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Titulares

La actualidad del CEF en profondidad


16 novembre 2017

International Bird Observatory Conference à Cape May, un endroit clé pour le regroupement des oiseaux en migration et pour les rencontres internationales
Texte Camille Bégin Marchand et photos par Pascal Côté, sauf pour la photo de groupe (IBOC 2017)
Le Congrès Internationale des Observatoires d’Oiseaux s’est déroulé à Cape May, au New Jersey, en pleine période migratoire. Je me suis rendue au congrès avec Pascal Côté, le directeur de l’Observatoire d’Oiseaux de Tadoussac (OOT), avec qui je collabore pour mon projet de maîtrise en Sciences forestières à l’Université Laval. Il s’agissait du deuxième congrès, le premier ayant eu lieu en 2014 à l’Observatoire d’oiseaux de Falsterbo, en Suède. Nous avons donc été accueilli le jeudi soir et, tout au long du congrès, nous avons pu rencontrer les différents directeurs, fondateurs et bénévoles d’observatoires d’oiseaux de différents pays à travers le monde (Brésil, Canada, Costa Rica, Corée du Sud, Danemark, États-Unis, Israël, Mexique, Suède, Suisse, etc.) Les 4 jours de congrès ont été ponctués de conférences sur différentes thématiques : la recherche, l’éducation et la sensibilisation, la surveillance en migration, les nouvelles technologies et le réseautage. Chaque observatoire avait l’opportunité de présenter ses travaux et ses réalisations au cours d’une courte présentation éclair de 5 minutes. On pouvait aussi consulter les affiches des différents participants au congrès. Le samedi après-midi était réservé à des sessions de remue-méninges entre les différents observatoires afin d’échanger des idées sur différents thèmes. J’ai trouvé fascinant de voir que chacun fait face à des défis similaires et chacun a su développer ses propres stratégies afin de les relever. Le but du congrès étant de créer une entité, un groupe dans lequel tous les observatoires dans le monde pourraient être en contact les uns avec les autres et ainsi échanger leurs différentes stratégies, défis, découvertes, etc.

J’ai finalement présenté mon projet de recherche lors de la toute dernière journée du congrès, au cours des courtes 10 minutes qui m’étaient accordées, dans la thématique de l’étude de la migration des oiseaux à l’aide des nouvelles technologies. Ma présentation a été bien reçue par l’audience et certains sont venus me poser des questions par la suite pour avoir plus de détails sur certains aspects de mon projet de recherche. J’étais très intimidée de présenter mon projet devant tous ces gens, mais c’était une expérience plus que bénéfique et enrichissante pour moi: on m’a donné beaucoup d’idées et de références afin de poursuivre mon projet de recherche et j’ai pu rencontrer et échanger avec différents chercheurs travaillant sur des sujets connexes au mien. Je suis très reconnaissante d’avoir pu participer à ce congrès.

Somme toutes, le congrès fut un succès dans le sens où chacun, nous y compris, a pu faire connaissance avec les autres observatoires d’ailleurs dans le monde, prendre conscience des différents projets de recherche qui y sont effectués et échanger des idées avec d’autres. On peut donc dire que l’objectif de ce congrès a été atteint haut la main!

7 novembre 2017

125e Congrès IUFRO, Fribourg-en-Brisgau, Allemagne (du 18 au 22 septembre 2017)
Texte et photos par Laurie Dupont-Leduc
Au terme de ma maîtrise, j’ai eu l’opportunité d’assister et de présenter mes travaux de recherche au 125e congrès IUFRO à Fribourg-en-Brisgau en Allemagne. Depuis sa création, l’IUFRO fait la promotion de la coopération internationale dans le domaine de la recherche liée aux forêts et aux arbres. Cette organisation comprend plus de 15 000 scientifiques dans plus de 120 pays, provenant de plus de 650 organisations membres. Le congrès de cette année était un congrès anniversaire, qui a rassemblé environ 2000 participants. Un grand nombre de sessions étaient regroupées en thèmes et les présentations allaient du matin jusqu’au soir.

Cette expérience, bien qu’un peu intimidante, fut extrêmement intéressante et enrichissante. Des rencontres et discussions m’ont permis d’échanger avec des chercheurs provenant de pays et de milieux différents, en plus d’avoir leur opinion sur mes projets de recherche. J’ai pu assister à plusieurs sessions sur des sujets qui m’intéressent, entre autres sur la biodiversité forestière et la résistance aux perturbations naturelles ; sur la promotion de la biodiversité forestière en favorisant la complexité structurale des écosystèmes ; sur les impacts des changements environnementaux sur la croissance et la productivité des forêts aménagées et naturelles ; sur la sylviculture proche de la nature ; sur l’intégration des changements climatiques, des perturbations et des effets de la diversité dans les modèles de croissance ; sur la gestion des forêts pour la biodiversité et la résilience. La qualité des conférenciers et la pertinence des études étaient remarquables. J’ai pu ainsi prendre connaissance de nombreux travaux effectués en Europe et ailleurs dans des domaines très variés. Cela m’a permis d’ouvrir mes horizons et de voir ce qu’il se fait comme recherche ailleurs.

Pour ma part, j’ai pu présenter les résultats de mon projet de maîtrise à travers une présentation orale intitulée : « Changing stand structure in plantations: a very large challenge ». Mon projet de maîtrise porte sur une expérience d’éclaircies commerciales, qui consiste au dégagement de compétiteurs autour d’arbres-élites (AÉ) qui a été initiée comme première étape de la conversion structurale de peuplements réguliers/équiennes vers des peuplements irréguliers/inéquiennes au Bas-Saint-Laurent. Ce type d’éclaircie, qui a pour objectif d’accentuer la complexité structurale des peuplements, a récemment été proposé afin de répondre aux exigences de la Loi québécoise sur l’aménagement durable du territoire forestier. Les objectifs du projet étaient de comparer les effets des éclaircies commerciales (dégagement d’AÉ, par le bas et témoin) sur la croissance du peuplement, sur la croissance des arbres individuels et sur la complexité du peuplement. De cette manière, il est possible de savoir si l’éclaircie commerciale par dégagement d’arbres-élites est en mesure d’augmenter la complexité des peuplements, sans réduire leur productivité. Les résultats de ce projet montrent que des interventions subséquentes sont nécessaires pour atteindre les objectifs fixés. Cette première expérience de présentation orale en anglais dans un congrès international a été très enrichissante. Elle m’a permis d’avoir des avis à travers quelques discussions avec des chercheurs présents sur mon projet en général, sur mes résultats ainsi que sur les interventions futures dans mes sites d’études.

Pour bien rentabiliser mon expérience, j’ai aussi présenté une affiche sur mon projet de thèse débuté cet automne : « Effect of diversity on productivity ». Bien qu’il n’y ait pas eu de temps inclus directement dans les sessions pour les affiches, une période était dédiée aux échanges sur les affiches des sessions à chaque jour dans un pavillon de l’université de Fribourg. Le jour de la session dans laquelle j’avais soumis mon affiche, j’ai pu échanger avec quelques chercheurs sur les idées et les directions de mon projet de thèse. J’ai pu me faire de bons contacts, certains étant très intéressés par les résultats futurs de ce projet.

Finalement, j’aimerais remercier le CEF, mon directeur Robert Schneider, mon codirecteur Luc Sirois et tous mes collègues du laboratoire d’aménagement et sylviculture de l’UQAR pour les commentaires et conseils sur mes présentations. Merci de m’avoir offert l’opportunité de présenter mes travaux de recherche, d’assister à de nombreuses conférences et de rencontrer des chercheurs dans la très belle ville de Fribourg-en-Brisgau !


25 octobre 2017

11th International Conference on Behaviour, Physiology and Genetics of Wildlife – Berlin 2017
Texte et photos par Ricardo Simon
La Conference on Behaviour, Physiology and Genetics of Wildlife a lieu tous les deux ans à Berlin sous les auspices de l’IZW (« Leibniz Institute for Zoo and Wildlife Research ») et de l’EAZA (« European Association of Zoos and Aquaria »). Durant les quatre jours de conférence, du 4 au 7 octobre 2017 au Jardin Botanique de Berlin, un vaste éventail de sujets ont été abordés : écologie comportementale, biologie de la conservation, génétique de la conservation, écophysiologie de la faune sauvage, biologie de la reproduction, stress et dérangements, écologie de la faune sauvage urbaine, et enfin l’utilisation des chiens pour la détection de la faune cryptique! Chacune de ces thématiques a été l’objet d’une session de présentations orales et posters ou d’un workshop.

J’ai alors eu le privilège de présenter oralement les résultats de mon premier chapitre de thèse, lors de la session consacrée à l’écologie comportementale. Mon travail porte sur le jeu spatio-temporel prédateur-proie ayant lieu entre les bisons des prairies (Bison bison bison) et les loups gris (Canis lupus) au parc national de Prince Albert, en Saskatchewan. Très brièvement, je démontre notamment que pendant l’automne, les bisons n’évitent pas les parcelles de nourriture où la probabilité de rencontrer des loups est relativement forte, comme cela pourrait être attendu. Ce qu’ils font, c’est ajuster le temps qu’ils y restent : plus c’est dangereux, plus ils quittent la parcelle rapidement.

De façon plus générale, la conférence a débuté avec plusieurs présentations dédiées à la reproduction des espèces en captivité. Le besoin de justifier le maintien des espèces en captivité et d’en améliorer les conditions de vie me semblait sous-jacent à la plupart de ces interventions. L’après-midi de cette première journée a été consacré aux changements de comportements dus aux effets du stress, aux dérangements de toutes sortes, et au vieillissement des individus. La journée a fini avec deux sessions parallèles, l’une portant sur la biologie de la conservation, l’autre sur l’écologie de la faune sauvage urbaine. Dans la première, il était question notamment de présenter des efforts de réintroduction des espèces menacées ainsi que de gestion de conflits faune-humains. Dans la deuxième, le focus était surtout sur les défis d’adaptation auxquels doivent faire face les espèces sauvages en milieu urbain.

Le matin de la deuxième journée a aussi été dédié à la biologie de la conservation, avec notamment un regard sur les impacts du changement climatique et de l’aménagement du territoire sur les méta-communautés d’oiseaux et de mammifères. L’après-midi, la session sur l’écologie comportementale a mis en avant la plasticité comportementale de la faune sauvage face à divers défis écologiques. Le passage d’un violent orage sur Berlin à la fin de cette deuxième journée a alors menacé de clore les débats, mais l’organisation a su trouver des solutions. Coincés au sous-sol d’une des serres du Jardin Botanique par mesure de sécurité, nous avons alors assisté à la session sur l’écophysiologie de la faune sauvage. Beaucoup de présentations s’intéressaient à la torpeur et à des variables annexes. La session parallèle sur l’épigénétique, pour sa part, a débuté en retard, mais je suis content d’avoir pu assister à sa présentation principale. Quoique dépassé en quelque sorte par la complexité d’un sujet hors de mon domaine d’étude, j’ai été émerveillé d’entendre parler d’un mécanisme héréditaire par lequel l’environnement influence l’expression du génotype. Lamarck n’aurait pas autant eu tort que ça, finalement!

Le matin de la troisième journée a été consacré à la génétique de la conservation, particulièrement aux techniques génomiques de gestion des populations en captivité. La conférence a ensuite officiellement pris fin. En après-midi, ceux qui voulaient ont visité l’IZW, alors que la quatrième journée a été dédiée aux workshops auxquels je n’ai pas participé.

En somme, cette conférence m’a permis de faire du réseautage, d’élargir mes horizons scientifiques et de mieux comprendre la place et la pertinence de mes résultats de thèse. J’ai également pu profiter de nombreux échanges très enrichissants, notamment – et comme d’habitude lors de n’importe quelle conférence – pendant les pauses café, le banquet et autour de quelques verres dans les bars en soirée, à proximité du Jardin Botanique. Je tiens à remercier le CEF et mon directeur de thèse, Daniel Fortin, pour le financement de ce voyage exceptionnel.


25 octobre 2017

Rencontre annuelle du GDRI Forêts froides
Texte par Mathilde Pau et photo par Dmitry Subetto
Du 2 au 4 octobre 2017 a eu lieu la rencontre annuelle du GDRI (Groupe De Recherche International) Forêt froides  à Toulouse (France) organisée par Adam Ali (ISEM) et Didier Galop (CNRS - GEODE). Des chercheurs du Canada, de France, de Suède, de Finlande et de Russie, ainsi que leurs étudiants, se sont réunis à la Maison de la Recherche de l’Université Jean Jaurès de Toulouse pour discuter de l’avancement de la recherche sur le fonctionnement des écosystèmes forestiers montagnards et boréaux. Le CEF était représenté par Yves Bergeron, Igor Drobyshev, Sylvie Gauthier, Martin Girardin, Benoît Lafleur et David Paré.

Durant la première journée, les doctorants et post-doctorants ont présenté les résultats de leurs travaux ou leurs projets de recherche. Des discussions sur les possibilités de financement et les orientations des projets à venir, notamment le projet « Fires, adaptations and resilience of boreal forest ecosystem », se sont déroulées pendant la deuxième journée. Pour finir, une visite terrain dans le cadre magnifique des Pyrénées a été organisée lors de la dernière journée, particulièrement ensoleillée. Didier Galop nous a présentés un de ses sites d’étude : la tourbière instrumentée de Bernadouze.


De gauche à droite : Martin Girardin, Adam Ali, David Paré, Chéïma Barhoumi, Cyrielle Ducrot,
Gwenaël Magne, Tuomas Aakala, Benoît Lafleur, Yves Bergeron, Sylvie Gauthier, Igor Dobryshev,
William Marchand, Carole Bastianelli, Gabriel Magnan, Guilherme Pinto, Mara Kitenberga,
Benjamin Andrieux, Didier Galop, Mathilde Pau, Vanessa Py-Saragaglia, Nina Rhyzhkova et Mélanie Saulnier.



19 octobre 2017

La sortie Dupret en Abitibi, un succès
Texte et photos par Julie Arseneault
Les 7 et 8 octobre dernier, une quinzaine de bryologues amateurs et professionnels provenant de diverses régions du Québec et de l’Ontario se sont retrouvés à la Forêt d’Enseignement et de Recherche du Lac Duparquet pour participer à la sortie Dupret. Nommée en l’honneur du prêtre sulpicien François-Hippolyte Dupret (1853-1932), qui a consacré les trente dernières années de sa vie à l'étude des mousses, cette excursion bryologique se veut un rassemblement amical permettant d’explorer un territoire particulier, d’en découvrir la flore bryophytique, d’échanger avec d’autres amateurs et de partager l’expertise des professionnels présents. Cette année, la sortie Dupret est le fruit d’une collaboration entre le Laboratoire de Bryologie de l’UQAT et la Société québécoise de bryologie (SQB).

Notre exploration nous mena au cœur du parc d’Aiguebelle, où plusieurs secteurs ont été visités. Le sentier des Paysages du lac Sault et ses murailles de pierre ont été inventoriés. L’œil aguerri d’une des participantes de l’UQAT, Marion Barbé, aura permis de trouver une espèce peu commune pour la région Buxbaumia aphylla Hedw., une espèce qui n’est pas facilement détectée. Myurella sibirica (Müll. Hal.) Reimers, une espèce jusque-là inconnue pour la région, a été récoltée sur une étroite tablette d’une paroi verticale près du ruisseau de l’esker par un membre de la SQB, Michel Lamond. Le secteur de l’élan et une tourbière ombrotrophe située près de l’entrée Taschereau, dans le secteur nord-est du parc ont aussi eu la visite du joyeux groupe de botaniste. Plus près de la station de recherche, les amateurs ont exploré l’ancien parc à résidu de la mine Beattie de Duparquet et les sentiers aux abords de la station de recherche.

Les découvertes réalisées lors de cette excursion bonifieront la connaissance générale de la flore bryophytique de la région et des secteurs visités.


Exploration de l’ancien parc à résidus de la mine Beattie

Sporophytes de Buxbuamia aphylla Hedw

Les participants n'ont pas eu peur de la pluie du samedi

Sentier des Paysages

Les participants de l'édition 2017

Tourbière du Parc d'Aiguebelle

Marion et sa découverte

Ruisseau de l'Esker

Parc d'Aigubelle, vue du gaut du sentier de l'Élan

Tige de Myurella sibirica grossie 45X, photo par Michel Lamond

Feuille de Myurella sibirica
grossie 100X, photo par
Michel Lamond



26 septembre 2017

8th International Conference on « Wind and Trees » IUFRO, 2017 (Boulder, Colorado)
Texte et photos par Miguel Montoro Girona
« Wind and Trees » est la seule conférence mondiale spécialisée sur les interactions arbre-vent, dans sa dernière édition la foresterie québécoise a été bien représentée avec la participation de Jean-Claude Ruel,Alexis Achim, Miguel Montoro Girona et Marine Duperat. Voici un petit résumé des contributions de chaque participant:

  • Jean-Claude Ruel a montré l’impact potentiel du changement climatique pour le risque de chablis dans l’est du Canada. L’étude considère à la fois les changements dans le régime des vents et celui de la température du sol. Ces résultats ont été publiés déjà dans le journal « Climate Change  ».
  • Alexis Achim a présenté les résultats d’une étude sur la modélisation des charges mécaniques transmises aux arbres lors d’ouragans dans une forêt tropicale sèche de Porto Rico. L’île avait alors été épargnée per les ouragans depuis le passage de George en 1998. C’était avant le passage dévastateur de Maria.
  • Miguel Montoro Girona post-doctorant supervisé par Hubert Morin, a montré des résultats sur la mortalité après traitements de coupes partielles expérimentales, ainsi que les différences écologiques entre les types de mortalité (chablis cassés, renversés et arbres morts debout) 10 ans après l’intervention sylvicole. Cette étude a mis en évidence l’importance de considérer les chablis dans l’aménagement forestier écosystémique des pessières noires.
  • Marine Duperat, étudiante au doctorat avec Jean-Claude Ruel, a présenté son projet de doctorat portant sur l’effet de l’hétérogénéité du peuplement sur les charges imposées par le vent au niveau de l’arbre individuel. Son expérimentation est basée à la Forêt Montmorency sur un peuplement de sapins baumiers et met en relation vitesse de vent, turbulences et déformation des troncs. La partie hivernale de son projet est menée en étroite collaboration avec Sylvain Jutras, professeur d’hydrologie, lui-même membre du CEF.

La conférence s’est déroulée au « National Center for Atmospheric Research » à Boulder au Colorado, un des centres de recherche sur les phénomènes météorologiques les plus importants au monde. Le congrès a été bien planifié et organisé du début à la fin, nous avons pu également participer à une spectaculaire sortie sur le terrain au « Rocky Mountain National Park » où les participants ont pu observer l’impact des perturbations naturelles sur le paysage forestier, notamment les chablis.

Suite à ce congrès, deux numéros spéciaux seront publiés, l’un dans la revue Agricultural and Forest Meteoreology, l’autre dans la revue Forestry.

Le congrès fut un franc succès de par la qualité des conférenciers, la pertinence des études et la grande représentation internationale (Finlande, Suède, France, Suisse, Danemark, États-Unis, Canada, Japon, Népal, Australie, Nouvelle Zélande…). Les chablis restent un sujet peu étudié, et cette conférence donne l’opportunité de partager la connaissance avec les experts les plus importants dans ce domaine, ainsi que d’améliorer le réseau de contacts et de connaitre l’avis de chercheurs reconnus sur nos recherches.


30 août 2017

Rencontre UQAT, MFFP et Tembec sur les enjeux de la coupe partielle dans la pessière à mousses de la ceinture d'argile en Jamésie
Texte et photos par Samuel Roy Proulx


Nicole Fenton (UQAT), Manuel Desroches (UQAT), Samuel Roy Proulx (UQAT),
Luc Michaud (TEMBEC), Sonia Légaré (MFFP), Marie-Ève Sigouin (TEMBEC),
Jeffrey Okopu-Nyame (UQAT), stagiaire (MFFP), Marie-Ève Larouche (MFFP),
Alain Leduc (UQAM)

La rencontre avait pour but d’expliquer les projets sur la coupe partielle en cours aux représentants du MFFP et de Tembec. Le projet de Jeffrey Okopu-Nyame (Msc, UQAT), consiste en une réévaluation 10 ans après traitement de la qualité d’habitat générée par la coupe partielle pour les bryophytes. Par la suite, les travaux de Louiza Moussaoui (Post-doc-UQAM) qui portent sur la classification des structures des pessières à mousses présentent dans les basses terres de la Baie James ont été présentés.

Une visite des sites de Samuel Roy Proulx (Msc, UQAT) qui test la réponse hydrologique des peuplements soumis à la coupe partielle versus à un annelage seulement sans retrait des tiges a été effectuée. Dans ce cas, on tente de maintenir la même quantité de lumière au sol (afin de limiter la croissance des sphaignes) et l’interception des précipitations de la canopée. L’hypothèse de recherche avance que ces éléments sont principalement responsables du rehaussement ou non de la nappe phréatique. Enfin, le potentiel que présente le mélèze laricin afin d’améliorer les conditions de croissance de l’épinette sur sol tourbeux a été discuté. L’objectif était de savoir s’il serait possible de faire du regarni des sentiers de débardage des parcelles traité par coupe partielle avec le mélèze.


Présentations des projets des étudiants Jeffrey et Samuel (UQAT)



23 août 2017

9th International Conference on Mycorrhiza
Texte et photos par Léonie Côté
Dans le cadre de ma maîtrise en foresterie, j’ai eu la chance de participer à la 9ième Conférence Internationale sur les Mycorhizes qui a eu lieu du 30 juillet au 4 août à Prague, en Tchéquie. Mon projet de maîtrise concerne l’isolement et l’identification morpho-moléculaire de micro-organisme symbiotiques de la toundra arctique du Nord du Québec. Le but de mon projet est de créer une banque de micro-organismes pouvant servir à la revégétalisation d’écosystèmes perturbés en milieu nordique. Cette étude va permettre de créer des connaissances sur les symbioses racinaires de la toundra arctique, en plus d’aider à la réhabilitation de résidus miniers dans la région de Schefferville, sur une mine opérée par Tata Steel Minerals Canada.

Le congrès auquel j’ai assisté a lieu tous les deux ans, chaque édition prenant place dans un pays différent. Le but de ce rassemblement est de partager les connaissances, travaux et résultats de recherche qui sont produits à une échelle internationale. Ce congrès permet aux chercheurs travaillant dans un même domaine de mettre leurs travaux en commun et de créer des partenariats. Il permet aussi aux étudiants comme moi d’ouvrir leurs horizons et de voir ce qui se fait comme recherches sur les mycorhizes. La qualité des conférenciers et la pertinence des études qui sont en branle partout sur le globe m’ont confirmé que les mycorhizes sont un sujet d’actualité très en vogue, surtout dans notre contexte de changements climatiques. En effet, plusieurs conférences, surtout celles concernant des études réalisées sur le terrain, évoquaient la modification des symbioses racinaires dues au réchauffement du climat.

En ce qui me concerne, j’ai pu présenter une affiche des différentes étapes de mon projet, ainsi que quelques résultats préliminaires. Les quelques 400 affiches étaient disposées dans une salle adjacentes aux présentation orales. Deux périodes de 1h30 étaient prévues pour permettre aux exposants de répondre aux questions sur leur projet. J’ai pu me faire de bons contacts et avoir l’opinion de chercheurs de renom sur le déroulement de mon étude.

20 juillet 2017

Mathematical Models in Ecology and Evolution 2017
Texte et photos par Marie-Caroline Prima
Mon doctorat porte sur la compréhension des mécanismes associés à la répartition spatiale des populations animales sauvages, ainsi que sur le développement d’outils mathématiques et statistiques pour prédire cette utilisation de l’espace. Plus précisément, j’utilise la théorie des graphes ainsi qu’un modèle de réaction-advection-diffusion pour modéliser les déplacements des individus entre les parcelles de ressources. Une modélisation mécanistique des déplacements offre l’avantage de pouvoir prédire la répartition spatiale des animaux lorsque le paysage est perturbé.

La modélisation est largement utilisée en écologie pour diverses applications, que ce soit pour développer la théorie, avoir une meilleure compréhension du fonctionnement d’un système empirique ou encore prédire l’évolution d’un système selon différents scénarios. Ainsi, le congrès « Mathematical Models in Ecology and Evolution 2017 » avait pour but de regrouper des mathématiciens et des biologistes et de révéler quels étaient les derniers développements de modèles dans le domaine ainsi que de montrer à une nouvelle génération de chercheur leur potentielle application en écologie et évolution. Le congrès s’est déroulé à la « City, University of London » du 10 au 12 juillet 2017. Il s’agit d’un congrès biannuel et international où plus de 160 travaux ont été présentés cette année (courtes présentations, mini-symposiums et posters). En plus de ces diverses présentations, 6 conférenciers étaient invités pour présenter leur laboratoire et leurs travaux (Iain Couzin, Nick Chater, Caroline Colijn, Ross Cressman, Hanna Kokko et Nuala Sheehan). Une soirée de réseautage fût également organisée le deuxième soir offrant ainsi la possibilité de discuter avec les différents intervenants de la conférence.

Lors de cette conférence, j’ai pu présenter un chapitre de mon doctorat, qui porte sur le développement du modèle de réaction-advection-diffusion couplé à la théorie des graphes pour prédire la répartition spatiale animale. Au cours de cette étude, j’ai travaillé en collaboration avec Thiery Duchesne, André Fortin et Louis-Paul Rivest, trois professeurs au département de mathématiques et de statistique à l’université Laval, ainsi qu’avec mon directeur, Daniel Fortin, au département de biologie. Finalement, j’ai pu discuter avec d’autres chercheurs et obtenir leurs impressions sur mes travaux.

20 juillet 2017

Sustainable Communities in Low-Resource Settings
Texte et photo par Sheetal Rimal
The third annual IC-IMPACTS Summer Institute was held at University of British Columbia in Vancouver, Canada. This program started in June 3rd to June 8th, 2017 and we were fortunate to travel in the First Nation community of ?AQ’AM, located near Cranbrook in the southeastern region of British Columbia. There were all together 23 students to participate from different universities of Canada and India. The program was a huge success that featured exciting interactive discussions, student presentations and speakers from different organizations working in the field of water, public health and sustainable infrastructures.

The STEM (Science, Technology, Engineering, and Math) presentations was given in groups to elementary and middle school students in ?aq'am for improvements in student performance. It was a great opportunity to learn about the history and socio-cultural aspect of the First Nation community.

Rapid-fire presentations took place on Thursday, June 8th, which was interesting as we were familiar with the ongoing research in different field. After the Summer Institute, IC-IMPACTS hosted its Annual Research Conference in June 9th and 10th. The conference brought together leaders, entrepreneurs, and thinkers who are helping drive innovation across Canada, India, and the world. The conference highlighted in new technologies and approaches helping in the growing demand for smart and clean economies. It was followed by the Graduate Student Seminar of working with Tableau tutorial with selected datasets in June 11th at UBC Vancouver campus.

5 juin 2017

Échange de connaissances avec l'équipe d'Environnement et Changements Climatiques Canada à Saskatoon
Texte et photos par Amandine Pierre
Le sujet de ma thèse concerne l’étude de l’impact de la correction des données météorologiques entrantes sur les bilans hydrologiques en milieu forestier. Les corrections apportées concernent notamment l’étude du phénomène de sous captation des précipitations solides par les différents instruments de mesure de la neige. Mon site d’étude, le site NEIGE, est fonctionnel à la forêt Montmorency depuis 2013 et regroupe une trentaine d’instruments de mesure. Les sites de Caribou Creek et de Bratt’s Lake sont des sites similaires installés en Saskatchewan qui regroupent des instruments communs au site NEIGE et d’autres différents. J’ai ainsi effectué un stage d’une quinzaine de jours au sein d’Environnement et Changements Climatiques Canada (ECCC) à Saskatoon afin de rencontrer l’équipe en charge de ces sites.

Les sites NEIGE et Caribou’s Creek sites sont des sites SPICE : Solid Precipitation Intercomparison Experiment. Ils font partie de la vingtaine de sites mis en place dès 2010 par le WMO (World Meteorological Organization) à travers le monde dans le but de : (i) Améliorer les connaissances en matière de mesure des quantités de chutes de précipitation solide, et de mesure de hauteur de neige ; (ii) Recommander l’utilisation de certains appareils de mesure automatiques ; (iii) Réaliser des études comparatives entre les appareils de mesure manuels et automatiques (Nitu et al., 2012).

Ce stage a donc contribué à la découverte et l’étude d’infrastructures de recherche similaires à celles du site NEIGE mais installées dans un climat différent de celui du Québec : températures plus basses, moins de précipitation solide, et plus de vent. Des rencontres et échanges avec les techniciens locaux ont permis de réunir de nouvelles expertises de terrain. Une présentation orale du site Québécois NEIGE à l’université de Saskatoon au sein du centre de recherche « Center of Hydrology » a consenti à présenter et promouvoir le site Québécois. Pour finir, cet échange a permis de développer et renforcer les relations humaines et des échanges et partage de travaux sembleraient être envisagés entre les deux équipes des deux universités dans un futur proche.

31 mars 2017

Budget provincial 2017: Qu'en est-il pour les regroupements stratégiques?
Texte par Luc Lauzon

Dans cet extrait du budget Québec 2017, on y nomme précisément les Regroupements stratégiques. Tout porte à croire que le FRQ ajustera à la baisse la réduction de 20% des budgets des centre imposées il y a trois ans. Serait-ce une bonne nouvelle?

180 M$ additionnels pour encourager la recherche et l’ innovation dans les établissements d’enseignement supérieur

Les Fonds de recherche du Québec jouent un rôle important dans l’écosystème québécois de la recherche, notamment en offrant un soutien financier aux étudiants et aux chercheurs. De par leur mission, ils favorisent également la synergie et les partenariats entre les différents domaines de recherche.

Ces fonds appuient un réseau universitaire dynamique grâce à des établissements offrant un enseignement de qualité et réalisant des projets de recherche qui répondent aux normes internationales les plus élevées. Par son appui aux universités, le gouvernement accorde une grande importance à la recherche fondamentale et appliquée, particulièrement dans les secteurs de pointe.

Afin de réaffirmer le caractère stratégique des Fonds de recherche du Québec pour le milieu de la recherche, le Plan économique du Québec prévoit une augmentation de leur financement de 180 millions de dollars au cours des cinq prochaines années.

  • Cette nouvelle enveloppe représente une hausse du financement des Fonds de recherche du Québec de plus de 20% par rapport à leur financement actuel.
  • Ce sont donc plus de 1 milliard de dollars qui seront disponibles pour le financement des Fonds de recherche du Québec pour les cinq prochaines années.

La bonification permettra de soutenir la recherche chez les jeunes en offrant notamment davantage de bourses aux étudiants et aux chercheurs de la relève. Elle bénéficiera également aux universités en offrant plus de financement aux chercheurs et aux regroupements de chercheurs. C’est notamment par le développement de nouvelles connaissances et la proposition de solutions innovantes que le Québec répondra aux grands défis sociétaux.

De plus, cette bonification du financement permettra aux Fonds de recherche de soutenir plus de projets présentant un potentiel de commercialisation, notamment en ciblant ceux dont les applications industrielles sont les plus probables. Les projets impliquant des partenaires privés seront aussi favorisés.

Accroître la compétitivité des regroupements de chercheurs

Les regroupements de chercheurs permettent de rassembler des masses critiques de chercheurs ayant des expertises complémentaires autour de thèmes prioritaires. Ils constituent également des milieux de formation exceptionnels pour les nouveaux talents en recherche, y compris les jeunes chercheurs.

Afin d’accroître la compétitivité des regroupements et de favoriser l’obtention d’une plus grande part du financement aux concours du gouvernement fédéral, le Plan économique du Québec prévoit leur consacrer des sommes additionnelles par l’ intermédiaire des Fonds de recherche du Québec.

Ces sommes permettront notamment de bonifier l’écosystème d’innovation en stimulant :

  • l’ établissement de collaborations et de partenariats internationaux;
  • la découverte et la compétitivité scientifique du Québec sur les scènes nationale et internationale;
  • les collaborations intermilieux, notamment entre les chercheurs universitaires et collégiaux;
  • le transfert de connaissances et l’établissement de partenariats avec les milieux public et privé, constituant des utilisateurs potentiels des résultats de recherche.

8 mars 2017

Co-VITAS se rencontre à St-Hilaire | Co-VITAS meets in St-Hilaire
Texte par Alison Munson et photos par Françoise Cardou

Le beau site de Mont St-Hilaire a été le point de rencontre d’une réunion pan-nationale de l’équipe Co-VITAS, les 22-23 février derniers. Un groupe assemblé grâce au financement FQRNT équipe octroyé à Alison Munson et Isabelle Aubin, a inclu plusieurs membres et étudiants chercheurs du CEF. Le projet "Collaboration – Variabilité Intraspécifique des Traits Abovegrounds et Sous-terrains" a initié un échantillonnage coordonné de 23 équipes à travers le Canada à l'été 2014, pour mesurer les traits épigés et hypogés de six espèces ubiquistes de sous-bois qui se trouvent dans la forêt boréale et tempérée nordique au Canada. Pendant la réunion, coordonnée par le stagiaire postdoctoral Bright Boye Kumordzi de l’Université Laval et Laura Boisvert-Marsh du Service canadien des forêts, nous avons réfléchi sur la contribution de la variabilité intra-spécifique des traits à la capacité adaptative des forêts aux changements globaux. Par la suite, des groupes plus restreints ont discuté le fond de trois manuscrits en développement, issus de ce projet. Finalement nous avons discuté du futur manuscrit et des projets potentiels suite à cette alliance initiale. Isabelle et Alison comptent promouvoir cette approche collaborative pour nourrir la banque de données de TOPIC (Traits of Plants in Canada), qui est maintenant lié à la grande banque internationale de TRY de Jens Kattge et collègues. Un gros merci au groupe Forest Change (Service canadien des forêts) et au «Canadian Institute of Ecology and Evolution» (institut qui finance des groupes de travail thématique en écologie au Canada) qui ont commandité cette réunion.

Membres du CEF qui onnt participé au projet Co-VITAS : Yves Bergeron, Nicole Fenton, Christian Messier, Sylvain Delagrange, Bill Shipley, Luc Sirois, Nelson Thiffault, François Hébert, Jean-Pierre Tremblay & Morgane Higelin. Pour les membres associés : Dominique Gravel, Madhur Anand, Louis DeGrandpré, Nathalie Isabel

The beautiful site of Mont St-Hilaire was the gathering place for a pan-national meeting of the Co-VITAS team (Collaboration – Variabilité Intraspécifique des Traits Abovegrounds et Sous-terrains), February 22 and 23rd. The group has been working together since 2014, following a call for collaborators from the FQRNT team led by Alison Munson (U Laval) and Isabelle Aubin (Canadian Forest Service, CFS). Twenty-three teams (including several members of CSBQ) then followed a coordinated and strict protocol to sample above and belowground traits of six ubiquitous forest understory plants (northern temperate and boreal) during a 10 day window in summer, 2014. During the meeting, coordinated by Bright Boye Kumordzi, postdoctoral fellow at U Laval, and Laura Boivert-Marsh, biologist at CFS, discussions were held around the contribution of intraspecific trait variability to adaptive capacity of Canadian forests, and breakout groups worked on three ongoing manuscripts issuing from this project. The meeting finished by discussing future manuscripts and projects that could be developed after this first successful initiative. Isabelle and Alison are also promoting this collaborative approach to feed data to the TOPIC data base (Traits of Plants in Canada) which is now connected to the international trait data base, TRY, put in place by Jens Kattge and colleagues. The meeting was sponsored by the Forest Change group of CFS and by the Canadian Institute of Ecology and Evolution (CIEE); this latter group funds thematic groups and syntheses for important ecological issues.

CEF members who collaborated with Co-VITAS: Yves Bergeron, Nicole Fenton, Christian Messier, Sylvain Delagrange, Bill Shipley, Luc Sirois, Nelson Thiffault, François Hébert, Jean-Pierre Tremblay & Morgane Higelin. As for the associated members: Dominique Gravel, Madhur Anand, Louis DeGrandpré, Nathalie Isabel


17 janvier 2017

The R & Mixed Effect Model course
Texte et photo par Arun Brose
The R & Mixed Effect Model course has covered 1) various techniques of data manipulation and summarizing (e.g., binding data frames, sub-setting, merging, ordering, dealing with missing values), 2) Why mixed-effect modelling: assumptions associated with linear regression, and how our various statistical decisions could be associated with the violations of those assumptions, 3) how to fit a mixed effect model in R, 4) how to fix variance structure, spatial correlation, and temporal correlation, 5) Generalized linear mixed effect model in R: modelling count, presence/absence, and proportional data, 6) how to evaluate the performance of a model, and make a decision for a best model from a list of candidate models, 7) creating various types of graphs (scatter plot, bars, lines), and able to manipulate various components (legends, X, Y axis, title) and the aesthetics (color, shades, sizes) of those components of different types of graphs. The course was conducted by Arun Brose, a former CEF student now at University of Maine during January 9-13, 2017.


13 janvier 2017

PREREAL : discussions autour des feux de forêt à Ekenäs, Suède
Texte et photo par Jeanne Portier et William Marchand | Photo par Gwenaël Magne
Du 24 au 26 Novembre 2016 s’est déroulée, à Ekenäs (Suède), une rencontre dans le cadre du projet PREREAL  (Improving Predictability of circumboreal forest fire activity and its ecological and socio-economic impacts through multi-proxy data comparisons), organisée par Igor Drobyshev (Swedish University of Agricultural Sciences et Institut de Recherche sur les Forêts de l’UQAT). Cette rencontre, rendue possible par le support financier de la fondation Oscal and Lili Lamm, a réuni une vingtaine de personnes, chercheurs, post-doctorants et étudiants au doctorat, venus de différents horizons : Suède, Canada, Chine, France, Norvège, Finlande, Russie et Pays-Bas.

Après une présentation générale du projet réalisée par Igor Drobyshev, les participants ont pu exposer leurs travaux et projets de recherche. Ceux-ci, bien que s’étendant sur des zones géographiques diverses (Canada, Fenno-scandinavie, Russie, Chine), faisant intervenir plusieurs disciplines (dendrochronologie, climatologie, paléoécologie) et s’appuyant à la fois sur la récolte de données de terrain et sur des informations issues de modèles prédictifs, sont tous reliés de près ou de loin par une thématique centrale : la dynamique des feux affectant les forêts boréales. L’objectif poursuivi est de mettre en évidence les facteurs pouvant influencer les tendances passées, actuelles et futures des régimes de feux, pour améliorer la prédictibilité des événements de feux, notamment dans un contexte de changements climatiques, et évaluer les impacts écologiques et socio-économiques qui y seraient associés.

Cette rencontre a aussi été l’occasion pour les chercheurs de discuter des budgets alloués, du financement et de la direction des étudiants impliqués dans le projet, ainsi que de l’organisation des travaux de terrain et rencontres futures. Nous remercions grandement le CEF et nos directeurs, Martin Girardin, Sylvie Gauthier et Yves Bergeron, de nous avoir permis de vivre cette belle expérience.



19 octobre 2016

Le biochar en vedette à l'Université d'Oregon
Texte et photo par Boris Merlain Djousse Kanouo
Du 22 au 25 Août dernier s’est tenu le 5ie symposium de la « United State Biochar Initiative (USBI) » sous le thème « The Synergy of Science and Industry: Biochar’s Connection to Ecology, Soil, Food, and Energy» à l’université d’Oregon aux États Unis. L’objectif visé par ce rassemblement d’environ 300 personnes venues de partout à travers le monde était de mettre ensemble toutes les parties prenantes (politiques, scientifiques, producteurs et utilisateurs) afin de booster le développement du marché du biochar. Les sujets généraux couverts lors des différentes sessions étaient l’agriculture et l’horticulture, la foresterie et la biomasse, les politiques et la production, les eaux pluviales et l’assainissement en plus des ateliers et séances plénières. Les présentations ont mis en relief, les usages multiples du biochar et le fait que sa commercialisation effective passera par la mise sur pieds des politiques adéquates relatives à la normalisation de chaque usage. La résolution principale a été la mise sur pieds d’un comité multidisciplinaire pour l’Amérique du nord et le brésil constitué de scientifiques législateurs, producteurs et utilisateurs qui facilitera ce processus de normalisation.

J’ai effectué une présentation orale intitulée « Quantifying the influence of Eucalyptus bark and corncob biochars on the physical properties of an oxisol under maize cultivation ». Essentiellement, nos travaux montrent que lorsqu’appliqué à la dose de 15 t ha-1, le biochar de rafles de maïs et d’écorce d’eucalyptus fabriqué à la température de 300°C et broyé en poudre (<+2 mm) n’affecte pas les propriété physiques d’un oxisol; ceci indifféremment du mode de travail du sol.

Merci au CEF, à ma directrice Alison Munson et ma co-directrice Suzanne Allaire de m’avoir offert cette merveilleuse opportunité de présenter nos travaux dans cette belle ville de Corvallis.



18 octobre 2016

Trois étudiants de l’UQAC à la 101e édition du congrès annuel ESA
Texte et photo par Stéphanie Girard, Frédéric Gagnon et Philippe Cournoyer-Farley
Du 7 au 12 août 2016, se tenait, à Fort Lauderdale (Floride, É.-U.), la 101e édition du congrès annuel ESA (Ecological society of America). Il s’agit d’une société de plus de 9000 membres qui regroupe, chaque année, plusieurs milliers de scientifiques dans le but de promouvoir la science de l’écologie.

Trois étudiants de l’UQAC, Stéphanie Girard, Frédéric Gagnon et Philippe Cournoyer-Farley, ont eu la chance d’assister à de nombreuses conférences portant sur plus de 30 termes différents tels que : les changements climatiques, l’écologie de la restauration, la biodiversité, la conservation, la microbiologie, etc. Des séances de présentations d’affiches leur ont aussi permis d’approfondir leurs connaissances dans plusieurs sous-domaines de l’écologie. Ils ont également participé à des activités de formation portant sur la recherche d’emploi après les études et les outils pour y arriver.

Cette semaine a été pour eux l’occasion d’échanger, d’apprendre et de partager avec des intervenants, des chercheurs et des étudiants de partout dans le monde. Stéphanie et Philippe ont eu l’opportunité de présenter leurs résultats lors des séances d’affiches et Frédéric lors d’une présentation orale. Ils ont rencontré des scientifiques tout aussi passionnés que passionnants ainsi que des étudiants gradués et des professionnels de recherche de presque tous les continents. Cette semaine leur a aussi permis d’améliorer significativement leurs compétences de communication technique en anglais. Bref, ils ont quitté Fort Lauderdale avec un sentiment du devoir accompli et la tête remplie d’idées et de nouvelles connaissances.

Ils tiennent à remercier sincèrement le CEF, leurs directeurs de recherche, Jean-François Boucher et Claude Villeneuve ainsi que la chaire de recherche en éco-conseil de l’Université du Québec à Chicoutimi, de leur avoir donné l’occasion de participer à ce congrès et de leur avoir permis de vivre cette semaine mémorable.



17 octobre 2016

La capitale américaine hôte de la 6e édition de la North American Ornithologist Conference
Texte et photo par Samuel Dufour-Pelletier
Tenue tous les quatre ans, la North American Ornithologist Conference réunit des scientifiques, des étudiants et des experts mondiaux travaillant en ornithologie pour en faire le plus gros rassemblement de ce genre en Amérique du Nord. La 6e édition, commanditée entre autres par la célèbre Smithsmonian Institution, a d’ailleurs été la plus importante conférence en ornithologie tenue jusqu’à ce jour avec plus 2000 participants! Pratiquement toutes les facettes envisageables de l’ornithologie y ont été abordées ; allant de la conservation jusqu’à l’écologie moléculaire, en passant bien entendu par la gestion de l’habitat.

Le programme présenté proposait une grande diversité de format de présentation : sessions plénières par des leaders scientifiques, présentations standards dans plus de 14 salles concomitantes, affiches, groupes de travail, mini-talk, symposiums et plus encore. Ce congrès a notamment permis à plusieurs groupes de travail de se réunir afin de discuter de stratégies à mettre de l’avant et d’axes de recherche à développer. Le programme non scientifique était tout aussi bien garni permettant ainsi d’agrandir et d’entretenir les différents réseaux de contacts. Personnellement, j’ai fait la route jusqu’à Washington pour y présenter sous forme d’affiche les résultats partiels de ma maîtrise. Pendant deux jours, plus de 400 affiches pour tous les goûts étaient exhibées dans le hall de l’hôtel ! J’ai aussi eu la chance de participer à un groupe de travail sur l’enregistrement d’oiseaux et à une table ronde sur la conservation de la paruline du Canada.

J’encourage fortement tous les ornithologistes de ce monde à participer à la 7e édition qui se tiendra à Porto Rico en 2020. Je remercie grandement le CEF et mon directeur Jacques Ibarzabal de m’avoir permis d’assister à ce congrès. Toute ma reconnaissance va également à mon co-directeur Junior A. Tremblay qui m’a accompagné à ce congrès et qui m’a permis de rencontrer une foule de personnes!



12 octobre 2016

Ecosummit, un des plus grands événements scientifiques en écologie et en sciences environnementales
Texte et photos par Rim Khlifa
Du 29 août au 01 septembre 2016, s'est tenu à Montpellier (France) l'un des plus grands événements scientifiques en écologie et en sciences environnementales. L'Ecosummit , événement accueilli par l'INRA (Institut National de la Recherche Agronomique) et l'IRD (Institut de la Recherche pour le Développement), et organisé par Elsevier, réunissait cette année environ 1400 présentateurs (750 présentations orales réparties sur 93 sessions, et plus de 600 affiches) en provenance de divers pays. Pour ma part, j'y présentais les résultats de l'un de mes trois chapitres de doctorat qui traite du lien entre la biodiversité des arbres et le fonctionnement - et la composition - des communautés microbiennes du sol (voir QR code).

Après les habituelles étapes d'enregistrement, l'Ecosummit a débuté par la traditionnelle matinée d'ouverture. Une grande partie de cette matinée a été consacrée à des hommages aux chercheurs (disparus): Sven Erik Jorgensen et Howard T. Odum. Nous avons par la suite assisté aux présentations successives de John Philip Grime (légende vivante tout droit sortie de mes cours d'écologie de Licence (Baccalauréat), Connie Hedegaard (ancienne ministre danoise et commissaire européenne à l’Action pour le climat 2010-2014), Giovanni Bidoglio, Stephen Hubbell, Sandra Díaz et Mihir Shah.

Le reste de cette première journée ainsi que les 3 jours qui ont suivis, étaient consacrés à de très nombreuses conférences basées sur plusieurs grands thèmes environnementaux à la pointe de ce qui se fait actuellement en termes de recherches ; agriculture, biologie, ingénierie durables, changements climatiques, biodiversité, aménagements forestiers, modélisation, etc. J’ai pu en apprendre énormément à propos de ce sur quoi travaillent les autres groupes de chercheurs dans le reste du monde dans mon domaine : les traits fonctionnels racinaires, le fonctionnement des écosystèmes et le carbone dans les sols. Une matinée, j’ai eu le loisir de partir faire ce que j’appelle du « tourisme scientifique » en assistant à des conférences très intéressantes auxquelles je ne connais – malheureusement - pas grand-chose: l’écologie sociale ou le regard de l’humain pour les autres espèces.

En fin de l’avant dernière journée, un grand nombre d’entre nous a passé un bon moment lors de la projection du film Il était une forêt du botaniste, biologiste et dendrologue français Francis Hallé et réalisé par Luc Jacquet.

Les adeptes - comme moi - des outils pratiques, ont été ravis de disposer durant ce congrès de deux applications très bien réalisées: l'une (Ecosummit2016) permettait en un clin d'œil d'avoir accès à tout le programme, à la liste des présentateurs, aux plans des salles, de créer son propre programme sur mesure, etc. La seconde "poster in my pocket " permettait d'y déposer son affiche et de pouvoir la partager via un code unique numérique et/ou un code QR. Cette dernière application ne concernait pas uniquement le congrès de l’Ecosummit mais également plusieurs autres congrès internationaux et est donc bien utile pour plus de visibilité.

Je terminerais par souligner que ce fut une nouvelle expérience très enrichissante pour moi. Un grand merci donc à ma directrice Alison Munson et à une seconde bourse du CEF sans lesquels cela n’aurait pas été possible. Je ne pouvais espérer mieux pour célébrer mon dépôt initial de thèse la même semaine !


11 octobre 2016

Ginsendai, sentier célèbre pour ses couleurs d’automne
dans le parc national de Daisetsuzan au cœur de l’île d’Hokkaido

Abies 2016, le sapin d’un océan à l’autre !
Texte et photos par Maxime Brousseau
Saviez-vous qu’il y a près de 50 espèces de sapins dans le monde et que 18 d’entre elles sont en danger d’extinction? Saviez-vous que l’île d’Hokkaido, au nord du Japon, est occupée à près de 70 % par des forêts naturelles et à 27 % par des forêts en plantation, dont la majeure partie est composée de sapins de Sakhaline (Abies sachalinensis) ? Voici quelques exemples des nombreux thèmes abordés lors du congrès Abies 2016, The 15th International Conference on Ecology and Sylviculture of Fir, qui s’est déroulé du 21 au 28 septembre dernier. Ce fut également un moment privilégié où Antoine Boudreau LeBlanc et moi-même avons eu la chance de présenter les résultats de nos projets de maîtrise respectifs. Cet événement, organisé par l’International Union of Forest Research Organizations (IUFRO), se tenait pour la toute première fois à l’extérieur de l’Europe et avait pour but principal de regrouper les connaissances actuelles sur les différentes espèces de sapins à travers le monde et d’échanger sur les divers enjeux écologiques et sociaux que rencontre la foresterie à travers le monde. Pour ce faire, près de 60 chercheurs universitaires, gouvernementaux et étudiants s’étaient déplacés des quatre coins de l’Hémisphère Nord pour venir y assister. L’Europe y était bien représentée, avec des gens de l’Italie, la Pologne, la République Czeck, la Slovénie, la France, le Royaume-Uni, etc. Plusieurs Asiatiques étaient aussi présents, avec des gens des quatre îles du Japon et de la Corée. L’Amérique au contraire était très peu représentée puisque nous étions les deux seuls étudiants nord-américains à la conférence.


Plantation de sapins de Sakhaline (Abies sachalinensis).
Hokkaido Regional Breeding Office, Nopporo Forest Park

Les premiers jours du congrès (21-24 septembre) étaient consacrés aux conférenciers invités (Keynotes), puis suivis par les présentations orales et les sessions d’affiches. Nous avons pu assister aux Keynotes d'Alios Farjon , Abies : an overview of the firs of the world; de K. David Coates , Species interactions, neighbourhood dynamics and complexity science: management options for North America Abies forest; et de Dr. Masato Shibuya , Abies species in Japan, and natural stands and plantations of A. sachalinensis in Hokkaido. Des gènes à l’écosystème en passant par le broutement et le social, notamment les relevés de moines dans les Alpes italiennes, les sujets couverts par les présentations étaient très diversifiés et ont permis de nous ouvrir à plusieurs dimensions qui nous étaient encore inconnues. Nos présentations orales qui traitaient de l’estimation du broutement sur le sapin baumier et de sa sylviculture en présence de fortes densités de cervidés ont été très bien reçues et se trouvaient au coeur des principaux enjeux traités. Nous avons pu poursuivre les discussions avec les chercheurs lors d’une visite d’Hokkaido organisée à la suite du congrès (Post Conference Tour : 25-28 septembre).


Dense couvert de bambou (Sasa sp.)

Le Post Conference Tour était beaucoup plus convivial avec seulement 25 personnes. Ce fut cependant l’occasion de bien connaître les membres et d’avoir des conversations très intéressantes, tant sur nos sujets de recherche respectifs que sur des aspects plus sociaux et philosophiques entourant le monde forestier. Durant ces 4 jours, nous avons pu visiter le Ginsendai, sentier célèbre pour ses couleurs d’automne dans le parc national de Daisetsuzan au cœur de l’Île et dans sa principale chaîne de montagnes, le lac Shikaribetsu situé en très haute altitude ainsi que la forêt d’enseignement et de recherche de l’Université de Tokyo à Hokkaido. C’est lors de cette tournée que nous avons pu prendre pleinement conscience des enjeux sylvicoles du pays. L’un des enjeux écologiques d’importance concerne le bambou (Sasa sp.) qui envahit les sous-bois et empêche la régénération de plusieurs espèces, dont le sapin de Sakhaline. Outre une fermeture complète du couvert, diminuant l’ensoleillement et le couvert nival, limitant la croissance du bambou, les solutions sylvicoles se font rares. L’un des moyens utilisés en plantation est le scarifiage qui enlève la couche superficielle du sol et ainsi le couvert de bambou pour un certain temps et ensuite suivi d’un dégagement mécanique qui doit être effectué 2 fois par années pendant environ 3 ans afin de libérer les semis du dense couvert créé par le bambou. En forêt naturelle, les semis de sapin sont contraints de s’installer sur les arbres tombés au sol ou sur les souches, ce qui leur permet d’être surélevés et ainsi de croitre en toute tranquillité. Les arbres au sol sont généralement abondants puisque les typhons, qui sont le principal régime de perturbation, produisent régulièrement des chablis aux flancs des montagnes de la région. D’autres thèmes, tels que la carie retrouvée chez la plupart des arbres matures, les infections fongiques des graines et les opérations forestières ont pu être abordées durant les derniers jours de cette tournée.

Ce congrès fut une expérience humaine, culturelle et professionnelle des plus enrichissantes. Le Japon est probablement l’un des pays les plus propices afin de vivre un choc culturel en toute sécurité, à travers des habitants d’une gentillesse qui dépasse les frontières!


13 septembre 2016

Jérémie Alluard, professionnel statisticien

Les statistiques au moment de la rédaction
Texte par Jérémie Alluard
(Ce texte est aussi présent dans la section CEF-Référence / Statistique)
Pour grand nombre d’entre vous, rédiger ou publier un rapport de recherche nécessite d’interpréter et rapporter des statistiques. Seulement, malgré quelques cours, plusieurs considèrent toujours les statistiques comme un mal nécessaire. De plus, les cours souvent théoriques abordent rarement les règles à suivre relativement aux aspects statistiques d’une publication scientifique. Pourtant, les chercheurs doivent se montrer prudents, et même pointilleux, tant dans la formulation de leurs hypothèses que dans l’analyse ou l’interprétation de leurs résultats. Ce texte vise à présenter certaines « normes » de publication qui devraient être considérées lorsqu’une analyse statistique est intégrée à votre rapport de recherche. Que ce soit dans la méthodologie, la communication des résultats ou la section discussion, il existe une certaine éthique scientifique à respecter afin d’assurer la qualité de vos recherches.

Les objectifs

Il est important de spécifier les objectifs et, lorsque pertinent, les hypothèses scientifiques. Cette section vient souvent à la fin de l’introduction. Des objectifs clairs permettent de bien orienter l’analyse statistique et de tester des hypothèses scientifiques.

La méthodologie

Cette section constitue le noyau central du rapport de recherche. C’est dans celle-ci que l’on explique en détail les principaux éléments de sa recherche, les étapes de sa réalisation, ainsi que l’approche utilisée pour valider ses hypothèses. La reproductibilité des expériences ou de l’échantillonnage est une des clés de voûte de la science. Elle assure l’objectivité de vos conclusions. La recherche scientifique est fondée sur la possibilité de vérifier, de valider ce qu’ont entrepris les chercheurs, de mettre à l’épreuve leurs hypothèses, leurs protocoles et leurs analyses. Les chercheurs doivent donc décrire avec transparence et rigueur leur approche méthodologique, d’autant plus si celle-ci diffère des approches communément reconnues.

Dispositif expérimental ou plan d’échantillonnage

Il est tout d’abord essentiel de fournir aux lecteurs une description complète et concise de son dispositif expérimental ou de son plan échantillonnage dans le cas d’une étude observationnelle. Vous devez identifier les limites de votre étude, sa portée, afin d’éviter que vos résultats soient généralisés à d’autres sujets. Le chercheur doit se mettre à la place des lecteurs de sorte qu'un autre chercheur, face aux mêmes conditions, prenne les mêmes décisions.

Onofri et al (2009) suggèrent de considérer les questions suivantes:

  1. Les unités expérimentales sont-elles clairement définies?
  2. Les situations de pseudoréplication (mesures prises dans une même unité expérimentale ou de sondage traitées comme si elles étaient indépendantes) sont-elles bien identifiées?
  3. Est-ce que l'expérience est répétée de façon indépendante dans l'espace ou le temps?
  4. La randomisation a-t-elle été appliquée correctement?
  5. Les témoins ont-ils été pris en compte de manière appropriée?

L’analyse statistique

Le dispositif expérimental et l’analyse statistique sont étroitement liés. C’est le dispositif expérimental qui oriente l’analyse. Les décisions prises lors de la phase de conception du dispositif expérimental doivent être prises en compte dans le choix des méthodes statistiques. Dans cette section, vous devrez décrire suffisamment les méthodes statistiques utilisées pour permettre à un lecteur averti ayant accès aux données d’origine de vérifier vos résultats. La reproductibilité des résultats est une garantie d’honnêteté scientifique. Si plusieurs méthodes ont été utilisées, il faut les divulguer pour que les lecteurs puissent établir leurs propres jugements. Si vous avez des références (manuel, article…) ayant un dispositif expérimental ou une analyse statistique similaire à la vôtre, citez-les. Cela donnera plus de crédibilité à votre analyse.

Encore ici, Onfri et al. (2009) amènent les points suivants:

  1. Est-ce que l’analyse reflète bien la structure des traitements et les relations entre les facteurs?
  2. Les facteurs de blocage sont-ils pris en compte par le modèle?
  3. Est-ce que les mesures répétées ont été prises sur des unités indépendantes ? Si non, est-ce que le modèle prend en compte l’autocorrélation des mesures?

Il est également important de préciser le logiciel ainsi que la version qui a été utilisée pour réaliser cette analyse.

Présentation des résultats

Le but de cette section est d’orienter l’attention du lecteur vers les principaux résultats obtenus sans les interpréter. Ceux-ci seront discutés dans la section suivante de votre rapport (section « Discussion »). La présentation des résultats doit être brève, explicite et non redondante. Précision statistique ne rime pas nécessairement avec complexité. Soyez donc complet et concis. Avant de présenter les résultats des tests statistiques, il est impératif de rapporter des statistiques descriptives. En d’autres termes, il est important de donner de l’information sur les paramètres d’intérêt à l’aide de moyennes, de pourcentages, de coefficients de corrélation. Il est aussi important de préciser l’effectif. Pour des raisons de clarté et d’économie, il est recommandé d’intégrer à l’analyse des tableaux ou des graphiques. Attention toutefois à ne pas être redondant. On ne devrait pas répéter dans le texte, les valeurs qui sont déjà présentées dans les figures et tableaux. Chaque estimation (dans le texte, les tableaux et graphiques) doit être suivie d'une mesure de variabilité. Utilisez l’écart-type si vous souhaitez exprimer la variabilité d'une série d’observations par rapport à la moyenne. Utilisez l’erreur-type si vous souhaitez exprimer la précision d’une estimation.

Viennent ensuite les résultats des analyses principales. Pour chacune d’elle :

  1. Bien identifier l’hypothèse à laquelle réfère chaque analyse.
  2. Rapporter l’ensemble des résultats importants y compris ceux qui vont à l’encontre des hypothèses.
  3. Rapporter les valeurs p exactes en plus des statistiques (t, F, z, khi²). Laissez les lecteurs porter leur propre jugement sur le degré de signification de vos résultats.
  4. Ne pas présenter uniquement des valeurs p ! En reportant uniquement celle-ci, vous perdez de l’information quantitative sur le niveau moyen de performance d’un traitement et sur la variabilité des résultats individuellement. Les lecteurs peuvent s’intéresser à l’impact d’un traitement en particulier plutôt que la comparaison avec un autre traitement.
  5. Quantifier et présenter les résultats avec des indicateurs statistiques appropriés comme les intervalles de confiance qui permettent de mesurer « l’incertitude de vos résultats ».

Discussion

On évite ici de répéter les résultats. C’est dans cette partie que l’on doit faire état de la fidélité et de la validité des instruments de mesure et du degré de validité des résultats qui en découlent. Les lecteurs doivent être informés, avec suffisamment de détails, des faiblesses et des points forts de l'étude pour former une impression claire et précise de la fiabilité des données, ainsi que les menaces qui pèsent sur la validité des résultats et interprétations. Si vous avez rencontré des difficultés durant la collecte ou l’analyse, il faut en rendre compte et expliquer comment on aurait pu modifier le plan de recherche ou les instruments pour obtenir des résultats plus fiables et éviter que l’on ne répète vos éventuelles erreurs. Dans cette section, on procède également à la comparaison des résultats de sa recherche avec ceux de la littérature. Il faut insister sur les convergences et les différences entre ces études et la vôtre. De manière générale, il faut faire ressortir la signification des résultats au sein de la problématique, c’est-à-dire montrer en quoi ces résultats modifient la manière de poser les problèmes ou de conceptualiser la question. Il faut analyser les implications théoriques ou pratiques de la recherche. N’oubliez surtout pas que le degré de signification statistique n’est pas un gage de l’importance écologique d’un phénomène.

Sommes toutes, les statistiques doivent être gérées et présentées de façon méthodique et professionnelle. N'hésitez pas à me contacter pour toute aide, je suis à votre service! - Jérémie Alluard

Références

A. Onofri et al. (2009). Currential statistical issues in Weed Research, (50), p.6
B. Murray K. Clayton (2007). Advances in Physiol Edu, (31): p.302-304
C. Douglas Curran-Everett and Dale J. Benos (2007). Advances in Physiol Edu, (31): p.295-298
D. Bailar JC et Mosteller F (1988). Annals of internal medicine (108), p.266-273


2 septembre 2016

Le groupe d'étudiants

Cours d'Aménagement des écosystèmes forestiers à Duparquet, 19e édition
Texte et photos par Fanny Senez Gagnon
Il y a quelques jours s’achevait la 19e édition du cours Aménagement des écosystèmes forestiers (ENV-7010) ayant lieu à la station de la Forêt d’enseignement et de recherche du lac Duparquet  (FERLD), en Abitibi-Témiscamingue. Depuis près de 20 ans maintenant, cette formation unique est dispensée par des membres du corps enseignant en foresterie et biologie de l’UQAT et de l’UQAM. Dans la mouture de cette année, chapeautée par les illustres Brian Harvey (UQAT) et Pierre Drapeau (UQAM), 15 participants venus des quatre coins du monde se sont joint à l’aventure pédagogique.

C’est ainsi que dans une ambiance conviviale et un cadre naturel enchanteur, professeurs et étudiants gradués se sont rassemblés du 15 au 26 août dernier afin de discuter de manière exhaustive du vaste et passionnant sujet qu’est la forêt. Nichée en plein cœur de la forêt boréale mixte, la coquette station de recherche et son personnel dévoué ont dûment logé, nourri et fourni aux occupants loisirs et détente en plein air durant leur séjour.

Tirés du sommeil par les chants des oiseaux et le frémissement des Peupliers faux-trembles, les étudiants avaient droit à un copieux petit-déjeuner, les plus courageux choisissant de faire leur jogging matinal dans les sentiers avoisinants, avant d’assister au cours magistral quotidien, dont le contenu toujours édifiant touchait aux nombreux aspects de la foresterie et de l’écologie forestière. C’est avec verve, passion et expertise que Pierre et Brian ont su captiver leur auditoire et lever le voile sur ces derniers. Intarissables, rien hormis la faim à l’approche de l’heure du dîner ne pouvait les arrêter de discourir sur leur sujet de prédilection, et encore… bien souvent la discussion se poursuivait gaiement durant le repas. N’en déplaise aux vaillants professeurs qui ne lésinaient pas d’efforts pour transmettre aux étudiants les innombrables connaissances qu’ils possèdent, la venue de plusieurs conférenciers travaillant au sein du gouvernement (MFFP et MEDDLCC) leur donnait quelques moments de répit. À ces occasions, les étudiants en apprenaient davantage sur les rouages de la gestion forestière québécoise, plus impénétrable et complexe qu’on ne pourrait le croire.


Les cours magistraux

Les après-midi étaient le théâtre d’agréables et instructives sorties sur le terrain dans les limites du territoire de la FERLD et au-delà, notamment au marais Antoine et au mont Monsabrais. Ces excursions, se déroulant dans la bonne humeur, l’enthousiasme et une atmosphère décontractée, étaient fort appréciées des étudiants qui pouvaient enfin voir, toucher, entendre, sentir et même parfois goûter ce dont il avait été question dans l’exposé du matin, consolidant ainsi leur apprentissage de bien plaisante et pertinente façon. Parmi les sorties les plus notables, citons la visite d’usines de transformation du bois qui n’ont pas manqué d’impressionner la plupart des étudiants par leur grande envergure et leur fonctionnement incessant, ainsi que l’observation de la machinerie de coupe en pleine action, qui n’a laissé personne indifférent.

Une fois ces journées bien remplies terminées, tous pouvaient jouir d’un moment de liberté et de détente bien méritée en choisissant de se délester dans les eaux rafraîchissantes du lac Hébécourt ou de les naviguer en canot, de marcher le long du sentier menant au nid du célèbre couple de Balbuzards pêcheurs, de s’adonner à la cueillette de bleuets et de framboises sauvages qui pullulaient en cette fin d’été ou d’observer les oiseaux en compagnie du meilleur guide ornithologique local, nul autre que Réjean Deschênes. En soirée, il n’était pas rare que d’intéressantes discussions entre les étudiants à propos de leur projet de recherche, des sciences forestières en général ou tout simplement de la vie émergeaient autour d’un feu de camp sous le ciel étoilé ou les aurores boréales.

En somme, le cours Aménagement des écosystèmes forestiers 2016 a été un franc succès. Ce cours est une formule gagnante permettant aux étudiants de développer leur sens critique et d’obtenir l’information la plus à jour sur la forêt québécoise, et ce, directement auprès des plus grands experts et des intervenants les plus impliqués du milieu. De plus, c’est une occasion en or de faire d’enrichissantes rencontres et d’échanger avec des scientifiques de tous horizons. C’est pourquoi j’en fais la recommandation enthousiaste auprès de mes pairs et que je lui souhaite longue vie et une belle édition 2017 sous le signe de son 20e anniversaire!


La forêt boréale mixte

26 juillet 2016

L'enzyme Cas9 est guidée au site de coupure de
l'ADN par un ARN guide (sgRNA) (Nødvig et al., 2015)

Apprendre CRISPR-Cas9 dans le laboratoire du Pr. Uffe Hasbro Mortensen, DTU Kongens Lyngby, Danemark
Texte et photo par Martha Nigg
Le laboratoire du Pr. Uffe Hasbro Mortensen se situe au sein de l’Université Technique du Danemark (DTU) au nord de Copenhague. Ce laboratoire réuni des doctorants, des post-doctorants et des chercheurs assistants qui étudient les processus de production des métabolites secondaires et produits naturels d’intérêt pharmaceutique par les champignons. Ces dernières années, le groupe de recherche a investi beaucoup d’énergie dans l’application du système d’édition génétique CRISPR-Cas9 chez les champignons filamenteux des genres Aspergillus et Penicillium. Ayant acquis une expérience et une renommée notable dans ce domaine, ils sont devenus une référence dans le domaine de la manipulation génétique chez les champignons.

Dans le cadre de mon projet de doctorat portant sur le champignon responsable de la maladie hollandaise de l’orme, je cherche à obtenir des souches de champignon mutées au niveau de certains gènes. Pour ce faire, nous avons besoin d’une méthode simple et précise. La méthode CRISPR-Cas9 a fait ses preuves sur une vaste gamme d’organismes, autant chez les mammifères, les champignons que chez les bactéries. Ainsi, le choix de faire un stage pour apprendre et appliquer cette technique allait de soi.


Kongens Nytorv, Copenhague

J’ai donc passé 4 mois au sein de ce laboratoire. Bien que l’optimisation de cette technique pour l’appliquer à Ophiostoma novo-ulmi ne soit pas encore terminée, je suis très satisfaite de mon séjour au Danemark. J’y ai appris plus que je ne pouvais l’envisager et j’ai acquis de nouvelles compétences. De plus, mon expérience de vie au Danemark a été très enrichissante d’un point de vue personnel.

Copenhague est une ville magnifique où il fait bon vivre et étudier.

Je remercie le CEF et mon directeur de recherche, Louis Bernier, pour m’avoir permis de réaliser cette expérience riche qui, j’en suis sûre, aura marquée un moment important de ma thèse et pourra je l’espère porter ses fruits lors mes futures expériences.


26 juillet 2016

Journées Jean Chevaugeon 2016 à Aussois : une conférence où chacun y trouve son compte
Texte et photos par Martha Nigg
Dans le petit village alpin d’Aussois, plus de 150 chercheurs français (étudiants, chercheurs et professionnels confondus) se sont retrouvés du 25 au 29 janvier 2016 pour les rencontres biannuelles de la section « mycologie » de la Société française de Phytopathologie. Au programme, un survol complet de tous les sujets de recherche menés en France : génétique des populations, évolutions, écologie, taxonomie, épidémiologique, génomique et interactions moléculaires. Des invités de renom se sont ajoutés à la liste des participants : Daniel Croll, Paola Bonfante, David Makowski, Pietro Spanu et Joseph Spatafora. Pendant 4 jours, les participants assistaient à des conférences toute la matinée puis en soirée. L’après-midi, du temps libre était accordé afin de pouvoir jouir du beau paysage, de respirer le bon air frais et de faire quelques descentes de ski pour les plus motivés. L’ambiance était conviviale, surtout autour des repas et soirées dansantes. Le partage des connaissances, le mélange des discipline et l’accessibilité des chercheurs en font une conférence où chacun y trouve son compte.

J’y étais probablement l’unique participante non liée au système de recherche française. Cependant, j’ai eu l’occasion d’y présenter mes résultats de thèse lors de la session de génomique et de rencontrer plusieurs personnes enthousiastes.

Chaque présentation a été immortalisée grâce aux talents artistiques de la chercheuse Mélanie Roy. Ainsi, les souvenirs n’en sont que plus originaux. Je remercie le CEF et mon directeur de recherche, Louis Bernier, pour m’avoir permis de vivre cette belle expérience scientifique !


21 juillet 2016

Culture locale, paysages bucoliques et étude des traits à la 6e école d'été «Plant Functional Traits»
Texte et photo par Alison Munson
La sixième édition de l’école d’été «Plant Functional Traits» s’est déroulée dans la ville universitaire de Ceske Budejovice, au sud de Prague, dans un paysage bucolique de prairies et de boisés me rappelant la région de Charlevoix (sans le fleuve). Les 28 étudiants venaient de tous les horizons européens (8 pays), d’Australie et bien sûr du Québec. Nous avions recruté 8 étudiants du Québec, venant du CEF et du CSBQ, pour compléter le groupe. L’équipe habituelle (de Bello, Garnier, Munson, Posada et Shipley) a été très bien appuyée par le groupe local en écologie végétale, incluant les cours très intéressants de Jitka Klimesova, Carlos Carmona, Lars Gotzenberger, Pierre Liancourt et Vitek Latzel. Un point fort de l’école d’été a été le cours de Jan Lepps, sur les résultats à long terme provenant de son site de prairie humide. Par la suite, quatre équipes d’étudiants ont travaillé sur ce site. Leurs travaux incluaient l’étude de traits clonaux et racinaires, de traits physiologiques et d’assemblage des communautés. Les laboratoires ont été pleins à craquer nuit et jour pendant 48 heures pour terminer des mesures et des analyses de données, avant les excellentes présentations des étudiants qui avaient lieu la dernière journée. Nous avons pu goûter à la culture locale grâce à la musique (groupes de Jan et de Francesco, incluant toute une gang d’écologistes), la bière (bien sûr dans la ville natale de la Budweiser) et la nourriture substantielle des pubs. Les «élèves» sont partis de bonne humeur avec la tête bien remplie après une semaine dense en découvertes et en discussions. À l’année prochaine, on se déplace en Europe (restez au courant en visitant notre page)! Merci au CSBQ et au CEF pour le soutient financier.


20 juillet 2016

Wood QC 2016, Une première au Québec
Texte et photos par Audrey Lemay et Vincent Gauthray-Guyénet
Du 12 au 17 juin 2016, se tenait à Québec et à Baie-St-Paul, la conférence Wood QC 2016 – Modelling Wood Quality, Supply and Value Chain Networks, regroupant les sections IUFRO 5.01.04 et 3.02.04. Organisée par l’Université Laval, le Centre canadien sur la fibre de bois et FPInnovations, la conférence regroupait des scientifiques d’une quinzaine de pays pour partager des connaissances, expertises et innovations dans les domaines de la modélisation de la qualité du bois, de l'approvisionnement en bois et de l'optimisation du réseau de la chaîne de valeur. Les échanges riches durant toute la conférence ont permis de mettre en relation deux visages de la foresterie : l’un plus tourné vers l’industrie et ses débouchées, l’autre plus axé sur la recherche. Les discussions ont été l’occasion d’exposer les besoins de chacun et de définir quelques pistes pour travailler encore plus efficacement ensemble. Deux étudiants au doctorat, Audrey et Vincent, témoignent de leur expérience.

Audrey : Durant toute la semaine, j’ai pu assister à une foule de présentations captivantes, j’ai rencontré et discuté avec des gens intéressants et profité d’une belle ambiance dans le décor enchanteur de Charlevoix. J’y ai également présenté certains des résultats de mon projet de doctorat lors d’une présentation orale et dans le cadre de la session d’affiches. Merci au CEF, à ma directrice Cornelia Krause et à mon codirecteur Alexis Achim qui m’ont permis de vivre cette expérience très enrichissante.

Vincent : Cette semaine riche en échanges m’a donné l’occasion de voir des intervenants venant de nombreux endroits dans le monde présenter les enjeux forestiers de leur pays. Elle aura également été pour moi l’occasion de renouer avec certains contacts et d’en rencontrer des nouveaux. J’y ai présenté une affiche faisant état d’une partie des résultats de mon projet de doctorat mené à l’UQAR sous la direction du Professeur Robert Schneider et sous la codirection du Professeur Alexis Achim (Université Laval). Je remercie le CEF et Robert Schneider pour m’avoir donné l’occasion de participer à ce colloque enrichissant et passionnant.


5 avril 2016

Maya Mountain Research Farm

Un cours intensif en permaculture sur l'un des plus vieux sites sous cette régie en Amérique centrale
Texte et photos par Jonathan Pedneau
La permaculture est un terme ésotérique pour certain et une solution pour d’autres. Elle est publicisée sous différentes coutures, mais le concept a été créé par David Holmgren et Bill Mollison. Le terme est une combinaison des mots permanent et agriculture. Cependant sa portée, selon les fondateurs, est plus large puisqu'elle repose sur trois sens éthiques : prendre soin de la terre, prendre soin de l’humain et partager équitablement les biens et les surplus. Grosso modo, c’est une approche holistique basée sur différents principes unifiant la production agricole, l’habitation, la vie communautaire et la protection de l’environnement.


Cacao

Le cours de design en permaculture, 11th Annual Permaculture Design Course, s'est déroulé à la Maya Mountain Research Farm  (MMRF), en amont du village de San Pedro Columbia au Bélize. Ce site était idéal pour un cours puisqu'il permet d’observer plusieurs systèmes agroforestiers à divers stades d’implantation. Il est aussi l’un des plus vieux sites de permaculture en Amérique centrale avec 26 ans d’existence. La diversité des espèces utilisées est impressionnante et permet de faire le tour de la majorité des espèces citées dans la littérature tout en apprenant leurs différentes fonctions dans les systèmes présentés. Nous avons pu observer des espèces utilisées tant pour la production ligneuse que pour la production de fibres, alimentaire et de fourrage. Dans la forêt nourricière de 25ans, près de 500 espèces végétales se côtoient sur un hectare. Pour les amateurs d’oiseaux, près de 130 espèces ont été répertoriées sur la ferme lors d’un inventaire de la Plymouth State University en février 2016, impressionnant pour une ferme!


Ceiba Pentandra

Les professeurs invités, Albert Bates, Marisha Auerbach, Koreen Brennan et Christopher Nesbitt, ont fait leurs dents sur plusieurs projets agricoles en milieux tempérés et tropicaux touchant des sujets diversifiés d’architectures, de gestion des déchets et de l’eau, de la fertilité des sols, du jardinage, des grandes cultures, mais aussi des éléments plus techniques comme le Biochar et les énergies renouvelables. Le cours intensif de 12 jours comprenait des cours magistraux, des groupes de discussions, des visites de sites agricoles et de constructions écologiques ainsi qu’un projet de design en équipe. J’ai apprécié travailler avec une majorité d’étudiants locaux. Ça m’a permis de mieux connaître les perspectives locales de développements ainsi que les problématiques associées.

En conclusion, ce cours en permaculture m’a permis de faire le pont entre mes connaissances en agroforesterie et en développement durable intégré. Cette vision peut sembler difficile à appliquer lorsqu’il y a des législations importantes sur les terres agricoles. Cependant, dans le cas des petits producteurs familiaux dans les pays en développements, les législations sont souvent à définir. Les principes de la permaculture pourraient résoudre bien des problèmes de gestion et d’approvisionnement.


22 février 2016

Le CEF était présent au 14e Congrès forestier Mondial de Durban en Afrique du Sud
Texte et photos par Etienne Yusufu Kachaka
Le 14e congrès forestier mondial s’est tenu du 7 au 11 septembre 2015 à Durban en Afrique du Sud. Cet évènement qui a lieu tous les 6 ans, s’est pour la première fois de son histoire déroulé en Afrique sous le thème « Les forêts et les peuples : investir dans un avenir durable ».

Près de 3 000 participants venus du monde entier étaient présents pour discuter de la place actuelle de la foresterie dans le développement durable. Des membres de gouvernements, des scientifiques, des membres d’ONG, des représentants de sociétés privées, des personnes impliquées dans la gestion des forêts ou tout simplement celles se sentant concernées par les enjeux forestiers actuels y ont pris part. Le Congrès forestier mondial est sans aucun doute l’évènement majeur en foresterie de l’année 2015. L’opportunité pour moi d’y avoir présenté les résultats de mon travail de maîtrise en agroforesterie de l’Université Laval (2014) a été une très belle expérience. Deux posters y ont été présentés. Le premier était celui du Programme Élargi en Gestion des Ressources Naturelles dans le Bassin du Congo (PEFOGRN-BC/ Université Laval), présenté par mon directeur, le Professeur Damase Khasa, ainsi que le mien sur les essais de provenances d’Acacia mangium en République démocratique du Congo. Tout s’est merveilleusement bien passé.

Je tiens à remercier sincèrement le CEF ainsi que le laboratoire du Professeur Damase Khasa pour le financement de ma participation au Congrès. Je remercie également ma directrice, Professeure Alison Munson ainsi que Vincent Poirier pour leur aide dans la réalisation du poster.


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Jérémie Alluard (2016) Les statistiques au moments de la rédaction 

  • Ce document a pour but de guider les étudiants à intégrer de manière appropriée une analyse statistique dans leur rapport de recherche.

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