
Martin Simoneau
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Maîtrise en biologie
Directrice : Annie DesRochers
Codirecteurs : Philippe Nolet, David Rivest
Contact :
Nutrition de l’érable à sucre : effets combinés du régime hydrique
et du stade de développement
Mon parcours académique et profil
2021 – 2024 : Licence, Nantes Université (France).
2024 – actuel : Double maîtrise EGEN, Université de Montpellier (France) – Université du Québec en Outaouais (Canada).
Après une licence en écologie et un double master en écologie et gestion des espaces naturels, je me suis spécialisé, durant ma maîtrise, dans la nutrition des forêts et la gestion des ressources forestières. Mon travail se concentre sur la compréhension de l’influence de l’évolution des précipitations sur la nutrition de nos forêts. Je souhaite élargir cette expertise à une échelle plus globale, incluant potentiellement l’agronomie, afin de participer à l’évolution nécessaire des connaissances et pratiques agricoles, et envisager un futur doctorat pour approfondir ces questions.
Résumé de mon projet
La nutrition minérale de l’érable à sucre est influencée par les sécheresses, mais l’effet du stade de développement demeure peu documenté. Le rôle des réserves internes dans cette relation reste également mal caractérisé. Mon projet vise à évaluer les effets différés d’une réduction de l’apport hydrique estival et du stade de développement sur la nutrition minérale de l’érable à sucre.
Mon projet a été mené dans trois érablières de la forêt Kenauk (Outaouais), où des parcelles ont été soumises à une exclusion des précipitations estivales pendant quatre ans. L’échantillonnage a débuté un an après la cessation du traitement (effet legacy). L’étude porte sur 36 individus (matures et gaules) dont les concentrations en N, P, K, Ca et Mg ont été mesurées dans les feuilles et les branches. L’approche en rapports isometric log-ratios (ilr) a permis d’analyser les équilibres nutritionnels.
Un an après le traitement, les érables soumis à l’exclusion présentaient un K foliaire plus élevé. L’ionome foliaire est davantage expliqué par les réserves internes (44 % de la variance) que par la solution du sol (25 %). Chez les gaules soumises à l’exclusion, la balance Ca/Mg foliaire différait des témoins et covariait avec les réserves, alors que chez les matures, la composition foliaire était indépendante. Ces résultats suggèrent une sensibilité nutritionnelle plus forte des gaules aux sécheresses.












