Tremblay2009d

Référence

Tremblay, M. (2009) Ensemencement naturel des pessières à lichens par l'épinette noire (Picea mariana (Mill.) B.S.P.) : importance de la source de semences et de la qualité des lits de germination. Mémoire de maîtrise, Université du Québec à Chicoutimi.

Résumé

L'ouverture des peuplements denses de pessières à mousses vers des peuplements de faibles densités de pessières à lichens est un phénomène naturel et irréversible. Ces territoires occupent au moins 6% du domaine bioclimatique de la pessière noire à mousses de sorte que le potentiel économique que représente leur boisement peut s'avérer considérable, surtout avec une modalité sylvicole ne nécessitant pas de plantation. Un dispositif en six blocs complets a été installé a l'été 2005 avec en parcelle principale 2 types de peuplements (pessières à mousse et pessière à lichens), et en sous parcelle deux niveaux de perturbation (coupé sans scarifiage et coupé avec scarifiage), afin de comparer les pessières à lichens (PL) et les pessière à mousses (PM) quant à la pluie de graines, la germination en laboratoire et l'installation des semis naturels. Des grilles de trappes à graines et de quadrats ont été installées au sol pour suivre la pluie de graines et l'installation des semis. Des comparaisons ont aussi été effectuées entre deux modalités sylvicoles en pessière à lichens, soit coupe et scarifiage et scarifiage sans coupe. Des tests de germination ont été réalisés en laboratoire sur les graines d'épinettes noires. La pluie de graines dans PM a été évaluée à 548 000 graines à l'hectare contre 381 000 graines à l'hectare dans PL l'année suivant les traitements sylvicoles et proviendrait principalement de la lisière boisée. Les graines les plus courtes ont germées dans une proportion de 7,5% alors que les graines les plus longues ont germées dans une proportion de 33,7%, peu importe que l'on soit en PM ou en PL. L'installation des semis d'épinettes noires a été 10 fois plus élevée dans PM par rapport à PL pour les superficies non perturbées au sol par la machinerie. Pour les superficies avec scarifiage, 4,1 fois plus de semis d'épinettes noires ont été dénombrés dans le sillon par rapport à l'inter-sillon, indépendamment du type de peuplement. La réceptivité du sillon de scarifiage s'est avérée 19,5 fois plus élevée dans le sillon de scarifiage par rapport à l'inter-sillon sans différence significative par rapport au peuplement (PM vs PL). Le sol minéral mis à nu et la matière organique en décomposition se sont révélés les meilleurs substrats pour l'émergence des semis d'épinettes noires dans le sillon de scarifiage. Pour ce qui est des comparaisons entre la pessière à lichens coupée (PL) et scarifiée et la pessière à lichens scarifiée sans coupe (PLSC), 7,7 fois plus de graines ont été récoltées dans PLSC par rapport à PL. La modalité sans coupe ne s'est donc pas avérée limitante quant à l'ensemencement naturel.

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@MASTERSTHESIS { Tremblay2009d,
    AUTHOR = { Tremblay, M. },
    TITLE = { Ensemencement naturel des pessières à lichens par l'épinette noire (Picea mariana (Mill.) B.S.P.) : importance de la source de semences et de la qualité des lits de germination },
    SCHOOL = { Université du Québec à Chicoutimi },
    YEAR = { 2009 },
    NOTE = { CEFTMS, Lord, D. and Boucher, J.F. },
    ABSTRACT = { L'ouverture des peuplements denses de pessières à mousses vers des peuplements de faibles densités de pessières à lichens est un phénomène naturel et irréversible. Ces territoires occupent au moins 6% du domaine bioclimatique de la pessière noire à mousses de sorte que le potentiel économique que représente leur boisement peut s'avérer considérable, surtout avec une modalité sylvicole ne nécessitant pas de plantation. Un dispositif en six blocs complets a été installé a l'été 2005 avec en parcelle principale 2 types de peuplements (pessières à mousse et pessière à lichens), et en sous parcelle deux niveaux de perturbation (coupé sans scarifiage et coupé avec scarifiage), afin de comparer les pessières à lichens (PL) et les pessière à mousses (PM) quant à la pluie de graines, la germination en laboratoire et l'installation des semis naturels. Des grilles de trappes à graines et de quadrats ont été installées au sol pour suivre la pluie de graines et l'installation des semis. Des comparaisons ont aussi été effectuées entre deux modalités sylvicoles en pessière à lichens, soit coupe et scarifiage et scarifiage sans coupe. Des tests de germination ont été réalisés en laboratoire sur les graines d'épinettes noires. La pluie de graines dans PM a été évaluée à 548 000 graines à l'hectare contre 381 000 graines à l'hectare dans PL l'année suivant les traitements sylvicoles et proviendrait principalement de la lisière boisée. Les graines les plus courtes ont germées dans une proportion de 7,5% alors que les graines les plus longues ont germées dans une proportion de 33,7%, peu importe que l'on soit en PM ou en PL. L'installation des semis d'épinettes noires a été 10 fois plus élevée dans PM par rapport à PL pour les superficies non perturbées au sol par la machinerie. Pour les superficies avec scarifiage, 4,1 fois plus de semis d'épinettes noires ont été dénombrés dans le sillon par rapport à l'inter-sillon, indépendamment du type de peuplement. La réceptivité du sillon de scarifiage s'est avérée 19,5 fois plus élevée dans le sillon de scarifiage par rapport à l'inter-sillon sans différence significative par rapport au peuplement (PM vs PL). Le sol minéral mis à nu et la matière organique en décomposition se sont révélés les meilleurs substrats pour l'émergence des semis d'épinettes noires dans le sillon de scarifiage. Pour ce qui est des comparaisons entre la pessière à lichens coupée (PL) et scarifiée et la pessière à lichens scarifiée sans coupe (PLSC), 7,7 fois plus de graines ont été récoltées dans PLSC par rapport à PL. La modalité sans coupe ne s'est donc pas avérée limitante quant à l'ensemencement naturel. },
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