PlamondonMailhot2016

Référence

Plamondon, A.P. and Mailhot, P. (2016) Rapport de suivi de la qualité de l’eau de la rivière Jean-Noël. 2010-2015. Technical report, Comité de bassin versant de la rivière Jean-Noël et Organisme de bassins versants Carlevoix-Montmorency.

Résumé

Au cours des décennies 1990 et 2000, la présence abondante d’algues durant certaines années a été observée par des citoyens fréquentant les abords de la rivière Jean-Noël. Ces observations, de même que l’intérêt des citoyens pour la rivière et la qualité de ses eaux, ont conduit à la création du Comité du bassin versant de la rivière Jean-Noël (CBVRJN). Le questionnement des citoyens sur la qualité de l’eau de la rivière a incité le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), dans le cadre du Programme prime-vert visant la réduction de la pollution diffuse agricole, à effectuer un échantillonnage intensif dans six stations du réseau hydrographique de la rivière Jean-Noël en 2010. L’étude a conclu à une qualité satisfaisante de l’eau de la rivière, mais les résultats ont démontré l’occurrence sporadique ou continue, selon le point de mesure, de concentrations de phosphore et d’autres paramètres de la qualité de l’eau dépassant les critères du ministère du Développement durable, de l’Environnement, et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Ce constat n’a pas été réfuté par les mesures effectuées en 2010 par l’Organisme de bassins versants Charlevoix-Montmorency (OBV-CM) à la charge du lac Aux-Bois-Verts (station LAB), dans un ruisseau en aval d’une gravière (station GRAVIÈRE) et dans un ruisseau en aval de l’aire de traitement des résidus de fosses septiques par SANI Charlevoix (station SANI).Ainsi, en 2011, l’OBV-CM, avec l’appui du CBVRJN, a effectué des prélèvements à deux stations étudiées par le MAPAQ en 2010 et aux stations GRAVIÈRE et SANI. Le budget de l’OBV-CM couvrant tout le territoire entre les rivières Montmorency et Saguenay, seuls trois à quatre prélèvements ont été effectués dans les stations du bassin de la rivière Jean-Noël en 2011. À la suite des résultats des campagnes 2010 et 2011, une proposition de suivi de la qualité de l’eau visant le maintien, l’abandon et l’ajout de stations de mesure dans le bassin a été élaborée par le Comité de bassin. En 2012, l’OBV-CM, toujours avec l’appui du CBVRJN, a effectué des prélèvements plus nombreux qu’en 2011 dans quatre stations et la station GRAVIÈRE a été abandonnée après deux mesures. Dans le but d’ajouter des stations de prélèvements nécessaires à la localisation des sources de phosphore et autres substances, le CBVRJN a sollicité du financement auprès de diverses entités pour les saisons 2013 à 2015. Les fonds reçus, joints à la capacité financière de l’OBV-CM, ont permis l’ajout de stations de mesures et d’augmenter le nombre de prélèvements. Ce rapport présente les résultats cumulés des suivis de la qualité de l’eau durant la période 2010-2015.La qualité de l’eau est jugée selon des critères qui réfèrent à ses caractéristiques physiques, chimiques et biologiques en fonction d’un usage particulier ou de plusieurs usages. Par exemple, le critère pour éviter un effet (négatif) chronique sur les organismes aquatiques par l’enrichissement en phosphore est de maintenir la concentration médiane de phosphore total dans l’eau sous 0,03 mg/l. Le MDDELCC a développé un indice de la qualité générale de l’eau pour des usages multiples qui permet de comparer la qualité de l’eau des rivières et ruisseaux du Québec de façon standardisée. Cet indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP) a été adapté aux données du BVRJN pour l’utilisation de cinq paramètres, soit • les matières en suspension,• l’azote ammoniacal,• le phosphore total,• les nitrates, et • les coliformes fécaux.  L’IQBP dans le ruisseau Témoin échantillonné en 2014-2015 est de 79, sur une échelle de 0 à 100, soit à la limite de la classe de bonne qualité qui débute à 80. La qualité de l’eau à l’embouchure de la rivière est classée satisfaisante, mais on note une tendance à la baisse de l’IQBP entre les périodes 2011-2013 et 2014-2015. Pendant la première période, le paramètre qui limite la valeur de l’indice est l’azote sous forme de nitrates, tandis que le paramètre limite est maintenant le phosphore total. Pour 2014-2015, l’indice est établi à 64, soit près de la limite inférieure de la classe de qualité satisfaisante. Une évaluation plus juste de la tendance sera obtenue avec une année supplémentaire de données car une estimation sur une période de 3 ans est recommandée par le MDDELCC. L’IQBP à l’embouchure de la rivière est dans la partie basse de la classe de qualité satisfaisante parce que la rivière reçoit du phosphore, de l’azote et des coliformes provenant des activités humaines sur le bassin versant. Cependant, les concentrations du phosphore total (PT) et des nitrates (NO3) à l’embouchure de la rivière Jean-Noël ne dépassent pas les critères respectifs (0,03 mg P/l, 2,9 mg N/l) pour avoir un effet chronique sur les organismes aquatiques. Les concentrations des NO3 sont systématiquement au-dessus de celles du Témoin. La concentration des coliformes fécaux à l’embouchure de la rivière Jean-Noël ne dépasse pas le critère (200 UFC/100 ml) pour l’effet chronique sur les organismes aquatiques, l’eau potable qui sera filtrée ainsi que les activités de contact comme la baignade.Les deux autres paramètres de l’IQBP, soit la concentration des matières en suspension et de l’azote ammoniacal, n’affectent pas la qualité générale de l’eau ni les organismes aquatiques. Pour éviter d’augmenter la concentration des matières en suspension, il faudra être vigilant lors du creusage ou du nettoyage des fossés de chemin et autres travaux mettant le sol minéral à nu près des cours d’eau. Par exemple, le creusage des fossés du chemin dans le rang Ste-Philomène il y a quelques années a entrainé une grande quantité de sédiments dans les petits cours d’eau. Ces dépots sont toujours très visibles dans les dépressions. Les sédiments se sont plus ou moins stabilisés avant d’atteindre l’exutoire du bassin versant MONASTÈRE au chemin du rang St-Jean Baptiste.Selon l’IQBP la qualité générale de l’eau était douteuse à la station SANI (en aval des activités de SANI Charlevoix) en 2011-2013 puis remonte à satisfaisante par la suite. La qualité générale était douteuse aux stations M3 (ruisseau qui draine la partie ouest du rang du Ruisseau des Frênes en 2015), LAB (charge principale du lac Aux-Bois-Verts de 2012 à 2015) et SH3 (aval usine de traitement de St-Hilarion de 2012 à 2015). Elle était mauvaise dans le cas du bassin agricole SP2 (ruisseau rang St-Pierre en 2015).Les concentrations moyennes du phosphore total obtenues dans ces tributaires de la rivière Jean-Noël sont relativement élevées et dépassent le critère d’effet chronique sur les organismes aquatiques. Les concentrations moyennes de nitrates dans ces tributaires sont systématiquement au-dessus de celles des valeurs Témoins. Toutefois, elles ne dépassent pas 50 % de la valeur du critère pour l’effet chronique sur les organismes aquatiques à une exception près. La concentration moyenne (2,8 mg/l) au ruisseau SP2 en 2015 est à la limite du critère d’effet chronique sur les organismes aquatiques.En ce qui a trait aux coliformes fécaux, le critère (200 UFC/100 ml) d’effet chronique sur les organismes aquatiques, l’eau potable qui sera filtrée et les activités de contact comme la baignade est souvent dépassé aux stations M3 (2015), LAB (2013-2015), SH3 (2013-2015) et MONASTÈRE (2013-2015). Un seul dépassement de ce critère a été observé à la station SP2. Le ruisseau en aval de l’usine de traitement de St-Hilarion et le ruisseau SANI exportent l’équivalent de 11 % et 1 % du surplus de PT attribué aux activités agricoles. Ces ratios sont de 8 % et 1 % pour la charge en NO3. Les charges de ces substances provenant des aires agricoles du bassin LAB (2013-2015), du bassin M3 (2015), du rang St-Pierre et des rangs St-Nicolas et Premier sont nettement au-dessus de celles calculées pour les autres zones agricoles. La plupart des engrais, de même que les fumiers utilisés pour fertiliser les terres sont riches en azote et en phosphore. Si ces éléments ne sont pas absorbés par les plantes ou retenu dans le sol, ils peuvent se retrouver en quantité importante dans les fossés et dans les cours d’eau, notamment par le ruissellement de surface accompagné de l’érosion du sol. En somme, plusieurs tributaires ont des concentrations de phosphore total ou de nitrates qui dépassent le critère de protection des organismes aquatiques (effet chronique). En présence de concentration plus élevées que le critère, les bons organismes risquent d’être remplacés par d’autres plus résistants à l’eau de moins bonne qualité tout en réduisant la biodiversité aquatique qui peut s’étendre sur des kilomètres de cours d’eau. On doit d’abord viser à réduite les apports de phosphore qui est le paramètre limitant la qualité générale de l’eau, sauf à la station SP2 où ce sont les nitrates qui rabaissent le niveau de qualité. Cependant, aux stations SH3, LAB et SP2, en plus de se préoccuper prioritairement du phosphore, il faut également réduire les apports de nitrates. Quant aux concentrations de coliformes fécaux aux stations M3 et LAB, elles sont préoccupantes.Enfin, la qualité de l’eau à l’embouchure de la rivière Jean-Noël est tout juste satisfaisante à cause des apports importants provenant de plusieurs aires agricoles dont les effets sont atténués par dilution dans un grand volume d’eau provenant des zones boisées qui couvrent 80 % de la superficie du bassin versant. L’eau à l’embouchure demeure adéquate pour la baignade et pour le prélèvement d’eau potable à traiter par filtration mais la diminution de sa qualité au cours des dernières années incite à la vigilance. Il est, par conséquent, fortement suggéré de poursuivre le suivi de la qualité de l’eau à certaines stations en 2016 et d’identifier par un échantillonnage spécial les sources naturelles et humaines du phosphore, du nitrate et des coliformes fécaux.

Format EndNote

Vous pouvez importer cette référence dans EndNote.

Format BibTeX-CSV

Vous pouvez importer cette référence en format BibTeX-CSV.

Format BibTeX

Vous pouvez copier l'entrée BibTeX de cette référence ci-bas, ou l'importer directement dans un logiciel tel que JabRef .

@TECHREPORT { PlamondonMailhot2016,
    AUTHOR = { Plamondon, A.P. and Mailhot, P. },
    TITLE = { Rapport de suivi de la qualité de l’eau de la rivière Jean-Noël. 2010-2015. },
    INSTITUTION = { Comité de bassin versant de la rivière Jean-Noël et Organisme de bassins versants Carlevoix-Montmorency },
    YEAR = { 2016 },
    ABSTRACT = { Au cours des décennies 1990 et 2000, la présence abondante d’algues durant certaines années a été observée par des citoyens fréquentant les abords de la rivière Jean-Noël. Ces observations, de même que l’intérêt des citoyens pour la rivière et la qualité de ses eaux, ont conduit à la création du Comité du bassin versant de la rivière Jean-Noël (CBVRJN). Le questionnement des citoyens sur la qualité de l’eau de la rivière a incité le ministère de l'Agriculture, des Pêcheries et de l'Alimentation du Québec (MAPAQ), dans le cadre du Programme prime-vert visant la réduction de la pollution diffuse agricole, à effectuer un échantillonnage intensif dans six stations du réseau hydrographique de la rivière Jean-Noël en 2010. L’étude a conclu à une qualité satisfaisante de l’eau de la rivière, mais les résultats ont démontré l’occurrence sporadique ou continue, selon le point de mesure, de concentrations de phosphore et d’autres paramètres de la qualité de l’eau dépassant les critères du ministère du Développement durable, de l’Environnement, et de la Lutte contre les changements climatiques (MDDELCC). Ce constat n’a pas été réfuté par les mesures effectuées en 2010 par l’Organisme de bassins versants Charlevoix-Montmorency (OBV-CM) à la charge du lac Aux-Bois-Verts (station LAB), dans un ruisseau en aval d’une gravière (station GRAVIÈRE) et dans un ruisseau en aval de l’aire de traitement des résidus de fosses septiques par SANI Charlevoix (station SANI).Ainsi, en 2011, l’OBV-CM, avec l’appui du CBVRJN, a effectué des prélèvements à deux stations étudiées par le MAPAQ en 2010 et aux stations GRAVIÈRE et SANI. Le budget de l’OBV-CM couvrant tout le territoire entre les rivières Montmorency et Saguenay, seuls trois à quatre prélèvements ont été effectués dans les stations du bassin de la rivière Jean-Noël en 2011. À la suite des résultats des campagnes 2010 et 2011, une proposition de suivi de la qualité de l’eau visant le maintien, l’abandon et l’ajout de stations de mesure dans le bassin a été élaborée par le Comité de bassin. En 2012, l’OBV-CM, toujours avec l’appui du CBVRJN, a effectué des prélèvements plus nombreux qu’en 2011 dans quatre stations et la station GRAVIÈRE a été abandonnée après deux mesures. Dans le but d’ajouter des stations de prélèvements nécessaires à la localisation des sources de phosphore et autres substances, le CBVRJN a sollicité du financement auprès de diverses entités pour les saisons 2013 à 2015. Les fonds reçus, joints à la capacité financière de l’OBV-CM, ont permis l’ajout de stations de mesures et d’augmenter le nombre de prélèvements. Ce rapport présente les résultats cumulés des suivis de la qualité de l’eau durant la période 2010-2015.La qualité de l’eau est jugée selon des critères qui réfèrent à ses caractéristiques physiques, chimiques et biologiques en fonction d’un usage particulier ou de plusieurs usages. Par exemple, le critère pour éviter un effet (négatif) chronique sur les organismes aquatiques par l’enrichissement en phosphore est de maintenir la concentration médiane de phosphore total dans l’eau sous 0,03 mg/l. Le MDDELCC a développé un indice de la qualité générale de l’eau pour des usages multiples qui permet de comparer la qualité de l’eau des rivières et ruisseaux du Québec de façon standardisée. Cet indice de qualité bactériologique et physicochimique (IQBP) a été adapté aux données du BVRJN pour l’utilisation de cinq paramètres, soit • les matières en suspension,• l’azote ammoniacal,• le phosphore total,• les nitrates, et • les coliformes fécaux.  L’IQBP dans le ruisseau Témoin échantillonné en 2014-2015 est de 79, sur une échelle de 0 à 100, soit à la limite de la classe de bonne qualité qui débute à 80. La qualité de l’eau à l’embouchure de la rivière est classée satisfaisante, mais on note une tendance à la baisse de l’IQBP entre les périodes 2011-2013 et 2014-2015. Pendant la première période, le paramètre qui limite la valeur de l’indice est l’azote sous forme de nitrates, tandis que le paramètre limite est maintenant le phosphore total. Pour 2014-2015, l’indice est établi à 64, soit près de la limite inférieure de la classe de qualité satisfaisante. Une évaluation plus juste de la tendance sera obtenue avec une année supplémentaire de données car une estimation sur une période de 3 ans est recommandée par le MDDELCC. L’IQBP à l’embouchure de la rivière est dans la partie basse de la classe de qualité satisfaisante parce que la rivière reçoit du phosphore, de l’azote et des coliformes provenant des activités humaines sur le bassin versant. Cependant, les concentrations du phosphore total (PT) et des nitrates (NO3) à l’embouchure de la rivière Jean-Noël ne dépassent pas les critères respectifs (0,03 mg P/l, 2,9 mg N/l) pour avoir un effet chronique sur les organismes aquatiques. Les concentrations des NO3 sont systématiquement au-dessus de celles du Témoin. La concentration des coliformes fécaux à l’embouchure de la rivière Jean-Noël ne dépasse pas le critère (200 UFC/100 ml) pour l’effet chronique sur les organismes aquatiques, l’eau potable qui sera filtrée ainsi que les activités de contact comme la baignade.Les deux autres paramètres de l’IQBP, soit la concentration des matières en suspension et de l’azote ammoniacal, n’affectent pas la qualité générale de l’eau ni les organismes aquatiques. Pour éviter d’augmenter la concentration des matières en suspension, il faudra être vigilant lors du creusage ou du nettoyage des fossés de chemin et autres travaux mettant le sol minéral à nu près des cours d’eau. Par exemple, le creusage des fossés du chemin dans le rang Ste-Philomène il y a quelques années a entrainé une grande quantité de sédiments dans les petits cours d’eau. Ces dépots sont toujours très visibles dans les dépressions. Les sédiments se sont plus ou moins stabilisés avant d’atteindre l’exutoire du bassin versant MONASTÈRE au chemin du rang St-Jean Baptiste.Selon l’IQBP la qualité générale de l’eau était douteuse à la station SANI (en aval des activités de SANI Charlevoix) en 2011-2013 puis remonte à satisfaisante par la suite. La qualité générale était douteuse aux stations M3 (ruisseau qui draine la partie ouest du rang du Ruisseau des Frênes en 2015), LAB (charge principale du lac Aux-Bois-Verts de 2012 à 2015) et SH3 (aval usine de traitement de St-Hilarion de 2012 à 2015). Elle était mauvaise dans le cas du bassin agricole SP2 (ruisseau rang St-Pierre en 2015).Les concentrations moyennes du phosphore total obtenues dans ces tributaires de la rivière Jean-Noël sont relativement élevées et dépassent le critère d’effet chronique sur les organismes aquatiques. Les concentrations moyennes de nitrates dans ces tributaires sont systématiquement au-dessus de celles des valeurs Témoins. Toutefois, elles ne dépassent pas 50 % de la valeur du critère pour l’effet chronique sur les organismes aquatiques à une exception près. La concentration moyenne (2,8 mg/l) au ruisseau SP2 en 2015 est à la limite du critère d’effet chronique sur les organismes aquatiques.En ce qui a trait aux coliformes fécaux, le critère (200 UFC/100 ml) d’effet chronique sur les organismes aquatiques, l’eau potable qui sera filtrée et les activités de contact comme la baignade est souvent dépassé aux stations M3 (2015), LAB (2013-2015), SH3 (2013-2015) et MONASTÈRE (2013-2015). Un seul dépassement de ce critère a été observé à la station SP2. Le ruisseau en aval de l’usine de traitement de St-Hilarion et le ruisseau SANI exportent l’équivalent de 11 % et 1 % du surplus de PT attribué aux activités agricoles. Ces ratios sont de 8 % et 1 % pour la charge en NO3. Les charges de ces substances provenant des aires agricoles du bassin LAB (2013-2015), du bassin M3 (2015), du rang St-Pierre et des rangs St-Nicolas et Premier sont nettement au-dessus de celles calculées pour les autres zones agricoles. La plupart des engrais, de même que les fumiers utilisés pour fertiliser les terres sont riches en azote et en phosphore. Si ces éléments ne sont pas absorbés par les plantes ou retenu dans le sol, ils peuvent se retrouver en quantité importante dans les fossés et dans les cours d’eau, notamment par le ruissellement de surface accompagné de l’érosion du sol. En somme, plusieurs tributaires ont des concentrations de phosphore total ou de nitrates qui dépassent le critère de protection des organismes aquatiques (effet chronique). En présence de concentration plus élevées que le critère, les bons organismes risquent d’être remplacés par d’autres plus résistants à l’eau de moins bonne qualité tout en réduisant la biodiversité aquatique qui peut s’étendre sur des kilomètres de cours d’eau. On doit d’abord viser à réduite les apports de phosphore qui est le paramètre limitant la qualité générale de l’eau, sauf à la station SP2 où ce sont les nitrates qui rabaissent le niveau de qualité. Cependant, aux stations SH3, LAB et SP2, en plus de se préoccuper prioritairement du phosphore, il faut également réduire les apports de nitrates. Quant aux concentrations de coliformes fécaux aux stations M3 et LAB, elles sont préoccupantes.Enfin, la qualité de l’eau à l’embouchure de la rivière Jean-Noël est tout juste satisfaisante à cause des apports importants provenant de plusieurs aires agricoles dont les effets sont atténués par dilution dans un grand volume d’eau provenant des zones boisées qui couvrent 80 % de la superficie du bassin versant. L’eau à l’embouchure demeure adéquate pour la baignade et pour le prélèvement d’eau potable à traiter par filtration mais la diminution de sa qualité au cours des dernières années incite à la vigilance. Il est, par conséquent, fortement suggéré de poursuivre le suivi de la qualité de l’eau à certaines stations en 2016 et d’identifier par un échantillonnage spécial les sources naturelles et humaines du phosphore, du nitrate et des coliformes fécaux. },
}

********************************************************** ***************** Facebook Twitter *********************** **********************************************************

Abonnez-vous à
l'Infolettre du CEF!

********************************************************** ************* Colloque **************************** **********************************************************

1er au 3 mai 2019
UQAC

********************************************************** ************* R à Québec 2019**************************** **********************************************************

********************************************************** ********************* Traits **************************** **********************************************************

********************************************************** ************* Écoles d'été et formation **************************** **********************************************************

Écoles d'été et formations

Cours intensif sur l'analyse des pistes 
6-10 mai 2019, Université de Sherbrooke
Cours intensif : Taxonomie et méthodes d’échantillonnage en tourbières 
6-17 mai 2019, Université Laval
Dendrochronological Fieldweek 2019 
16-21 mai 2019, Station FERLD
Traits Fonctionnels des Organismes - École thématique internationale
19-24 mai 2019, Porquerolles, France
Cours aux cycles supérieurs: Terrain avancé en géographie 
10-15 juin 2019, FERLD, Abitibi-Témiscamingue
École d'été « Drones et télédétection environnementale » 
13-14 juin 2019, Sherbrooke
Ecole d'été en Biologie et Ecologie intégratives 
6-12 juillet 2019, Pyrénées françaises
École d'été en modélisation de la biodiversité 
19-23 août 2019, Orford
Cours aux cycles supérieurs: Aménagement des écosystèmes forestiers 
19-30 août 2019, Station FERLD

********************************************************** ***************** Pub - Carapace ****************** **********************************************************

********************************************************** ***************** Pub - Budworm ****************** **********************************************************

********************************************************** ***************** Pub - Colibri **************************** **********************************************************

********************************************************** ********** Pub 6 - Au coeur de l'arbre *********** **********************************************************

...Une exposition
virtuelle sur l'arbre!

********************************************************** ***************** Boîte à trucs *************** **********************************************************

CEF-Référence
La référence vedette !

Jérémie Alluard (2016) Les statistiques au moments de la rédaction 

  • Ce document a pour but de guider les étudiants à intégrer de manière appropriée une analyse statistique dans leur rapport de recherche.

Voir les autres...