Alejandro Vega Escobar
Doctorant en sciences naturelles spécialisé en optimisation des systèmes forestiers, intégrant modélisation mathématique, analyse spatiale et science des données pour soutenir la planification sous contraintes et incertitude dans les paysages boréaux.
Projet de recherche -> Carbon Balance of Forest Roads in Managed Eastern Boreal Forests Landscapes
Doctorat
Institut de recherche sur les forêts (IRF)
Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue
Directeur: Osvaldo Valeria
Codirecteur: François Girard
Pour plus d'information:
Formation
- Maîtrise en science des données, 2023. Universidad Adolfo Ibañez, Chili.
- Maîtrise en ingénierie industrielle et systèmes, 2019. Universidad del Desarrollo, Chili.
- Baccalauréat en génie forestier, 1997. Universidad de Talca, Chili.
Domaines de spécialisation
- Analyse de données géospatiales et intelligence territoriale.
- Géomatique avancée, télédétection et LiDAR (ALS).
- Optimisation mathématique et aide à la décision (MILP, planification spatio-temporelle).
- Modélisation spatiale des systèmes forestiers et des infrastructures.
- Science des données appliquée aux systèmes environnementaux (R, Python, SQL).
- Dynamique du carbone et évaluation des trajectoires de séquestration.
- Analyse des risques, des perturbations et des incertitudes environnementales.
- Opérations forestières, transport et planification logistique.
- Adaptation aux changements climatiques et aménagement durable du territoire.
Affiliations de recherche
- Collaborateur de recherche – Institut VALORĒS, Université de Moncton (depuis 2025)
Analyse de données, traitement et intégration d’informations multi-sources (climatiques, environnementales et sociodémographiques), ainsi que réalisation d’analyses géospatiales (SIG) pour des applications d’aide à la décision territoriale.
Productions scientifiques et techniques
- VALORĒS Institut de recherche sur les zones côtières Inc. & Vega Escobar, A. (2026).
Vulnérabilité à la chaleur – Nord-Est du Nouveau-Brunswick [Application interactive].
Accès à l’application
Publication
- Vega Escobar, A.; Girard, F.; Valeria, O. Quantifying Missed Opportunities for Cumulative Forest Road Carbon Storage over the Past 50 Years in the Boreal Forest of Eastern Canada. Forests 2025, 16, 688. https://doi.org/10.3390/f16040688
- Vega-Escobar, A.; Girard, F.; Valeria, O. An optimization framework for planning forest road restoration under carbon, fragmentation, and operational trade-offs. Ecological Modelling 2026, 517, 111595. https://doi.org/10.1016/j.ecolmodel.2026.111595
Communications scientifiques (présentations orales)
- 19e Colloque annuel du Centre d'étude de la forêt (CEF), Université Laval, Québec (QC), Canada, mai 2026.
- Présentation
- Optimisation de la restauration du réseau routier forestier en contexte boréal : concilier séquestration du carbone, efficacité opérationnelle et incertitude climatique
- Résumé
Dans les forêts boréales, les chemins forestiers sous-utilisés fragmentent le territoire tout en demeurant essentiels aux opérations. Leur restauration représente un potentiel significatif de séquestration du carbone, mais sa planification doit conjuguer des contraintes opérationnelles réelles et une incertitude climatique croissante. Ce travail présente un cadre d'optimisation par programmation linéaire en nombres entiers mixtes (MILP) pour la priorisation des interventions de restauration sur un horizon de 25 ans dans l'UAF 02371 (Saguenay–Lac-Saint-Jean).
Le modèle maximise le carbone séquestré tout en respectant des contraintes de budget, de main-d'œuvre, de cohésion spatiale et de continuité du réseau. Le risque d'incendie est intégré comme perturbation externe via un facteur de survie carbone dérivé de l'exposition historique aux surfaces brûlées, et une pénalisation de la fermeture des chemins dans les zones à forte occurrence d'ignitions.
Les résultats révèlent un compromis structurel entre efficacité carbone et cohérence opérationnelle. La maximisation pure du carbone tend à disperser les interventions, tandis que l'intégration des contraintes spatiales et du risque concentre les décisions en configurations compactes. L'introduction de l'incertitude agit comme révélateur : les solutions spatialement structurées s'avèrent les seules robustes à long terme. On observe un déplacement temporel des interventions vers les unités stratégiquement connectées et une redéfinition des priorités spatiales dans les zones à fort héritage d'incendies. Ces ajustements relèvent davantage d'un changement dans la structure des décisions que d'une contrainte de ressources.
Considérer le risque d'incendie comme une composante dynamique de la planification — et non comme un facteur externe — transforme la restauration des chemins forestiers en une stratégie d'aménagement du territoire robuste face au changement climatique.
- 26e colloque annuel de la Chaire en Aménagement Forestier Durable (AFD), Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Rouyn-Noranda (QC), Canada, avril 2026.
- Présentation
- Optimisation de la restauration des chemins forestiers boréaux sous incertitude climatique : compromis entre carbone, connectivité et perturbations
- Résumé
Dans les forêts boréales, les chemins sous-utilisés contribuent à la fragmentation des paysages tout en demeurant essentiels aux opérations forestières. Leur restauration peut générer des bénéfices en matière de séquestration du carbone, mais les perturbations climatiques introduisent une incertitude croissante, ce qui complique la planification à long terme. Ce travail propose un cadre d'optimisation visant à prioriser la restauration, le maintien ou la désactivation des chemins, en tenant compte à la fois des objectifs de carbone, de l'organisation spatiale et des contraintes opérationnelles.
Le modèle repose sur une formulation de programmation linéaire en nombres entiers mixtes (MILP) qui distribue les interventions sur un horizon de 25 ans. Il intègre la productivité en carbone, les dynamiques de dégradation, ainsi que des règles de cohésion spatiale, tout en respectant des contraintes réalistes de budget, de main-d'œuvre et de logistique. Les perturbations sont abordées comme une source d'incertitude, à l'aide de couches de risque probabilistes, permettant d'explorer différents scénarios climatiques.
Les résultats mettent en évidence un compromis net entre la performance carbone et la cohérence spatiale. Lorsque l'on privilégie le carbone, les interventions tendent à se disperser, alors que des configurations plus regroupées renforcent la continuité opérationnelle et la connectivité. Avec l'introduction de l'incertitude, les solutions optimales deviennent moins variées et tendent vers des structures plus compactes. On observe également un déplacement du moment des interventions, avec une tendance à intervenir plus tôt dans certaines unités stratégiquement connectées.
Dans l'ensemble, ces ajustements conduisent à des stratégies plus prudentes et plus stables dans le temps, sans modifier de manière significative le niveau global d'intervention. Les différences observées relèvent donc davantage d'un changement dans la structure des décisions que d'une contrainte de ressources. Par ailleurs, les résultats soulignent l'importance du maintien de l'accès pour les opérations et les interventions post-perturbation.
Considérer les perturbations comme une incertitude plutôt que comme une prédiction permet ainsi de soutenir des décisions plus adaptatives dans un contexte de changement climatique. Ce cadre contribue à renforcer la robustesse de la planification forestière boréale.
- TGIRT Spéciale : Adaptation des forêts gaspésiennes aux changements globaux, présentation virtuelle, septembre 2025.
- Présentation
- Restauration stratégique des chemins forestiers abandonnés : maximiser la capture du carbone avec une continuité spatiale dans les paysages boréaux.
- Rendez-vous de la connaissance en aménagement forestier durable – Carbone forestier et atténuation des changements climatiques, présentation virtuelle, mars 2025.
- Présentation
- Bilan carbone des chemins forestiers : quantification des opportunités manquées et implications pour la gestion des paysages boréaux.
- Congrès Développement durable, Université du Québec à Chicoutimi (UQAC), Saguenay (QC), Canada, octobre 2024.
- Présentation
- Quantification des opportunités manquées de stockage de carbone sur les chemins forestiers dans la forêt boréale de l'Est du Canada.
- 17e Colloque du Centre d'étude de la forêt (CEF), Université du Québec en Outaouais (UQO), Gatineau (QC), Canada, mai 2024.
- Présentation
- Estimation du potentiel et projections de la remise en production des superficies occupées par les chemins forestiers dans la région boréale de l'Est du Canada.
- 25e colloque annuel de la Chaire en Aménagement Forestier Durable (AFD), Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue (UQAT), Rouyn-Noranda (QC), Canada, novembre 2023.
- Présentation
- Quelles seraient les meilleures stratégies de gestion pour limiter l'influence directe et indirecte du réseau routier sur le bilan carbone ?
Vulgarisation scientifique
- Vega Escobar, A. (2024). Désactiver les chemins forestiers du Québec pour capturer plus de carbone et diminuier les impacts de l'aménagement. Couvert boréal, Volume 20, Numero 4, Automne 2024.

























