
André Desrochers
Membre régulier
Écologie animale/Conservation
Université Laval
Faculté de foresterie et géomatique
Département des sciences du bois et de la forêt
Pavillon Abitibi-Price
2405 rue de la Terrasse
Québec (Québec) G1V 0A6
Canada
(418) 656-2131 poste 2908
Site départemental
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Graduate Student Advisor | |
| Doctorates | |
| • | Yves Aubry |
| • | Aude Corbani |
| • | Céline Macabiau |
| Master's | |
| • | Hermann Frouin |
| • | Marie-Hélène Hachey |
| • | Mélanie Major |
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Co-Advisor | |
| Former Personnel | |
| • | Fanny Senez Gagnon (Stage 2010) |
| • | Josianne Bégin (Stage 2010) |
| • | Lukas Seehausen (Stage 2009) |
| • | Damien Délisle (Tech. 2009) |
| • | Jean-Christophe Aznar (Postdoc 2008) |
| • | Victor Haumesser (Stage 2008) |
| • | Johan Bérubé (Tech. 2008) |
| • | Mathilde Jean-St-Laurent (Tech. 2007) |
| • | Marco Laforce (Tech. 2006) |
| • | Serge Lemay (Tech. 2006) |
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| Former Students | |
| Director | |
| • | Ophélie Planckaert (M.Sc. 2009) |
| • | Charles Vigeant-Langlois (M.Sc. 2008) |
| • | Daniel Idiata-Mambounga (M.Sc. 2008) |
| • | Patrick Rousseau (M.Sc. 2008) |
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| • | Louis Imbeau (Ph.D. 2001) |
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| • | Marc Bélisle (Ph.D. 2000) |
| • | Sophie Calmé (Ph.D. 1998) |
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| • | Bruno Drolet (M.Sc. 1997) |
| • | Stéphanie Haddad (M.Sc. 1997) |
| Co-Director | |
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| • | Jean-François Lamarre (M.Sc. 2005) |
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Publications
BIENVENUE!
Nouveautés
* Mai 2010: Les oiseaux migrateurs arrivent massivement! Cet été, une équipe de 4 personnes effectuera des relevés de reproduction des oiseaux à la Forêt Montmorency. Il s'agit de Aude CORBANI (PhD - 1 ère année), Marie-Hélène HACHEY (MSc - 1ère année), Josiane BÉGIN (stagiaire, cégep FX-Garneau), et Fanny SENEZ GAGNON (stagiaire, cégep St-Laurent). Avec cette équipe du tonnerre, nous allons avoir une des meilleures couvertures de carré d'Atlas des oiseaux nicheurs du Québec! Nous souhaitons développer une nouvelle approche quantitative de détermination de succès reproducteur pour une communauté entière d'espèces, sur de grandes superficies.
- Février 2010: Mes recherches sur l'évolution rapide des ailes d'oiseaux ont porté fruit. La revue Ecology les publiera dans son prochain numéro. Déjà disponible en "pre-print" en ligne. vous pouvez écouter une entrevue à ce sujet à l'émission "As it happens" (CBC) diffusée mercredi le 24 février. Voir aussi: http://www.news.cornell.edu/stories/March10/ForestBirds.html
Activités sur le terrain (2009-10)
- Écologie du Tétras du Canada (Falcipennis canadensis) dans les îlots boréaux du sud du Québec. Le projet doctoral de Céline Macabiau a démarré au printemps 2008, en collaboration avec le Ministère des Ressources naturelles et de la Faune. Après deux saisons de terrain, les données sont déjà abondantes... On s'intéresse aux facteurs expliquant la répartition des tétras dans la partie méridionale et fragmentée de leur répartition géographique québécoise. Céline a complété les translocations d'adultes sur des distances de 20 km environ, afin de tester des hypothèses sur la dégradation vs. l'isolement des habitats. Il semble que les tétras n'aiment pas du tout les parcelles isolées, car les individus qui y ont été déplacés se sont promenés passablement, contrairement à ceux introduits dans des parcelles moins isolées. Visitez la page de Céline pour plus de détails!
- Hiver 2009-10: 11ième année de pistage hivernal à la Forêt Montmorency. Cet hiver, nous avons parcouru 151 km de sentiers et chemins, plus 30 km hors-piste afin de répertorier au GPS les endroits fréquentés par les mammifères hivernant à la Forêt Montmorency: martre, belettes, pékan, lynx, loup, renard, lièvre, écureuil, orignal, etc. Depuis 2000, nous avons parcouru plus de 1480 km de transects et nous avons localisé au GPS plus de 26,000 pistes. Nous n'avons toujours pas observé le Couguar mythique de la F.M... Malgré un hiver 2010 plutôt clément avec peu de neige, les relevés de pistes à la Forêt Montmorency ont été un succès enfcore une fois. Cet hiver encore, le lynx du Canada a brillé par son absence. Mais le pékan a fait un retour en force, sans doute attiré par les nombreux porcs-épics. Autre observation intéressante, les orignaux étaient partout, non confinés vu la facilité de se déplacer sur ce mince tapis de neige. Venez faire un tour!
- Été 2010: 2 nouveaux projets gradués à la Forêt Montmorency. Bienvenue à Aude CORBANI (PhD) et à Marie-Hélène HACHEY (MSc) qui travailleront toutes les deux sur l'activité parentale des oiseaux de la forêt boréale en vue d'établir une méthode rapide d'estimation de succès reproducteur dans ce milieu où trouver des nids et vérifier leur contenu s'avère généralement très difficile. Visitez leur page sur le site du CEF pour plus de détails.
Si vous êtes intéressé(e) à participer comme bénévole à l'hiver 2010-11, écrivez-moi (). Pour le travail d'hiver, nous effectuerons des formations les samedis à compter de la mi-janvier, lorsque les conditions le permettent (i.e., pas de neige ni vents forts la journée même ou la nuit précédente).
MA FORMATION ACADÉMIQUE



- Fellow de l'American Ornithologists' Union
- Rédacteur adjoint: Ecologie et Conservation des oiseaux (ACE-ECO)
- Chercheur invité 2008-2009 (Cornell Lab of Ornithology, Cornell U., NY, USA)
Bioacoustique et microévolution des oiseaux - Chercheur invité 2001-2002 (Dept. of Ecology and Systematics, U. of Helsinki, Finland)
Fragmentation des forêts et Sélection des habitats chez le Polatouche sibérien - Stage postdoctoral 1993-1994 (Phytologie, Université Laval)
Communautés aviaires des tourbières - Stage postdoctoral 1992-1993 (Biologie, Université Laval)
Écologie des populations de la Grande Oie des neiges à l'Ile Bylot, Nunavik - Stage postdoctoral 1991 (Zoology, University of Cambridge, UK)
Systèmes d'accouplement des Accenteurs Alpins dans les Pyrénées françaises - Doctorat en zoologie, 1991 (University of Cambridge, UK)
L'âge et la reproduction chez le Merle noir, Turdus merula - M.Sc. en zoologie, 1988 (University of Alberta)
Relations écologiques de la dominance sociale dans les volées hivernales de la Mésange à tête noire - B.Sc. en biologie, 1985 (Université Laval)
THÈMES DE RECHERCHE
Les spécialistes d'écologie animale se sont toujours intéressés à la répartition des animaux dans les paysages naturels et humanisés. Il s'agit d'une question pertinente aussi pour les spécialistes de la conservation. L'objectif à long terme de mes recherches est de mieux comprendre l'influence des paysages dans la sélection des habitats par les animaux (surtout les oiseaux mais aussi les mammifères). J'analyse ce problème 1) à partir d'études détaillées de comportement d'individus (souvent parqués individuellement), 2) à travers l'analyse de patrons d'occurrence dans des paysages entiers, et 3) à travers des expériences sur le terrain. Ces approches demeureront à la base de mes travaux (et ceux de mes étudiants) dans les années à venir. Aussi, je m'intéresse de plus en plus aux conséquences évolutives à court terme des changements environnementaux sur les oiseaux, tant au point de vue éco-morphologique que comportemental.
J'ai récemment élargi la portée de mes recherches en donnant une place centrale à l'hiver. Je suis intéressé aux problèmes de sélection des habitats durant cette saison remplie de défis pour la faune présente dans une forêt exploitée (Forêt Montmorency
). J'ai un intérêt croissant pour l'étude des mammifères, particulièrement dans une optique d'analyses spatialement explicites des pistes qu'ils laissent dans la neige. Nous avons amassé des milliers de positions de pistes depuis 2000, et cette mine d'or nous livrera sans doute de précieuses informations dans les années à venir.
laissez-moi vous présenter les recherches de mon laboratoire en trois grands volets: La fragmentation des habitats, L'écologie des paysages hivernaux et l'écologie des oiseaux des tourbières.

La fragmentation des habitats
Il existe beaucoup de littérature scientifique sur la fragmentation des habitats, c'est le moins qu'on puisse dire. Une bonne partie de cette littérature présente la répartition des espèces dans des paysages, selon diverses variables de composition et de configuration des habitats bien au-delà des limites des domaines vitaux des individus. Pourtant, nous sommes encore loin de comprendre les mécanismes comportementaux sous-jacents à cette réalité. Nos recherches présentent ce problème en termes de deux facteurs contrastés: l'isolement vs. la qualité des parcelles d'habitat. L'isolement: Nos recherches sur la traverse de trouées dans le couvert forestier par les oiseaux ont eu un impact significatif en écologie des paysages. Elles suggèrent que de faibles ouvertures telles que celles causées par les chemins peuvent effectivement poser des défis aux oiseaux dans leurs mouvements quotidiens et saisonniers. Mésanges, mésangeais et pics à dos rayé, tous suivis par GPS et par radio-télémétrie, tendent à contourner les espaces ouverts en longeant les lisières de ces ouvertures. Dans le cas de la Paruline couronnée, des simulations récentes validées par des expériences de relocalisation d'oiseaux territoriaux (capturés, bagués, déplacés sur plusieurs kilomètres et relâchés) suggèrent un coût de déplacement environ 30 fois plus élevé en milieu ouvert que sous couvert forestier. A la lumière de ces résultats, il semblerait que l'effet cumulatif de cet petites épreuves de traverse se traduisent en freinage significatif des mouvements dans les paysages.
Mais est-ce que ces défis sont suffisant pour expliquer l'absence de certains oiseaux nicheurs des parcelles d'habitats? À date, nos recherches suggèrent que non. Au lieu des facteurs d'isolement, il se pourrait que les oiseaux choisissent des parcelles d'habitats suffisamment grandes pour abriter plusieurs couples d'une même espèces. En effet, les travaux de Julie Bourque (PhD) ont montré pour la première fois que les oiseaux forestiers se retrouvent souvent en "grappes" de territoires, et que ce phénomème est associé à la dépendance des oiseaux aux grandes superficies d'habitats. Peut-être que certaines espèces s'accomodent mieux des petites parcelles d'habitat car elles sont moins "sociables", tandis que d'autres requièrent les bénéfices du voisinages tels que l'accès à plusieurs partenaires sexuels (p. ex., travaux de Stutchbury à York U.) ou encore l'information publique sur le succès des voisins (p. ex., Danchin, CRNS, France).
Plus récemment, notre laboratoire a travaillé sur d'importantes bases de données (Ontario Forest Bird Monitoring Program, Christmas Bird Count) afin d'évaluer la stabilité des relations oiseaux-paysages dans le temps et à diverses échelles spatiales. Les relations oiseaux-paysages semblent très stables dans le temps, mais très influencée par l'échelle spatiale d'analyse. Nous avons aussi initié des collaborations avec des chercheurs au Panama (Doug Robinson) et en Finlande (Vesa Selonen et Ilpo Hanski), toujours sur le thème de la fragmentation des habitats et les mouvements des animaux.
Il reste encore beaucoup à faire et nous y travaillons!

L'écologie des paysages hivernaux
Les hivers québécois posent des défis immenses aux oiseaux et mammifères hivernants, et notre labo cherchent à savoir si ces défis sont amplifiés par la réduction et la fragmentation du couvert forestier. Dans le cas des oiseaux, une bonne partie de la littérature scientifique sur la fragmentation des habitats se concentre sur les migrateurs néotropicaux et la saison de nidification, particulièrement en paysages dominés par l'agriculture. Pourtant, dans le cas des espèces résidentes tempérées et boréales, les facteurs limitant leurs populations ont autant de chances de se manifester en hiver.
Mis à part quelques études pionnières, il existe peu de connaissances sur les effets des paysages sur les oiseaux non nicheurs. Cette situation est fort préoccupante dans une perspective de conservation des forêts boréales, où les paysages changent rapidement dû à la récolte forestière. Étant donné que 12 des 15 oiseaux forestiers boréaux dont la situation est jugée "prioritaire" sont résidents (non migrateurs), il existe une certaine urgence à déterminer comment ces oiseaux réagissent aux changements de paysages en hiver. Ainsi, nos recherches sur les oiseaux hivernants comme les mésanges à tête brune ont un "potentiel de découverte" important autant pour l'écologie de base que pour la conservation.
Toutes nos recherches en hiver sont actuellement faites à la Forêt Montmorency, 75 km au nord de Québec. Avec une altitude de 700-1000 m, >6 m de précipitations de neige chaque année, l'endroit est parfait pour étudier les impacts des hivers rudes (et pour faire du ski de fond!)

L'écologie des oiseaux des tourbières
Ces recherches sont effectuées depuis 1993 et elles continuent de procurer des résultats intéressants ainsi que des projets formateurs pour les étudiants gradués. Les tourbières du sud du Canada ont été exploitées et détruites par une variété d'intervenants, surtout l'agriculture et la foresterie, mais aussi l'urbanisation et l'industrie de la tourbe horticole. Nous travaillons en collaboration avec le Groupe de recherche en écologie des tourbières
dans le but de mesurer la recolonisation faunique des sites abandonnés par l'industrie et ensuite restaurés. Nous nous concentrons sur les oiseaux, mais nous avons aussi étudié les amphibiens, insectes et mammifères. Notre approche générale est de bâtir une base de données à long terme à partir de visites répétées ax mêmes endroits. Certains de ces sites avaient été abandonnés par l'industrie plusieurs années avant le début de nos recherches, d'autres ont été abandonnées après 1993. Initialement aux 3 ans, des inventaires d'oiseaux sont maintenant effectués aux 6 ans dans 15 tourbières, et le prochain inventaire triennal aura lieu en 2011.
À date, nous avons découvert que même si les oiseaux colonisent les sites abandonnés assez rapidement, les communautés reconstituées diffèrent grandement des communautés originales, même après plusieurs décennies post-exploitation. Nos recherches ont aussi montré l'importance des tourbières méridionales dans leur contribution à la biodiversité régionale. Dans les prochaines années, je prévois initier une analyse détaillée des métapopulations de la Paruline à couronne rousse, une espèce étroitement associée aux tourbières.
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