Comptes rendus d'évènements
Rapports de stages, de formations et de conférences auxquels ont participé les membres du CEF partout dans le monde!
11 juin 2026
Retour sur les excursions du European Forum on Urban Forestry (EFUF)
Texte d'Annick St-Denis
Dans le cadre de l’édition 2026 du European Forum on Urban Forestry : Diversity in urban forestry programme bringing people, trees, and ideas together, j’ai eu la chance de participer à différentes excursions très inspirantes. La première portait sur les pratiques innovantes des plantations d'arbres à Malmö (Suède) et était guidée par les arboriculteurs Patrick Bellan et Magnus Svensson. La Ville de Malmö a une vision avant-gardiste pour réhabiliter les zones industrielles délaissées. La ville était autrefois réputée pour la fabrication de sous-marins. Elle réutilise maintenant des structures des bâtiments abandonnés pour les intégrer à de nouveaux parcs créés pendant la réaffectation en zones résidentielles, avant même la construction des maisons, laissant ainsi le temps aux gens de se réapproprier les lieux.
Malmö est une ville très diversifiée, qui compte 350 000 habitants issus de plus de 180 nationalités, mais aussi une ville très diversifiée en termes d'espèces et de variétés d'arbres. Ils laissent une place importante aux conifères, aux nouvelles espèces et aux arbustes. À l'ombre des bâtiments, ils favorisent les espèces tolérantes à l’ombre alors qu’en plein soleil, ils plantent des espèces tolérantes à la chaleur et à la sécheresse. Les habitants et les visiteurs de la ville semblent moins affectés par les allergies saisonnières qu'au Québec en raison de cette grande diversité arborescente, de la présence régulière des vents et du fait qu'ils ne plantent pas que des arbres mâles. La production ou non de fruits par les arbres urbains ne semblent pas une de leur préoccupation.
Ils n'hésitent pas à planter de façon dense afin de créer rapidement un effet forestier et à instaurer des petites zones boisées composées d'espèces indigènes et ornementales et traversées de sentiers. Est-ce que de telles plantations, qui peuvent susciter un sentiment d'insécurité la nuit, pourraient fonctionner en Amérique du Nord considérant des taux de criminalité et d'itinérance beaucoup plus élevés?
D’autres informations en rafale :
- Ils utilisent des sacs à écoulement lent pour arroser leurs arbres.
- Ils préconisent 30 mètres cubes de sols structuraux par arbre planté et des petites trappes à environ 2 m des arbres favorisent l'aération du sol.
- Le substrat utilisé pour la plantation est composé de 70 % de pumice (petite roche volcanique légère et poreuse) et 30 % de compost vert (ou 20 % de compost vert et 10 % de biochar). Ils ne savent pas encore s’il y a un effet bénéfique à l’utilisation du biochar. Ils continuent de tester plusieurs types de substrats.
- Ce substrat très poreux facilite l'infiltration de l'eau, le développement racinaire et le drainage des sels de déglaçage. Ça semble très bien fonctionné.
- Les sols structuraux sont mis en place lors de la réfection ou construction des rues, parfois des années avant la plantation.
Une autre excursion s’est déroulée au Alnarp and the landscape laboratory. Plusieurs expériences sont menées dans cette forêt expérimentale de la Swedish University of Agricultural Sciences. Dans un objectif d'éducation, chaque espèce sur ce site est identifiée. Et quel bel endroit pour étudier ! Le site est également régulièrement visité par les citoyens, citoyennes, élèves et garderies. Les employés coupent des branches mortes pour que les enfants les utilisent afin de construire des cabanes. Ils laissent, voir même stimulent, la croissance des branches basses pour que les enfants grimpent dans les arbres. Ça donne aussi envie aux plus grands d’y grimper ! À nous maintenant de tester de nouvelles façons de planter en ville et d’aménager nos espaces boisés !


8 juin 2026
Conférence anuelle conjointe du CGU et IAH-CNC 2026 à Halifax, Nouvelle-Écosse
Texte d'Alizée Girard
Le 24 au 27 mai 2026, j’ai présenté une affiche scientifique à Halifax (Canada), à la conférence annuelle conjointe de l’Union Canadienne de Geophysique (CGU) et de l’Association Internationale des Hydrogéologistes – Chapitre National Canadien (IAH-CNC). Mon affiche portait sur l’un de mes chapitres de thèse doctorale, réalisée sous la direction de Pre Line Rochefort et de Pr. Sylvain Jutras, qui traite de la restauration écohydrologique des tourbières fragmentées. Lors de la conférence, j’ai eu des discussions fort intéressantes sur mes résultats préliminaires et mes observations terrain, ainsi que sur les travaux qu’il me reste à réaliser. Mon affiche ayant peu de texte, elle a eu une belle attractivité et plusieurs curieux et curieuses sont venus alors que mon sujet était hors de leur champs de recherche. J’ai adoré ce défi de vulgariser mon projet scientifique!
En plus des jours de conférences riches en apprentissages, je suis allée voir une exposition montrant un squelette entier d'une très impressionnante baleine bleue! Puis, le banquet de fermeture nous a fait voyager à l’époque de la colonisation avec le temps typiquement gris et pluvieux de la côte, l’emplacement dans la citadelle d’Halifax et les joueurs de cornemuse en kilt. Merci au CEF pour l’appui financier, c’était une superbe expérience!

Moi avec une partie du squelette de baleine bleue ❤️

Vue sur la citadelle d’Halifax, lieu historique de Parcs Canada avec, en arrière-plan, le chapiteau où a eu lieu le banquet de clôture de l’événement

Sous le chapiteau, la soirée était ponctuée de cornemuse jouée par des membres de la conférence
8 juin 2026

Retour sur le congrès mondial de la nature de l'UICN à Abou Dhabi
Texte de Jonathan Cazabonne
Du 9 au 15 octobre 2025 s'est tenu l'un des plus importants rendez-vous mondiaux pour la protection de la nature : le Congrès mondial de la nature de l'Union internationale pour la conservation de la nature (UICN), organisé pour la première fois aux Émirats arabes unis, à Abou Dhabi. Cet événement d'envergure a regroupé plus de 10 000 participants, 1 300 sessions de conférences et 140 exposants, sous le thème « Promouvoir une conservation transformatrice » (Powering Transformative Conservation). Ce fut pour moi un réel honneur d’avoir pu participer activement à un congrès d'une telle ampleur et d’y avoir été invité à titre de conférencier. Je représentais également l’organisme à but non lucratif Mycosphaera, dont je suis l’un des cofondateurs et l’actuel président, et dont le principal mandat est de faire progresser la reconnaissance de la fonge dans les cadres législatifs québécois et de faire avancer sa conservation en faisant le pont entre la science, l'engagement communautaire et la transdisciplinarité. Cet évènement fut aussi l’opportunité de discuter avec de nombreux spécialistes de la conservation de la biodiversité des quatre coins du monde et de prendre part activement aux discussions sur les politiques globales de biodiversité, sur la manière d'unir les gouvernements, la société civile, les Premières Nations, les scientifiques, la jeunesse et les entreprises autour d'objectifs urgents pour protéger la biodiversité face aux changements environnementaux globaux.
Ce congrès a été particulièrement marquant à mes yeux car il a mis en lumière un moment important pour la conservation, non pas des animaux ou des plantes, mais des champignons. Ces derniers ont presque toujours été les grands oubliés des grands rendez-vous internationaux sur la biodiversité. Une communauté de plus en plus large de scientifiques et de personnes engagées dans les causes environnementales place désormais la question de la conservation de la fonge au premier plan, faisant en sorte que ce sujet fasse partie des préoccupations et des discussions lors d'événements comme les congrès de l'UICN ou les COP. Ce congrès a donc été le théâtre de multiples discussions autour de la manière de mieux connaître et de mieux protéger les champignons.
Plusieurs panels et sessions de conférences entièrement dédiés à la conservation de la fonge se sont tenus lors de ce congrès, dont voici quelques exemples. Le 10 octobre, un forum intitulé « The Future of the IUCN Red List of Threatened Species™: Expanding Collaboration » a abordé la question de comment atteindre une meilleure représentation taxonomique dans les évaluations de la Liste rouge de l'UICN, notamment en faveur des champignons et des invertébrés, ainsi que les moyens de mobiliser des ressources pour évaluer les espèces moins connues dans un contexte de déclin mondial de la biodiversité. Le 11 octobre s'est tenu un atelier intitulé « Saving Fungi: Conservation Strategies for Earth's Hidden Kingdom », qui visait à explorer collectivement des stratégies de conservation des champignons. Le même jour, la conférence « From Baseline to Breakthrough: Fungal Conservation in the UAE and the Middle Eastern Region », organisée par le tout premier Centre de survie des espèces de l'UICN entièrement dédié aux champignons, situé à l’Expo City Dubaï, a annoncé le lancement de deux initiatives majeures pour la conservation de la fonge aux Émirats arabes unis en 2026 : la création de la première liste nationale de macromycètes du pays et l'établissement d'une base de données fongique régionale. Ces exemples ne sont que quelques jalons parmi des dizaines de conférences portant sur la biodiversité de manière générale, mais ils représentent des avancées encourageantes pour l'avenir de la conservation des champignons sur la scène internationale.
L’un des moments forts de ce congrès, du moins à mes yeux, fut le panel de discussion « Le règne oublié : la fonge comme socle de la conservation », tenu le 10 octobre sous le pavillon du Canada. Coorganisé par Parcs Canada, Nature Québec et Mycosphaera, ce panel portait spécifiquement sur les enjeux de la conservation de la fonge au Québec et au Canada. J'ai eu le plaisir de participer à son organisation et d'y être invité en tant que conférencier afin de présenter l'état actuel de la conservation de la fonge à l'échelle provinciale et fédérale, les principaux enjeux et défis auxquels nous faisons face, et les pistes de solutions pour faire avancer la conservation de ce règne. Ce panel a été une belle occasion d'explorer comment des organismes de conservation déjà bien implantés au Québec peuvent, eux aussi, contribuer à leur échelle à faire avancer la conservation des champignons.
Au-delà de la dimension « fongique » de ce congrès, j'ai eu l'immense plaisir de rencontrer de nombreuses personnes passionnées et activement engagées pour la protection de l'environnement, tant sur le terrain que dans les politiques publiques. J'ai notamment eu la chance de participer à l'un des quatre grands sommets tenus en marge du congrès, le Sommet de la jeunesse, où des personnes inspirantes et de jeunes voix engagées de partout dans le monde ont illustré avec éloquence comment la prochaine génération de chefs de file en conservation constitue l'une des clés pour transformer notre façon de protéger l'environnement et avoir un impact réel pour l'avenir.
Pour terminer, ce fut un véritable honneur de faire partie de la délégation québécoise pour représenter le Québec et le Canada lors de ce congrès. J'y ai noué des liens précieux avec des personnes dont la passion et l'engagement pour l'environnement ne font que renforcer les miens. Cette délégation est à mon sens une belle illustration de la communauté active de professionnelles et professionnels, étudiantes et étudiants, entrepreneures et entrepreneurs, et d'instances gouvernementales engagée dans la conservation de la biodiversité au Québec.
Je tiens à remercier chaleureusement Mycosphaera et Nature Québec de m'avoir permis de participer à ce congrès, ainsi que mes camarades de délégation : Marie-Audrey Fortin, Antoine Clément de Nature Québec, Mathias Rocheleau Duplain de Mycosphaera, et Véronique Vermette et Brice Caillié du Regroupement des organismes de conservation du Québec (anciennement le Réseau de milieux naturels protégés). Je salue également les mycologues et personnes qui ont représenté la cause des champignons lors de ce congrès et avec qui j'ai eu la chance d'échanger abondamment, notamment Gregory Mueller, Cátia Canteiro, Jeff K. Stallman et Georgina Pereira, ainsi que toutes les autres personnes avec qui j'ai pu partager de si beaux moments. Merci à toutes et à tous pour votre engagement. C'est en côtoyant des personnes comme vous que je me convaincs qu'il est réellement possible de faire changer les choses.

Conférence sur les enjeux de la conservation de la fonge au Québec et au Canada donnée par Jonathan Cazabonne. Crédit : Brice Caille

Mathias Rocheleau-Duplain, Jonathan Cazabonne, Gregory Mueller, Marie-Audrey Nadeau Fortin, Antoine Clément. Crédit : Brice Caille

Mathias Rocheleau-Duplain, Jonathan Cazabonne, Marie-Audrey Nadeau Fortin, Antoine Clément. Crédit : Gouvernement du Québec
28 mai 2026

Forum européen sur la foresterie urbaine en Suède
Texte d'Annick St-Denis
Le 27 mai, j'ai eu le privilège de présenter nos méthodes et outils pour améliorer la diversité et la résilience des forêts urbaines au European Forum on Urban Forestry (EFUF)
à Malmö (Suède). J'ai pu mettre en lumière nos différents travaux de recherche menés en collaboration avec Christian Messier, Marie-Jean Meurs, Maxime Nicol, Samy Assouane, Michael Belluau et Manuel Esperon-Rodriguez. C'est toujours très enrichissant d'échanger avec des collègues étrangers. Il y a eu un bel intérêt pour notre outil SylvCiT
et pour notre future application mobile visant à diversifier les plantations en milieu privé développée en partenariat avec Soverdi
- Société de verdissement du Montréal métropolitain, la Chaire ArbrenVil & Hydro-Québec.


19 mai 2026
Retour le Congrès annuel SFI
Texte de Sèwanou Tovihessi
A titre de jeune délégué du programme Project Learning Tree Canada 2026, j'ai participé au Congrès annuel de la Sustainable Forestry Initiative (SFI), qui s'est tenu à Montréal du 5 au 7 mai 2026. Cette expérience a été l'occasion de rencontrer d'autres jeunes délégués venant des États-Unis et du Canada évoluant dans le domaine de la foresterie, animés par l'ambition commune d'avoir un impact significatif sur la gestion durable des forêts au Canada et aux États-Unis.
Les thématiques abordées lors du congrès étaient particulièrement pertinentes dans le cadre de mes recherches et de ma carrière, notamment la foresterie durable et adaptée aux changements climatiques et la mise à l'échelle des pratiques sur les terres certifiées, les outils spatiaux et l'analyse de données appliqués à la gestion du territoire, le leadership autochtone dans le secteur forestier, ainsi que la gestion durable des forêts urbaines et communautaires. La question du carbone forestier était également au cœur des échanges.
Outre les sessions et les activités, c'etait aussi une bonne occasion de réseautage, j'ai pu avoir des échanges intressants avec les différents acteurs du secteur forestier, notamment des chefs d'entreprise, des gestionnaires, des cadres de différents organismes, des chercheurs et des représentants autochtones, tous engagés dans la promotion d'une foresterie durable et responsable. C'est vraiment un nouveau palier de croissance pour moi comme l'enonce le thème du congrès The Next Ring Of Growth.




15 mai 2026
Retour sur mon expérience au colloque EGU26
Texte de Antoine Harel
Du 3 au 8 mai 2026, j’ai participé à l’Assemblée générale 2026 de l’European Geosciences Union (EGU) à Vienne, en Autriche. Cet événement constitue l’un des plus importants colloques internationaux en sciences de la Terre, réunissant des dizaines de milliers de chercheur(euse)s œuvrant dans des domaines diversifiés, allant des biogéosciences (comme moi) aux sciences climatiques, géomorphologiques, océaniques et planétaires. Cette année, l’assemblée a accueilli près de 22 500 participants provenant de 125 pays différents, et 20 173 communications furent données (incluant des présentations orales, des affiches et des PICO présentations).
Au cours de colloque, j’ai participé à la session à la session BG3.4 – Present and future global vegetation dynamics and carbon stocks from observations and models. Dans cette session, j’ai présenté mon plus récent article de thèse Higher aboveground carbon stocks in edge forests, article corédigé avec Evelyne Thiffault, David Paré, Guillaume Moreau, Alexis Achim, Florence Leduc, Maude Larochelle (Hydro-Québec) et Yann Chavaillaz (Hydro-Québec).
Participer à ce colloque fut une expérience enrichissante. J’ai beaucoup aimé les sessions d’affiches qui m’ont permis d’échanger avec d’autres étudiant(e)s gradué(e)s en début de carrière et qui travaillent sur les mêmes thèmes de recherche que moi (stock et dynamique du carbone, respiration du sol, microclimat, etc.).
Je remercie le CEF de m’avoir octroyé une bourse de mobilité qui m’a permis de participer à ce colloque.




1 mai 2026
Retour sur le Global Soil Biodiversity Conference
Texte de Laura Jeanne Raymond-Léonard
Du 12 au 16 avril dernier, le laboratoire de Tanya Handa (UQÀM) a participé à la 4e édition de la "Global Soil Biodiversity Conference" (GSB4
) à Victoria, CB. Les membres du labo étaient présentes en force avec des présentations orales faites par Tanya elle-même, Laura Jeanne Raymond-Léonard, Nat Kennedy, Essivi Gagnon-Koudji, Karima Lafore et Sarah Ishak. Travaillant toutes sur différents aspects de la biodiversité des sols en milieu forestier, que ce soit en milieu urbain ou milieu naturel, ce fût une expérience incroyable, riche en connexions et en apprentissage auprès des experts du monde entier.

Que de sourires au GSB4!
12 mars 2026
Retour sur mon stage en écoacoustique à l'Université de Toulon
Texte de Tohi Adenot
Lors de mon doctorat en Sciences forestières à l'Université Laval sous la direction de Marc Mazerolle et la co-direction d'Anouk Simard (MELCCFP), j'ai eu l'opportunité d'effectuer un stage de 2 mois à l'Université de Toulon avec Hervé Glotin. Mon doctorat porte en effet sur l'analyse des données de suivi acoustique passif collectées par le Réseau de Suivi de la Biodiversité du Québec
, dans le but d'étudier les changements dans les écosystèmes terrestres (milieu forestier et humide) du Québec dans un contexte de changements globaux.
Le suivi acoustique passif est une méthode de plus en plus utilisée pour le suivi de la biodiversité grâce à la grande quantité de données qu'il permet de collecter, mais cet avantage représente aussi un défi. Pour analyser les milliers d'heures d'enregistrement collectées, l'utilisation de méthodes automatisées représente un avantage non négligeable, mais la fiabilité des résultats reste un enjeu important.
L'équipe d'Hervé Glotin, spécialisée en bioacoustique et en traitement du signal par intelligence artificielle, collabore avec Anouk Simard sur l'amélioration de méthodes d'identification automatique des vocalisations d'espèces. Pour ma part, je souhaitais explorer une autre possibilité pour analyser les signaux acoustiques : l'écoacoustique, soit l'étude des paysages sonores. En quantifiant la diversité acoustique des enregistrements sonores avec des indices acoustiques, il est possible d'obtenir des informations sur la diversité de l'écosystème. Mais cette relation entre indices acoustiques et variables de biodiversité comme la richesse spécifique est complexe et encore mal comprise.
L'objectif initial de mon stage était de synthétiser des paysages sonores artificiels en conditions contrôlées se rapprochant au maximum des paysages sonores réels, pour démêler l'influence de différentes variables sur la valeur des indices acoustiques et améliorer leur interprétation. Mais la grande variabilité des paysages sonores du Québec a mis en évidence la nécessité de mieux les caractériser. J'ai donc cherché à classifier les paysages sonores par des approches multivariées et analyses de groupement pour identifier les différents types de paysages sonores associés aux écosystèmes du Québec.
Ce stage, rendu possible grâce au soutien financier du Centre d'Étude de la Forêt (CEF), m'a permis découvrir de nouvelles méthodes utilisant des algorithmes d'apprentissage machine pour analyser des données complexes. J'ai également pu approfondir mes compétences en acoustique qui, combinées à mes connaissances des écosystèmes, me permettent d'avoir une meilleure compréhension des paysages sonores du Québec que j'étudie.

La presqu'île de Giens

Les salins d'Hyère
16 janvier 2026
Retour sur le Congrès annuel de la British Ecological Society 2025
Texte de Fabien St-Pierre et Rebecca Lacerte
Du 15 au 18 décembre dernier, nous avons eu l’occasion de nous rendre à Édimbourg, au Royaume-Uni, afin de participer au prestigieux congrès annuel de la British Ecological Society, en compagnie d'un collègue doctorant et membre du CEF, Jérôme Laliberté, ainsi que de notre directeur de recherche, le professeur Martin-Hugues St-Laurent.
«J’ai pu y présenter sous forme d’affiche un de mes chapitres de doctorat intitulé « home range composition drives the isotopic niche differentiation between moose and white-tailed deer in northern temperate forests » ce qui m’a permis de discuter avec plusieurs étudiant.e.s/chercheur.e.s qui travaillent sur des problématiques similaires, mais dans des systèmes d’étude différents. En plus de me permettre d’y présenter mes résultats, j’ai aussi pu assister à plusieurs présentations orales captivantes sur des sujets près du mien, mais aussi sur d’autres thématiques nouvelles dont je ne soupçonnais même pas l’existence. J’ai finalement pu réseauter pendant les pauses avec d’autres étudiant.e.s, et également faire connaissance avec des chercheur.e.s établi.e.s.
Il s’agissait de ma première participation à un colloque international de cette envergure (plus de 1700 participants de plus de 50 pays différents), mais aussi de ma première visite en Europe.» Fabien St-Pierre
«J'y ai présenté les résultats de mon doctorat sous forme d’affiche devant une communauté internationale de chercheur.e.s en écologie. Cette présentation a donné lieu à des discussions constructives avec d’autres chercheur.e.s, me permettant d’approfondir l’interprétation de mes résultats et d’envisager de potentielles collaborations futures. En outre, ce congrès m'a offert l’occasion d’échanger avec des éditeur.trice.s de journaux scientifiques, ce qui m’a aidée à mieux orienter mes articles en vue d’une publication. Également, la participation aux différentes présentations d’autres chercheur.e.s a constitué une excellente opportunité d’acquérir de nouvelles connaissances en écologie.» Rebecca Lacerte
Nous sommes reconnaissants du soutien financier accordé par le CEF qui nous a permis de pouvoir vivre cette expérience à la fois formatrice et enrichissante. Merci!

Fabien St-Pierre

Rebecca Lacerte

Équipe de Martin-Hugues St-Laurent

Martin-Hugues St-Laurent
15 janvier 2026
Compte rendu de notre participation au cours "Les forêts comme systèmes complexes"
Un texte de Étienne Morissette et Sebastian Guerrero Martinez
Lors de la dernière session, nous avons eu la belle opportunité de participer au cours « Les forêts comme systèmes complexes », organisé par Prof. Christian Messier (UQAM) et Prof. Klaus J. Puettmann (Oregon State University), deux pionniers de l’utilisation de la complexité en foresterie.
Le cours comportait une partie en ligne consistant en des lectures et des discussions d’articles lors de la session d’automne, et s'est achevé par une semaine intensive dans le Centre des Sciences et des Technologies Forestières de Catalogne (CTFC) à Solsona, en Espagne, qui a réuni des étudiants du Canada, des États-Unis et d’Espagne. Cette semaine était bien occupée par des visites dans les forêts des Pré-Pyrénées, des séances d’apprentissage par problèmes, ainsi que des présentations par des experts tels que Dr. Lluís Coll, Dr. Arantzazu Saratxaga, Dr. Martina Sánchez-Pinillos et Dr. Núria Aquilué.
La complexité a été abordée sous plusieurs angles, notamment écologique, sociologique, économique et philosophique, utilisant la gestion des forêts méditerranéennes de la Catalogne comme exemple. Nous avons appris les éléments clefs de systèmes complexes, tels que l’auto-organisation, la non-linéarité, l’émergence et l’incertitude. Ces concepts jouent désormais un rôle important dans notre compréhension des forêts et de la foresterie.
Nous tenons à remercier Prof. Christian Messier et Prof. Klaus Puettmann pour l’organisation du cours, ainsi que le CEF pour le support financier nous permettant d’avoir vécu cette expérience formidable.
Report on our participation in the course "Forests as complex systems"
During the last session, we had the wonderful opportunity to participate in the course "Forests as Complex Systems" organized by Prof. Christian Messier (UQAM) and Prof. Klaus J. Püttmann (Oregon State University), two pioneers in the application of complexity theory to forestry.
The course included an online component consisting of readings and discussions of articles during the fall semester and finished by an intensive week at the Forest Science and Technology Centre of Catalonia (CTFC) in Solsona, Spain, bringing together students from Canada, the United States, and Spain. During the week, we visited the forests of the Pre-Pyrenees, participated in problem-based learning sessions, and attended presentations by experts such as Dr. Lluís Coll, Dr. Arantzazu Saratxaga, Dr. Martina Sánchez-Pinillos, and Dr. Núria Aquilué.
We approached complexity from several angles, including ecological, sociological, economic and philosophical perspectives, using the management of Mediterranean forest in Catalonia as a practical example. Through the course we learned key concepts of complex systems, such as self-organization, nonlinearity, emergence, uncertainty, among others. These concepts play an important role in understanding and managing forests as complex systems and provide innovative tools for addressing the challenges faced by forests and the forestry sector.
We would like to thank Prof. Christian Messier and Prof. Klaus Puettmann for organizing the course and CEF for providing the financial support that allowed us to participate in this great experience.

Photo de groupe / Group photo

Site de Pinus nigra faisant partie de Natura2000 / Pinus nigra forest that’s part of Natura2000

Site non-aménagé situé à proximité / Unmanaged nearby forest
12 janvier 2026
Retour sur le congrès international en chimie, le Pacifichem 2025 à Honolulu, Hawaï
Un texte de David Fortier
Le Pacifichem 2025 est l’un des plus grands congrès internationaux en chimie. J’ai eu l’occasion d’y participer du 15 au 20 décembre 2025, à Honolulu, à Hawaï. Organisé tous les 5 ans, ce congrès d’envergure réunit des chercheurs et chercheuses en chimie de partout dans le monde et constitue un événement privilégié pour le partage des avancées scientifiques.
Ce séjour a été une occasion unique de rencontrer et d’échanger avec des chercheurs et chercheuses provenant de divers horizons, ainsi que de découvrir les développements récents dans plusieurs domaines de la chimie. J’ai assisté à de nombreuses conférences en chimie analytique, notamment en métabolomique et en caractérisation de produits naturels, qui m’ont permis d’approfondir des connaissances récentes et variées dans mon domaine de recherche.
J’y ai présenté une affiche intitulée «Are Quebec truffles unique? A chemical exploration into the unexplored aroma of the Appalachian truffle». Cette présentation portait sur les truffes du Québec, plus précisément sur la caractérisation de leurs composés volatils, un aspect central de mon projet de doctorat. Ces travaux mettent en lumière l’unicité de l’arôme de ces champignons forestiers à fort potentiel économique et gastronomique, encore peu connus sur notre territoire.
Je remercie sincèrement le CEF pour son appui financier, m’ayant permis de participer à cette expérience unique et enrichissante et de faire rayonner des produits forestiers uniques du Québec sur la scène internationale.


6 janvier 2026
Retour sur la 5ᵉ rencontre annuelle du Laboratoire International de Recherche sur les Forêts Froides – Pessamit, Québec
Un texte de Jonathan A. Lesven et Mathis Jean--Sépet
La 5ᵉ rencontre annuelle du Laboratoire International de Recherche sur les Forêts Froides
s’est tenue du 27 au 31 octobre 2025 au Centre communautaire Ka Mamultunanut, au sein de la communauté innue de Pessamit, sur la Côte-Nord du Québec. Cette édition marquante a rassemblé chercheur·es et étudiant·es québécois comme français autour du thème : « Comprendre les trajectoires écologiques des forêts froides : apports conjoints des savoirs scientifiques et autochtones ».
Organisée au sein du territoire ancestral innu, la rencontre a mis l’accent sur le dialogue entre disciplines scientifiques (écologie, paléoécologie, dendroécologie, modélisation, foresterie) et sur l'importance des savoirs autochtones pour mieux comprendre les dynamiques passées, présentes et futures des forêts boréales et de montagne. Grâce au soutien financier du Centre d’étude de la forêt (CEF), Jonathan Lesven et Mathis Jean--Sépet ont pu participer à cette rencontre et y présenter leurs travaux de recherche en paléoécologie, portant sur la reconstitution des relations entre feux, climat et végétation au cours des derniers millénaires dans différentes régions du Québec.
Nous remercions chaleureusement le Centre d’étude de la forêt (CEF) pour le soutien financier accordé, qui a contribué au succès de cette rencontre et au renforcement des collaborations scientifiques et humaines au sein du réseau Forêts Froides!













