Comptes rendus d'évènements
Rapports de stages, de formations et de conférences auxquels ont participé les membres du CEF partout dans le monde!
8 décembre 2025
Retour sur ma présentation d’affiche au 49è congrès de l'Association des Biologistes du Québec (ABQ)
Texte de Abir Arbi
Participer au 49è congrès de l'ABQ m’a permis de présenter mon affiche scientifique intitulée : « La coupe de récupération après feu favorise une meilleure régénération coniférienne que la forêt naturelle brûlée intacte », qui porte sur mon projet de maîtrise réalisé sous la direction de Yan Boucher et Kaysandra Waldron. Au cours des deux journées du congrès, les 20 et 21 novembre 2025, j’ai eu l’occasion de discuter de mon projet d’études pendant environ 1 h 30 au total, réparties en trois périodes d’échanges d’une trentaine de minutes chacune.
C’était ma première expérience de participation par affiche à un congrès consacré aux sciences forestières, où j’étais la seule étudiante représentante de l’UQAC. Cette occasion m’a offert la possibilité de diffuser mes résultats de recherche et mes connaissances scientifiques auprès d’une communauté diversifiée. J’ai pu échanger avec des experts du domaine, des professionnels du secteur forestier, des chercheurs, ainsi que des représentants de groupes et d’associations forestières.
J’ai également assisté à plusieurs présentations et conférences abordant des thématiques variées, notamment la conservation de la biodiversité, l’aménagement forestier en milieux privés et publics, ainsi que la foresterie urbaine.

11 novembre 2025


Retour sur Les filles et les sciences, un duo électrisant!
Texte de Abir Arbi et Léa Hellegouarch
Une première édition de Les filles et les sciences, un duo électrisant!
avait lieu à l'UQAC le samedi 8 novembre 2025, afin de démystifier les professions scientifiques et technologiques ainsi que les parcours d'études qui y mènent. Le but était d'intéresser les filles du secondaire aux carrières scientifiques.
« J’ai eu la chance de participer comme ambassadrice à l’événement Les filles et les sciences. J’ai accompagné les filles du secondaire dans différents ateliers scientifiques (cosmétologie, otolithes, génétique, génie, ingénierie, etc.) et j’ai partagé avec elles mon parcours de chercheuse en foresterie.
Je trouve que ce genre d’initiative est important car il permet aux jeunes filles de découvrir concrètement la diversité des métiers scientifiques, bien au-delà des professions que l’on connaît déjà comme médecin, avocate ou pilote.
À travers les ateliers, elles ont eu la possibilité d’élargir leurs perspectives et de voir de manière concrète, ce qu’elles peuvent devenir et faire dans le futur. À la fin de la journée, je crois qu’elles ont pris conscience que les femmes ont un rôle essentiel à jouer dans tous les domaines de la recherche scientifique. C’est vraiment inspirant d’avoir pu contribuer à éveiller cette curiosité chez elles. » Abir Arbi
« Me concernant, j'avais pour rôle d'animer un kiosque pour présenter aux filles le Centre de Recherche sur la boréalie et les travaux qu'on y fait. J'ai également eu l'occasion de parler un peu plus de mon projet et notamment l'utilisation des drones en foresterie.
Pourquoi c'est important ? Personnellement, je pense qu'il est bon que les jeunes filles sachent que les femmes ont une place dans le monde des sciences. Il est également important de les rassurer, car ce monde vaste touche à différents secteurs, et en discutant avec elles, je me suis rendu compte que certaines étaient intéressées, mais avaient des craintes, car on leur avait présenté la biologie comme quelque chose de difficile et difficilement accessible. » Léa Hellegouarch
Note du CEF : Selon le Rapport statistique de la Chaire pour les femmes en sciences et en génie
, les femmes sont sous-représentées au baccalauréat dans les domaines des sciences pures et appliquées et du génie. La sensibilisation à ces sujets entre dans le cadre du plan d’action du CEF sur l’équité, la diversité et l’inclusion.
10 novembre 2025
Retour sur la conférence Silvilaser 2025
Texte de Ny Tolotr Razafimbelo et Omid Reisi Gahrouei
Du 29 septembre au 2 octobre 2025, la ville de Québec a accueilli au Centre des congrès Silvilaser 2025
, une conférence bisannuelle internationale et bien connue dans le domaine de la foresterie et de la télédétection, réunissant notamment des spécialistes du LiDAR, des données 3D et de leurs applications en milieu forestier. Avec plus de 20 ans d’existence, SilviLaser 2025 a été une belle occasion de rassembler des chercheuses et chercheurs, et des étudiantes et étudiants intéressés par l’application des données 3D pour améliorer la gestion forestière et favoriser la résilience et la durabilité des forêts à travers le monde.
«J’ai eu le plaisir d’y présenter mon affiche portant sur une partie de mes recherches concernant la combinaison du LiDAR terrestre et de la Pipe Model Theory pour l’estimation de la biomasse ligneuse des branches des arbres de conifères. Cette conférence m’a permis d’échanger avec des spécialistes de renommée mondiale dans le domaine, ainsi que de découvrir les avancées scientifiques et les innovations les plus récentes.
Je tiens à remercier mes superviseurs, Martin Béland et Jean-François Côté, pour m’avoir permis d’assister à cet événement enrichissant.» Ny Tolotr Razafimbelo
«Grâce à cet événement, j’ai eu la chance de présenter une partie de mon projet de doctorat portant sur la classification des essences d’arbres à l’aide des données LiDAR et hyperspectrales, combinées à des techniques d’apprentissage profond, dans les forêts boréales canadiennes. Ce travail vise à améliorer la classification des essences majeures des forêts boréales en exploitant les données de télédétection avancées, capables de caractériser les arbres selon leur structure tridimensionnelle et leur signature spectrale.
Cette conférence a également été une excellente occasion de rencontrer plusieurs étudiantes et étudiants du Canada et d’ailleurs, tels que Sandra Yaacoub et Hanna Weiser, ainsi que plusieurs chercheuses et chercheurs actifs dans le domaine de la foresterie et de la télédétection.
Je remercie également mes superviseurs, Martin Béland et Jean-François Côté, ainsi que mes collaborateurs, Luc Guindon et Philippe Giguère, pour leur accompagnement tout au long de ce projet doctoral.» Omid Reisi Gahrouei

Ny Tolotr Razafimbelo présente son affiche

Session des affiches (Crédit photo: Martine Lapointe)

Omid Reisi Gahrouei fait sa présentation (Crédit photo: Martine Lapointe)
Nous tenons à remercier chaleureusement les organisateurs et organisatrices de la conférence, ainsi que le Centre d’Étude de la Forêt (CEF) pour son soutien financier.
Note du CEF: Silvilaser 2025 était organisé par Alexis Achim et Nicholas Coops. Les membres du CEF y ont participé en grand nombre, dans le comité organisateur (Emmanuelle Baby-Bouchard et Catherine Chagnon), dans les présentateurs et présentatrices (Maxence Martin, Marie-Eve Jarry, Lucas Chambon, Alexandre Morin-Bernard, David Voyer, Joao Paulo Czarnecki de Liz, Philippe Nolet, Pierre Nassivera) et dans les participants et participantes (voir le programme
et les photos
). Félicitations pour cet bel événement! Le prochain SilviLaser aura lieu en 2027 à Varsovie en Pologne.

Le CEF présent à Silvilaser 2025

Le comité organisateur (Crédit photo: Martine Lapointe)

Joao Paulo Czarnecki de Liz (Crédit photo: Martine Lapointe)

David Voyer (Crédit photo: Martine Lapointe)
4 novembre 2025
Retour sur le 6e congrès mondial d'agroforesterie à Kigali au Rwanda
Texte d'Isabelle Grenier
Du 20 au 24 octobre 2025, nous avons eu la chance de participer au 6e congrès mondial d'agroforesterie à Kigali, au Rwanda. Ce congrès qui a regroupé plus de 400 chercheurs, étudiants, politiciens d'à travers le monde avait pour but de faire avancer les recherches et les pratiques en matière d'agroforesterie pour avoir des systèmes résilients et durables. Sous la direction de David Rivest, nous étions deux étudiants à avoir participé à ce congrès. Antoine Magnoux y a présenté une communication orale issue de ses travaux de doctorat intitulée How far do tree windbreaks shape soils? Effects on soil organic carbon stocks and root traits. Pour ma part, j'ai participé à la séance d'affiche en présentant mon projet de maitrise intitulé Tree plantation establishment success in agricultral gullies in southern Québec, Canada. Cette expérience nous a permis d'élargir nos horizons sur l'agroforesterie à l'international et a créé des liens avec des chercheurs qui travaillent sur des projets similaires sous d'autres climats. Nous tenons à remercier le CEF et notre direction, David Rivest, pour le soutien financier, qui nous a permis de réaliser cette belle expérience.



4 novembre 2025
Participation au 32e congrès annuel de The Wildlife Society
Texte d'Angeles Raymundo Sanchez
Du 5 au 8 octobre 2025, j’ai participé au 32e congrès annuel de The Wildlife Society qui s’est tenu à Edmonton en Alberta. J’y ai présenté une communication orale intitulée ‘Resilient yet constraint : How northern landbird communities respond to climate change’, dans le cadre du symposium ‘The use of species distributions models for birds (and friends!)’. Cette présentation, issue de mes travaux de doctorat que je réalise sous la direction de Steve Cumming, a exploré comment les communautés d’oiseaux terrestres du Nord canadien réagissent aux changements climatiques et forestiers, à l’aide de modèles dynamiques intégrant la végétation, le feu et les projections climatiques futures.
Mes résultats ont mis en lumière les contraintes géographiques de la résilience écologique et ont souligné l’importance d’une approche fonctionnelle et multi-échelle pour anticiper la réorganisation des communautés boréales face au réchauffement climatique.
Ma participation à ce congrès a été rendue possible grâce au soutien financier du CEF, qui contribue activement à la formation et à la visibilité des jeunes chercheurs et chercheuses en écologie forestière.


31 octobre 2025
Retour sur le Congrès EuroDendro 2025 à Riga en Lettonie
Texte d'Alexandre Nolin
La conférence EuroDendro 2025
s’est tenue du 15 au 19 septembre 2025 à Riga, Lettonie, organisée par l’Association for Tree-Ring Research
et le Latvian State Forest Research Institute
. Cette première édition depuis 2019 marquait la reprise de cette série historique de conférences internationales consacrées à la dendrochronologie et à ses applications. Le programme scientifique couvrait la dendro- archéologie, écologie, climatologie et géomorphologie, l’anatomie du bois, les isotopes, la santé forestière et les avancées techniques en datation et analyse des cernes de croissance. Les présentations
auront mis en évidence l’importance croissante des approches multi-indicatrices, et des longues séries dendrochronologiques à haute résolution pour comprendre les réponses forestières aux changements environnementaux récents, et passés.
J’ai présenté les travaux de recherche menés à l’UQAC avec Yan Boucher, Hubert Morin, et Audrey Lemay sur la reconstitution régionale des épidémies de la tordeuse des bourgeons de l’épinette à partir de chronologies d’épinette noire subfossiles enfouies dans les lacs. Cette étude documente la dynamique naturelle à long terme des épidémies sur les derniers siècles à millénaire, pour mettre en contexte les épidémies récentes, et fournir un cadre d’aménagement écosystémique afin de mieux envisager des stratégies sylvicoles résilientes en forêt boréale. J’ai également co-présidé la session dendroecology avec Jacques Tardif (The University of Winnipeg), qui rassemblait plusieurs travaux de recherche sur les relations entre croissance radiale, perturbations naturelles et facteurs environnementaux.
En marge des présentations, l’organisation offrait des occasions d’échanges et d’activités sociales, dont une excursion dans la Grande Tourbière dans le Parc National de Ķemeri, une visite du château médiéval de Jaunpils, et différents soupers thématiques autour des traditions Lettoniennes. EuroDendro 2025 a confirmé son rôle central dans la communauté internationale en dendrochronologie, en rassemblant plus de 80 chercheurs établis et jeunes scientifiques de 21 pays autour de questions communes sur la dynamique du bois et des écosystèmes forestiers. Le prochain EuroDendro se tiendra à Varsovie, Pologne, en 2027 ! See you there.
Je remercie le soutien financier du Centre d’étude de la forêt et de ma direction de recherche (Yan Boucher, Hubert Morin) de l’Université du Québec à Chicoutimi pour avoir permis ma participation à cet événement international.

Photo de groupe au centre des conférences, Riga

Grande Tourbière baltique ombrotrophe boréale du Parc National de Ķemeri

Forêt de Pins sylvestre 70+ ans

Pins sylvestre prostré 100+ ans
27 octobre 2025
Retour sur le Congrès International en Biosolution à Perpignan
Texte de Sirine Boubeker
Du 23 au 26 septembre dernier s’est tenue à Perpignan, en France, la première édition du Congrès International en Biosolution. Les biosolutions, issues ou dérivées de la biologie, trouvent des applications dans de nombreux domaines, notamment en agriculture.
Grâce au soutien du CEF et de l’UQAC, j’ai eu l’occasion de présenter mes travaux de recherche portant sur le développement d’un bioinsecticide à base d’ADN conspécifique contre la tordeuse des bourgeons de l’épinette. Ce fut une grande fierté de représenter le CEF et de démontrer que, même dans le domaine forestier, les biosolutions ont un rôle important à jouer.
Cette semaine de congrès a été particulièrement enrichissante, tant sur le plan scientifique que sur le plan humain. J’ai pu y découvrir les réticences encore présentes chez certains agriculteurs face à l’utilisation des biosolutions, ainsi que les restrictions et contraintes réglementaires imposées par l’Union européenne. Plusieurs discussions ont également porté sur la difficulté de transférer les produits du laboratoire aux conditions réelles de terrain, ce qui peut parfois nuire à leur crédibilité auprès des utilisateurs.
J’ai aussi mesuré l’importance croissante de la formulation et de la modélisation dans le développement de ces solutions. Parmi les outils découverts, l’outil de bioinformatique antiSMASH m’a particulièrement marquée : il permet d’identifier les métabolites secondaires produits par les micro-organismes, afin d’en évaluer ensuite la bioactivité.
Les connaissances acquises et les échanges réalisés au cours de ce congrès m’ont permis d’approfondir ma réflexion et de mieux me préparer à ma soutenance de thèse.
Je tiens à remercier chaleureusement le CEF de m’avoir offert cette belle opportunité de participation.

16 octobre 2025
Retour sur le Congrès mondial sur la nature de l'UICN à Abu Dhabi!
Un texte de Jonathan Cazabonne
Du 6 au 14 octobre, j'ai eu la chance de représenter Mycosphaera
et de faire partie de la délégation québécoise au Congrès mondial sur la nature de l'UICN à Abu Dhabi! 🌐 Cela a été une occasion unique de rencontrer des personnes passionnées et passionnantes, et de discuter d’innombrables sujets, tous aussi importants les uns que les autres, afin de faire progresser la conservation de la biodiversité à toutes les échelles, du local au global. J'ai aussi eu le plaisir de participer, le 10 octobre, à un panel de discussion coorganisé par Nature Québec et Mycosphaera, où nous avons discuté des enjeux, des défis et des pistes de solution pour faire avancer la conservation des champignons au Québec, en compagnie de Marie-Audrey Nadeau Fortin et Gregory Mueller au micro, ainsi qu'Antoine Clément et Mathias Rocheleau-Duplain à la modération.
Il n’y a jamais eu autant de discussions autour de la conservation des champignons lors d’un congrès de l’UICN. Les échanges ont notamment porté sur la manière de mieux intégrer les champignons dans les politiques environnementales, sur la façon de sensibiliser le grand public et les décideurs politiques à ces enjeux, d’impliquer davantage les citoyen·ne·s scientifiques et les jeunes en mycologie, et sur comment l’ensemble des organismes de conservation peuvent eux aussi devenir des ambassadeurs de la conservation des champignons 🍄 Merci aux partenaires qui ont rendu notre participation possible : Nature Québec, Biopterre, Parcs Canada & Gouvernement du Québec


2 octobre 2025
Retour sur le Congrès Européen d’Arachnologie
Un texte de Raphaël Grellety
Actuellement en maîtrise à l’UQAT sous la direction de Maxence Martin, Timothy Work et Gabriel Pigeon, j’étudie en Abitibi l’impact des coupes partielles sur les communautés d’araignées des forêts boréales à travers la modification de la complexité du peuplement.
J’ai pu bénéficier du programme d’aide au financement du CEF pour financer une mobilité internationale en Croatie à l’occasion du Congrès Européen d’Arachnologie
, où j’ai eu l’opportunité de présenter mes premiers résultats à l’oral. J’ai ainsi pu représenter la recherche canadienne en arachnologie parmi les 41 nationalités rassemblées pour ces 6 journées de colloque.
Ma présentation a été l’occasion d’expliquer comment les coupes partielles peuvent préserver davantage la biodiversité des araignées de la forêt boréale que les coupes totales.
Cette expérience m’aura permis de développer mon réseau dans le domaine de l’arachnologie et de présenter pour la première fois en anglais.
J’ai aussi pu prendre part à une excursion dans le parc national de Paklenica. J’y ai rencontré mes premières araignées troglobies (espèces qui vivent exclusivement dans les cavernes) dont une espèce ayant totalement perdu ses yeux au cours de l’évolution, à force de vivre dans le noir total !

Photo de groupe devant l’Université de Zadar

Présentation

Une araignée troglobie complètement dépourvue d’oeil : Parastalita stygia (Dysderidae)
22 septembre 2025
Retour sur le cours intensif en aménagement des écosystèmes forestiers
Un texte de l'IRF
Cet été, ce sont 19 membres étudiants de l'UQAT et de l'UQAM qui ont pu profiter du cadre unique de la Forêt d'Enseignement et de Recherche du Lac Duparquet (UQAT-UQAM) pour suivre le cours intensif de 3 crédits d'aménagement des écosystèmes forestiers donné par Maxence Martin (UQAT). Au programme, deux semaines de sorties terrain et de travaux appliqués d'écologie, de sylviculture et d'aménagement, pour comprendre tant la richesse des écosystèmes forestiers que le défi que représente leur aménagement durable. Afin de rendre plus concrets les enseignements du cours, les membres étudiants ont pu aussi profiter des interventions précieuses de Pierre Grondin (Ministère des Ressources Naturelles et des Forêts) et de Claude-Michel Bouchard (ingénieur forestier, UQAT).





17 septembre 2025
Exploration des métagénomes microbiens de la phyllosphère des arbres de forêt (stage à l’INRS)
Texte de Adriel M. Sierra Pinilla
Pendant mon doctorat à l’Université Laval, sous la supervision du Prof. Juan Carlos Villarreal, j’étudie le microbiote foliaire associé aux plantes tropicales, c’est-à-dire l’ensemble des micro-organismes (bactéries, champignons, virus, etc.) vivant à la surface des feuilles, communément appelé phyllosphère. Cet été, j’ai eu l’occasion d’élargir mes compétences en analysant les données métagénomiques des microbiomes de la phyllosphère de plus de 41 espèces d’arbres provenant de forêts tempérées et tropicales (Fig. A). J’ai réalisé ce stage au Centre Armand-Frappier Santé Biotechnologie de l’Institut national de la recherche scientifique (INRS), sous la supervision de la Prof. Geneviève Lajoie.
Pendant trois mois, j’ai adapté un flux de travail bio-informatique pour l’analyse des métagénomes en utilisant Anvi’o, une plateforme libre et communautaire d’analyse et de visualisation des données microbiennes (Eren et al., 2021
). Cette approche a permis l’assemblage de métagénomes associés aux microbiomes des plantes, offrant la possibilité d’étudier de manière exhaustive l’ensemble des communautés microbiennes à travers les différents règnes (bactéries, archées et virus) et d’identifier leurs profils fonctionnels pour les espèces d’arbres tempérées et tropicales (Fig. B).

Fig. A. Localisation géographique des communautés d’arbres échantillonnées dans les forêts tempérées (Canada et États-Unis) et tropicales (Panama), avec des photographies d’espèces représentatives des genres Acer (tempéré) et Inga (tropical)

Fig. B. Visualisation à l’aide de la plateforme Anvi’o des génomes assemblés à partir de métagénomes (MAGs) récupérés des microbiomes de la phyllosphère associés aux arbres de forêt tempérée
Sur la figure B, la représentation circulaire montre les contigs regroupés en « bins » correspondant à des génomes microbiens putatifs (codés par couleur selon leur identité), avec des anneaux concentriques représentant les profils de couverture dans les différents échantillons (espèces d’arbres). Les contigs sont ordonnés selon un regroupement hiérarchique basé sur la composition en séquences et la couverture différentielle, mettant en évidence les similarités génomiques entre échantillons. Les graphiques en barres (panneau de droite) résument les principales statistiques d’assemblage, incluant le nombre total de lectures cartographiées, le pourcentage de lectures recrutées par échantillon, ainsi que le nombre de variants nucléotidiques simples (SNVs) et d’insertions/délétions (INDELs) détectés.
Ce stage, soutenu par le Centre d’étude de la forêt (CEF), a considérablement élargi mon expertise en écologie fonctionnelle et en métagénomique microbienne. Ces nouvelles compétences ouvrent des perspectives passionnantes pour étudier comment les interactions plante–microbiome contribuent à la résilience des espèces d’arbres face au stress hydrique dans le contexte des changements climatiques. Je suis reconnaissant d’avoir eu l’opportunité de travailler et d’échanger avec les chercheur·e·s et les étudiant·e·s de l’INRS spécialisés dans les symbioses plante–microbe.
9 septembre 2025
Retour sur mon stage de télédétection à l’Université de la Colombie-Britannique
Texte de Florence Leduc
Cette année, j’ai eu l’opportunité de réaliser un stage de recherche durant huit mois au sein du laboratoire Integrated Remote Sensing Studio (IRSS) de l’Université de la Colombie-Britannique (UBC), à Vancouver. Ce laboratoire est reconnu pour son expertise dans l’utilisation de la télédétection pour d’étudier la dynamique des forêts et leurs réponses aux perturbations et aux changements climatiques.
Durant ce stage, j’ai pu me familiariser avec différentes méthodes de télédétection appliquées à l’écologie forestière, en lien avec l’un des chapitres de mon doctorat, que je mène sous la supervision de Alexis Achim et la co-supervision de Guillaume Moreau. En parallèle, j’ai rédigé un article de revue de littérature portant sur l’intégration de la dendrochronologie et de la télédétection pour le suivi de la croissance forestière et des perturbations. Cette synthèse, qui s’appuie sur l’analyse de plus de 70 études interdisciplinaires, met en évidence la complémentarité de ces deux approches et souligne les opportunités de renforcer leur intégration dans les recherches futures. L’article a récemment été soumis à la revue Current Forestry Reports.
Cette expérience m’a permis de tisser des liens avec des chercheurs et étudiants experts en télédétection, et également de profiter des beaux paysages et des montagnes de la Colombie-Britannique pour pratiquer les sports que j’aime.

En Colombie-Britannique
3 septembre 2025
Retour sur la conférence Movement Ecology of Animals Gordon Research Conference 2025 - Ventura, États-Unis
Texte de Clément Couloigner
Du 27 juillet au 1er août 2025, à Ventura (Californie, États-Unis), avait lieu l’édition 2025 de la conférence internationale bisannuelle intitulée Movement Ecology of Animals Gordon Research Conference. Elle réunissait des chercheurs et des chercheuses, confirmé.e.s ou étudiant.e.s, spécialistes des déplacements et de la répartition des animaux. La conférence était structurée autour des conférenciers et conférencières invité.e.s, de discussions thématiques, de présentations d’affiches ainsi que de moments plus informels.
Lors de cette conférence, j’ai eu la chance de présenter, sous la forme d’une affiche, les résultats de mon premier chapitre de doctorat, que je mène sous la supervision de Daniel Fortin, la co-supervision de Jérôme Cimon-Morin, ainsi qu’avec les conseils de Martin Barrette. Cette affiche mettait en lumière les conséquences des infestations de tordeuse des bourgeons de l’épinette sur les déplacements interannuels du caribou forestier dans la forêt boréale et, in fine, sur sa survie. La présentation de mon affiche m’a permis d’appréhender la réception de mes résultats par la communauté et de recevoir quelques conseils pour les améliorer, dans l’objectif de leur publication prochaine. D’une manière plus large, mon doctorat porte sur les déplacements et l’utilisation de l’habitat par le caribou forestier, l’orignal et le loup gris dans la forêt boréale, en se concentrant principalement sur la région de la Côte-Nord. Je m’intéresse notamment à comprendre comment ces comportements spatiaux sont affectés par les perturbations et la quantité de nourriture disponible, mais aussi par les interactions entre ces trois espèces, c’est-à-dire le « jeu spatial ».
Cette conférence a été l’occasion de voir des présentations sur des travaux à la pointe du domaine, et ainsi d’approfondir mes connaissances et mes perspectives pour la suite de mon doctorat. J’ai aussi discuté avec plusieurs participants et participantes au sujet de leurs travaux et des miens, ce qui m’a amené à réfléchir aux défis du domaine et à des pistes pour les résoudre. J’ai également rencontré de futurs collaborateurs et j’ai pu échanger avec eux. Mon superviseur étant présent à la conférence, cela a été un moment privilégié pour parler avec lui de mon projet, de ses autres projets en cours et surtout de ce que les présentations auxquelles nous avons assisté nous inspiraient, notamment dans le cadre des travaux du laboratoire. Un moment important de la conférence a été la « power hour », pendant laquelle nous avons réfléchi ensemble à des moyens de réduire les inégalités de genre, ainsi que celles entre les chercheurs et chercheuses de différentes zones géographiques, et les biais auxquels elles conduisent.
Je tiens à remercier les organisateurs et organisatrices de la conférence pour avoir mis en place un tel événement et m’avoir permis d’y participer, ainsi que toutes les personnes participantes. Je remercie également mes superviseurs et les membres de mon comité pour me guider au cours de mon doctorat et pour m’avoir permis d’obtenir les résultats que j’ai présentés. Enfin, je remercie le Centre d’Étude de la Forêt pour son soutien financier quant à ma participation à cette conférence.
Les photos étaient interdites pendant la conférence, mais voici deux images pour illustrer un peu (Lien pour voir l'affiche complète
):

Une vue sur Ventura et sa plage depuis la jetée

Extrait de mon affiche
7 juillet 2025
Retour sur la conférence Rhizosphere 6 – Université d’Édimbourg
Texte de Maya Disraeli Ratsimandresiarivo
Du 15 au 19 juin dernier s’est tenu la 6ᵉ édition de la conférence Rhizosphere – Rooting for Earth, un événement scientifique international réunissant plus de 400 chercheur·e·s de partout dans le monde pour discuter de l’univers souterrain des racines et de leur rôle essentiel dans le fonctionnement des écosystèmes et la lutte contre les changements climatiques.
À travers conférences plénières, sessions thématiques et discussions animées, la rencontre a mis en lumière les dernières avancées sur les interactions entre les racines, les microorganismes du sol et les cycles biogéochimiques, avec un fort accent sur les enjeux de durabilité, de biodiversité et de séquestration du carbone.
J’y ai présenté un poster scientifique intitulé « Fine root traits mediate soil organic carbon responses to thinning across boreal climate », portant sur mon projet doctoral. Mes travaux examinent comment les caractéristiques des racines fines influencent les stocks de carbone organique du sol après des opérations d’éclaircie dans les forêts boréales du Québec. En comparant deux régions contrastées (Abitibi et Côte-Nord), nous montrons que certaines propriétés racinaires – comme la teneur en cellulose et lignine ou la densité en masse sèche – pourraient aider à expliquer pourquoi le sol perd du carbone dans certaines conditions climatiques, mais le conserve dans d’autres.
Un moment marquant de la conférence fut la soirée dîner dansante au Musée national d’Écosse, dans une ambiance festive ponctuée de musique et de danses écossaises traditionnelles — un beau clin d’œil culturel et un moment de rencontre mémorable entre les participant·e·s.
Je tiens à remercier chaleureusement le Centre d’étude sur la forêt (CEF) pour son soutien financier, mais également ma direction de recherche (Annie DesRochers et Xavier Cavard) qui m’a permis de participer à cet événement international.

McEwanHall intérieur

McEwanHall

Mon affiche
30 juin 2025
Retour sur la conférence Rhizosphere 6 – Université d’Édimbourg
Texte de Elsa Dejoie
Du 15 au 19 juin, j’ai eu la chance de participer à la conférence Rhizosphere 6 à Édimbourg (Écosse), un grand rassemblement international de chercheur·e·s qui s'intéressent à ce qui se passe autour des racines des plantes. Pendant 4 jours, j’ai assisté à des conférences passionnantes sur des sujets comme : comment les racines peuvent aider à lutter contre les changements climatiques, comment améliorer l’agriculture grâce aux microbes du sol, ou encore comment les plantes interagissent avec les nutriments et l’eau dans différents environnements.
J’y ai aussi présenté mes propres recherches ! Elles portent sur l’impact de la pollution (notamment le plomb et l’acidification des sols) sur la croissance des jeunes arbres et sur les microorganismes du sol. L’objectif est de mieux comprendre comment les conditions environnementales affectent les plantes et les micro-organismes qui interagissent avec leurs racines. Spoiler alert : ce n’est pas le plomb, mais bien l’acidification qui a les effets les plus marqués, tant sur la croissance des semis que sur la composition des communautés bactériennes !
Cette expérience a été très enrichissante : j’ai découvert de nouvelles méthodes de recherche, rencontré des étudiant·e·s et chercheur·e·s du monde entier, et pu échanger sur des enjeux environnementaux communs. Je tiens à remercier sincèrement les organisateur·rice·s et les participant·e·s pour la qualité de cet événement, qui m’a permis d’enrichir mes connaissances et de renforcer ma motivation à poursuivre en recherche.
13 mai 2025
6th Xylem International Meeting (XIM6) – Séville, 18 au 20 mars 2025
Texte et photos de Nia Perron et Arielle Rasoanaivo
La 6ème édition de la conférence internationale Xylem International Meeting s’est tenue à Séville, en Espagne du 18 au 20 mars 2025. Il s’agit d’une conférence en petit comité qui regroupe les chercheurs et les experts de l’hydraulique des plantes et de la physiologie végétale. Les membres du laboratoire d’écohydrologie de l’UQO (Université du Québec en Outaouais) dirigé par la professeure Audrey Maheu ont eu l’opportunité d’y assister et de présenter les résultats de leur recherche axée essentiellement sur l’utilisation de l’eau par les arbres.
Nia Perron y a présenté les résultats de son projet postdoctoral sur la manière dont la taille des arbres modifie la façon dont les relations hydriques des arbres répondent à l'assèchement du sol et à la demande atmosphérique. La présentation faisait partie d'une session sur la fonction hydraulique des arbres et l'utilisation de l'eau. Ce fut une occasion précieuse de partager les résultats des travaux effectués sur l'érable à sucre dans le sud du Québec. À la suite de la discussion, Nia a été approchée par d'autres participants à la conférence sur les méthodologies et les résultats du projet, ce qui lui a permis de comparer les techniques et d'établir des liens avec des homologues internationaux.
Arielle Rasoanaivo a présenté une affiche scientifique sur les résultats de son projet de doctorat, qui porte sur l’effet de la diversité des espèces sur le bilan hydrique forestier. L’objectif principal de ce projet est de mieux comprendre l’utilisation de l’eau par les arbres dans un contexte où la biodiversité est mise en avant pour faire face aux changements climatiques. Cette présentation a aussi été une occasion privilégiée d’échanger avec d'autres participants, notamment sur les indices qu'ils utilisent pour évaluer l'effet de la compétition sur les arbres. Arielle a également profité de l’événement pour discuter avec un chercheur qui a travaillé sur le calcul de l’effet de la diversité, une approche qu’elle souhaite intégrer dans son propre projet de thèse.
Nous avons eu l'occasion de poser des questions à des experts, ce qui sera utile à nos recherches futures. Par exemple, nous avons pu échanger avec un groupe de recherche australien bien connu qui utilise les mêmes instruments et des techniques similaires pour mesurer l'utilisation de l'eau par les arbres et la teneur en eau des tiges. Nous avons discuté des différents défis liés à l'utilisation de cet équipement et ils nous ont prodigué des conseils très utiles que nous n'aurions pas pu trouver dans la littérature scientifique. Bien que nos projets respectifs n’étaient pas en écophysiologie, nous avons pu échanger avec des chercheurs spécialistes qui ont plus de connaissances et d’expériences sur l’hydraulique des plantes, et par conséquent mieux comprendre les divers processus derrière l’utilisation de l’eau par les plantes.
Nous tenons à remercier le CEF (Centre d’étude de la forêt) pour l’aide financière, ainsi que le laboratoire d’écohydrologie de la professeure Audrey Maheu pour cette opportunité.

Membres du labo d'Audrey Maheu à Séville

Membres du labo d'Audrey Maheu à Séville
10 avril 2025
Présentation de nos travaux de recherche sur la régénération après feu au Congrès IUFRO 1.01.04 – Forest establishment and early growth dynamics à Rotorua, Nouvelle Zélande
Un texte et photos de Yan Boucher
J'ai eu la chance de participer au congrès de l'IUFRO qui portait sur la régénération des écosystèmes forestiers où nous avons présenté nos travaux de recherche sur la régénération après feu et les outils pour la restauration de la forêt boréale. Nous avons également visité les vastes plantations de Pinus radiata qui sont relativement productives :) avec des rotations de 25 ans et des volumes à maturité de 750 m3 à l'hectare. Des conférenciers de partout sur la planète ont présenté les enjeux importants de la régénération forestière et de la sylviculture de plantations dans le contexte des changements climatiques. Vraiment stimulant de prendre conscience des réalités à l'extérieur de l'Amérique du Nord !

Drone pour l'épendage d'herbicides pour dégager les plantations de Pinus radiata

Forêt de Séquoia de 100 ans à l'arrière plan

Panneau d'accueil

Centre de recherche SCION, structure qui maximise le bois et anti-tremblement de terre

Yan Boucher en réseautage au congrès

Pinus radiata récolté à maturité 25 ans
4 février 2025
Stage à Albuquerque
Un texte et photos de Marion Blache
Actuellement en 4e année de thèse sous la supervision d’Adam Ali, Yves Bergeron et Hugo Asselin, j’ai pu me rendre à Albuquerque afin de bénéficier de l’expérience de Matthew Hurteau. Ce dernier est professeur à l’Université du Nouveau-Mexique, et son domaine est la modélisation et plus particulièrement l’utilisation du modèle LANDIS II.
Durant cette formation, j’ai pu comprendre le fonctionnement et les différentes façons de paramétrer ce logiciel. J’ai également eu l’aide de Matthew pour définir les différents scénarios pertinents dans le cadre de ma thèse. En effet, l’utilisation de LANDIS II a pour objectif, dans le cadre de mon troisième chapitre de thèse, de modéliser l’avenir du pin blanc (Pinus strobus L.) dans le parc national de La Mauricie (sud du Québec). Nous souhaitons prédire l’évolution de cette essence dans le parc, dans le contexte des changements climatiques et de l’application de brûlages dirigés, méthode de gestion actuellement utilisée dans le parc.
J’ai été accueilli au sein du laboratoire Earth Systems Ecology Lab où j’ai pu présenter mes travaux. J’ai pu avoir de nombreuses discussions autant sur mon travail que sur les opportunités après la thèse avec les différents membres du laboratoire. Cela a été une opportunité de vulgariser mes travaux en paléobiologie et sur la forêt tempérée à des personnes à l’extérieur de mon domaine. J’ai reçu de précieux conseils et retours sur ma thèse. Ma présence au sein du laboratoire m’a également permis de recevoir l’aide de mes pairs, que je remercie chaleureusement pour la modélisation.
Durant mon temps libre, j’ai pu découvrir la ville d’Albuquerque et les différents paysages du Nouveau-Mexique grâce aux étudiants du laboratoire.
En conclusion, sans le soutien financier du CEF et de mes superviseurs de thèse, je n’aurais pas pu acquérir de nouvelles compétences professionnelles ni agrandir mon réseau de collaborateurs.

Castetter Hall Biology, Université du Nouveau-Mexique

The Chimney Rock Trail au Ghost Ranch











