patrick Gagné (RNCan-SCF-CFL)
- Jérôme Laganière (RNCan-SCF-CFL)
- Michael Hoepting (RNCan-SCF-CFGL)
- Evelyne Thiffault (Université Laval)
- Nelson Thiffault (RNCan-SCF-CCFB)
- Christine Martineau (RNCan-SCF-CFL)
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Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 06h00
La forêt boréale mixte allie une forte valeur commerciale à une biodiversité riche. Après la coupe, la plantation de conifères est souvent nécessaire pour maintenir la composante résineuse des peuplements. Le succès d'établissement des plants est influencé par la concurrence végétale; la gestion de la végétation s'avère souvent nécessaire. Or, la modification de la végétation et, potentiellement, de la teneur en matière organique du sol pourraient affecter le microbiome du sol, crucial pour les cycles biogéochimiques. Nous posons l'hypothèse que l'intensité de la maîtrise de la végétation lors des premières années d'une plantation d'épinette blanche modifie la diversité et altère la composition du microbiome du sol. Nous avons ainsi évalué la réponse du microbiome à un gradient d'intensité de gestion de la végétation appliquée sur un site en forêt boréale mixte (Timmins, Ontario). Quinze ans après la fin des traitements, nous avons réalisé des inventaires de végétation et prélevé des échantillons de sol pour mesurer leurs propriétés physico'chimiques et caractériser les communautés bactériennes et fongiques par une approche de métabarcodage de l'ADN du sol. Nos résultats montrent que la maîtrise complète des espèces ligneuses entraîne une restructuration marquée de la communauté fongique et, dans une moindre mesure, de la communauté bactérienne. En revanche, une maîtrise ciblée autour des épinettes plantées exerce moins d'effet sur le microbiome du sol. Les variations observées sont expliquées par l'interaction entre le traitement de gestion de la végétation et les caractéristiques de la parcelle, et corrélées aux valeurs de pH, de carbone et d'azote du sol, ainsi qu'à la végétation résiduelle. Sur le plan fonctionnel, les champignons ectomycorhiziens varient selon le type de traitement, ce qui pourrait influencer la productivité forestière et la résilience aux stress climatiques. Notre étude supporte le développement d'une sylviculture qui maintient la santé et la productivité des écosystèmes boréaux.
Mots-clés : forêt boréale mixte, gestion de végétation, ADN métabarcodage, microbiome du sol, champignons ectomycorhiziens
Arun Dayanandan
Doctorat
Yale School of Forestry and Environmental Studies
- Arun Dayanandan (Yale School of Forestry and Environmental Studies)
- Amaya Sathurusinghe (Yale School of Forestry and Environmental Studies)
- Kevin Flesher (Reserva Ecológica Michelin)
- Florencia Montagnini (Yale School of Forestry and Environmental Studies)
- Daniel Piotto (Universidade Federal do Sul da Bahia)
- Mark Ashton (Yale School of Forestry and Environmental Studies)
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Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 06h20
Bien que les plantations commerciales à l'échelle industrielle soient souvent qualifiées de "déserts verts," elles peuvent également utiliser pour la récupération forestière dans des paysages dégradés. En utilisant une perspective de Relay Floristics (floristique relais), nous avons évalué la régénération des espèces ligneuse sous des plantations de caoutchouc (Hevea brasiliensis) abandonnées dans la Forêt Atlantique du Brésil, en comparaison avec deux contextes courants de restauration: des sites ouverts plantés activement et des forêts secondaires. Nous avons faire l'inventoire de la régénération ligneuse établie naturellement (semis, jeunes arbres, sous-canopée) dans 24 parcelles dans le sud de Bahia, 14 ans après le début des plantations d'enrichissement. La structure de la régénération différait entre les types de couvert, particulièrement dans la classe de taille supérieure. La surface terrière et la densité des tiges de la strate sous-canopée étaient significativement plus élevées sous les plantations de caoutchouc et dans les forêts secondaires que dans les sites ouverts, sans différence significative entre ces deux premiers contextes. Les réponses en diversité variaient selon la strate. Aucune différence significative n'a été détectée pour la diversité des semis. En revanche, la diversité des jenues arbres était la plus élevée en forêt secondaire, la plus faible dans les sites ouverts et intermédiaire sous les plantations de caoutchouc, avec des différences significatives selon l'indice de Shannon. La diversité en sous-canopée suivait une tendance similaire, mais avec un effet moins marqué du type de couvert. Malgré ces contrastes structuraux et de diversité, les analyses multivariées n'ont révélé aucune différence de la composition floristique entre les types de couvert entre la même strate de régénération. Tous les contextes était dominé par un cadre commun de taxons de début et de milieu de succession. Ces résultats indiquent que les plantations de caoutchouc abandonnées sont associées à un développement structural accru en sous-canopée et à une diversité de régénération intermédiaire par rapport aux sites ouverts, alors que la récupération compositionnelle demeure en retard par rapport au développement structural dans ce contexte de restauration industrielle appliquée.
Mots-clés : Succession secondaire; Régénération ligneuse; Restauration forestière tropicale; Plantations commerciales
Astrid Lambert
Maîtrise
UQAT
- Astrid Lambert (UQAT)
- Maxence Martin (UQAT)
- Osvaldo Valeria (UQAT)
- Stéphane Tremblay (MRNF)
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Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 06h40
L'aménagement forestier de la forêt boréale répond à une demande croissante en bois. Pour garantir l'approvisionnement, différents scénarios sylvicoles peuvent être appliqués pour augmenter la biomasse coniférienne. Parmi ces scénarios, certains plus intensifs, impliquent la réalisation d'une plantation et d'au moins une éclaircie pré-commerciale. Toutefois, la biomasse coniférienne est plus inflammable que celle des feuillus. Cette modification de la qualité et quantité des combustibles due aux choix sylvicoles pourrait ainsi modifier la sévérité des feux. De plus, les changements climatiques mettent en danger les investissements réalisés, ainsi que la production qui leur est associée, étant donné la hausse prévue de la fréquence et de la sévérité des feux. L'objectif de ce projet est de déterminer si l'intensification des scénarios sylvicoles augmente la sévérité des feux dans les forêts boréales conifériennes du Québec. Pour y répondre, nous avons inventorié 80 placettes près de Lebel-sur-Quévillon dans les feux de 2023. Ces placettes sont réparties dans des peuplements originaires de coupes totales réalisées 35 à 50 ans pré-feu. Ces peuplements ont été soumis à quatre scénarios après la coupe totale : aucun autre traitement, plantation, éclaircie pré-commerciale ou plantation suivie d'une éclaircie pré-commerciale. Le Composite Index Burn, évaluant la sévérité des feux au sein des différentes strates forestières, a été mesuré dans des placettes de 706,86 m2, distribuées en nombre égal entre ces traitements. Des résultats préliminaires démontrent que nous n'observons aucune différence significative de sévérité des feux entre les différents scénarios sylvicoles. La sévérité était toutefois plus faible sur dépôt argileux que sur le sable ou le till, indépendamment des traitements. Ces éléments renseignent sur comment les scénarios étudiés risquent d'interagir avec les changements climatiques sur la sévérité des feux en forêt boréale coniférienne.
Mots-clés : comportement du feu, biomasse coniférienne, changement climatique, pratiques sylvicoles intensives, Composite Index Burn, forêt boréale
Aude Laforest
Doctorat
UQAC
- Aude Laforest (UQAC)
- Sergio Rossi (UQAC)
- Roberto Silvestro (UQAC)
- Guillaume Moreau (Université Laval)
- Adam Wild (Cornell University)
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Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 07h00
Malgré des avancées technologiques majeures, l'industrie acéricole demeure vulnérable aux aléas climatiques, qui peuvent modifier le calendrier et la dynamique de production de la sève, ainsi que la durée de la saison des sucres, au détriment de la production de sirop d'érable. Ce projet de thèse explore les facteurs naturels et anthropiques qui influencent le rendement à l'entaille, en se concentrant sur les variables climatiques, les pratiques d'entaillage, et les innovations technologiques en matière de collecte de la sève. Nous nous appuyons sur des données de rendement de sirop à l'échelle du Québec combinées à des données climatiques à haute résolution, pour analyser la corrélation entre le rendement annuel de chaque région et les conditions climatiques associées pour identifier les facteurs environnementaux qui contribuent à la variabilité régionale dans le rendement et pour prédire l'évolution de la production de sirop d'érable sous différents scénarios climatiques. Des expériences seront également réalisées sur le terrain afin de tester l'influence de la hauteur d'entaillage, de la forme du chalumeau et de l'utilisation du vacuum sur le volume et la teneur en sucres de la sève récoltée. La comparaison de différents dispositifs permettra d'analyser l'effet des caractéristiques de l'entaille sur l'efficacité de la collecte, ainsi que son potentiel pour la production du sirop. Ce projet de thèse vise à améliorer notre compréhension des effets du climat et des pratiques acéricoles sur la coulée de la sève, et à fournir des bases scientifiques solides pour favoriser l'adaptation et l'optimisation des pratiques d'entaillage dans un contexte climatique en évolution.
Mots-clés : Acer saccharum, exsudation de la sève, rendement en sève, sirop d'érable, pratiques d'entaillage, changement climatique
Axelle Ferrant
ESG UQAM
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 07h20
La gestion des forêts publiques au Québec fait l'objet de débats soutenus depuis plusieurs décennies. Historiquement orientée vers la pérennité de la ressource ligneuse, elle a progressivement évolué vers la gestion durable, intégrant la conservation de la biodiversité, et vers la gestion intégrée, destinée à concilier les usages du territoire forestier. Cette volonté de conciliation soulève toutefois de nombreux défis et alimente des controverses persistantes. Cette communication analyse l'évolution de la place accordée à la conservation de la biodiversité dans les débats relatifs à la gestion des forêts publiques depuis 1986. Bien que cet objectif soit inscrit dans la Loi sur les forêts dès 1996, sa prise en compte demeure fragile. Les controverses entourant le caribou forestier et les difficultés à adopter des mesures de protection efficaces en témoignent. Ces tensions se manifestent notamment dans les médias et lors de consultations publiques, où divers acteurs sociaux cherchent à orienter les termes et l'issue du débat. Cette communication s'appuie sur une revue de presse couvrant la période 1986-2024 ainsi que sur une analyse préliminaire de mémoires déposés lors de consultations publiques en 2008 et 2024. Elle met en lumière les principaux thèmes structurant les débats et analyse la place qu'y occupe la conservation de la biodiversité. Les résultats préliminaires indiquent que, malgré la tentative de nombreux acteurs à influencer l'orientation et l'issue des discussions, celles-ci restent marquées par l'histoire longue du régime forestier québécois. L'évolution de la gestion forestière oscille entre changements et continuités, dans un contexte globalisé marqué par un enchevêtrement de défis. Un équilibre conflictuel persiste entre la tentative de certains acteurs à maintenir un régime forestier centré sur l'impératif de récolte, et la promotion par d'autres acteurs d'un aménagement forestier écosystémique visant à préserver la biodiversité.
Mots-clés : Gestion des forêts, conservation de la biodiversité, représentations sociales, consultations publiques, analyse diachronique
Cassandre Fournier
Maîtrise
UQAT
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 07h40
L'exploitation des érablières pour la production de sirop d'érable occupe une place importante au Québec. Pourtant, les effets de ce type d'exploitation restent encore peu étudiés, notamment sur la biodiversité végétale. L'impact de l'acériculture pourrait suivre un gradient latitudinal, les difficultés de croissance de l'érable à sucre semblant davantage marquées au nord de sa distribution. L'objectif principal de cette étude est d'évaluer l'impact de l'acériculture sur les communautés de plantes vasculaires, bryophytes et lichens épiphytes, et de déterminer si cet impact varie selon un gradient latitudinal, notamment au nord de la distribution de l'érable. Seize érablières de l'ouest du Québec, exploitées ou naturelles, situées à la limite nordique et plus au sud de la distribution de l'érable à sucre, ont été échantillonnées. Les communautés végétales, l'ouverture de la canopée, les caractéristiques des sols, la composition et la structure des peuplements ont été analysées afin de comparer les érablières. Les communautés de plantes vasculaires semblent plutôt similaires entre les peuplements du nord et ceux plus au sud. Cependant, certains gradients semblent se dégager et structurer les plantes vasculaires, notamment la disponibilité en lumière et l'humidité qui pourraient potentiellement être liées à l'acériculture. Les peuplements naturels du sud sont plutôt regroupés, tandis que les peuplements exploités sont davantage différents les uns des autres, cela pourrait refléter un gradient d'exploitation non pris en compte. Les lichens et bryophytes épiphytes pourraient être plus diversifiés au nord, où la sénescence de l'érable induirait une meilleure disponibilité de substrats. Il pourrait en être de même dans les érablières exploitées, où la présence de davantage de défauts sur l'écorce promouvrait leur installation. Peu d'études examinent l'effet spécifique de l'acériculture en tenant compte d'un gradient latitudinal. Une meilleure compréhension de ce type d'exploitation pourrait permettre une meilleure gestion des érablières et de la biodiversité qu'elles abritent.
Mots-clés : acériculture, limite de distribution, espèces épiphytes, structure des communautés, stress
Catherine Bérubé
Maîtrise
UQAM
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 08h00
Depuis près de trente ans, de nombreuses études démontrent une relation positive entre diversité des arbres et productivité forestière. Parmi les mécanismes proposés, la complémentarité des niches suggère que la richesse spécifique et la diversité fonctionnelle permettent aux espèces d'exploiter différentes portions du sol, favorisant une utilisation plus complète des ressources. Toutefois, cette hypothèse demeure peu testée pour le compartiment souterrain, principalement en raison des contraintes méthodologiques liées à l'étude des racines. Les racines jouent pourtant un rôle clé dans la productivité et la résilience des écosystèmes forestiers. Tester leur contribution est nécessaire pour déterminer si la complémentarité des niches souterraines participe réellement à l'effet net de biodiversité. Ce projet vise à évaluer la contribution de la complémentarité des niches racinaires à l'effet positif de la biodiversité sur la croissance et la biomasse des arbres. L'étude est réalisée dans le dispositif expérimental du site IDENT-Montréal, affilié au réseau International Diversity Experiment Network with Trees, où la composition en espèces est contrôlée expérimentalement, permettant une évaluation robuste des effets de la diversité. À l'été 2025, des acquisitions géoradar ont été réalisées sur 216 placettes couvrant un gradient de richesse spécifique et de diversité fonctionnelle. Chaque placette est échantillonnée à l'aide de transects croisés pour caractériser la distribution des racines grossières (diamètre > 2 mm). Les signaux radar sont ensuite traités afin d'extraire des indicateurs liés à l'abondance relative et à l'architecture racinaire. Une calibration destructive relie ces indicateurs à la biomasse racinaire réelle et confirme le potentiel de cette approche. Ce projet contribue aux objectifs du Centre d'étude de la forêt en améliorant la compréhension des liens entre biodiversité et fonctionnement des écosystèmes forestiers. En intégrant des méthodes non destructives et reproductibles, il permettra de mieux intégrer le compartiment souterrain dans l'évaluation de la productivité et de la résilience des forêts.
Mots-clés : Biomasse racinaire, Géoradar, Richesse spécifique, Diversité fonctionnelle, Complémentarité racinaire, Racines grossières, Relations biodiversité'fonctionnement (BEF), Gradient de diversité, Résilience écosystémique
Catherine Morneau-Lépine
Maîtrise
UQAM
- Catherine Morneau-Lépine (UQAM)
- Marc-André Villard (SÉPAQ)
- Daniel Kneeshaw (UQAM)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 08h20
À l’échelle mondiale, les prairies comptent parmi les écosystèmes les plus altérés par l’activité humaine, en raison notamment de l’expansion et de l’intensification de l’agriculture. La conversion de prairies naturelles en terres agricoles est l’une des premières causes du déclin des populations d’oiseaux champêtres en Amérique du Nord depuis le tournant du XXe siècle. Au Québec, le parc national des Îles-de-Boucherville (PNIB) est l’un des seuls à abriter des habitats champêtres et à préserver de grands milieux ouverts en raison de son passé agricole.
Étant donné la précarité de la majorité des espèces d’oiseaux champêtres, l’objectif général de ce projet consiste à évaluer leur situation au Parc national des Îles-de-Boucherville (PNIB) en estimant leur abondance et en documentant tout signe d’activité reproductive. Le Goglu des prés est ma principale espèce focale car la présence de populations nicheuses dans un rayon de 20 km du PNIB sur la Rive-Sud a été confirmée durant l’été 2025. Ceci est essentiel, car ces oiseaux forment des métapopulations reliées par la dispersion des individus.
Les résultats préliminaires indiquent que le goglu est présent au PNIB mais ne se reproduit pas, tandis que plusieurs indices de nidification ont été observés en appliquant les mêmes méthodes en périphérie dans des sites de la Rive-Sud.
La comparaison de la végétation de sites avec et sans reproduction de goglu permettra d’identifier les raisons pour lesquelles cette espèce ne semble pas se reproduire au PNIB, ce qui permettra d’orienter la gestion des habitats champêtres existants et des superficies qui pourraient être acquises dans le futur. De plus, l’aménagement de ce milieu champêtre sera évalué afin qu’il abrite d’autres espèces de la région qui dépendent de ce type d’habitat, de plus en plus rare.
Mots-clés : oiseaux champêtres, conservation, Goglu des prés, parcs nationaux, aménagement
Cyprien Nicolleau-Perkisn
Baccalauréat
UQAR
- Cyprien Nicolleau-Perkisn (UQAR)
- Guillaume de Lafontaine (UQAR)
- Pierre Grondin (MRNF)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 08h40
À l’intérieur de l’écotone de la forêt mixte, la dynamique forestière résulte d’interactions complexes entre les régimes de perturbations et les conditions environnementales. Au Bas-Saint-Laurent, plusieurs espèces composant les peuplements feuillus et résineux atteignent leur limite de répartition. Dans un écosystème forestier exceptionnel de la région, la forêt ancienne du Lac-Des-Baies, l’interface entre forêt résineuses et feuillues a été étudiée entre deux anciens peuplements adjacents, soit une cédrière à sapin et une érablière à sucre.
L’analyse des charbons de bois enfouis a permis d’évaluer si la différence entre ces deux peuplements résulte de trajectoires historiques distinctes ou de dynamiques plus récentes. Pour chacun des deux sites, dix échantillons de sol (750 cm³) ont été prélevés à partir des horizons organiques et minéraux, et la structure forestière a été caractérisée. Les particules de charbon de bois ≥ 4mm ont été extraits des sols et identifiés au genre ou à l’espèce à partir des critères microanatomiques.
Les résultats (attendus d’ici la fin mai) permettront de déterminer si les peuplements adjacents de cédrière et d’érablière ont eu une composition forestière similaire dans le passé malgré la structure contemporaine divergente. Une meilleure compréhension des processus ayant conduit à l’établissement de peuplements contrastés au sein de cette forêt ancienne et des conditions nécessaires à leur persistance contribuera à l’avancement des connaissances sur les trajectoires forestières et à l’élaboration de stratégies de conservation dans l’écotone de la forêt mixte.
Mots-clés : Thuja occidentalis, histoire des feux, Holocène, forêt boréale, charbon de bois
Daphné Rose Courtès
Maîtrise
Université Laval
- Daphné Rose Courtès (Université Laval)
- Alexis Achim (Université Laval)
- Guillaume Moreau (Université Laval)
- David Voyer (Université Laval)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 09h00
Ce projet de recherche vise à mieux comprendre les facteurs qui influencent la présence, la répartition et la dynamique des dendromicrohabitats (DMH) dans les forêts feuillues aménagées du sud du Québec. Plus précisément, il cherche à identifier les déterminants dendrologiques, dendrométriques, topographiques et spatiaux associés à l'occurrence des DMH avant et après l'application de différents traitements sylvicoles, dont le nouveau système de sélection vigueur-qualité (VQ). L'objectif central est de développer des modèles prédictifs permettant d'établir des liens entre les types de DMH observés (cavités, chancres, bois mort, excroissances ou structures épiphytiques) et les caractéristiques des arbres qui les portent (espèce, diamètre, vigueur, qualité) ainsi que celles de leur environnement immédiat (pente, drainage, structure du peuplement). Cette approche intégrée permettra de mieux cerner les conditions favorables au développement et au maintien de ces structures clés pour la biodiversité. Le projet inclut également une analyse spatiale fine de la distribution des DMH. Lors des inventaires de terrain, chaque arbre et chaque DMH associé ont été géolocalisés avec précision, constituant l'une des premières bases de données spatialisées de ce type pour les forêts feuillues québécoises. Cette cartographie permettra d'évaluer les patrons d'agrégation, de dispersion ou de raréfaction des microhabitats en fonction des traitements appliqués. Les résultats attendus visent à mieux comprendre l'effet des interventions forestières sur l'organisation spatiale des DMH et sur leur persistance dans le paysage exploité. Ultimement, ces connaissances serviront à orienter les pratiques de sélection des arbres vers des stratégies d'aménagement plus favorables au maintien des habitats fauniques et à la conservation de la biodiversité forestière.
Mots-clés : Dendromicrohabitats, microhabitats arboricoles, distribution spatiale, aménagement forestier, forêts feuillues tempérées, biodiversité forestière, modélisation écologique
Diary Orimbato Rabearimanana
Maîtrise
UQAT
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 09h20
L'empreinte minière s'étend au-delà des limites du site en raison des dépôts de poussières provenant du site, de l'ouverture du paysage et des modifications des patrons de drainage liés aux aménagements miniers. Les travaux antérieurs montrent une diminution de la diversité et de la composition des communautés de sous-bois, ainsi qu'une accumulation de métaux lourds dans les zones périphériques des sites miniers. Le stade d'exploitation influence également l'empreinte minière. Les sites fermés présentent des empreintes réduites par rapport aux sites en exploitation. Cependant, la variabilité de l'empreinte minière selon les différents scénarios post-exploitation reste à approfondir, particulièrement dans un contexte où il existe différentes méthodes de restauration des parcs à résidus et de l'abondance des sites non restaurés dans le paysage boréal de l'Abitibi-Témiscamingue, qui est l'une des principales régions minières du Québec. Cette étude vise à analyser l'influence des stratégies de restauration des parcs à résidus sur l'empreinte minière (hors site) en quantifiant la richesse spécifique et le recouvrement en bryophytes terricoles, le recouvrement en lichens et les concentrations en métaux dans les bryophytes et dans le sol. Les données ont été collectés autours de 13 parcs à résidus présentant différentes caractéristiques de restauration (ex : restaurés ou non, méthodes de contrôle du drainage minier acide variées) dans la région de l'Abitibi-Témiscamingue. Des modèles statistiques permettront de comparer les sites restaurés et non restaurés ainsi que les différentes méthodes de restaurations, et ce, en fonction de différents paramètres comme la méthode de restauration appliquée, la topographie et structure des parcs, la distance au site, ainsi que le type de peuplement dans le paysage hors site. Les parcs non restaurés pourraient présenter une plus grande empreinte minière que ceux qui sont restaurés, et que la taille de l'empreinte minière varierait d'une méthode de restauration à une autre. Cette étude permettra d'améliorer les connaissances sur les pratiques minières et de définir des zones tampons adaptés pour mieux intégrer le paysage hors site dans les plans de restauration minière.
Mots-clés : Ecologie, Empreinte, Restauration, Mine, Parcs à Résidus
Diego Blanco
Doctorat
Université Laval
- Diego Blanco (Université Laval)
- Daniel Fortin (Université Laval)
- Philippe Duncan McLoughlin (Université de la Saskatchewan)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 09h40
Le changement climatique et les activités anthropiques modifient la structure des paysages, rendant nécessaire une meilleure compréhension des réponses spatiales des espèces à ces transformations. Ce chapitre s'inscrit dans une analyse des interactions multispécifiques dans les Territoires du Nord-Ouest du Canada, visant à évaluer comment la sélection de l'habitat et l'utilisation de l'espace sont influencées par la présence d'autres espèces. J'intègre des données de télémétrie GPS de 2023-2024 de caribou forestier boréal et de bison des bois, deux espèces à risque, ainsi que chez l'orignal et le loup gris. Je quantifie l'utilisation de l'espace selon les saisons. Les domaines vitaux sont estimés à l'aide de noyaux de densité autocorrélés (AKDE). Les analyses sont ensuite restreintes à des zones de chevauchement de domaines vitaux prédateur-proie (HRO), définies pour différentes configurations multi-espèces impliquant des paires, triplets ou quadruplets d'individus d'espèces différentes, afin de cibler les zones de rencontre biologiquement pertinentes. La sélection de l'habitat est modélisée à l'aide de fonctions de sélection des ressources (RSF) multinomiales, intégrant des covariables environnementales (couvert terrestre, incendies récents) ainsi que l'empreinte humaine. Les distributions d'utilisation de l'espace (UD) des loups sont également incluses comme covariables. Ces UD, couplées aux types de HRO, ainsi qu'à l'aire de répartition connue des bisons (Mackenzie Bison Range, MBR), sont utilisées afin de quantifier l'effet potentiel d'interactions interspécifiques sur la sélection. Les modèles sont réalisés pour chaque HRO en considérant trois jeux de données : données globales, données à l'intérieur du MBR, et données à l'extérieur du MBR. Les résultats montrent que certaines réponses, telles que la sélection par le caribou des bryophytes et de forêts de conifères clairsemées, demeurent relativement stables entre types de HRO et catégories liées au MBR, tandis que d'autres varient fortement. Loups, orignaux et bisons semblent avoir un effet structurant important. Les résultats soulignent la complexité des interactions écologiques et l'influence potentielle de facteurs encore non identifiés.
Mots-clés : Interactions, sélection, habitat, forêt boréale, répartition, caribou, loup, orignal, bison, RSF.
Émilie Champagne
Chercheur associé
MRNF
- Émilie Champagne (MRNF)
- Daniel Dumais (MRNF)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 10h00
Les plantations sont le fer de lance de la sylviculture d’adaptation, car les semences peuvent être sélectionnées pour augmenter la résistance et la résilience aux stress climatiques et pour accélérer la transition vers les conditions futures. Toutefois, les plantations requièrent d’importants investissements pour des bénéfices futurs incertains. Plus spécifiquement, nous ne savons pas comment les dommages sur les jeunes plants, causés par des agents biotiques ou abiotiques, sont liés à la survie. Notre objectif était de déterminer comment l’occurrence et la fréquence des dommages (p. ex. la perte de tissus photosynthétique, la présence de pathogènes) influencent la survie des plants. Pour ce faire, nous avons utilisé six années de suivi annuel sur huit essences plantées dans le cadre d’une expérience de migration assistée (Lac-des-Amanites, Réserve faunique de Portneuf, Québec). Chaque automne, les plants étaient catégorisés comme ’Sain’, ’Endommagé’ ou ’Mort’. Nous avons analysé les transitions entre ces catégories à l’aide de modèles multi-états, une technique utilisée dans le domaine médical pour étudier la progression d’une maladie. Nos résultats indiquent que le taux de survie des plants endommagés est plus grand lorsqu’il y a un plus grand délai entre plantation et dommage. Les essences intolérantes à l’ombre subissaient moins de dommages et avaient une mortalité moindre en coupe totale (superficie de 1,2 hectare) qu’en coupe progressive régulière (40% de la surface terrière retirée). Les essences tolérantes à l’ombre ont aussi profité de la coupe totale, soit parce que les conditions y étaient appropriées pour qu’elles s’établissent rapidement, soit parce qu’elles étaient produites en pleine lumière en pépinière. Ces résultats soulignent l’importance de fournir des conditions environnementales adéquates pour l’établissement rapide des plants, qui affecte leur capacité à résister aux dommages. Les taux de dommages pourraient être utilisés comme des indicateurs hâtifs du succès des plantations.
Mots-clés : Migration assistée, survie, plantation, adaptation
François Hébert
Chercheur associé
MRNF
- François Hébert (MRNF)
- Tiana Mara Custodio (Université de Montréal)
- François Girard (Université de Montréal)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 10h20
Reconnu pour sa grande capacité d'acclimatation à une variété de conditions écologiques, l'érable rouge (Acer rubrum L.) présente une grande plasticité de ses traits foliaires, ce qui en fait une espèce intéressante pour l'aménagement forestier. Toutefois, la propagation d'espèces exotiques envahissantes comme le nerprun bourdaine (Frangula alnus Mill.) menace la croissance des arbres indigènes, perturbe l'équilibre écologique et modifie les conditions de sol et de lumière lorsque présent dans les écosystèmes forestiers. Or, on en sait peu sur les facteurs qui facilitent l'envahissement du nerprun au Québec. L'objectif de la présente étude consistait donc à comparer les capacités photosynthétiques de l'érable rouge et du nerprun bourdaine dans différents environnements. Nous avons mesuré l'activité photosynthétique des deux espèces dans trois peuplements forestiers en Estrie à partir de deux paramètres essentiels à l'analyse de la performance physiologique, soit le taux maximal de carboxylation (Vcmax) et le taux de transport d'électrons (Jmax). Les résultats montrent que le nerprun bourdaine présente un Vcmax et un Jmax supérieurs à ceux de l'érable rouge. Toutefois, la physiologie de l'érable rouge ne semble pas significativement affectée par la présence du nerprun. Cette étude souligne l'importance de mieux comprendre les interactions entre les espèces indigènes et exotiques envahissantes afin d'orienter des stratégies d'aménagement forestier efficaces. En s'attaquant aux défis posés par les espèces envahissantes, les aménagistes peuvent maintenir la résilience et la durabilité des écosystèmes.
Mots-clés : nerprun bourdaine, érable rouge, capacité photosynthétique, espèces exotiques envahissantes
Najoua Mghazli
Postdoctorat
UQAT
- Najoua Mghazli (UQAT)
- Jean-Diego Soro (UQAT)
- Christine Martineau (RNCan-SCF-CFL)
- Marie Guittonny (UQAT)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 10h40
Les rejets miniers représentent un enjeu environnemental majeur, notamment en raison de contaminants et du drainage minier acide, qui altèrent durablement les sols et compromettent le fonctionnement des écosystèmes forestiers. La réhabilitation de ces milieux vise leur réintégration dans des trajectoires écologiques permettant le rétablissement des fonctions en s'appuyant sur les interactions sol-plantes-microorganismes. Dans les sols miniers réhabilités, souvent pauvres en matière organique, les microorganismes contribuent au recyclage des nutriments, à la structuration du sol et au soutien de la végétation, influençant ainsi la séquestration du carbone et le fonctionnement global de l'écosystème. Cette étude porte sur le site minier Aldermac, où des îlots végétalisés constitués de terre arable ont été implantés sur un recouvrement de sable et gravier. L'objectif de l'étude est de déterminer si ces îlots de végétation favorisent la colonisation biologique et permettent d'amorcer la formation d'un sol fonctionnel en comparant la composition et la diversité végétale et microbienne et les stocks de carbone le long d'un gradient de réhabilitation incluant des zones hors-îlots sans végétation, des zones hors-îlots avec végétation, des îlots végétalisés, et une forêt boréale de référence. Des relevés de végétation et un échantillonnage des horizons du sols pour la caractérisation des propriétés physico-chimique et de la diversité microbienne par métabarcodage de l'ADN environnemental ont été réalisés au sein de ce gradient. Des analyses univariées et multivariées (PERMANOVA) sont utilisées pour comparer les zones du gradient de réhabilitation en termes de diversité et de composition végétales et microbiennes et de stocks de carbone. La variation des communautés microbiennes et des stocks de carbone entre les couches organiques et minérales du sol au sein du gradient sont également étudiés. Les résultats de cette étude permettront de discuter du rôle des îlots végétalisés, qui nécessitent des quantités moindres de sol végétal par rapport à d'autres approches de réhabilitation, comme levier de restauration durable des fonctions écologiques sur les sites miniers réhabilités.
Mots-clés : Réhabilitation, interactions sol-plantes-microorganismes, forêt boréale, metabarcodage de l'ADN.
Patricia Raymond
Chercheur associé
MRNF
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 11h00
La persistance des attributs écologiques associés aux vieilles forêts a rarement été étudiée dans le contexte du procédé de régénération par coupes progressives irrégulières. Cette étude évalue l'abondance des arbres habitats (arbres vivants ou morts comportant au moins un dendromicrohabitat), des arbres morts sur pied (avec ou sans dendromicrohabitat) et des débris ligneux grossiers au sol dans six végétations potentielles majeures du Québec (Canada) en utilisant 152 placettes installées dans des peuplements traités en coupe progressive irrégulière opérationnelle pairées à 152 placettes témoins en peuplements non aménagés. Comparativement aux témoins non aménagés, les peuplements traités comportaient une plus faible abondance d'arbres habitats (32+/-4 vs. 70+/-7 arbres/ha), d'arbres morts debout (81+/-8 vs. 145+/-13 arbres/ha) et de débris ligneux grossiers (16+/-2 vs. 26+/-3 m³/ha), représentant des réductions de 54, 44 et 38 %. Malgré ces diminutions, les moyennes après coupe surpassaient généralement les cibles actuelles de conservation. La coupe progressive irrégulière opérationnelle semble pouvoir maintenir une partie des attributs clés de vieilles forêts, mais des modalités de rétention sont recommandées lorsqu'ils sont peu abondants avant la coupe. Puisque ces attributs variaient considérablement entre les végétations potentielles, il serait avisé de définir des seuils et des directives qui leur sont adaptés.
Mots-clés : sylviculture écologique, attributs des vieilles forêts, arbres à vocation écologique, bois mort, chicots
Nelson Thiffault
Chercheur régulier
RNCan-SCF-CCFB
- Jason Shabaga (University of Colorado Boulder)
- Dave M. Morris (Ontario Ministry of Natural Resources, Centre for Northern Forest Ecosystem Research)
- Nelson Thiffault (RNCan-SCF-CCFB)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 11h20
Nous avons évalué les effets à long terme de l’inoculation en serre avec des champignons ectomycorhiziens indigènes sur la survie et la croissance de plantations de pin gris et d’épinette noire en forêt boréale. Entre 1997 et 1999, des plantations opérationnelles ont été établies à l’aide de plants inoculés (IC) et non inoculés (NI), et dix essais appariés ont été réévalués 20?25 ans plus tard. Nous avons analysé des variables à l’échelle du peuplement (densité de tiges, surface terrière et volume total brut) et individuelle (hauteur et diamètre quadratique moyen, DQM) à partir de 195 placettes de 200 m² (96 IC, 99 NI), et comparé les réponses selon les espèces et les traitements. Les plantations de pin gris inoculées, établies sur des sites secs et pauvres, ont présenté des avantages à l’échelle du peuplement, avec une densité de tiges commerciales significativement plus élevée, une surface terrière accrue et un volume total brut supérieur par rapport aux témoins NI. Les blocs de pin gris inoculés présentaient également moins de compétiteurs feuillus, ce qui a contribué à une accumulation plus élevée de volume ligneux. À l’inverse, les plantations d’épinette noire, établies sur des sites mésiques et plus riches, ont montré des augmentations modestes et non significatives des variables à l’échelle du peuplement, accompagnées d’une plus forte installation d’autres conifères. Pour les deux espèces, le DQM et la hauteur n’ont pas différé entre les traitements, indiquant que les bénéfices observés résultent principalement d’une amélioration de la survie plutôt que d’une croissance individuelle accrue des arbres inoculés. Nos résultats démontrent que l’inoculation mycorhizienne peut améliorer la performance à long terme des plantations sur des sites secs et pauvres, typiquement plantés en pin gris, tandis que les réponses observées sur les sites mésiques, plus fréquemment plantés en épinette noire, demeurent variables.
Mots-clés : inoculation mycorhizienne, forêt boréale, Pinus banksiana, Picea mariana, sylviculture, régénération
Francis van Oordt
Natural Resources Canada
- Francis van Oordt (Natural Resources Canada)
- Diana Stralberg (Natural Resources Canada)
- Laurent Lamarque (RNCan-SCF-CFL)
- Elizabeth Campbell (RNCan-SCF-CFP)
- Isabelle Aubin (RNCan-SCF-CFGL)
- Jared Wolfe (Natural Resources Canada)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 11h40
Many national initiatives for assessing drought vulnerability in Canada's forests already exist within and outside of the Canadian Forest Service (CFS) but they remain largely disconnected. In response, CFS is developing the ADVANCE project (Assessing Drought Vulnerability and Adaptation: A National Collaborative Effort) to integrate complementary efforts into a coherent national framework. ADVANCE is linking tree-ring and remote-sensing indicators of drought sensitivity, trait-based estimates of stand sensitivity, spatial assessments of current and future drought exposure, and national biomass patterns. This integration will enable consistent evaluation of forest drought vulnerability across Canada, either through unified products or aligned component metrics. By developing a methodological pipeline for integrating multiple data sources, we aim to provide policy- makers and land managers with an improved basis for climate-change adaptation strategies. A preliminary integration of three existing drought vulnerability projects has shown many areas of agreement, but also important discrepancies that highlight ecological and methodological differences and suggest avenues for harmonization. Further collaboration between CFS and partners (e.g., provinces and territories, academic researchers) is needed to improve relevance, incorporate additional representative data, and facilitate uptake. The ultimate goal is a Canada-wide decision-support tool grounded in scientific expertise and designed to support consistent, integrated forest planning under climate change .
Mots-clés : drought, forest, traits, remote-sensing, tree-rings
Isolde Lane-Shaw
Université Laval
Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 12h00
Extreme fire seasons are predicted to become more frequent under climate change. During the 2023 fire season, roughly 15 million hectares burned in Canada, the largest area in the historical record. Populations of many boreal breeding bird species are known to be under pressure from increasing anthropogenic environmental changes, whether in Canada or elsewhere. We developed a methodology to estimate the numbers of birds affected by such events. Maps of predicted bird density produced from models by the Boreal Avian Modelling Project are intersected with the boundaries of mapped fires and areas of mature forest. From this, the expected number of breeding pairs affected by the fires can be estimated for each species and summed over strata such as jurisdiction of BCR. The code was built in SpaDES (Spatial Discrete Event Simulator), an ecosystem of R packages for reproducible science. The method is modular and can therefore easily be applied to data from historical or future fire seasons; it can also be readily included in landscape simulations. We illustrate the methods by estimating the number and proportion of breeding individuals affected by the 2023 fire season for 149 species. We also examine the proportions of each species impacted by fires in mature forest, allowing us to pinpoint species that experienced particularly widespread long-term habitat changes from the 2023 fires. Preliminary results indicate that a total of 189 million birds were in areas that burned, accounting for 2.6% of the total population of these species across Canada.
Mots-clés : forest fires, bird populations
Jonathan Lesven
Postdoctorat
UQAT
- Jonathan Lesven (UQAT)
- Martin-Philippe Girardin (RNCan-SCF-CFL)
- Dorian M. Gaboriau (UQAT)
- Geoffrey Le Tocquet (Université de Strasbourg)
- Andy Hennebelle (Université de Montréal)
- Jordan Paillard (UQAT)
- Carsten Meyer-Jacob (UQAT)
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Session affiches
Atrium Jean-Guy-Paquet (ADJ-1599)
Lundi 12h20
Les taux d'accumulation pollinique (pollen accumulation rates, PARs) dérivés des sédiments lacustres constituent un outil clé pour reconstituer les dynamiques passées de la végétation et du climat. Leur interprétation demeure toutefois complexe en raison de la forte variabilité interannuelle de la production pollinique selon les espèces et de l'influence conjointe du climat et des perturbations sur la phénologie et la reproduction des plantes. En Amérique du Nord, les données d'observation à haute résolution temporelle sont rares. Cette étude présente un suivi unique sur 15 ans (2011?2025) des PARs annuels mesurés dans la forêt boréale de l'ouest du Québec à l'aide de pièges à sédiments installés dans sept lacs répartis le long d'un gradient latitudinal. Les données polliniques récoltées annuellement ont été mises en relation avec des variables climatiques (température, précipitations, degrés-jours de croissance) et des données historiques de superficie brûlée à différentes échelles spatiales allant de 3 à 100 km autour des sites d'étude. Les résultats indiquent que la température printanière, notamment avec un décalage de deux ans (n-2), est le principal facteur expliquant la variabilité interannuelle des PARs pour la majorité des taxons, reflétant le développement pluriannuel de leurs structures reproductrices. Les précipitations exercent globalement une influence faible. À l'inverse, les feux, principalement à l'échelle régionale, apparaissent comme un facteur majeur de l'augmentation de la production pollinique annuelle pour les taxons herbacés et arbustifs tandis que les conifères boréaux sérotineux (pin gris, épinette noire) ont montré une sensibilité plus limitée aux feux, probablement en raison du délai nécessaire pour atteindre leur maturité reproductive. Cette étude constitue une première calibration empirique à une résolution annuelle des relations pollen'climat'feu pour la forêt boréale nord-américaine. Les résultats mettent en évidence la robustesse des archives polliniques pour la reconstitution des dynamiques environnementales passées afin de mieux anticiper l'évolution future des écosystèmes boréaux dans un contexte de changements climatiques.
Mots-clés : Taux d'accumulation pollinique, Sédiment, Climat, Feu, Québec












